Tim Cook : ce que veut le FBI, c’est « l’équivalent logiciel du cancer »

Mickaël Bazoge |

Tim Cook avait rendez-vous cette nuit avec les téléspectateurs américains pour expliquer et défendre la position d’Apple dans la bataille qui oppose le constructeur au FBI et aux autorités américaines concernant le cas de l’iPhone d’un terroriste. Apple doit-elle aider le FBI à déverrouiller le smartphone de Syed Rizwan Farook, un des deux terroristes à l’origine de la tuerie de San Bernardino qui a fait 14 morts et 22 blessés le 2 décembre 2015 ?

Pour Tim Cook, la réponse est non, car cela créerait un précédent dangereux. Il l’a martelé devant David Muir, le présentateur vedette d’ABC News, lors d’une longue interview d’une trentaine de minutes dans le bureau du patron, à Cupertino — une première. La demande du FBI de créer un logiciel (l’équivalent d’iOS sans les mesures de sécurité) capable de déverrouiller l’iPhone du tueur est comparée à « l’équivalent logiciel du cancer » : « Nous pensons que ce n’est pas la chose à faire. Nous ne développerions jamais un tel logiciel (…) Ce serait un système d’exploitation très dangeureux ».

La création d’un tel système mettrait en danger des « centaines de millions de clients et aurait des répercussions pour les libertés civiles », estime le patron d’Apple. Peut-être que la justice demandera ensuite de « créer un système d’exploitation pour la surveillance, avec peut-être la possibilité pour les forces de l’ordre d’activer l’appareil photo. Ce que je veux dire, c’est que je ne sais pas où ça va s’arrêter ». Tim Cook, qui a volontiers tiré sur la corde patriotique durant l’entretien, a dit : « Je ne sais pas si c’est ce que je veux qu’il arrive dans ce pays ».

Il n’est pas question qu’Apple conçoive une « clé maître » qui serait en mesure d’ouvrir des « centaines de millions de cadenas ». « Même si cette clé était en possession de la personne en laquelle vous faites le plus confiance. Cette clé peut être volée », s’alarme-t-il. « Je sais qu’il y a des gens qui opposent la confidentialité à la sécurité nationale. C’est trop simple et ce n’est pas vrai », se désole Tim Cook, avant de rappeler que le smartphone contient des données concernant non seulement son utilisateur, mais aussi les membres de sa famille, des proches.

Et si une porte dérobée devait être créée dans iOS, elle deviendrait la cible de tous les hackers, qui n’auraient qu’une ambition : la craquer et subtiliser toutes les données contenues dans l’iPhone. « Certaines choses sont difficiles. Certaines choses sont justes. Certaines choses sont les deux. Nous sommes dans ce cas ».

Concernant l’affaire en elle-même, le CEO d’Apple assure avoir donné au FBI tout ce qu’il était possible de donner. Rappelons que le Département de la Santé de San Bernardino (propriétaire de l’iPhone) a, sur demande du FBI, modifié l’identifiant iCloud de l’appareil, empêchant la synchronisation de ses données dans le nuage d’Apple. La seule manière d’obtenir des informations est désormais de déverrouiller le smartphone par force brute ; mais auparavant, le nouveau système, que le FBI exige d’Apple, doit désactiver la suppression des données après 10 tentatives de code de déverrouillage.

« Nous ne savons pas s’il y a des informations dans le téléphone. Nous ne savons pas s’il y en a, ou s’il n’y en a pas. Et le FBI l’ignore également… ». Apple a transmis toutes les informations possibles, mais ce que demande le Bureau est de nature à exposer les autres utilisateurs d’iPhone, partout dans le monde. L’affaire ne concerne pas seulement la confidentialité, a annoncé Cook, c’est également un problème de sécurité publique.

Ce cas ne concerne pas qu’un téléphone. Ce cas concerne l’avenir. Si nous avions une manière d’obtenir les informations sur ce téléphone — et nous avons donné tout ce que nous avions —, si nous connaissions une manière de le faire, et qui n’exposerait pas la sécurité de centaines de millions d’autres personnes, nous le ferions évidemment… Notre travail, c’est de protéger nos clients.

Depuis le début de cette affaire, Tim Cook a reçu des milliers de courriels d’encouragement : des militaires ont écrit, encourageant Apple à « tenir bon ». Le patron d’Apple a l’intention d’évoquer le sujet directement avec Barack Obama, pour lui demander de prendre « une meilleure voie ». Et il se dit prêt à aller jusqu’à la Cour Suprême s’il le faut, même s’il préfèrerait sans doute un vote au Congrès.

Ce n’est pas une position dans laquelle nous voulions nous trouver. C’est une position très inconfortable. S’opposer à votre gouvernement. On ne se sent pas bien. Nous sommes dans une position où nous devons défendre les libertés civiles, qu’ils [le gouvernement] sont supposés protéger… C’est incroyablement ironique.

L’interview dans son intégralité vaut le coup d’œil. À noter : il est possible d’activer des sous-titres en anglais.

avatar Jojo971 | 

J'imaginais un bureau plus grand, il avait pas dit que il utilise que son iPad ?

avatar Ken-de-barbie | 

Tu pense qu'il va recevoir l'équipe de 20 personnes dans son bureau, quand on sait que la moindre photo prise a :Infinite Loop est passée au microscope …

avatar Philactere | 

Et hop, les gros mots sont lâchés.
On avait bien ri (ou pas) de Steve Ballmer quant il avait expliqué que la GPL était un cancer.
Tim Cook l'a rejoint, bravo l'artiste.

avatar patrick86 | 

"On avait bien ri (ou pas) de Steve Ballmer quant il avait expliqué que la GPL était un cancer.
Tim Cook l'a rejoint, bravo l'artiste."

À quel moment de cette interview Cook se prononce contre la GPL ?
Et qu'est-ce que la GPL vient faire ici ?

Le but de la GPL est également de protéger la liberté des utilisateurs et ne s'oppose nullement au chiffrement des données.

avatar C1rc3@0rc | 

+1

avatar osx94 (non vérifié) | 

Rien à voir avec le GPL, c'est l'utilisation du terme cancer pour qualifier un soft qu'il pointe.
Après pas sûr que la comparaison ait lieu entre les deux citations, mais bon ...

avatar Mathias10 | 

Je me demande quelles seront les conséquences de ce refus (loi etc... Dont l'objectif sera de faire regretter à Apple son opposition)...

Sa position reste toutefois défendable, un tel logiciel va inévitablement fuiter et cela détruira le business d'Apple en l'espace de quelques semaines.

Le problème est toujours le même, les politiques instrumentalisent les attentats pour pousser des lois liberticides, France en tête.

avatar Sokö | 

@Mathias10 :
« Le problème est toujours le même, les politiques instrumentalisent les attentats pour pousser des lois liberticides, France en tête. »
Parce que descendre 130 personnes en plein Paris, ce n'est pas liberticide ? L'important est le débat qui se déroule, et Tim Cook, en expliquant son point de vue, marque des points. Il faudrait peut-être trouver un compromis.

avatar Oracle | 

@Sokö Ce que dit Apple c'est que quelque soit le bilan d'un tel événement, cela ne justifie en rien de faire disparaître toutes les barrières de sécurité de la vie privée de milliards d'utilisateurs.

avatar larkhon | 

Il faut arrêter de considérer que votre vie privée va disparaître, c'est l'idée d'avoir toutes ses données sur son smartphone qui va disparaître... Facebook, à ses débuts, semblait un espace de liberté d'expression génial, on peut partager ses idées, etc... mais dans la pratique on a vu que peut-être qu'on ne peut pas tout partager avec tout le monde, ça fait déjà réfléchir, et qu'au yeux de la loi ce qu'on y écrit est public et peut être utilisé contre soi dans un tribunal.

Le risque zéro n'existe pas, pourquoi avoir ses données de santé sur un appareil connecté à internet en permanence ? dans nos maisons on a le reflex de fermer à clé quand on part mais on va quand même penser à ne pas laisser les objets de valeur trainer en évidence. Dans nos appareils électroniques on se dit du moment que Tim me dit que je suis en sécurité, je continue à tout confier à mon téléphone ?

avatar umrk | 

Pour ce qui est des données de santé, elles seront issues de capteurs en contact avec le corps, et transmettant leurs données au portable. Ce n'est donc pas vraiment un choix ..... D'où l'intérêt de l'enclave sécurité dans les Phones, dédiée à ce genre de données sensibles

avatar C1rc3@0rc | 

@Sokö
Le terrorisme repose sur 2 choses:
- l'action abjecte qui provoque l'horreur: outil mineur
- la reaction abjecte face a l'horreur qui devient la terreur perpétrée par des hommes devenus des bêtes immondes: outil majeur

Si la cause du terrorisme est indéfendable face a la démocratie, l'action totalitaire et liberticide du "pouvoir" pondère l'horreur de la cause terroriste, lui permettant d'avoir une audience et, fait effroyable, de devenir acceptable.

Lorsqu'un gouvernement assassine la democratie en trahissant la nation et le peuple, il fait la meilleure des promotions pour le terroriste. Le censeur crée le pervers et le bourreau.

Le FBI, au lieu de lutter contre l'idéologie terroriste, la renforce, la rend fréquentable, lui donne en même temps l'absolution et la parole publique!

«Le fanatique a-t-il finalement tort si ma démocratie se comporte en dictature, me prive de ma liberté d'opinion, me baillonne , me confisque mes droits, s'arroge celui de me mettre a nu, me surveille car me présume coupable, me confisque le choix réel, et bafoue la notion d'égalité citoyenne? »
C'est cette pensée qui sournoisement s'insinue d'abord dans la tete des plus faibles et rejetés, puis dans celle de l'opinion.

Son antichambre c'est celle du pseudo démocrate qui dit: «il n'y a que la barbarie face a la barbarie, il faut abandonner la democratie et la citoyenneté pour lutter contre la dictature! En tant que républicains nous devons nous comporter en dictature, parce qu'on est démocrates !»
C'est ce que toi @Sokö tu démontres ici!

Il faut que le peuple se rappelle que l'ennemi c'est celui qui veut l'assujettir, lui imposer des lois arbitraires et supprimer la notion d'égalité. Que cet ennemi soit l'EI obscurantiste et tyrannique ou qu'il soit le FBI qui veut planter un couteau dans le dos de la democratie, en fin de compte cela revient au même: les deux méprisent le citoyen et la démocratie!

C'est cela l'important.

avatar rikki finefleur | 

C1rc3@0rc
"Le FBI, au lieu de lutter contre l'idéologie terroriste, la renforce, la rend fréquentable, lui donne en même temps l'absolution et la parole publique! "

J'ai ri, je crois que tu devrais remplacer le mot fbi par tim cook..

Mais toi qui est aussi intelligent, donnes nous tes recettes pour lutter contre la criminalité si tous appareils électroniques de communication, de géolocalisation, deviennent inviolables

Il y a la sécurité des données, mais il y a aussi la sécurité physique des citoyens du pays., et chaque jour il y a des milliers d'actions criminelles.
On attend donc tes recettes.

avatar debione | 

J'ai pas de recette perso, mais tu oublies un chiffre: Si il y a des milliers d'actions criminelles, il y a en a tout autant concernant le vol de donnée... C'est une des grosses problématiques actuellement... La plupart des gens sont complètement à lôuest question sécurité, et tu vas retrouver sur leurs smartphones, leurs comptes en banques, leurs numéro PIN/code banquaire, plus à peut prêt tout ce que tu peux savoir sur eux (mot de passe fb, mail et autre).

Bref, oui super, on va pouvoir arrêter le voleur de voiture du coin... Et encore plus super, on va permettre à des milliers de hacker d'avoir les clefs de tous tes mots de passe, de tout tes comptes en banques...

L'enfer est pavé de bonnes intentions, hein, pouvoir arrêter 1000 personnes grâce au débridage pour créer 1 million de cas supplémentaire de gens arnaqué... C'est sympa comme vision.

avatar patrick86 | 

"donnes nous tes recettes pour lutter contre la criminalité"

Prendre le problème à la racine. C'est-à-dire faire un travail de fond dans la société pour, non pas lutter contre le crime, mais le rendre INUTILE.

Personne ne fait le mal, de son propre point de vue. Même le pire des criminels pense faire du mieux qu'il peut. C'est un problème d'informations disponibles, de connaissance et de conscience.

Pour rester sur l'analogie médicale, la lutte contre le crime telle que nous la pratiquons n'est qu'un antidouleur. Ça masque le mal, permet de l'oublier momentanément, mais ne s'attaque jamais à la cause fondamentale de la douleur : pourquoi j'ai une douleur dans cette partie de mon corps ?

Pourquoi des gens croient qu'ils puissent arriver à leurs faims en tuant ? Pourquoi d'autres sont motivés par le vol ou le viol ?

Les réponses à ces questions se trouvent dans la société, dans nos structures sociales, nos systèmes politiques et économiques, dans nos consciences et notre conscience collective, pas dans l'iPhone d'un terroriste fou.

--

Nous vivons dans une société "du coupable" où nous cherchons toujours THE coupable d'un crime et une foi qu'on l'a trouvé — ou pense l'avoir trouvé —, on le condamne et on est contents. C'est une solution facile et confortable, donc on persiste à croire que ça fonctionne. Seulement, condamnation après condamnation, les crimes continuent et on se demande pourquoi.

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On entretient le crime parce qu'on ne veut pas faire un travail de fond sur l'ensemble de la société. On préfère croire qu'il suffirait de mettre les malandrins en prison.

avatar rikki finefleur | 

patrick
Il y a des tribus , ou le droit a la propriété n'existe pas. Et il semble du coup y avoir beaucoup moins de problème. Je ne pense pas que ce soit applicable dans nos sociétés.
Nous nous sommes dans uen société devenu totalement égocentrique et plus encore qu'il y a 20 ans.

Quand on en vient a faire passer la liberté de son smartphone au détriment des conséquences sur les autres, il y a des questions à se poser sur l’état de notre société actuel, et de ses individus.

Peut on dejà parler de société vu le discours égocentrique prôné par certains ? J'en doute.

avatar patrick86 | 

@rikki finefleur :

Vous n'avez pas compris mon propos.

Je répète : ce n'est pas le contenu d'un iPhone qui donnera les réponses aux questions de fond.

De même que la propriété d'usage n'est pas un réel problème. Il n'y a pas besoin d'interdire aux gens de posséder une maison pour garantir à chacun l'accès à un abri.

On a absolument pas besoin d'un smartphone sécurisé pour commettre les pires crimes.

Vous vous accrochez à une illusion. Cet iPhone n'aidera en rien à la résolution des maux profonds de nos sociétés.

avatar C1rc3@0rc | 

@rikki finefleur

Le droit a la securité, qu'il repose sur le chiffrement, l'armee, la police, la loi,... est un droit parce qu'il repose sur la Constitution. Et s'il repose sur la Constitution c'est parce que celle-ci a ete elaboré pour garantir la premiere securité dans la democratie: le droit d'etre libre et en securité sur le territoire national.

Les USA ont depuis 2001 mis en place un "etat d'urgence permanent" qui permet aux administrations d'espionner, de contrôler, de surveiller, de placer en détention arbitrairement, de perquisitionner tout aussi arbitrairement, ... et cela a grande échelle, échelle qui dépasse même les frontières de l'état.
Tout cela avec comme conséquence que l'attentat terroriste de San Bernardino n'a pas pu être empêché!

Le FBI n'a d'ailleurs, jamais dit que si l'appareil n'avait pas ete chiffré l'attentat n'aurait pas eu lieu!

La Constitution Francaise comme Americaine ont été élaboré après des siècles de délits, de crimes, de guerres, de massacres,... le terrorisme intérieur et extérieur a fait partie de l'Histoire, plus encore qu'aujourd'hui.

La Constitution garantit les moyens et droits a la Justice et a l'administration pour protéger la population et préserver la démocratie.

Ici il est question d'altération de la Constitution parce que l'Etat a failli a ses devoirs, parce qu'il a favorisé des agences plutôt que la Justice, des technologies d'espionnage économique et industriel plutôt que du personnel public: des policiers de terrain, des militaires, des enseignants publics, faut les payer!

C'est bien de ficher les criminels et fanatiques, mais si la Justice n'a pas de personnel pour agir et qu'elle est paralysée par l'Etat, tu peux avoir toutes les cles du monde, personne n'ouvrira la porte ou la fermera.
C'est ce qui s'est passé: pour info le couple abattu avait toutes les raisons d'être sous surveillance soutenue.
Ne pas utiliser les moyens que l'on a ne démontre pas leur inefficacité!

avatar rikki finefleur | 

C1rc3@0rc
Je te parle pas du fbi , je te parle de la justice courante.
DIs nous comment faire justice , réunir des preuves sans les outils de commmunication, de géolocalisation, messages, carnet d'adresse et autres.

Quels moyens donnes tu à la justice, lors des enquêtes sur des homicides, trafics, vols, viols ..etc.. dans un monde qui devient de plus en plus connecté ?
Le droit de liberté reste encadré, constitution ou pas, sinon c'est synonyme d'anarchie.
Car l'humain est stupide et vil par essence.
Peut être pas toi, mais d'autres oui.
C'est ce qui fait la différence entre des gens sous les verrous et d'autres qui n'y sont pas.

Que la justice n'est plus accès ni au monde numérique, ni au monde virtuel, est totalement stupide, avec toute la dangerosité qui va avec.

avatar Applesoft | 

@rikki finefleur :

La justice peut déjà mettre sur écoute, choper ton ordi, t'espionner etc avec un mandat. Je pense que nous approuvons tous cela car nous savons que la justice, si nous lui faisons confiance, fait preuve de sagesse et modération pour l'intérêt général.

Ce que demande le FBI peut créer une brèche bien plus grande que tout cela, quelque chose de potentiellement incontrôlable. Cook a choisi les bons mots quand il compare cette demande à l'"équivalent du cancer".

Cook ne s'opposera certainement pas à la justice américaine si elle lui demande une aide pour une enquête car elle le lui ordonnera. Là, c'est different : le FBI lui demande d'écrire un logiciel qui contourne les protections de chacun (et bien évidemment de n'en rendre compte à personne ...).

Ce qui est grave selon moi est que ce soit le FBI qui le demande sans que ce soit encadré. J'eus préféré que ce soit la justice qui puisse demander dans certains cas accès aux données privées (ce à quoi Apple répondra qu'ils n'y ont pas accès, ce que je crois volontiers).

avatar C1rc3@0rc | 

@rikki finefleur
Ce que tu ne veux pas comprendre c'est que la justice dispose déjà, et depuis longtemps, de tout l'arsenal juridique pour traiter les crimes, qu'ils soient informatiques ou pas.
Apres c'est une question de quantité de personnel pour appliquer la loi, et la c'est la responsabilité de l'Etat de fournir ces fonctionnaires.

Ce que veux le FBI c'est ne plus avoir a dépendre d'un juge qui est garant de la Constitution et de pouvoir espionner tout le monde sans avoir a en démontrer la pertinence et surtout la légalité, la nostalgie des origines et de l'ere Hoover...

Les USA disposent même d'un cadre d'exception, le Patriot Act, qui permet lorsqu'il est invoqué d'agir en partie hors du champs constitutionnel et des accords internationaux (Convention de Genève, Droit de l'Homme, limites territoriales,...)
En France les incompétents qui sont censés representer le peuple ont la couardise de ne pas être présent lorsqu'il s'agit de questions constitutionnelles, et que cela vise a propager et transcrire le Patriot Act américain, parce qu'on est dans l'OTAN... Mais est ce que les écoutés électroniques ont permis d'empêcher les attentats de Paris: non! Est ce que les grandes oreilles de la NSA ont empêché l'attentat terroriste de San Bernardino, non!
Et pourtant du matériel et des violations constitutionnelles il y en a!

Pire encore dans les deux cas les terroristes étaient fichés. Donc il n'est pas question de moyens électronique, mais de moyens humains et de décisions politiques.

avatar YAZombie | 

@rikki finefleur: toi tu es un bon gros idéologue, qui n'écoute que lui-même. Toutes les grandes sociétés technologiques, tous les experts en sécurité informatique prennent fait et cause pour Apple dans cette histoire, mais toi, non, droit dans tes bottes, pas question de se poser des questions! Le réel? RAF! Et tu parles d'égocentrisme? C'est l'infirmier qui se fout de l'hôpital!

avatar Billytyper2 | 

@C1rc3@0rc :

avatar iEric | 

J'espère qu'il tiendra bon car c'est clair que même entre les meilleures mains du monde cette clé peut être volée et là plus personne ne sera à l'abris

avatar Antiphon | 

Ce que je trouve étonnant, dans cette histoire, c'est que les agences de renseignement (FBI, CIA) ne disposent pas des ingénieurs informatiques et des technologies pour ouvrir eux-mêmes cet iPhone.

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