WWDC 2014 : le verdict (favorable) des développeurs

Mickaël Bazoge |

Cette année, la WWDC a bien porté son nom. La conférence mondiale des développeurs Apple a fait une large place à sa communauté de développeurs, à tel point qu'aucune nouveauté matérielle n'est apparue contrairement aux années précédentes. L'objectif de l'événement cette année était de stimuler la conception d'applications afin d'étendre encore l'écosystème d'iOS et d'OS X.

Et pour ce faire, Apple n'a pas lésiné sur les moyens. iOS 8, tout comme OS X Yosemite, ouvrent chacun le champ des possibles, qu'on les prenne individuellement ou ensemble — les deux systèmes d'exploitation fonctionnent d'ailleurs de manière de plus en plus serrée au travers d'un ensemble de services qui, de prime abord, semble plutôt bien ficelé (lire : OS X Yosemite et iOS 8 connectés comme jamais). Surtout, iOS 8 donne des signes d'ouverture encourageants qui vont repousser plus loin les murs du jardin fermé d'Apple.

Les développeurs que nous avons interrogés à chaud sur les nouveautés annoncées se disent tous enthousiastes et prêts à plonger les mains dans le cambouis pour offrir aux utilisateurs les meilleures applications possibles — et permettre à l'écosystème d'Apple de briller.

Pour ce compte-rendu de la WWDC 2014, nous avons interrogé Andy Damevin (Wazam), Jérémie Francone (1Button), Thomas Ricouard (MySeeen), Raphaël Sebbe (Creaceed) et Luc Vandal (Edovia).

Les développeurs aux anges

Point commun entre toutes ces réactions : Apple écoute de nouveau les développeurs. « Apple a toujours été fière et sûre d'elle, confiante en ses produits et idées (c'est très bien) », explique Raphael Sebbe de Creaceed. « En même temps, on remarquait une certaine prétention, et un point d'honneur à ne pas entendre les remarques extérieures, ou à refuser d'implémenter les bonnes idées des autres. Cela devenait très dérangeant. Mais si cette conférence a montré quelque chose, c'est qu'on peut être fier et confiant en ce qu'on fait, et en même temps être bienveillant et à l'écoute des autres, cela n'est pas incompatible ».

« On sent qu’il y a un vent de renouveau et la morosité d’auparavant que plusieurs développeurs affichaient semble avoir été remplacée par l’excitation. Apple semble nous avoir écoutés et a ramené la bonne humeur parmi les développeurs. Je ne sais pas si ce changement de cap aurait pu arriver sous Jobs », enchérit Luc Vandal d'Edovia, qui s'est entretenu avec des pairs à San Francisco et a senti des discours très positifs. « Je ne pourrais en dire autant des dernières années ! »

Tim Cook et Craig Federighi ont fait assaut de selfies durant la WWDC.

Le changement d'attitude a été incarné cette année par un Craig Federighi en très grande forme. Le vice-président en charge d'iOS et d'OS X a été « très très bon, on l'aura tous remarqué je pense, il a fait des blagues sympas, et il est un très bon orateur », souligne Thomas Ricouard de MySeeen. Plus sérieusement, « c'est le keynote le plus fourni coté développeurs et utilisateurs depuis l'annonce de l'App Store. Le nombre d'annonces pour simplifier la vie des développeurs n'a jamais été aussi énorme ! ». Andy Damevin, le PDG de Wazam, estime lui aussi que les mises à jour présentées durant la WWDC répondent à « une grande partie des besoins [des] développeurs ». Raphaël reprend :

Je sens comme un apaisement et une certaine bienveillance d’Apple pour ses développeurs. Ça fait du bien, car le métier de développeur est passionnant mais très difficile aussi et avoir une bonne relation avec son partenaire principal est primordial.

Autre sentiment largement partagé, celui concernant la richesse de ce qu'Apple a dévoilé cette semaine. Jérémie Francone de 1Button se dit ainsi « très excité par les nouveautés présentées » qui vont permettre à Apple de « se différencier d'Android en proposant des technologies exclusives ». Andy Damevin trouve également qu'« Apple va dans le bon sens en intégrant des services qui permettront aux développeurs de rendre l'expérience utilisateur moins contraignante et plus directe ».

iOS 8 s'ouvre au monde extérieur

Système d'extensions, installation de claviers alternatifs par défaut, iCloud Drive qui peut accueillir des nuages tiers… Apple a ouvert les fenêtres de son système d'exploitation mobile cette année, et on respire mieux. « Je pense que cette ouverture devient de plus en plus logique avec l'augmentation du nombre d'applications. La liaison entre les applications devient essentielle pour harmoniser la navigation sur iOS. Pouvoir interagir simplement entre différentes applications va permettre aux développeurs de séparer proprement les métiers », explique Andy.

Thomas explique lui que « le système d'extensions apporte beaucoup de la flexibilité qui manquait depuis longtemps à iOS. Je pense qu'il va y avoir tout un marché autour des extensions. Les plus visibles seront les extensions pour le Centre de notifications (…) Clairement, toutes les apps de météo, de news etc. vont permettre à l'utilisateur d'ajouter un widget ».

Luc se veut plus prudent : « nous n’avons pas encore eu la chance de regarder cela en profondeur ». Il s'agit cependant d'une « annonce majeure » qui va permettre « une meilleure intégration à travers tout le système et va rendre des tâches qui sont présentement complexes et fastidieuses très simples. De plus, je crois que beaucoup de tâches peuvent être accomplies avec une extension sans avoir à relancer une app. On utilise l’app seulement lorsque nécessaire ».

« C'est évidemment intéressant notamment pour les apps de productivité, qui gagneraient à pouvoir mieux communiquer ensemble. Espérons que ça ne se limitera pas à des fonctions de partage », nuance Jérémie. Raphaël complète en déclarant qu'il faut encore « évaluer tout ce qu'il est possible de faire, et aussi mettre des priorités sur les développements futurs ».

Chaque développeur voit midi à sa porte et les possibilités d'ouverture vont se mesurer à l'aune de leurs besoins propres. Pour Creaceed, « quelques-unes de nos apps comme Prizmo et Emulsio sont des applications de 'traitement', et donc pourront bénéficier de ce système d'interopérabilité dans iOS ». Andy ajoute que pour son app Wazam, qui permet de trouver des événements autour de soi, « il serait super de pouvoir lier notre contenu avec d'autres applications sans pour autant compliquer la vie de l'utilisateur ». Il prend l'exemple suivant : « Trouver un lieu sur Foursquare, voir les évènements sur Wazam, payer sur Fnac Spectacles ». Thomas de MySeeen ne peux pas vraiment révéler ses futurs projets, « mais les extensions sont vraiment un gros plus et nous avons déjà commencé à travailler avec ».

Tout cela doit évidemment être mis à l'épreuve de la réalité ; le diable se cachant dans les détails, on verra dans les jours et les semaines qui viennent ce qu'il sera réellement possible de faire.

Touch ID touche du doigt les besoins des développeurs

Touch ID fait partie des technologies qu'Apple va placer entre les doigts des développeurs. Le capteur d'empreintes digitales, qui devrait faire son apparition dans les prochaines générations d'iPad, « va enfin permettre de simplifier le processus d'identification aux applications », s'enthousiasme Andy. Il faudra cependant attendre des mises à jour « dans les SDK des systèmes d'authentification OAuth avec Facebook, Twitter et Google+ » utilisés par Wazam. L'accès à Touch ID est une « très grosse nouveauté » pour Thomas qui va « permettre d'ouvrir certaines portes ». Même constat pour Luc : « Tout ce qui peut rendre l’utilisation d’une app plus simple et agréable est un gros plus ».

Pour Creaceed, qui développe des applications orientés numérisation, graphisme et bureautique, l'usage de Touch ID ne s'impose pas dans l'immédiat. Mais cette possibilité a un potentiel intéressant : « On pourrait imaginer à terme avoir un genre de petit coffre-fort dans nos applications pour protéger certaines données (factures numérisées, etc.) ».

La technologie de reconnaissance des empreintes digitales sera en revanche utilisée par 1Button, comme le précise Jérémie : « On va probablement l'intégrer dans Mr Mood, puisqu'il s'agit d'une sorte de journal intime ». Chez l'éditeur, Touch ID va aussi permettre de faciliter la vie des utilisateurs : « On aurait pu intégrer un système de code secret depuis longtemps, mais ce serait trop contraignant pour l'utilisateur. Du coup ça fait près d'un an qu'on attend qu'Apple se décide à ouvrir Touch ID aux apps tierces ».

MySeeen a également en projet un « système de connexion avec Touch ID par exemple ». Et chez Edovia, on utilisera « sans aucun doute » le capteur d'empreintes.

La WWDC étant encore très fraîche dans les esprits, d'autres technologies dévoilées par Apple ont encore besoin d'être analysées plus en profondeur, à l'instar de CloudKit (lire : Apple, la tête dans le nuage). « CloudKit est très intéressant et je crois qu’Apple a en définitive la bonne approche avec iCloud. Auparavant, ils ont essayé d’implanter iCloud trop simplement et ils croyaient que tout allait fonctionner comme par magie. Avec CloudKit, les développeurs ont beaucoup plus de contrôle sur iCloud et cela offre beaucoup plus d’avantages que la synchronisation, avec les push notifications par exemple », explique Luc.

Plus techniquement, « on peut comparer CloudKit à Parse de Facebook, c'est une technologie similaire. Si vous avez à stocker certaines de vos données (structurées) sur un serveur, au lieu de coder vous même le serveur, il sera maintenant très simple de sauvegarder aisément vos données chez Apple », énonce Thomas.

« Je ne suis pas sûr que tous les problèmes d'iCloud soient réglés », nuance Jérémie, qui poursuit : « CloudKit fournit plus de contrôle sur la synchronisation et apporte surtout des fonctionnalités nouvelles, comme la possibilité d'utiliser un stockage commun pour tous les utilisateurs. C'est certainement cette nouveauté qui va vraiment retenir l'attention ».

Raphaël revient sur les avantages d'iCloud (car il y en a !) : simple à configurer, toutes les informations dans l'OS. « Apple est certes un peu en retard et ne propose pas de réel support multi-plateformes, mais l'argument de la simplicité est imparable. Coté développeur, [CloudKit] est une amélioration bienvenue ». L'aspect fermé pose également problème à Luc : « Le cloud computing en est encore à ses débuts donc je ne crois pas qu’il soit trop tard pour CloudKit. Par contre, son gros désavantage est qu’il n’est pas multi-plateformes, ce qui sera problématique pour certaines apps. Les développeurs auront alors à trouver une alternative ».

TestFlight : les bêtas s'envolent

Apple n'aura pas traîné pour intégrer le service de bêta-test TestFlight au sein d'iOS. L'achat du concepteur de ce système, Burstly, date en effet de février dernier (lire : Apple a acheté Burstly et son TestFlight), et visiblement Apple a fait diligence pour que TestFlight soit disponible dès iOS 8.

Proposé directement au sein de l'App Store, TestFlight va permettre aux développeurs de distribuer des versions bêtas d'applications à leurs communautés de testeurs. Chez 1Button, on a un temps testé la solution avant son acquisition par Apple, mais depuis « on utilise soit la distribution ad-hoc (avec une jolie page web), soit les codes promo d'Apple ». Mais « maintenant qu'Apple va faire les choses proprement il n'y aura plus de raison de ne pas passer par leur système. Ça va certainement nous permettre de distribuer nos betas plus largement et plus facilement ».

L'« ancien » TestFlight.

Andy Damevin s'était déjà exprimé sur le sujet début avril, dans notre article sur ces développeurs iOS qui codent pour Android. Il expliquait alors que « chez Apple, la gestion des versions de test est un vrai casse-tête : il n’est pas possible de passer par l’App Store et d’autoriser certains utilisateurs à tester l’application. Il faut créer un exécutable à envoyer par mail ou à déposer sur un serveur, et les testeurs doivent au préalable communiquer l’UDID de leur appareil pour être autorisés lors de la signature de l’exécutable ». Avec TestFlight intégré à l'App Store, tout cela devrait bientôt être du passé.

Chez Creaceed, c'est HockeyApp qui est utilisé pour la gestion des bêtas. « Cela permet deux choses : la distribution de bêtas pour les testeurs et la récolte des rapports de crash de tous les clients, et pas uniquement des testeurs ». TestFlight devrait répondre à la première problématique, « car plus simple à mettre en oeuvre que Hockey. La seconde est prévue par Apple aussi, mais arrivera vraisemblablement en 2015, et donc nous resterons avec Hockey au moins jusqu’à cette date et on réévaluera le moment venu ».

iOS et OS X main dans la main

L'accueil est plus avenant pour Handoff et globalement, l'ensemble des nouveaux services qui vont lier iOS à OS X (lire : OS X Yosemite et iOS 8 connectés comme jamais). Edovia propose déjà plusieurs applications sur Mac, dont Screens, et « Handoff est très intéressant et assez simple à intégrer ». L'effet d'entraînement entre iOS et OS X va pousser « certains développeurs qui ont débuté sur iOS (nous avons commencé sur le Mac avant la venue de l’App Store en 2008) de peut-être tenter de développer une version Mac de leurs apps ».

C'est d'ailleurs le même parcours pour Thomas de MySeeen : « Ce qui est drôle c'est qu'à l'origine je faisais des applications pour OS X (Raven). Je n'ai juste pas d'opportunité pour le moment. Mais oui j'aimerais beaucoup avoir le temps et une occasion pour revenir faire des applications sur le Mac ! Surtout avec Yosemite et sa nouvelle interface ».

Chez Creaceed, « le logiciel Prizmo est la seule application de numérisation et de reconnaissance d'écriture permettant de travailler sur le même document entre son Mac et son iPhone/iPad au travers d'iCloud. Handoff va permettre d'encore améliorer ces interactions entre les appareils, et c'est bienvenu ». Ce rapprochement entre les deux systèmes est susceptible d'ouvrir quelques portes même si nos développeurs veulent prendre le temps de se frotter à ces nouveautés.

« Wazam n'a pas trop d'intérêt à devenir une application Mac puisqu'elle est disponible sur le web via un navigateur. Peut-être pour une future app qui sait… », déclare Andy. Chez 1Button, on explique que le studio est « encore trop petit pour envisager de nous disperser sur trop de plateformes. Si on a une bonne idée on la réalisera, mais on n'envisage pas de porter toutes nos apps sur Mac ».

L'emballement Swift

C'est surtout au niveau de Swift, le nouveau langage de programmation développé en secret par Apple ces quatre dernières années, que l'enthousiasme est fort (lire : Swift, un langage conçu par Apple pour Apple). Loin de provoquer la polémique alors que les développeurs devront apprendre ce langage, Swift s'annonce « très excitant ! », s'emballe Jérémie. « Objective-C est un vieux langage » qui avec le temps « est devenu un peu brouillon et a perdu de sa cohérence. Objective-C a été constamment tiraillé entre sa parenté avec le C et son irrésistible envie de s'en abstraire ». « L'Objective-C est là depuis très longtemps et c'est un peu la marque de fabrique des développeurs Cocoa », poursuit Raphaël.

Clairement, Swift a été l'« effet WOW du keynote », raconte Thomas. « Pendant quelques minutes, on pensait à une nouvelle blague. Mais non, il y a bien un nouveau langage de programmation ! » Certes, au début, le développeur de MySeeen a éprouvé un peu de tristesse et de scepticisme. « Étant un développeur spécialisé Objective-C depuis plusieurs années, c'est un peu comme voir une partie de son monde s'effondrer. Et puis j'ai regardé le langage, j'ai commencé à coder quelques démos, et je me suis même mis sur une application assez sérieuse entièrement en Swift (elle verra peut être le jour avec la sortie d'iOS 8). Et franchement, c'est le futur. La syntaxe est beaucoup plus simple, et généralement on écrit moins de code pour faire autant de choses ».

« [L'Objective-C] avait ses limites. Swift est un peu un amalgame de plusieurs langages avec lesquels j’ai déjà programmé donc la courbe d’apprentissage ne semble pas trop ardue. Cependant, ça va prendre quelques mois, voire plus d’une année avant d’être à l’aise avec Swift et être en mesure d’utiliser toute sa puissance », explique de son côté Luc.

Swift se focalise « sur la productivité (moins de lignes de code) et l'expressivité (code facile à lire/maintenir) ». « Je serai beaucoup plus motivé pour le développement natif iOS et je ne pense pas être le seul », ajoute Andy.

Techniquement parlant, « la syntaxe Swift semble beaucoup ressembler à celle du Coffeescript que nous utilisons pour Wazam », explique le CEO de la jeune pousse. Jérémie de 1Button continue :

[Swift] va alléger le code et permettre à Xcode de se doter d'outils plus interactifs et plus puissants (on l'a vu avec Playground). Au niveau de la syntaxe, Swift semble bien pensé, plus cohérent qu'Objective-C et presque minimaliste. Contrairement à Objective-C, Swift assume carrément son orientation "haut niveau" en masquant des aspects compliqués de la programmation tels que la gestion de la mémoire.

« Objective-C est un langage proche du CPU, avec des pointeurs et où beaucoup d’opérations restent manuelles. Gestion de la mémoire (même si ARC a amélioré les choses), fichiers header (duplication de code), syntaxe des blocs complexes, absence de namespaces… », poursuit Raphaël, qui ne manque pas de refroidir les ardeurs : « Faire évoluer [Objective-C] avec des fonctions modernes tout en gardant les fonctions existantes est un challenge complexe et rempli de compromis ».

Il a eu la chance de rencontrer, pendant la WWDC, Chris Lattner, le principal développeur à l'origine de Swift : « Tout n’est pas solutionné pour autant (global namespace for extension methods, private ivars…) ». La prudence est de mise aussi pour Jérémie : « J'imagine que la transition d'Objective-C vers Swift ne va pas se faire sans douleur, mais sur le long terme ça devrait faciliter le développement ».

Luc d'Edovia ne compte cependant pas « réécrire toutes [ses] apps. Cela se fera graduellement. Nous utiliserons Swift lorsque du nouveau code sera intégré à nos projets ou lorsqu’une portion de code doit être réécrite. Swift utilise le runtime d’Objective-C donc il n’y a pas péril en la demeure et Objective-C sera encore là pour plusieurs années, mais nous voulons tout de même regarder vers l’avenir et utiliser Swift autant que possible ».

Thomas est sur la même longueur d'ondes, et il explique qu' « Apple va très certainement pousser ce langage très fortement lors des deux prochaines années, et d'ici à trois ans, plus personne ne codera d'application en Objective-C sur iOS/OS X. C'est un peu triste, mais Swift n'est plus basé sur le C, et autant pour Apple que pour les développeurs, ça ouvre beaucoup de portes pour le futur et pour la flexibilité du langage ». Il formule un vœu pieux : « Maintenant il faudrait voir si Apple va pousser l'open source pour peut-être un jour le voir intégré à Android… On peut toujours rêver hein… »

La conclusion revient à Andy Damevin. Il se veut prudent et réclame du temps. Il espère ainsi qu'Apple « prendra le temps de bien valider toutes ces nouvelles fonctionnalités qui vont je pense mettre quelque temps avant d’être parfaitement mises en oeuvre par les développeurs ».


avatar hozuki | 

Du coup la prochain app igen sur ipad sera écrite avec swift ?

avatar negaca | 

C'est vrai que cette WWDC restera gravée dans les mémoires comme la première fois où Apple a fait preuve d'autant d'ouverture (et d'écoute de ses utilisateurs/développeurs).
Et puis je verrais bien Federighi en remplaçant de Jobs, il s'est vraiment amélioré sur scène, et il a beaucoup de charisme.

avatar XiliX | 

@negaca
Je suis assez d'accord avec toi. Quand je vois comment Craig parle avec passion et enthousiasme de ses produits, c'est vraiment comment Jobs. J'étais très agréablement surpris.

Mais il ne pourra remplacer Jobs, du moins pas maintenant. Peut-être dans quelques années, quand il aura pris de la bouteille...

avatar joneskind | 

"Mieux encore, l’UIDocumentPicker n’est pas limité à iCloud Drive : d’autres services de stockage peuvent se déclarer comme Document Provider" (extrait de l'article iCloud Drive : et Apple créa le Finder d’iOS)

Est-ce que ça veut dire que je vais pouvoir rassembler tout mes services gratuits (Dropbox, Hubic etc...) dans iCloud Drive pour en étendre la capacité ? Est-ce que ça veut dire que je peux créer un serveur cloud perso et le lier au dossier iCloud Drive et ainsi y avoir accès sur tous mes bidules sans avoir à configurer quoi que ce soit ?

Qu'est-ce qui se passe si je glisse mon dossier DropBox dans le dossier iCloud Drive ? Mes documents sont accessibles ?

avatar Darth Philou (non vérifié) | 

@joneskind :
Je n'ai
Pas regardé dans le détail, mais à priori, si Dropbox, Hubic, etc. développent les extensions adéquates (des "DocumentProvider"), alors oui.

avatar iSc0tty | 

@macg

Petite question de la part d'un non développeur (donc peu de connaissances techniques la dedans), est ce que avec CloudKit désormais il est envisageable de pouvoir synchroniser les notifications notamment entre appareils iOS (et OS X) ? Si on lit un article sur iPhone il sera lu (et notification supprimée) sur iPad (et .Mac éventuellement avec votre app) ?

avatar Silverscreen | 

Non Federighi n'a pas du tout l'étoffe d'un PDG à la Jobs. Trop technique, manque de charisme.

En revanche, il est très bien dans son rôle et ça a l'air d'un gars sympa, avec de l'humour et il a fait un super travail avec les équipes iOS et OS X pour travailler vite et avec le mot synergie à l'esprit. C'est sûrement un excellent manager pour la partie logicielle et c'est tant mieux.

Autant Tevanian était plutôt un mec de l'ombre, un père génial pour Mac OS X mais plutôt un chercheur et Serlet restait indubitablement un technicien avant tout, autant Federighi a l'air d'être un meneur d'hommes et, avec des équipes en charges du logiciel et des OSes qui ont dû grossir considérablement pendant cette décennie, c'est devenu indispensable.

L'équipe initiale de Mac OS X a dû évoluer considérablement avec l'avénement d'iOS et l'intégration toujours plus poussée d'iWork, iLife et les services en ligne aux deux OSes. Federighi doit être un sacré bonhomme ! Mais un PDG potentiel ? Non.

avatar béber1 | 

+

avatar nayals | 

Haha, je me souviens de Federighi, fin 2010, en train de présenter OS X Lion. Il tremblait tellement qu'il n'arrivait pas à faire la démo des gestes tactiles !

avatar Seccotine | 

Il avait Jobs au cul à cette époque :D

avatar harisson | 

Un bon cru ce WWDC 2014 !

avatar SIMOMAX1512 | 

Apple travail depuis 4 ans sur swift alors je pense qu'ils ont peaufiner le truc au maximum. L'utilisateur ne verra pas vraiment la différence entre les app codé en C ou en swift c'est surtout le travail du dev qui va être facilité.

avatar Seccotine | 

Il n'y a aucune raison qu'il y ait une différence visuelle car Swift et Objective-C ne sont que des langages qui utilisent les mêmes Framework. Dans quelques années, par contre, on peut très bien penser qu'Apple ne propose ses nouvelles APIs uniquement en Swift.

avatar Wolf | 

@negaca : je préfère "prendre la suite" plutôt que "remplaçant" ...

avatar Applesoft | 

Je suis perplexe. Certes les développeurs plébiscitent la dernière WWDC essentiellement en raison de l'"ouverture" proposée ... mais ce qui compte c'est la satisfaction client ! Alors faut pas non plus penser que développeur satisfait = client satisfait.

Pour ma part, je suis plutôt content des nouveautés IOS 8. Mais sur quelques points, je pense que c'est trop tôt pour ouvrir. IOS n'est pas destiné aux power users. C'est justement la simplicité et des choix drastiques qui font l'esprit IOS.

Alors j'espère que ces ouvertures ne vont pas à terme mener à des usines à gaz sur nos mobiles.

On verra bien !

avatar Lestat1886 | 

@Applesoft :
Oui mais la wwdc est destinée aux developeurs a la base. Et des developpeurs heureux ça fait du bien a ios et donc aux consommateurs qui bénéficieront de meilleurs apps.

Quant a l'ouverture, il reste a essayer mais l'implémentation a l'air assez bonne!

avatar bureaun | 

@Applesoft :
Il ne faut pas oublier que l'utilisateur reste maître des apps qu'il installe sur son device. Donc j'ai l'impression que l'utilisateur novice continuera comme avant à jouer avec son iPhone / iPad / Mac, avec des possibilités supplémentaires prévues nativement par iOS8 et Yosemite (Continuity et Handoff par exemple). Les utilisateurs plus experts pourront eux d'avantage personnaliser leur expérience avec par exemple un clavier plus efficace pour leur usage spécifique... Y a du bon pour tous!

avatar Applesoft | 

@bureaun :

On est d'accord dans l'ensemble évidemment. Mais faut comprendre que c'est alors un vrai changement chez Apple : normalement, chez Apple, c'est eux qui décident pour toi :) Et je pense que le succès d'iOS vient en partie de ça, ils ont su se concentrer sur l'essentiel sans se disperser et c'est ce qui fait que mes parents ont un IPhone. Les inconvénients, on les connaît. Mais l'avantage c'est que tu contrôles totalement l'expérience utilisateur. Tu évites une certaine "fragmentation" d'expériences utilisateur. A la limite, si on est vraiment frustré par IOS, on jailbreak et puis voilà :)

Je critique pas la WWDC, je dis juste "attention à pas se renier et perdre sa culture". IOS c'est pas Androïd selon moi et faut surtout pas essayer de trop copier. Ce serait une erreur à terme selon moi. Je pense que pas mal d'utilisateurs d'Android migrent sur IOS après s'être aperçu qu'ils avaient une interface qui faisaient trop de choses dont ils se servent pas des doublons d'apps (d'où les commentaires de Cook dernièrement et les 20% de ventes IPhone que personne n'a vu venir). Alors ils reviennent dans le monde "rassurant" et moins prise de tête d'iOS. Des gens se sentent pas à la "hauteur" d'Android et il en va de même pour l'usage de beaucoup d'appareils high Tech. Ils sont perdus très facilement, faut pas l'oublier.

avatar John Maynard Keynes | 

@Applesoft

Nous sommes fort loin du foutoir et de la liberté totale avec ce qui a était présenté.

C'est cette plus de liberté mais une liberté très encadré, ce n'est pas demain la veille qu'Apple mettra en danger sa vision. La WWDC a au contraire renforcé cette vision globale ;-)

Nous sommes très très loin de l'open bar avec la porte ouverte à tous les bricolages offert par le jailbreak ou Android.

avatar Applesoft | 

@John Maynard Keynes :

C'est vrai que je charge un peu la barque :) c'est plus fort que moi, tout le monde plébiscite la dernière WWDC donc je ne peux m'empêcher de crier gare :)

N'empêche que ça vaut pas les présentations de Forstall avec IOS : certaines étaient vraiment canons. Y'avait un wow effect. Là, on est contents, sur le papier c'est indéniablement bon, mais pas de wow !

avatar béber1 | 

John Maynard Keynes

même opinion.

Cette "ouverture" était de toute façon inscrite dans l'évolution de iOS.
Elle est parallèle aux évolutions des iMobiles, et sans doute destinée aux nouveaux terminaux à venir

avatar John Maynard Keynes | 

@Applesoft

mais ce qui compte c'est la satisfaction client !

La satisfaction client est une données statistique, elle ne veut nullement dire la satisfaction de toute les cibles potentielles.

Ce qui compte c'est le coeur de la gaussienne, pas les extrêmes, vouloir satisfaire tout le monde est une grave erreur que personne de sérieux ne commet aujourd'hui dans l'industrie.

Le vieux "Le client est roi" est une grosse connerie sur lequel on ne construit rien de profitable pour la grande majorité des marchés.

Bref il y'aura toujours une masse marginale d'insatisfaits congénitaux dont il faut absolument ne tenir aucun compte.

avatar abstract | 

Au contraire ce qui a fait la force des iBidules c'est justement qu'il ne s'adressait pas exclusivement aux geeks. C'est bien parce qu'Apple a proposé des produits accessibles à tous qu'elle a rencontré le succès à un moment clé où le terrain était plutôt désert. Afin de mettre au premier plan des fonctionnalités que la majorité des utilisateurs pouvait comprendre et utiliser facilement, Apple a relégué au second plan les fiches techniques (que l'ensemble de la concurrence exhibait toujours)

De plus, même Apple diversifie ses produits et pratique la segmentation pour toucher un maximum de client. Le plus compliqué n'étant pas forcément d'avoir un produit à succès mais de pouvoir anticiper les fins de vie pour pouvoir rebondir.

Un exemple d'entreprise qui s'est pris les pinceaux sur ces deux points c'est Nokia.

avatar béber1 | 

mais ce que tu dis n'est pas en contradiction avec le propos de J.M. Keynes,
quand il rappelle le vieil adage "Le client est roi" qui serait la maxime/methode pour répondre au mieux aux _désirs_des clients.
Car là, on pourrait ressortir la fameuse phrase d'Henry Ford que Jobs aimait à citer aussi :
« Si je n’avais écouté que mes clients, j’aurais inventé un cheval plus rapide »

Car le problème est que les produits en concurrence dans un secteur donné à un moment donné... se copient les uns les autres en ajoutant des petits + à chaque fois pour essayer de se démarquer.
Ceci, en ne répondant pas aux vrais besoins des clients, et en conditionnant d'une manière assez biaisée leurs pseudo-attentes, sur ce qu'ils connaissent déjà et qu'ils voudraient voir amélioré.

Or pour mieux répondre à de vrais besoins, il faut essayer de tout remettre à plat, et essayer de trouver parmi les technologies à disposition la meilleure recette pour produire un produit nouveau, original, plus pratique et fonctionnel, en somme plus utile...en dehors des critères commerciaux dominants, stéréotypés et téléguidés, et qui donc ne devra rien à des études de marché basées la plupart du temps sur l'existant.

Le fait que ce produit ne s'adresse pas aux geeks (pour reprendre ta formule), n'est en rien une décision marketing (et cela même si toute société cherche les bénéfices à travers le succès escompté de ses produits), c'est avec le succès la résultante, la conséquence d'un produit bien pensé et très intuitif dans son utilisation, qui fait qu'un très large public (pro, jeunes, vieux, geek non-geek, etc.) puisse immédiatement et surtout spontanément l'utiliser avec plaisir.

Quand tu dis :
"De plus, même Apple diversifie ses produits et pratique la segmentation pour toucher un maximum de client. "
ça se discute, car un trait caractéristique d'Apple, c'est ses gammes restreintes de produits.
Que ses -peu nombreux- produits puissent être déclinés judicieusement pour pouvoir répondre à un ensemble assez large et diversifiés d'attentes et de besoins, c'est une chose,
mais si on reproche bien une chose à la Pomme, c'est justement de ne pas en faire plus de ce côté là, de ne pas décliner devantage, et surtout de ne pas faire de produit intermédiaire, comme la tant espérée tour Mac grand public, entre le mini et le Mac pro.
Donc non, elle ne répond pas à toute les attentes.

Quand à ta dernière phrase, je suis assez d'accord

avatar John Maynard Keynes | 

@abstract

Au contraire

Il ne suffit pas de commencer une phrase par cette invite pour apporter une contradiction :-)

ce qui a fait la force des iBidules c'est justement qu'il ne s'adressait pas exclusivement aux geeks. C'est bien parce qu'Apple a proposé des produits accessibles à tous qu'elle a rencontré le succès à un moment clé où le terrain était plutôt désert. Afin de mettre au premier plan des fonctionnalités que la majorité des utilisateurs pouvait comprendre et utiliser facilement, Apple a relégué au second plan les fiches techniques (que l'ensemble de la concurrence exhibait toujours)

Où diable ceci est-il en contradiction avec mes propos ?

avatar Anthanagor | 

Pareil j'ai beaucoup aimé cette WWDC :)

avatar John Maynard Keynes | 

Incontestablement un potentiel énorme en terme de marché pour les Dev :
- Une AppStore revue et corrigé pour être une vitrine commerciale plus efficace et attractive.
- Une ouverture forte permettant de proposer de nouveaux types d'usages et d'expériences utilisateur conduisant à re-dynamiser le marché.
- Une offre Cloud attractive et pouvant réduirai très très fortement les coûts de stockage pour les éditeurs ayant de lourds besoins sur cet aspect.
- De nombreuses nouvelles API élargissant grandement le champ des possibles.
- Un travail de fond sur les outils de développement visant à améliorer productivité et qualité.
...

Et plus encore un message fort et claire : Nous sommes à votre écoute, vous êtes important pour nous, nous vous donnons les moyens de continuer une synergie mutuellement profitable que vous ne trouverez pas ailleurs.

avatar abstract | 

Concrètement cela donne quoi?

A titre d'information, pourrais-tu donner des arguments et des exemples pour chacune de tes affirmations introduites par un "-" ?

J'ai vu la nouvelle "swift". Cela fait des années que je trouve Xcode à la ramasse et objective-C... bizarre mais en parcourant la doc sur swift, je n'ai pas vu où se trouvait la révolution (tu l'as vu toi?). Certes, le langage s'approche plus d'une sorte de langage basic avec des fonctionnalités modernes mais la "bonne" nouvelle c'est surtout la mise à mort programmée d'objective-C.

Quand j'ai commencé à m'intéresser au dev sur Mac/ios, il y a quelques années, j'ai tout de suite regretté qu'Apple n'ai pas porter Visual Studio sur Mac...

Tu écris "redynamiser", "redynamiser", Apple doit effectivement constater l'essoufflement:

Sur PC n'importe qui peut développer tout et n'importe quoi (que ce soit avec des outils de développement classiques tels que les IDE ou avec la suite Office (Excel, Word, etc...)). Sur MAC/iOS malgré le parc qui s'est largement étoffé ces dernières années, il n'y a pas la même "dynamique". Les Mac/ios sont surtout des systèmes conviviaux à utiliser tel quel. Le risque c'est l'effet de mode... qui passe;
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avatar béber1 | 

"Le risque c'est l'effet de mode... qui passe"

dans ton raisonnement, l'effet de mode s'étale sur combien de mois pour être considéré comme tel?

avatar abstract | 

Tu sais le nombre d'intouchables qui ont fini au fond du trou... Ce n'est pas vraiment mon raisonnement en fait mais des études de cas sur les très nombreuses entreprises qui connurent le top et qui ont fini au musée faute de n'avoir su se renouveler. C'est le véritable enjeu pour Apple comme pour Microsoft.

A force de tourner en rond, il y a le risque de lasser. Quelle est la dernière vraie nouveauté Apple qui ne soit pas juste un refresh de l'existant?

avatar béber1 | 

en fait tu ne parles pas de mode,
tu parles des cycles (sur de bien plus longues périodes que les collections de mode printemps été, automne-hiver, etc. On est d'accord) faits de succès et de passage à vide que connaissent toutes les sociétés et dont Apple devrait se soucier en évitant de " tourner en rond".

Je ne sais pas depuis combien d'années tu suis les actualités de la Pomme,
mais si on la suit depuis quelques décennies, on se rappellera qu'avant même d'avoir sorti des produits phare comme le Mac, l'iPod, iPhone, iPad, il y a eu des periodes de creux, qui n'était qu'en fait que des périodes de recherches, d'élaboration et de gestation. Combien d'années de recherches pour l'iPhone?

On n'invente pas des formules renouvelées ou originales tous les 4 matins, surtout dans le domaine de l'électronique Hi-tech GP, où les concepts sont aussi tributaires dans leurs concrêtisations des avancées technologiques, de leurs calendriers et road-maps, comme ceux concernant les futurs composants indispensables.

A l'heure du clic et de la rapidité, nous sommes devenu de plus en plus avides de nouveauté, avec des imaginations attisées aussi par la presse, les rumeurs et les concepts de SF les plus fous

Mais il ne faut pas trop se leurrer non plus sur ce que présente soit-disant la concurrence, qui est en fait à la même enseigne, même si, ici ou là, la présentation de quelques protos occupe l'espace médiatique et les imaginaires, comme le veut toutes coms visant à occuper le terrain.

En attendant, toutes les sociétés -Apple comprise- font de l'aménagement, ce qui peut sembler décevant-, en améliorant leurs produits existants, en peaufinant leurs divers services, bref en remplissant le vide, même si tout ces petits plus rajoutés ne sont pas négligeables et constituent le sel quotidien du progrès technique.

Quant au "refresh de l'existant", qu'est-ce que l'iPhone et l'iPad par exemple sur ce plan là?

avatar John Maynard Keynes | 

@béber1

Effectivement notre camarade mélange un peu tout :-)

Il parle de modes, puis de sociétés ayant périclité pour des raisons n'ayant strictement rien à voir avec l'adéquation aux modes.

Nous parlons ici de société qui ne sont en rien le fruit de phénomène de mode, on ne construit rien de durable en surfant sur des produits qui ne sont issu que d'une mode passagère. Des entreprises tel Apple, Google, IBM, MS, Samsung ... ne sont en rien des produits de la mode.

L'enjeu pour perdurer réside dans la capacité d'adaptation et de vision à long terme des sociétés ...

Les effondrement des très grandes structures sont assez rare, le Too big to fail reste une notion très forte.

Même pour Kodak que l'on cite souvent en exemple, on oublis de rappeler le spin-off d'Eastman Chemical Company qui se porte fort bien.

Les cas d'effondrement concernent surtout les structures de tailles intermédiaire tel RIM pas les mastodontes qui ont souvent les moyens de se réinventer et/ou de sauver une grande part des meubles, même si les positions évolues, si les consolidation se font, si des activités sont séparés.

Bref quand bien même certains acteurs pourraient perdre leur leadership, leur mort si souvent annoncée relève souvent du fantasme.

Le grand cas d'école dans notre secteur et la remarquable stratégie de Lou Gerstner pour IBM, mais il y a nombre d'autres exemples

Pour le reste la situation d'Apple reste des plus enviable sur un horizon raisonnable et il n'est que des fantasmes de fanatiques pour les voir s'effondrer. Ni Apple, ni MS, ni Google, ni IBM, ni Oracle, ni Samsung ne s'effondreront à moyen terme ... sauf à imaginer un effondrement de l'ensemble du système économique ce qui est une toute autre histoire.

Et pour finir assimiler Apple à un phénomène de mode est une antienne assez idiote qu'on entant depuis longtemps proféré par cela même qui oublient que l'informatique elle même tout comme la micro-informatique furent elles aussi considéré comme des modes passagères.

Désolé de vous décevoir mais Apple est là pour longtemps comme nombre de ses concurrents :-)

avatar Stardustxxx | 

Je pense que vous avez tous les 2 raison.

D'un point de vue global, l'espérence de vie d'une compagnie n'est pas très élevée. La plupart des compagnies n'existent pas très longtemps. (Plus de statistiques ici http://www.bbc.com/news/business-16611040). Mais l'idéal est de se faire racheter pour des milliards.

Mais effectivement, une fois qu'une compagnie atteint une certaine taille, elle est comme tu dis too big to fail. Elle a une certaine masse critique qui lui permet de réagir et de s'adapter au marché.

Mais cela n'empeche pas que certaines compagnies ratent cette adaptation et passent de leader a quasi oublié de l'histoire. Nokia par exemple. Motorola aussi, compagnies qui ont été leader dans leur temps. Il y a 10 ans si on avait dit que Apple serait un leader des téléphones et que Nokia serait racheter par Microsoft, la majorité aurait rit au nez d'une telle affirmation. Rien ne dit qu'Apple réussira la prochaine transition technologique/informatique, quelle qu'elle soit, elle peut très bien trébucher, même si pour le moment rien n'indique cela bien au contraire. A moyen terme Apple me semble très solide, mais a long terme nous verrons.

avatar XiliX | 

@abstract
Quand j'ai commencé à m'intéresser au dev sur Mac/ios, il y a quelques années, j'ai tout de suite regretté qu'Apple n'ai pas porter Visual Studio sur Mac...

Ton problème est le même d'un switcher... Il aimerait retrouver ses habitudes Windowsien sur OSX.
Tu demandes à un développeur guru XCode, il va te dire que Visual Studio c'est plus une usine à gaz... Sans aller aussi loin, tu donnes VisualStudio à un guru Delphi, il va trouver VisualStudio c'est l'anarchie...

avatar abstract | 

Franchement j'ai développé sur une multitude de plateforme et avec une multitude d'outils (je n'ai même pas commencé sous Windows). Il faut être d'une mauvaise foi certaine pour comparer quoi que ce soit à Visual Studio.

Il y a des Apple haters qui ne veulent pas admettre qu'il n'y a pas d'équivalent au trackpad Apple dans le monde PC/Windows et que cette expérience là change tout, qu'ils le veuillent ou non. Là c'est pareil mais dans l'autre sens.

avatar Stardustxxx | 

Visual Studio est considéré comme le meilleur IDE. Ce qui n'empeche pas les autres d'être bon, voir même meilleur sur certaines fonctionalités.

Ce n'est pas parce que tu as tes habitudes sur un logiciel que celui est meilleur qu'un autre. Cela juste veux dire que tu es efficace avec ce logiciel. C'est aussi vrai que le developpement tient également compte des frameworks disponibles. Et on se retrouve vite a devoir comparer l'ensemble IDE/langage/framework. Mais il y a un consensus pour considerer Visual Studio comme le meilleur IDE, tu peux faire des recherches internet la dessus.

Du côté même des developpeurs Windows, Visual Studio est très apprécié, alors qu'ils ne se génent pas pour décrier Windows, certains framework, Office, etc... Et ils ont parfaitement raison.

avatar John Maynard Keynes | 

@abstract

Concrètement cela donne quoi?

Concrètement cela donne du potentiel qui comme tout potentiel doit se concrétiser.

Et en terme de business le potentiel est quasiment ce qu'il y a de plus important pour qui vois plus loin que le bout de son nez :-)

A titre d'information, pourrais-tu donner des arguments et des exemples pour chacune de tes affirmations introduites par un "-" ?

Si tu n'ai pas capable de voir de quoi il en retourne sur des donnent fort claires, te donner des "exemples" ne changerait certainement rien à l'affaire.

Trés sincèrement si tu ne vois pas où se trouve le potentiel des éléments listés par moi, je en peux pas grand chose pour toi.

bizarre mais en parcourant la doc sur swift, je n'ai pas vu où se trouvait la révolution (tu l'as vu toi?).

Le fait que tu n'aie pas trouvé est-il une preuve d'abscence ? J'en doute fort, cela montre juste, sans doute, certaine de tes limites.

Certes, le langage s'approche plus d'une sorte de langage basic avec des fonctionnalités modernes

Effectivement si tu vois ça, il ne faut pas s'étonner que tu ne trouves pas grand chose :-)

Quand j'ai commencé à m'intéresser au dev sur Mac/ios, il y a quelques années, j'ai tout de suite regretté qu'Apple n'ai pas porter Visual Studio sur Mac...

Apple aurait eu du mal à le faire le produit ne leur appartenant pas :-)

Quant à la pertinence de cette envie on peut légitimement la questionner, il me semble.

mais la "bonne" nouvelle c'est surtout la mise à mort programmée d'objective-C.

Pas certain que la mise à mort soit si programmée que cela et si éminente, mais bon ...

Pour le reste Objective-C est et reste une approche fort intéressante largement hérité du séminal Smaltalk qui reste une initiative très forte sur laquelle se sont bâtît NexT Step, OS X et iOS; excusé du peu.

Tu écris "redynamiser", "redynamiser", Apple doit effectivement constater l'essoufflement

Sur les App iOS cela semble clair, un palier avait été atteint aussi bien pour le Store que pour le champ des possibles dans les applications. Une grande part des besoins adressables apr des Appp deans ce contexte l'était, un nouveau champ des possible s'ouvre au bon moment.

Sur PC n'importe qui peut développer tout et n'importe quoi (que ce soit avec des outils de développement classiques tels que les IDE ou avec la suite Office (Excel, Word, etc...)).

Pour n'importe qui, je te laisses libre de ton jugement auquel je n'adhère pas.

Sur n'importe quoi, je ne vois guère ce qui est impossible de développer sur OX-X ?

Après commercialement certains type de produit n'ont que peu d'intérêt à cibler mac OS, mais c'est une autre histoire.

Sur MAC/iOS malgré le parc qui s'est largement étoffé ces dernières années, il n'y a pas la même "dynamique".

Je te laisses juge de cette affirmation, nous sommes là sur du très subjectif me semble-t-il.

Par contre ce qui n'est pas subjectif c'est la comparaison des niveaux d'activité des App Store sur le monde Apple et MS et là il n'y a pas photo :-)

Les Mac/ios sont surtout des systèmes conviviaux à utiliser tel quel.

Jugement de valeur reposant un rien personnel et peut-être un rien caricatural, non ?

Le risque c'est l'effet de mode... qui passe;

LA mode, il y a ceux qui essayent de la suivre et il y a ceux qui la font ;-)

avatar abstract | 

Je t'ai demandé sans agressivité si tu pouvais m'éclairer sur les nouveautés vu que tu avais l'air sûr de ton fait. Ce n'était pas une critique mais une demande d'information, je pensais que tu savais... A la place, tu me réponds que si je ne suis pas capable de voir par moi-même tu ne vois pas l'intérêt de me donner des exemples...

Si je n'ai besoin de rien je te demande, c'est ça?

Tu ne m'en voudras pas de ne pas lire la suite de ton message...

avatar John Maynard Keynes | 

@abstract

Je t'ai demandé sans agressivité si tu pouvais m'éclairer sur les nouveautés vu que tu avais l'air sûr de ton fait.

Mais bien évidement tu ne distilles nullement dans tes propos de sous-entendus fielleux :-)

Relis tes dernières contributions, sous des atours certes plus avenant que ceux du troll de base, il y a bien autre choses que les demandes de compléments d'informations que tu essayes de mettre en avant pour masquer la réalité de ta posture fielleuse.

Il ne faudrait peut-être pas trop prendre les gens pour des imbéciles, cela se voit ;-)

Je préfère largement la franchise de ceux qui assume pleinement leurs point de vue que ce type d'attitudes insidieuses.

avatar abstract | 

Je t'ai dit que l'on en restait là ne m'ennuie plus et trouve toi un médecin... VITE

(ps: tu souffres du syndrome du Gollum)

avatar John Maynard Keynes | 

@abstract

Décidément tu me rappels quelqu'un :-)

d'autant que là :

Je t'ai dit que l'on en restait là ne m'ennuie plus

Tu te réfères à des propos publiés sous un autre pseudo :-)

avatar Ali Baba | 

A quand un article pour nous expliquer de la même façon comment ces nouvelles technologies seront utilisées par l'app iGen ? Est-ce que l'app iPad sera réécrite pour profiter de la nouvelle fonctionnalité responsive, par exemple ?

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