Quel équilibre pour la validation de l'App Store ?

Arnaud de la Grandière |
Une nouvelle fois, Phil Schiller s'est expliqué sur le système de validation de l'App Store dans une interview accordée à BusinessWeek. Concernant celui-ci, Il y a deux écoles qui s'opposent fondamentalement : ceux qui voudraient son abolition totale, et ceux qui le voient comme un mal nécessaire. Chaque point de vue s'est radicalisé au fil des mois, les opposants à la validation devenant de plus en plus bruyants. Comme souvent en cas d'extrêmes qui s'opposent, le juste milieu est peut-être ailleurs…


Apple seule face à sa responsabilité

L'enjeu fondamental au cœur de ce débat houleux se résume en un seul mot : responsabilité. En effet, sachant que non seulement Apple touche 30 % des ventes, mais qu'en plus elle distribue elle-même les logiciels, sa responsabilité est engagée de facto. On se souvient par exemple de la polémique qui a entouré des applications comme Baby Shaker (voir Apple s'excuse d'avoir laissé passer Baby Shaker) ou I am rich (voir Apple n'aime pas les riches) : à chaque fois qu'une application douteuse passe entre les mailles du filet, c'est vers Apple que se tournent les reproches. Et Apple ne peut pas même se réfugier derrière le statut légal d'hébergeur, dans la mesure où elle fait une sélection éditoriale du contenu de son magasin : elle est passible de poursuites (et de lourdes condamnations) dès l'instant où une application hors-la-loi se voit vendue, à l'inverse des hébergeurs qui ont une immunité s'ils retirent le contenu litigieux dans un bref délai après avoir été alertés.

Des cas épineux à trancher

Et ça n'est pas les occasions de fauter qui manquent : la loi de chaque pays où l'App Store est proposé doit être respectée… on imagine sans mal le casse-tête légal qu'un tel magasin implique. Phil Schiller décrit les différents cas qui se présentent à la sagacité des validateurs : sur toutes les applications rejetées, 90 % le sont à cause de bugs, que les développeurs sont généralement heureux de pouvoir corriger avant la publication. Les 10 % restants concernent du contenu "inapproprié" : violation de propriété intellectuelle (d'Apple ou d'autres détenteurs de droits), voire comportement "malfaisant" (vol de données, etc). Il y a malgré tout 1 % d'applications qui se trouve dans une zone floue : Phil Schiller donne l'exemple des logiciels qui permettent de tricher au casino. Il a fallu que l'équipe juridique se renseigne sur la législation internationale, afin de déterminer si la responsabilité de la firme de Cupertino et de ses utilisateurs pourrait être engagée, pour trancher : si les logiciels peuvent vous apprendre à jouer, hors de question en revanche de valider ceux qui permettent de tricher.

Sans conteste, les applications qui posent le plus de problèmes sont celles qui violent le copyright : du simple puzzle faisant figurer une image de Bob l'Eponge sans la moindre licence à celles qui permettent de pirater du contenu, les occasions sont nombreuses et il est tout bonnement impossible à Apple de remonter la chaîne des droits de chaque application. On a ainsi vu nombre de logiciels être retirés de l'App Store pour tel motif, après qu'Apple ait été alertée par les véritables détenteurs des droits (voir par exemple App Store : Nintendo fait retirer une application).

D'autres cas sont plus délicats encore : ainsi, à l'heure où nous écrivons ces lignes, on peut trouver sur l'App Store des applications , gratuites comme payantes, permettant de télécharger illégalement des centaines de manga (traduits en anglais par des amateurs). Officiellement, ces logiciels ne sont que des "navigateurs" spécialisés : les images ne sont pas incluses dans les applications, qui ne sont que des versions spécialisées de Safari permettant de charger le contenu de sites web pirates, en listant leur contenu de manière organisée, alertes de mises à jour y compris. Cependant la législation indique que faciliter la copie illégale d'une œuvre en publiant les moyens d'y parvenir est tout autant illégal que la copie en question… A tout le moins, si Safari était distribué en incluant des signets par défaut pointant vers pareils sites, Apple serait passible de poursuites, tout comme MacGeneration le serait si nous vous donnions l'adresse des sites en question. Et il ne s'agit là que d'un exemple parmi tant d'autres, qui illustre bien la problématique.



La sélection éditoriale assumée

Concernant la question du contenu en lui-même, Apple a un droit de regard sur ce qu'elle publie en termes qualitatifs. Si les applications étaient toutes publiées telles qu'elles, nombre d'entre elles comporteraient des bugs, ce qui rejaillirait sur l'appréciation que l'utilisateur final a de l'iPhone en tant que machine. Sans parler bien sûr des applications "malignes" qui volent les données privées de leurs utilisateurs, ou pire, peuvent lui vider son compte en banque. Apple offre à l'utilisateur final une garantie de sécurité, qui participe grandement au succès de l'App Store : les utilisateurs savent qu'ils peuvent acheter en confiance, et la confiance est la pierre angulaire de toute économie, comme on le constate amèrement en temps de crise. Enfin, Apple a le droit de choisir ce qu'elle offre dans ses rayonnages, comme tout responsable de magasin : certains produits ne correspondent pas à l'image qu'elle souhaite donner de ses services, ou au public auquel elle souhaite s'adresser.

Toutes ces contraintes existent depuis bien longtemps avec la notion de plateforme : les constructeurs de consoles ont de tout temps agi de la sorte. Avec parfois des jeux qui ont coûté des millions à produire et qui à la dernière minute se voient refusés la patente du constructeur pour être publiés, l'histoire du jeu vidéo ne manque pas d'exemples. Ainsi, Nintendo est connue pour avoir exigé des jeux destinés à un public familial et de jeunes enfants, nombre de titres plus "gores" ont été priés d'aller voir la concurrence. Sans oublier les bugs qui sont d'autant plus gênants que les jeux sur cartouche ou CD-Rom ne peuvent être mis à jour… Bref, comme on le voit cette problématique n'a rien de nouveau, et sans surprise on ne voit aucun des éditeurs historiques du jeu vidéo se plaindre de la validation d'Apple, rompus qu'ils sont à pareil exercice. En revanche, les développeurs qui se plaignent le plus bruyamment d'Apple ont un profil bien différent : certains viennent du développement web, d'autres sont indépendants, bref, ils ne partagent pas cette culture et le choc est quelque peu brutal (voir notre article Le développeur de Facebook rend son tablier).

Pour toutes ces raisons, il semble difficile de contester la légitimité d'Apple à vouloir conserver le contrôle de ce qu'elle publie : chaque commerçant est libre de vendre ou non ce que bon lui semble dans le respect de la légalité, et on ne saurait faire les mêmes reproches aux sociétés correspondantes dans le monde "brick and mortar". Nombre d'arguments avancés par les développeurs mécontents ne pèsent donc guère lourd, d'autant qu'ils ne peuvent prétendre qu'ils ignoraient que leur application était susceptible d'être refusée : ils ont créé leur logiciel en pleine connaissance de cause.

Des règles encore trop floues

Cependant il y a malgré tout quelques arguments qui ne sont pas dénués de sens : certaines zones de flou dans les règles d'Apple, ou dans sa manière de les appliquer, posent tout de même question. Il semble y avoir parfois deux poids, deux mesure, lorsqu'Apple valide Google Mobile qui emploie des API privées, ou quand Sega publie Sonic the Hedgehog imbriqué dans un émulateur : ces cas violent la licence de l'App Store de manière patentée. Nombre de situations donnent le sentiment aux développeurs qu'ils sont soumis à un arbitraire qui rend leur situation délicate : on a parfois l'impression que nul n'est à l'abri de se voir refoulé. Pour plus de justice, et couper court à toute critique, il faudrait qu'Apple fasse montre de plus de rigueur et de transparence dans son processus de sélection, et surtout qu'elle éclaircisse certaines zones d'ombre dans sa réglementation, celle-ci menant invariablement à des mécontentements.

Phil Schiller reconnaît que le système évolue et qu'il reste des progrès à faire, en soulignant qu'Apple fait preuve d'adaptation et qu'elle œuvre à simplifier les choses. Ainsi, concernant le cas de Rogue Amoeba (voir notre article Rogue Amoeba : nouveau fiasco sur l'App Store), Phill Schiller concède qu'Apple doit mieux délimiter ce qui est susceptible d'induire le client en erreur et ce qui peut tout simplement faire référence à un produit par égard pour la compatibilité. « Nous essayons d'apprendre et d'étendre les règles afin de les rendre justes pour tout le monde » indique-t-il. Paul Kafasis, le gérant de Rogue Amoeba, déclare que sa société va prochainement soumettre une nouvelle version d'Airfoil Speakers contenant à nouveau les images d'Apple, espérons que l'affaire trouvera un épilogue heureux. [MAJ] : la mise à jour a déjà été publiée (voir notre article Airfoil Speakers Touch retrouve l'icône du Mac).


50.000 applications en juin, 100.000 en novembre…


Cependant, n'oublions pas qu'avec les plaintes récurrentes des développeurs en pareils cas, on ne peut pas dire qu'ils soient inconscients des risques inhérents à la validation de l'App Store, et donc de son arbitraire : ils font le choix, assumé ou non, de le courir. Et on ne peut pas dire que ce risque semble détourner les candidats, les équipes d'Apple ne recevant pas moins de 10.000 applications à valider par semaine. La validation peut parfois faire figure de loterie, mais comme le dit le slogan : "100 % des gagnants ont tenté leur chance". Il reste toujours la concurrence d'Apple vers laquelle se tourner, avec parfois moins de règles et de contraintes, mais également avec un marché potentiel moins intéressant (voir notre article Gameloft tire le frein sur Android).

Apple trop paternaliste avec ses utilisateurs ?

L'argument qui a sans doute le plus de poids se place du point de vue de l'utilisateur final : Apple n'a pas le droit de décider pour vous ce que vous pouvez utiliser ou non avec le matériel que vous avez dûment acheté. Certaines dispositions légales garantissent d'ailleurs votre droit à cet égard : le "fair use" aux USA, ou la clause d'intéropérabilité en France. Vous pouvez d'ailleurs installer des logiciels qui n'entrent pas dans les balises de l'App Store en "jailbreakant" votre appareil, mais vous le faites au prix de la garantie de votre appareil. On peut d'ailleurs trouver la disposition contestable : on imagine mal qu'Apple puisse refuser de réparer un Mac à l'aune des logiciels qui ont été installés dessus, et il est probable qu'une telle mesure finisse par être remise en question en justice, à moins qu'il soit démontré qu'on peut physiquement endommager l'appareil en le jailbreakant. En revanche, il est naturel qu'Apple soit dégagée de certaines obligations concernant ce qui peut vous arriver si vous faites sauter la protection de votre appareil. Quoi qu'il en soit, Apple se doit vis-à-vis des développeurs de l'App Store de décourager le jailbreak au maximum, dans la mesure ou d'une part il permet le piratage des applications, et d'autre part il affaiblit sa plateforme.

Une politique efficace

Cependant, Apple a malgré tout un problème à régler avec la grogne de certains développeurs, quelle que soit la validité de leurs arguments : on ne parle que des trains qui arrivent en retard, et les quelques couacs de la validation font bien plus parler d'eux que les milliers de cas qui se passent sans encombre. Apple a fait le choix de proposer un ticket d'entrée sur l'App Store extrêmement abordable : il suffit d'un Mac, d'un iPhone ou d'un iPod touch, et de $100 pour avoir une chance d'être publié. Ce choix a permis l'explosion de l'App Store, et offre à l'iPhone et l'iPod touch un vivier d'applications indépendantes très enviable. A l'inverse, monter le tarif pour le réserver à une élite limiterait très certainement les plaintes, mais appauvrirait le contenu. Apple a pris le parti de s'adapter au fur et à mesure afin de rendre la sélection plus souple, quitte à envoyer Phil Schiller jouer les pompiers de service lorsqu'un rouage se grippe. Jusqu'ici, les résultats leur donnent entièrement raison, à la plus grande satisfaction de bien des développeurs, et il sera toujours temps de revoir la politique de la maison si la tendance venait un jour à s'inverser.
avatar shenmue | 
@Divoli:"Si elle ne le fait pas, le gens finiront tôt au tard pour en avoir marre et se barrer vers d'autres plateformes (Android par exemple), et cela deviendra très difficile pour Apple de les récupérer." Il y a aussi des problèmes concernant la validation des applis sur l'Android store et des problèmes concernant le store Android lui-même. Mais tu es tellement dans une logique à double foyer que tu raisonnes en ce moment comme si les problèmes n'existaient que chez Apple. C'est tout de même hallucinant une telle cécité. Tu nous a fait le même coup sur l'ouverture de l'Apple store en France. A t'écouter, c'est toujours mieux chez la concurrence en ce moment. Mais alors, va jusqu'au bout de ta logique.
avatar Trillot | 
@Psylo: Renault est en situation de monopole sur la Megane!!! Sérieusement, comment dire qu'Apple est en position dominante sur un marché où elle est 3ème avec une part de 17%?
avatar shenmue | 
@Divoli:"Mais la concurrence se réveillant, si Apple ne réagit pas, la dégringolade pourrait être tout aussi rapide." Marrant aussi de constater que tu paris sans cesses sur une DEGRINGOLADE d'Apple. Malgré les faits qui te donnent tord à CHAQUE FOIS. La crise ? une dégringolade à venir pour toi pour Apple si celle-ci ne revoyait pas ses tarifs. Le résultat ? Apple passe les 3 millions de ventes par trimestre et fait un boum des ventes en Europe de l'Ouest où l'entreprise touche pour la première fois les 5% de PDM. L'Apple store ? Une dégringolade à venir nous dis tu au moment où Apple touche records sur records de téléchargements, où jamais autant de Devs n'ont soumis d'applis, et où certains d'entre eux se plaignent dans le monde réel du manque de rentabilité du store ...d'ANDROID. Les ventes d'Iphone ? rien n'est joué avec toi bien sûr malgré le fait qu'Apple dépasse déjà en chiffres réels et en PDM les prévisions qu'on lui attribuait pour...2012. Et c'est TOUJOURS comme ça avec toi. On parie sur la dégringolade, le fiasco à venir. Dommage pour toi que ça ne se passe pas du tout comme dans cette matrice.
avatar shenmue | 
@Divoli:"Mais la concurrence se réveillant, :" La concurrence, c'est le Pré de Palm, qui ne se vend plus passé les premiers mois et qui fait que Palm va bientôt avoir de gros soucis. C'est celle de Motorola et de son Droid qui voit ses ventes s'écrouler passé la première semaine. C'est celle de Windows mobile qui voit sa PDM d'une année sur l'autre passer de 14 à un peu plus de 7% de PDM. C'est celle de Nokia et de son Symbian qui passe en 1 an de plus de 45% de PDM à 35%. Seul RIM résiste à la vague...mais en pratiquant une politique commerciale qu'il ne pourra pas tenir, avec par exemple un RIM acheté un donné sur le territoire US (facile de gonfler les chiffres de ventes avec ça.). Et bien sûr, j'oubliais, ça, c'est sans les ventes d'Ipod touch qui sont AUSSI sous OSX mobile et donc AUSSI compatibles avec le store d'Apple. Mais bien sûr avec toi, l'inexcusable, c'est pour Apple. Et donc la baffe à venir, c'est pour Apple. Mais pour l'instant, la baffe, l'énormissime baffe ce sont les concurrents si parfaits que tu nous dépeins qui en ont pris une. Les gens seraient-ils si cons qu'ils achètet à ce point contre leurs intérêts ? Ou fantasmes tu encore une fois sur une chute à venir (souhaitée ?) ?
avatar Psylo | 
Vous êtes gentils, mais encore une fois, personne ne reproche a Apple son attitude de fermeture, les contraintes contestées qu'elles impose aux devs, et le lock de ses utilisateurs. Alors que vous êtes les premiers à reprocher la même chose à Microsoft. tout le monde gueulait contre l'installation forcée d'Internet Explorer sur Windows, mais personne ne gueule contre l'impossibilité d'avoir un navigateur alternatif sur l'iPhone. Developpez une appli Java pour smartphone, personne ne vous empêchera de la distribuer et personne n'empêchera les utilisateurs de l'installer. Encore une fois c'est "Faites ce que je dit, pas ce que je fait". Cette situation est TRES dangereuse, elle incite tout simplement les gens au jailbreak et au piratage.
avatar mediapress | 
très bon article, je me suis régalé à le lire... ça explique pas mal de choses et je comprend maintenant parfaitement la validation de l'app store... ils n'ont en fait pas le choix... les produits qu'ils vendent sont aussi sous leurs responsabilités, il est entièrement normal de leur part de valider ce produit... la rigueur de cette validation permet de ne pas trop nous plaindre des applis, certains ne le comprennent pas, c'est dommage...
avatar Arnaud de la Grandière | 
@Psylo : encore une fois, ce qui fait que l'attitude de Microsoft sur Internet Explorer était inacceptable, c'est que Microsoft était en situation de monopole : les gens n'avaient pas le choix, et les concurrents aucun moyen de réagir. C'est dans le contexte où tu abuses de cette position dominante, que tu ne peux pas couper l'herbe sous le pied de tes concurrents. Autrement, la méthode est tout a fait légitime : Apple n'a pas investi son argent dans l'iPhone et l'App Store pour que d'autres les exploitent afin de lui en faire perdre!
avatar divoli | 
[quote]A t'écouter, c'est toujours mieux chez la concurrence en ce moment.[/quote] Non, ce n'est pas mieux chez la concurrence pour le moment, qui commence tout juste à réagir face à l'iPhone, et Apple en profite allègrement. [quote]Marrant aussi de constater que tu paris sans cesses sur une DEGRINGOLADE d'Apple.[/quote] Ben il faudra m'expliquer où j'ai parié quoi que ce soit, c'est incroyable la façon dont tu peux interpréter les propos des autres en leur faisant dire ce qu'ils n'ont pas dit et en leur collant des procès d'intention. La dégringolade, actuellement, elle est chez Symbian et chez Windows Mobile, qui étaient et sont encore (en tout cas Symbian) deux gros acteurs du marché. Tout peut aller très vite, dans un sens comme dans un autre, on le voit bien ici. La clientèle en téléphonie mobile est extrêmement volatile. Android reste un concurrent sérieux et encore fort jeune, et Blackberry OS se développe d'une manière plus prononcée et plus fiable que tu n'essayes de le faire croire. Je ne fais pas de prévisions, je n'en sais rien. J'émets juste des hypothèses. Je dis juste que si Apple garde une politique trop rigide au point d'agacer de plus en plus d'utilisateurs, dès qu'il y aura une alternative crédible les gens pourraient aller voir ailleurs. Les quelques trois millions de Mac (une paille) et les toutes petites pdm d'Apple (5 %, pas 10 ou 15, et guère plus qu'il y a dix ans) sont totalement hors de propos ici.
avatar Wolf | 
@Psylo: J'veut bien un navigateur alternatif sur mon iPhone, mais reconnait que ca vas etre de plus en plus dur d'en trouver un sans webkit ;) Mozilla à louper le train, MS est à la dérive avec IE et seul Opera semble sortir un peu la tète de l'eau, et encore ... Pour le reste, MicroSoft à imposer Windows sur les PC avec des méthodes qui n(ont rien à voir avec la qualité des produits MS. Apple pense que Flash n'est pas bon sur les smartphones, et jusqu'à preuve du contraire, ca casse vraiment pas des briques. Java est le plus gros point noir des dev Android. Puisque tu parle du jailbreak, la plupart des gens qui ont jailbreaker leur iphone ne le savent même pas, puisque c'était vendu comme ca pour pour désimlocker le mobile. j'en ai jailbreaker des centaines à la grande époque du V1 et crois moi, 95% des possesseurs ne savaient même pas ce que c'était Cydia. Encore maintenant les gens vont su l'Appstore parceque c'est Apple et que c'est bien fait. la prochaine version de l'iPhone qui serviras aussi, certainement, de mise à jour pour les posseurs de V1, verras fondre comme neige au soleil le jailbreak parceque les gens pourront l'acheter avec le fournisseur de leur souhait.
avatar mediapress | 
[b]Les quelques trois millions de Mac (une paille) et les toutes petites pdm d'Apple (5 %, pas 10 ou 15, et guère plus qu'il y a dix ans) sont totalement hors de propos ici.[/b] c'est peut-être une paille, mais apple a plus de liquidités avec ses 5% que Microsoft avec ses 90%... :-)
avatar Psylo | 
Certains approuvent l'attitude d'Apple qui est pire que celle de Microsoft, avec des justifications douteuses ? Suck my paradox.
avatar divoli | 
Si je comprends bien le raisonnement de certains, tant que Apple n'est pas en situation de monopole, elle peut se permettre n'importe quoi, même de mettre en place une politique qui est assez proche de celle de MS. Vous attendez donc qu'elle soit en situation de monopole pour pouvoir vous inquiéter de ses méthodes, c'est ça ? C'est absurde, et ce sera trop tard. C'est maintenant qu'il faut réagir.
avatar BKN1 | 
Y'en a un peu marre de ceux qui donnent en permanence des leçons de morale et ose même comparer Apple à Microsoft ! Pour rappel : http://www.ecis.eu/documents/Finalversion_Consumerchoicepaper.pdf http://www.droit-technologie.org/upload/dossier/doc/85-1.pdf Apple protége ses quelques 5 % de part de marché de macos ou 17 % de part de marché de l'iphone. enlevez 5 ou 17 % de part de marché à Apple et c'est fini, enlevez 5 ou 17 % de part de marché à Microsoft, ils ne seront pas mort pour autant ! Soyez fort avec les faibles et faibles avec les forts si vous voulez mais ca s'appelle de la lacheté ! Psylo, suck your paradox yourself !
avatar Psylo | 
@BKN1 Tu as raison, enfermer l'utilisateur dans des verrous numériques, avoir le monopole sur les applications installable, brider les fonctions du matériel, interdire l'accès à la concurence, c'est pas du tout comparable avec Microsoft.... c'est pire !
avatar BKN1 | 
Et en plus , il ne sait pas lire…
avatar Coulonval | 
Je ne vois pas en quoi un butineur alternatif (c'est un exemple) ferait perdre de l'argent à Apple sachant qu'ils touchent 30% à chaque fois !!! Donc comme certains, je pense que leur façon d'agir est trop strict et pas assez "ouverte". Je ne remets pas en cause le fait que ça fasse concurrence à leurs logiciels mais l'utilisateur veut ce qu'il y a de mieux pas forcément que du apple !
avatar vvincent | 
Ben oui, Apple est en situation de monopole sur l'Iphone; Normal, c'est elle qui l'a inventé et le vend. Idem pour l'AppleStore. Elle a donné les moyens à tous les développeurs d'y créer et vendre leurs programmes, en prenant sa marge, normal. Elle impose une certaine éthique, toujours normal, elle défend son image de marque. Je ne comprends vraiment pas le débordement d'égo de certains développeurs qui ne supportent pas qu'on mette en doute et qu'on refuse leur projet. Personne ne les oblige à aller chez Apple. Et le responsable de Facebook est assez mal placé pour donner des leçons d'éthique, rappelons sa tentative malheureuse lorsqu'il a voulu s'approprier les droits d'auteur de tous les afficionados de son site. Et ceux à qui la démarche d'APPLE déplaît, qui les empêche d'aller chez Zune HD ?
avatar mediapress | 
@ vvincent : d'accord avec toi, apple a crée l'iPhone, c'est normal qu'il puisse gérer son fonctionnement à leur manières... mais tout le monde fait pareil, vous croyez que chez androïd ça sera différent ? si ils laissent les applis libres, ça va être n'importe quoi et le téléphone boguera avec certaines applis. une certification est même indispensable pour une bonne utilisation sans soucis... il y a toujours les geeks qui disent ne plus pouvoir vivre sans leur téléphone jailbreaké, ce qui prête toujours à sourire...
avatar sekhmet | 
un autre excellent article, merci pour votre qualité rédactionnelle, j'apprend des choses chaque semaines grâce à macGé.
avatar DrFatalis | 
Une des questions à venir, ce sera l'attitude d'apple le jour où, via une tablette ou autre "big thing", ilks vont s'attaquer au macrhé désorganisé du livre électronique... Actuellement, un livre doit être une appli (iphone/ipod touch). Les auteurs sont donc limités. Mais si demain tout un chacun peut proposer des ebooks sur un futur gadget pommé, Cupertino sera t'elle le maître et le seul décideur de ce que vous pourrez lire ?
avatar lukasmars | 
"ormal, c'est elle qui l'a inventé et le vend. Idem pour l'AppleStore. Elle a donné les moyens à tous les développeurs d'y créer et vendre leurs programmes, en prenant sa marge, normal." Certainement pas, avec l'Appstore Apple a pris le train en marche. Y'avais deja des centaines d'appli gratuites et de trés bonne qualité avant même que l'Appstore ouvre ...Merci le jailbreak !
avatar Nesus | 
Des fois je me demande si les détracteurs récurants de ce site ont une once de raisonnement ? Vous en êtes aujourd'hui à dire que l'appstore c'est un monopole et que les règles de la validations sont inacceptable et qu'elles tuent la vie de l'utilisateurs. Alors petite question, pourquoi y a-t-il autant d'applications dessus ? Deuxièmement il me semble pas que ce soit un monopole loin de là. Tu peux très bien acheter un téléphone ailleurs et tu peux très bien avoir des appli ailleurs que sur l'appstore. Pas avec le iPhone ? En même temps dans c'est cas là aller porter plainte contre renault parce que le levier de vitesse dans la voiture ne sont pas ceux que vous avez voulu mais ceux que l'on vous a imposer. Et moi comme je fabrique des levier de vitesse je vais aussi aller me plaindre parce qu'il parait qu'ils ne sont pas assez solide. On s'en fout qu'ils pètent au bout de 3000 kilomètres j'ai pas le choix de m'imposer c'est du monopole. Bref un minimum de réflexion s'il vous plaît. Vous pouvez pas reprocher a apple de vérifier ce que l'on met dans son iPhone. Et pour les application contesté je rappellerais que l'application facebook un était super buggée (donc bon avant de se plaindre...), et que celle de google c'était une honte sans nom. Franchement dans ces cas la je vois pas pourquoi vous vous plaignez pas contre le fait que l'on nus interdisse de faire de la contre bande ou de la fabrication et revente illicite. Par ce que goggle c'était bien ça. Merci les gars de donner votre réseau nous on va en profiter pour nos appels. Alors bon c'est vrai que c'est tentant mais y a quand même un moment où il faut etre en accord avec soit même. Pour rogue oui c'est du délire. Mais bon les règlmes sont faites pour être respectée. Après on peut toujours revoir la politique en cas de problème et c'est ce que Phil nous indique apparemment donc ça devrait aller. Et puis si ça ne va pas ou peu toujours aller voir ailleurs. C'est pas le seul telephone au monde
avatar mediapress | 
@ FATALIS :Une des questions à venir, ce sera l'attitude d'apple le jour où, via une tablette ou autre "big thing", ilks vont s'attaquer au macrhé désorganisé du livre électronique... Actuellement, un livre doit être une appli (iphone/ipod touch). Les auteurs sont donc limités. Mais si demain tout un chacun peut proposer des ebooks sur un futur gadget pommé, Cupertino sera t'elle le maître et le seul décideur de ce que vous pourrez lire ? OUI apple surveille les droits d'auteurs comme tu as pu lire... tu préfèrerais que l'on te supprime ton livre après ton achat comme l'a fait amazon sur un soucis de droits d'auteurs ? hé oui, c'est compliqué...
avatar Mac1978 | 
Apple - Mac OS X/Mac - iPhone OS/iPhone : similitudes Apple développe un OS pour ordinateur personnel dont elle limite l'installation légale aux ordinateurs qu'elle produit elle-même. Elle détient grosso modo 5-6% du marché mondial des ordinateurs personnels et laisse même d'autres OS s'intaller sur son hardware. Il n'y a rien à redire, n'importe quelle entreprise est libre de limiter l'utilisation de son OS et de son propre matériel. Apple développe un OS pour smartphone dont elle limite l'installation sur son propre hardware. Elle détient 17% environ du marché des smartphones. Apple est libre de le faire comme pour OS X. Dans les 2 cas et jusqu'ici il y a position monopolistique sur le produit, mais pas abus car aucune entreprise ne subit de préjudice à cause de la politique de Apple. Apple - Mac OS X/Mac - iPhone OS/iPhone : grandes différences Toute société qui veut développer un soft pour MacOS X peut le faire, y compris si le soft entre directement en concurrence avec iWork ou iLife. Seuls la qualité de son produit et des critères commerciaux (réelle demande, prix, etc...) en fera un succès ou un échec et Apple n'aura pas ou très peu d'influence directe sur la distribution du produit. Dans l'univers iphone, c'est tout le contraire. Apple contrôle l'unique canal de distribution agréé et peut ainsi prélever une taxe qui ne subit aucune pression directe de la concurrence. Toute société qui veut offrir un software pour iphone doit accepter le canal de distribution imposé, faire agréer son produit sur la base de critères qu'Apple a beaucoup de peine à justifier, et payer une taxe même si elle souhaite utiliser une autre voie. Dans le deuxième cas, il y a abus de position dominante et s'il a fallu plus de 15 ans à la Commission européenne pour épingler Microsoft, qui était aussi sûre de son bon droit qu'Apple aujourd'hui, le délai pourrait être plus court cette fois...
avatar L.Fire | 
Perso je trouve le système plutôt bien fait. Quelque part ça oblige les développeurs à un peu de rigueur avant de soumettre leur travail et ça évite tout problème de sécurité. Je sais où je dois aller pour trouver un logiciel, c'est simple et parfait pour le grand public. Si je peux bien comprendre leur vexation, je n'ai aucune pitié pour ces développeurs du dimanche qui codent comme de la merde et reprochent en suite à Apple la fermeture du système. Les règles sont pourtant simples, ton produit est bon alors il est validé. Étrangement on entend jamais gueuler Gameloft ou Sega ... Franchement c'est pas comme si on pouvait pas faire des tests !

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