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Microsoft

Toute l'actualité de Microsoft sur MacGeneration.

Microsoft : un trou dans la caisse nommé Nokia

| 23/07/2014 | 00:01 |  

Après l'agitation de la semaine dernière, où l'on a appris la suppression de 18 000 emplois, Microsoft a annoncé les résultats de son quatrième trimestre fiscal (qui recouvre le second trimestre calendaire). L'éditeur a généré 23,38 milliards de dollars de revenus, pour un profit de 4.61 milliards, soit 7,1% de moins qu'au même trimestre de 2013. Si Redmond fait mieux que les estimations de Wall Street en matière de chiffre d'affaires, l'entreprise n'atteint pas le résultat escompté pour ce qui concerne les bénéfices.

Microsoft, qui a désormais intégré les activités de mobiles de Nokia (elles représentent le gros de la charette avec 12 500 emplois supprimés), a écoulé 5,8 millions de Lumia ce trimestre et 30,3 millions de mobiles standards. Ça n'est pas si mal pour une famille de produits en pleine restructuration sur laquelle Microsoft n'a la haute main que depuis deux mois pleins, mais qui pèse déjà pour 1,99 milliard de revenus. Néanmoins, Nokia a coûté cher aux caisses de la société puisque cette activité a perdu 692 millions de dollars. Les 7,2 milliards investis pour l'achat de la branche mobile de Nokia sont encore loin d'être amortis, même si le chiffre d'affaires de la division Devices a augmenté de 42% en atteignant les 10 milliards.

L'activité Surface a elle compté pour 409 millions de dollars de revenus, sans qu'on sache combien de tablettes ont été vendues. L'absence au dernier moment de la Surface Mini a été confirmée dans les petites lignes du communiqué financier, dans lequel on apprend que Microsoft a pris la décision de ne pas lancer un nouveau format d'ardoises. En lieu et place, Microsoft a présenté la troisième génération de la Surface Pro.

Microsoft a également écoulé 1,1 million de Xbox (360 et One). Les secteurs sur lesquels l'éditeur peut compter sont les solutions serveurs et dans le nuage (Azure, Office 365 pour les entreprises, licences Windows en volume, etc.), qui sont justement la spécialité du CEO Satya Nadella. Les revenus sont ici en croissance de 16% à 1,28 milliard. Sur le marché grand public, les revenus tirés des activités Cloud ont doublé et ceux des licences Windows ont augmenté de 11%.

Le bouton Démarrer de Windows refait une apparition

| 22/07/2014 | 09:00 |  

Durant la présentation de l'update 1 de Windows 8.1 au printemps, Microsoft avait dévoilé un bouton Démarrer plus respectueux de son héritage, une sorte de teasing puisque cette fonction (qu'on a du mal à qualifier de « nouveauté ») n'a pas été lancée avec cette première grosse mise à jour de Windows 8.1. Deux captures écran de ce fameux bouton ont été diffusées par Myce, réalisées à partir d'une build au nom de code bien connu puisqu'il s'agit de Threshold… et même si Microsoft parle de « Windows 8.1 Pro » pour qualifier cette version, il devrait s'agir dans les faits de Windows 9.

Le bouton Démarrer reprend ce qui avait été présenté en avril dernier. On y retrouve donc les deux volets, un traditionnel à gauche listant les dernières applications utilisées (même si elles n'apparaissent pas sur la capture), l'autre à droite qui affiche les tuiles des apps Metro. Au stade du développement de Threshold, il semble que le panneau dédié aux tuiles puisse se déployer sur toute la surface de l'écran, reprenant ainsi le style de l'écran d'accueil de Windows 8.

La seconde capture montre comment les logiciels Metro pourront être utilisés au sein de l'environnement Desktop (l'interface traditionnelle de Windows), en mode fenêtre. Windows Threshold, dont l'ambition est de réconcilier les utilisateurs hardcore du combo souris/clavier avec le système d'exploitation (qui s'orientait jusqu'à présent vers le tout tactile), devrait sortir l'année prochaine (lire : Threshold : un Windows 9 pour séduire les utilisateurs de Windows 7).

Apple + IBM : une nouvelle aventure pour un vieux couple

| 18/07/2014 | 22:00 |  

Avec l'initiative MobileFirst for iOS développée en partenariat avec IBM, Apple pousse ses solutions mobiles dans le grand bain de l'entreprise. Au détriment du Mac ? Cela reste à voir, mais il est désormais plus clair que jamais l'avenir du constructeur de Cupertino dans le monde de l'entreprise passe par l'iPhone et l'iPad.

Et pour cause : Tim Cook ne cesse de le marteler, et c’est une fois de plus le cas dans le communiqué de presse annonçant le partenariat, « l’iPhone et l’iPad sont les meilleurs appareils mobiles au monde, et ils ont transformé les méthodes de travail dans 98 % des entreprises du Fortune 500 et dans 92 % des entreprises du Global 500, qui utilisent des appareils iOS au quotidien dans le cadre de leur activité », rappelle-t-il.

Le phénomène du BYODbring your own device ») a joué un rôle central dans l’implantation des solutions mobiles de la Pomme dans le secteur habituellement verrouillé de l’entreprise par des DSI généralement acquis à la cause de Microsoft ou de Linux. En autorisant leurs employés à utiliser leurs appareils mobiles personnels (iPhone et iPad et autres plateformes), les entreprises ont dû adapter leurs outils logiciels à la nouvelle donne.

Or, il est de notoriété qu’Apple a quelque difficulté à se montrer souple et flexible, y compris envers de fortunés grands comptes dont certains ont eu du mal à digérer la mort de l’Xserve en 2011. Tim Cook lui-même, dans une interview pour CNBC, admet que « la réalité est que la pénétration [des solutions mobiles d'Apple] dans les entreprises (…) est toujours lente. Si nous pouvons procurer aux entreprises le genre de transformation que nous avons apportée aux consommateurs grand public, je pense qu'il y a ici une grande opportunité ».

La philosophie du « One size fits for all », qui évite à Apple de multiplier les modèles d’iPhone ou d’iPad pour accommoder telle ou telle clientèle, ne fonctionne pas dans le monde de l’entreprise, où chaque société a ses besoins propres. Le constructeur, tout entier tourné vers ses produits grand public et « prosumer », n’a pas l’assise ni l’expertise pour répondre à la demande multiforme des entreprises. IBM était, à cet égard, le partenaire idéal pour adapter la plateforme iOS aux besoins de ce secteur.

Tim Cook et Ginni Rometty, CEO d'IBM.

MobileFirst, preums sur les services mobiles aux entreprises

MobileFirst est un programme créé il y a un an par IBM et destiné à répondre à la demande grandissante des entreprises en matière de mobilité. Si le partenaire d’Apple va continuer à proposer des solutions pour d’autres systèmes d’exploitation (Android, notamment), le volet « for iOS » est un ajout significatif à cette initiative, puisqu’il consiste à développer des applications iOS « prêtes pour l’entreprise ».

Concevoir des logiciels spécifiques est une chose, il faut ensuite pouvoir les déployer et en gérer la maintenance. Sur son site Business, Apple propose bien d’utiliser des outils « MDM » (Mobile Device Management) de tierce partie afin de simplifier la gestion de flottes de terminaux iOS, et a mis en place un programme d’achat d’apps en volume, mais ces solutions restent limitées dans leur portée pour les grandes entreprises.

IBM va mettre à disposition d’Apple sa force de frappe sur le terrain : 100 000 consultants dans tous les secteurs et 5 000 experts mobiles qui pourront répondre aux demandes spécifiques des divers domaines d’activité faisant déjà affaire avec IBM — et l'on parle ici des très grandes entreprises comme des PME, qui n'ont pas toutes les moyens d'avoir un DSI; celles-ci vont se voir offrir des solutions adaptées utilisant des terminaux probablement très populaires parmi leurs employés.

Les deux partenaires sont d’ores et déjà en plein développement d’une centaine de solutions (des applications) pour les secteurs de la distribution, de la santé, de la finance, du tourisme et du transport, entre autres. Ces applications, dont les premières devraient être montrées à l’automne avant un lancement en 2015, sont conçues pour fonctionner sur les infrastructures d’IBM et embarquent les solutions d’analyse de données, de flux de travail et de stockage de données dans le nuage du géant des services, le tout combiné à la simplicité de l’expérience utilisateur et de gestion des terminaux sur iOS. C'est du moins ce qui est promu dans le texte de cet accord.

Ce partenariat est « exclusif », ne cesse de marteler le communiqué de presse. Une porte-parole d’IBM le confirme une fois de plus à Macworld : « Ce que nous disons, c’est que les [applications et services] se destinent spécifiquement à l’iPhone et l’iPad ».

Outre le volet purement technique de ce partenariat, se joue également une carte plus psychologique. L’image de marque très forte d’IBM dans le milieu de l’entreprise va rassurer des DSI réputés pour leur frilosité : « Si IBM arrive et dit "Nous allons nous assurer que le matériel d'Apple fonctionne bien avec les autres outils que vous utilisez", cela fera en sorte d'apaiser les gens du département informatique », explique l'analyste Roger Kay.

De fait, IBM obtient un accès privilégié aux API bas niveau d'iOS, par exemple Localiser mon iPhone ou l'accès à distance. Cette souplesse inédite va permettre à Big Blue de répondre aux besoins particuliers de ses clients, gagnant ainsi un sérieux avantage sur la concurrence. Quant à Apple, elle laisse à un partenaire sérieux et fiable le soin de gérer une clientèle avec laquelle le constructeur n'est pas forcément très à l'aise quand il est question de services. Sans compter qu'IBM va pouvoir vendre iPhone et iPad en grands volumes…

IBM, quand l’histoire repasse les plats

L’histoire — ou plutôt devrait-on dire les histoires — entre Apple et IBM est riche, souvent fructueuse, parfois épidermique. À ses débuts, Big Blue était l’ennemi juré de Steve Jobs; après tout, derrière le Big Brother du spot 1984 se cachait IBM… En 1988, le fondateur d’Apple parti créer NeXT après son éviction de la Pomme, ravale son chapeau et noue un partenariat avec IBM afin d’adapter le système d’exploitation de NeXT sur des machines de l’ancien ennemi. En 1992, IBM participe à la conception d’OpenDoc, un framework dont l’idée vint à Apple qui souhaitait alors ardemment concurrencer Microsoft sur le terrain des applications. OpenDoc devait révolutionner la manière dont nous utilisons des logiciels, grâce à un système flexible et très innovant de modules. En 1997, le retour de Steve Jobs aux commandes d’Apple signa l’arrêt de mort de ce projet.

En 1982, Apple accueillait le premier PC d'IBM avec un gentil message de bienvenue.

Au début des années 90, le projet Taligent, un co-développement d’Apple et d’IBM, devait réinventer le système d’exploitation. Mais en 1995, Apple, préférant se tourner vers Copland, avait perdu tout intérêt dans cet OS laissé aux seuls soins de son partenaire, qui l’abandonna finalement en 1998. Nouvelle crise en 2005, après l’annonce durant la WWDC de l’abandon de l’architecture PowerPC de Motorola et d’IBM : les Mac vont désormais carburer aux processeurs Intel, alors que deux ans plus tôt la puissance du G5 devait laisser loin derrière le fondeur de Santa Clara et ses Pentium… Mais le bouillonnant G5 n'arrivait pas à se glisser dans les portables, une lacune devenue de plus en plus problématique pour Apple au vu de l'essor de cette catégorie de PC. L'alliance AIM (IBM, Motorola et Apple) à l'origine du développement du PowerPC avait vécu.

En décembre 1983, Steve Jobs montrait tout son respect pour IBM. Plus tard, à son retour aux commandes, Apple, IBM (et Motorola) resteront plusieurs années durant partenaires jusqu'à la fin de l'aventure PowerPC et au basculement vers Intel.

Mais à chaque fois qu’Apple s’est tournée vers IBM, et malgré l’animosité initiale de Steve Jobs, Big Blue a toujours répondu présent. Depuis sa création en 1911, la Computing Tabulating Recording Company, devenue International Business Machines en 1924, a su s’adapter. IBM n’est plus, et depuis longtemps, ce géant arrogant vilipendé par le fondateur d’Apple. Le constructeur informatique s'est mué en société de services et de conseil aux entreprises, avec un grand succès.

En 1964, le système IBM 360 prenait un peu de place.

La bascule s’est opérée en 1993 sous le magistère de Louis V. Gerstner. À l'époque, devant les mauvais résultats du groupe, le marché réclamait un éclatement de l'entreprise en plusieurs petites entités chargées de développer et de commercialiser les nombreuses gammes de produits du constructeur. Gerstner a préféré conserver l'intégrité de la société, en la réorientant vers le service et en proposant des solutions mieux intégrées. Les services et le conseil comptent désormais pour la moitié des revenus du groupe.

En plus de ses activités de conseil, IBM est également un repaire d'ingénieurs logiciels, qui permettent à l'entreprise de proposer à ses clients des solutions d'infrastructure complètes. De la branche Software d'IBM, le grand public connait Lotus Notes, devenues IBM Notes depuis la version 9, un logiciel de messagerie et de travail collaboratif. Les plus anciens ont peut-être encore en mémoire le système d'exploitation OS/2 qui intégrait OpenDoc, développé avec Apple. Les activités de la société vont bien au-delà de ces vitrines : les logiciels IBM se retrouvent surtout comme intermédiaires (middleware) entre un OS et un logiciel.

C'est cette expertise unique en matière logicielle et de conseils qu'Apple est venue chercher. Mais le constructeur de Cupertino n'est pas le seul : IBM a également noué par le passé des partenariats avec BlackBerry et Palm afin de rapprocher leurs plateformes avec le monde de l'entreprise… sans obtenir les fruits attendus par les deux fabricants mobiles. Apple réussira-t-elle à faire mieux ? Il semble en tout cas que les deux partenaires se soient donnés les moyens de faire la différence.

La concurrence retient son souffle

  • Chez BlackBerry

Ce partenariat d'envergure entre Apple et IBM risque bien d'être le dernier clou qui reste à planter dans le cercueil de BlackBerry. Le constructeur canadien, qui s'est restructuré autour de son marché originel des entreprises en espérant sortir la tête de l'eau, n'avait pas vraiment besoin de voir débarquer deux concurrents aussi sérieux sur son dernier pré carré. La Bourse ne s'y est d'ailleurs pas trompée : au lendemain de l'annonce de l'accord, l'action BlackBerry flanchait de 10%.

Trois jours avant le communiqué de presse conjoint d'Apple et d'IBM, c'est un BlackBerry prémonitoire (et un rien péremptoire) qui lançait sur son blog une attaque en règle contre iOS 8 en entreprise, expliquant que la sécurité, la productivité et la gestion de flotte étaient de son côté. « BlackBerry restera l'appareil de prédilection de tous ceux qui font le choix de la sécurité et de la productivité », concluait le constructeur.

« BlackBerry restera l'appareil de prédilection pour ceux qui font le choix de la sécurité et de la productivité. Notre héritage est présent dans nos terminaux sécurisés d'entreprise, et avec BlackBerry 10 nous proposons le meilleur appareil pour la sécurité, la productivité, la communication et la collaboration pour les entreprises partout dans le monde ». Un des « faits » de BlackBerry.

Il est difficile d'accuser en creux qu'iOS n'est pas sécurisé : bac à sable pour les applications, chiffrement des courriels iCloud, Touch ID, canaux chiffrés SSL/TLS pour les apps, wi-fi WPA2, support de S/MIME pour les courriels… alors que seuls les utilisateurs de BES (BlackBerry Enterprise Server) sous BlackBerry 10 (la dernière version de l'OS mais pas encore la plus répandue du fabricant) - y ont accès ! De plus, la plateforme d'Apple a prouvé au-delà de tout doute sa productivité grâce à un écosystème applicatif particulièrement riche et qui va croissant — difficile d'en dire autant de BlackBerry.

  • Chez Microsoft

Alors que le marché de l'entreprise est relativement neuf pour les solutions iOS d'Apple, la situation de Microsoft est différente. Comme sur le marché grand public, l'éditeur est au milieu du gué et il cherche à se renouveler après une domination pratiquement sans partage. Le PDG de Microsoft, Satya Nadella, est un spécialiste de l'informatique dans le nuage, un profil idéal pour réinventer les services destinés aux entreprises.

En attendant de mettre la main sur la martingale, l'entreprise va d'abord devoir entamer une mutation : par rapport à Microsoft, Apple n'a qu'une poignée de produits sur lesquels la société peut porter toute son attention. La Pomme va laisser à IBM le soin de concevoir les services et logiciels destinés aux entreprises; elle aura ainsi tout loisir de continuer d'affiner des produits déjà bien installés et qui rapportent énormément d'argent.

Pas de dispersion, peu d'investissement de ressources dans l'activité Entreprise : cette situation permet à Apple de continuer à se concentrer sur ce qu'elle sait faire de mieux. Satya Nadella, dans son mémo parfois confus aux troupes de Microsoft, en appelait lui à un changement de culture afin de cerner plus rapidement les besoins des clients et d'y répondre.

MobileFirst for iOS a été modelé selon le principe de simplicité et de lisibilité qui caractérise le plus souvent les produits et services d'Apple. De son côté, l'offre de Microsoft est complexe, tandis que la transition impulsée par Nadella (« cloud first, mobile first ») ne va pas se faire sans bousculer certaines habitudes un peu trop bien établies.

On en veut par exemple pour preuve le passage à une seule plateforme pour les applications (qui deviendront universelles) : à terme, les entreprises pourront développer leurs logiciels métier au travers d'un seul environnement pour tous les systèmes d'exploitation de Microsoft. Avec iOS, pas besoin de réinventer la roue : le développement d'apps est maîtrisé, et rappelons qu'IBM aura un accès privilégié aux fondations du système. En face, la transition s'annonce longue et potentiellement consommatrice de ressources. En temps de crise, les entreprises ne voudront sans doute pas s'investir dans une aventure dont l'issue reste encore incertaine, Windows 8 n'étant pas le carton attendu.

Microsoft peut cependant compter sur un atout stratégique : sa position inégalée en entreprise, fruit d'une implantation de plusieurs décennies. Malgré les difficultés conjoncturelles et structurelles auxquelles veut s'attaquer Nadella, Redmond a encore beaucoup de cartes en main — surtout, les entreprises continuent de faire confiance aux solutions de l'éditeur. Si on y ajoute l'inertie inhérente aux grands comptes (les contrats et les habitudes évoluent lentement), Microsoft ne sera pas du jour au lendemain en danger sur ce créneau.

  • Pour Android

Au contraire du marché grand public où Android domine de la tête et des épaules, les entreprises ont réservé un bien meilleur accueil à iOS. L'alliance d'Apple avec IBM va d'ailleurs, encore renforcer cette position dominante de la plateforme mobile dans le domaine de la mobilité. Malgré sa toute puissance et des poches profondes, il manque à Google une vraie expertise dans le service et le conseil aux entreprises, qui reste un domaine d'activité éloigné du cœur de cible du moteur de recherche (dont la vocation première reste de vendre du « temps de cerveau disponible »).

De fait, l'annonce-surprise de ce partenariat d'envergure pourrait bien pousser quelques grands acteurs du monde Android à se regrouper. Actuellement, chacun pousse ses pions dans son coin, à l'instar de Samsung qui a commencé à développer une sérieuse offre de services destinée à combler les principaux besoins des entreprises. En vitrine, le constructeur a ainsi mis en avant Knox, un logiciel permettant de séparer les activités professionnelles et privées de l'utilisateur sur un même terminal. Google a annoncé fin juin que ce système serait intégré à même Android. Le constructeur propose aussi un ensemble d'outils pour le déploiement d'appareils, la sécurisation, ainsi qu'un SDK pour concevoir des applications métier.

Mais Google, tout comme Samsung, souffre encore d'un certain manque de crédibilité dans le monde assez conservateur de l'entreprise, et l'éparpillement des activités des deux principaux animateurs d'Android n'est sans doute pas propice à un climat de confiance. En revanche, question sérieux, HP se pose là : le constructeur, qui propose aussi des services aux entreprises, mise beaucoup sur Android pour rebondir. On peut imaginer, à l'instar de Larry Dignan de ZDNet, que ces trois-là vont finir un jour ou l'autre par former une alliance, et qu'ils pourront être rejoints par Accenture, un autre concurrent d'IBM. Ces sociétés seront-elles capables d'offrir une offre unifiée et lisible aux entreprises, tout en apportant la souplesse dont IBM sait faire preuve ?

Il restera également à cette alliance hétérogène un autre obstacle de taille : convaincre les entreprises d'abandonner tout ou partie de leur flotte (et de leur investissement) dans iOS pour passer sous Android. Avec le duo IBM et Apple désormais aux commandes, cette perspective semble clairement s'éloigner.

Et le Mac dans tout ça ?

Apple et l'entreprise, c'est une longue litanie de rendez-vous manqués. Le constructeur a pourtant prospéré à ses débuts avec l'aide de cette clientèle (les entreprises étaient après tout les seules clientes suffisamment fortunées pour s'offrir les ordinateurs de l'époque). Rapidement cependant, Apple a laissé sa place à un certain IBM, très présent dans le secteur, dont les PC fonctionnant sous DOS et Windows ont commencé à inonder les bureaux, jusqu'à éclipser complètement les vénérables Apple II et déclinaisons de Mac.

Le Xserve RAID.

Apple a cependant su maintenir quelques poches de « résistance », comme dans les studios de PAO et par extension les entreprises de presse, le secteur de l'éducation, et quelques autres niches. L'un des principaux écueils d'Apple pour les entreprises est l'absence de lisibilité de la politique du constructeur : le secret, qui fonctionne parfaitement pour le grand public, est un repoussoir pour des clients qui ont besoin de connaître et maîtriser le calendrier de mises à jour de logiciels et de matériels, ne serait-ce que pour des questions de budget et de formation des personnels. Or, la Pomme n'en fait généralement qu'à sa tête. L'effet de surprise est garanti, mais question prédictibilité, on a vu mieux…

Au final, avec cet accord, Apple vendra-t-elle plus d'iPhone et d'iPad aux entreprises ? Sans doute pas tellement plus qu'aujourd'hui; après tout, 490 des 500 plus grandes sociétés américaines utilisent déjà, d'une manière ou d'une autre, des terminaux iOS (lire : L’accord Apple-IBM n’augmentera pas les ventes… mais est-ce seulement son objectif ?). Mais le cheval de Troie que représentent l'iPhone et l'iPad, massivement utilisés dans les entreprises par leurs employés, est-il à même de donner au Mac un regain d'intérêt ?

La dernière tentative un peu sérieuse d'Apple vers le monde de l'entreprise s'est achevée en janvier 2011, avec l'extinction de la gamme Xserve. Apple avait pourtant poussé les feux sous cette famille d'ordinateurs bien spécifiques, avec par exemple un modèle RAID. Le prix de ces serveurs et le support limité de la part d'Apple ont finalement eu raison de cette famille unique chez le constructeur. Apple persiste néanmoins à commercialiser un Mac mini Server. À moins que les entreprises, satisfaites des solutions d'IBM pour les appareils mobiles d'Apple, et désireuses de boucler la boucle d'un écosystème stable et homogène, commencent à s'intéresser sérieusement aux Mac. Des Mac qui, rappelons-le, gagneront avec OS X Yosemite et iOS 8 un bouquet de services, Continuity, rapprochant de manière transparente l'ordinateur et son compagnon mobile.

Le grand gagnant de cet accord sera-t-il dès lors… le Mac ? Le fameux effet halo, qui a permis à Apple de vendre ses ordinateurs aux possesseurs de l'alors très populaire iPod, va-t-il remettre le couvert entre iOS en entreprises et le Mac ? La réponse viendra dans quelques années, mais si tel était le cas, le renversement de tendance serait alors total, complet et magistral.

Microsoft supprime 18 000 emplois sur 127 000

| 17/07/2014 | 14:17 |  

18 000 postes vont être supprimés chez Microsoft jusque dans le courant de l'année prochaine. 13 000 postes sont visés dans un premier temps et les personnes concernées recevront leur lettre de licenciement dans les six mois.

Satya Nadella, lors d'un précédent rassemblement avec ses employés

Les gens de Nokia sont les premiers touchés, et dans les grandes largeurs puisque 12 500 postes de la division fraîchement achetée vont disparaître. Il s'agit de salariés travaillant dans les usines de fabrication ainsi que dans les services de Nokia où des doublons existaient avec ceux de Microsoft. La Finlande et deux sites en particulier vont toutefois concentrer l'essentiel des efforts d'ingénierie sur les téléphones de Microsoft, aux dépens des équipes basées à San Diego et Pékin qui vont être réduites.

Pour la production des téléphones, c'est Hanoï au Vietnam qui va assurer la majorité des opérations. Accompagné dans une moindre mesure par des usines déjà en service en Chine, à Pékin et Dongguan. Deux villes au Brésil et au Mexique joueront aussi un rôle pour la fabrication et la réparations des produits, tandis qu'en Hongrie une usine va fermer.

Avec l'arrivée de la division Services et Devices de Nokia et de ses 30 000 employés, le groupe est passé subitement à 127 000 salariés. En 2009, l'éditeur s'était séparé de 5 800 personnes, ce qui avait représenté un record à l'époque.

Satya Nadella entend faire « évoluer la culture et l'organisation » du groupe dont il assure la direction depuis le début février. Il veut un Microsoft plus agile, plus rapide, avec moins de niveaux de hiérarchie pour accélérer la prise de décision et la circulation des informations. Ce qui impliquera d'étendre la surface de responsabilité des managers au lieu de l'émietter entre trop de personnes.

L'expérience Nokia X se termine

L'intégration des équipes restantes de Nokia est l'un des principaux chantiers en cours. Les terminaux Nokia X fonctionnant sur un dérivé d'Android, avec une interface matinée de Windows Phone, ne vont pas rester éternellement au catalogue.

Nadella, dans sa déclaration, affirme une volonté de changement dans cette gamme « Nous prévoyons de transférer certains des designs Nokia X vers des produits Lumia fonctionnant sur Windows ». Microsoft compte ainsi rationaliser sa gamme de téléphones. Il va ramener vers son principal système d'exploitation mobile des smartphones conçus initialement pour attaquer l'entrée de gamme Android (lire Microsoft : fin de partie pour les Nokia X sous Android). D'autres détails sur cette profonde réorganisation vont être donnés dans la journée et détaillés le 22 juillet à l'occasion des résultats financiers.

Les Nokia X basés sur une branche d'Android

Microsoft va se battre sur le bas de gamme

| 15/07/2014 | 14:03 |  

Netbook, le retour. Les portables à petits prix n'ont jamais vraiment déserté les rayons des grandes enseignes, mais les Chromebooks sont venus jouer les troubles fêtes face à Windows. À l'ouverture de sa conférence pour ses partenaires ce week-end, Kevin Turner a promis chez HP pour Noël des portables Windows démarrant à 99$. Ces PC "Stream" auront toutefois de tout petits écrans 7" et 8".

Le directeur exécutif de Microsoft a nommément cité l'adversaire de ces machines « Nous allons être présent dans l'entrée de gamme. Nous avons une offre très intéressante à opposer aux Chromebooks, nous n'avons aucune intention de laisser ce marché à quiconque ».

Turner a aussi parlé de l'arrivée prochaine chez HP d'un modèle vendu 199$. Il n'en a pas détaillé les caractéristiques, mais c'est un tarif en deçà de ceux pratiqués par la majorité des partenaires de Google pour leurs Chromebooks. Ils sont quasiment tous vendus entre 249$ et 319$. À l'exception du petit Acer C720 de 11" tarifé 199$. Il utilise un Celeron d'Intel, 16 Go de stockage et 100 Go sur Google Drive (gratuits pendant 2 ans, payants ensuite), 1 port USB 2, 1 port USB 3, une sortie HDMI et un logement de cartes SD.

Acer Chromebook C720 - 199$

Toshiba prépare aussi avec Microsoft un modèle de 1 kg fonctionnant sur Windows 8 pour 249$ avec un écran de 11,6" (non tactile a priori) et un SSD de 32 Go. Chez Acer, pour le même prix, on aura un grand 15,6" avec un Celeron à 2,16 GHz.

Microsoft a mis en avant six points qu'il estime essentiels et absents des Chromebooks : le fonctionnement simultané avec des applications natives et web ; la suite Office ; des logiciels de bureau ; la non-dépendance à un accès réseau ; la pléthore de pilotes divers et variés pour des périphériques et aucun problème pour se connecter à une imprimante.

Depuis plusieurs mois déjà, Microsoft a identifié les Chromebooks comme une cible à toucher. Les portables Chrome OS dont les niveaux de vente restent inconnus, ont fait les frais d'une publicité comparative en décembre. L'objectif était de montrer qu'ils sont loin d'égaler les capacités d'un portable sur Windows, que ce soit sur le choix des logiciels ou leur dépendance à une connexion Internet.

Si Microsoft attaque là le segment des portables très peu chers, il a ouvert un autre front en direction des portables d'Apple lorsqu'il a présenté la Surface Pro 3 et son écran de 12". Cette fois, c'est le MacBook Air qui avait été désigné comme le concurrent à surpasser.

Dans les deux cas, on voit un Microsoft dont le Windows 8 n'a pas rencontré le succès escompté qui veut ramener l'attention vers ses produits. Il est même allé jusqu'à lancer des offres de reprise de portables Apple en échange d'une tablette (lire aussi Microsoft : la Surface Pro 3 moins chère grâce au MacBook Air) comme il l'avait fait autrefois entre l'iPhone et les Windows Phone.

Microsoft va tailler dans ses nouveaux effectifs

| 15/07/2014 | 12:00 |  

Le plan de licenciements que prépare Microsoft pourrait être le plus important de son histoire, ont indiqué à Bloomberg des personnes mises dans la confidence de ces préparatifs. Il dépasserait dans ce cas les 5800 postes supprimés en 2009.

La situation est toutefois différente. Microsoft a vu sa masse salariale faire un bond avec l'arrivée, d'un coup, des quelques 30 000 salariés de Nokia. Un renfort qui a porté le total de ses effectifs dans le monde à 127 104 personnes. Ce genre d'acquisition entrainant nécessairement des doublons dans les postes, c'est à ce niveau que se feraient les coupes. Sont citées des divisions marketing dans le groupe, mais aussi techniques du fait d'une réorganisation des équipes et du fonctionnement de l'entreprise.

Satya Nadella - crédit Microsoft

On devrait en savoir plus cette semaine, en prélude à l'annonce le 22 juillet des derniers résultats financiers. Satya Nadella, le nouveau PDG, avait prévenu il y a quelques jours de cette perspective, mais sans entrer dans les détails.

Bloomberg rappelle qu'au moment de l'acquisition de Nokia, Microsoft s'était engagé à réduire ses coûts de l'ordre de 600 millions de dollars dans les 18 mois suivant la fin de l'opération.

Microsoft : les services d’abord, le mobile d’abord, et puis tout le reste en prime

| 11/07/2014 | 00:06 |  

« Nous vivons dans un monde où le mobile et le nuage sont prioritaires » : Satya Nadella ne cesse de le répéter depuis cinq mois qu’il a pris la direction de Microsoft. Mais il avait encore besoin de le répéter dans une très longue lettre à ses employés, comme une litanie destinée à débarrasser Microsoft du souvenir des années Ballmer.

Satya Nadella. Image Microsoft.
Satya Nadella. Image Microsoft.

De fait, Nadella enterre la stratégie de son prédécesseur, au profit de la vision qu’il a développée en tant que directeur des services en ligne de Microsoft :

Ces derniers temps, nous nous décrivions comme une société “d’appareils et de services”. Même si cette description nous a servi à entamer notre transformation, nous devons aujourd’hui mettre au point une stratégie unique et distinctive.

Le cœur de Microsoft réside dans les outils de productivité et les plateformes conçus pour un monde dominé par le mobile et le nuage. Nous allons réinventer la productivité pour que chaque personne et chaque société sur la planète fasse plus et réussisse davantage.

L’idée est simple : Microsoft doit retrouver avec le nuage et les mobiles la position qu’elle avait avec Office et les PC. L’exécution est complexe : elle sous-entend une restructuration d’une partie de la société, qui pourrait aller de pair avec des suppressions d’emplois. L’enjeu est énorme : il s’agit pour la firme de Redmond de devenir incontournable dans un paysage concurrentiel extrêmement relevé.

Or la vision de Nadella ne peut être pleinement réalisée qu’à condition que les services de Microsoft soient tout autant utilisés sur iPhone, iPad et autres appareils Android que sur les PC. C’est la condition sine qua non pour amasser un volume suffisant de données permettant de « prédire et comprendre de manière plus efficace ce que [les] clients veulent et de prendre en compte plus rapidement les informations que nous recevons. »

Bref, le Microsoft de Nadella est un Microsoft recentré sur Office 365, Azure et Bing, en compétition avec IBM, Google et Amazon pour le contrôle des appareils mobiles par le biais des services auxquels ils se connectent. Ou il le serait si Nadella n’était pas incapable de tout à fait se défaire du bilan de son prédécesseur : non seulement Xbox, Surface et Windows Phone restent à l’ordre du jour, mais Microsoft se réserve le droit « de développer de nouvelles catégories » d’appareils.

Placé sous la tutelle des grands actionnaires de la société, Nadella n’a pas l’autorisation de diminuer la valeur de Microsoft pour mieux la préparer au futur. Il est donc condamné à construire sur des fondations sapées plutôt qu’à faire sauter des pans entiers de la société, à multiplier les déclarations d’intention et les citations de Nietzsche et Rilke plutôt qu’à agir en profondeur. « Nous vivons dans un monde où le mobile et le nuage sont prioritaires », mais tout aussi peu prioritaires que le reste.

Threshold : un Windows 9 pour séduire les utilisateurs de Windows 7

| 01/07/2014 | 17:30 |  

Microsoft concentre désormais son attention sur la prochaine version de Windows, nom de code « Threshold ». Selon la toujours très bien informée Mary-Jo Foley, « Microsoft travaille à inclure de nombreuses nouveautés à destination des utilisateurs […] qui utilisent principalement un ordinateur de bureau ou un ordinateur portable avec un clavier, une souris, et pas forcément du tactile. » Autrement dit, « Windows 9 » sera chargée de séduire les utilisateurs de Windows 7 que Windows 8 a repoussés.

Windows 8. Image Microsoft.
Windows 8. Image Microsoft.

Threshold devrait être présenté au public cet automne, pour une disponibilité en 2015. Windows 8 recevra d’ici là un dernier lot de mises à jour, mais Microsoft en a sinon « terminé » avec ce système aussi mal reçu que l’avait été Vista. La firme de Redmond aurait à ce point envie de l’oublier que la mise à jour vers Threshold pourrait être gratuite, y compris pour les utilisateurs de Windows 7 SP1.

Avec Threshold, Microsoft abandonnera définitivement sa stratégie d’unification esthétique, qui a prouvé son inadaptation aux besoins spécifiques des multiples contextes d’utilisation. Cette décision intervient à un moment où Apple a réaffirmé la différence fonctionnelle d’OS X et d’iOS, seulement unis par une couche de services universels, et où Google a au contraire présenté une interface universelle censée convenir à toutes les situations.

Threshold sera donc décliné en plusieurs versions possédant le même noyau, mais des interfaces différentes. La première sera adaptée aux ordinateurs « traditionnels » et présentera uniquement un bureau classique. Les utilisateurs d’appareils hybrides pourront quant à eux passer du bureau au mode « Modern UI », selon qu’un clavier et une souris soient connectés ou pas. Enfin, Microsoft abolira la distinction entre Windows et Windows Phone : les « pures » tablettes et les smartphones, à processeur ARM ou x86, utiliseront une version mobile de Threshold sans bureau.

Microsoft : OneDrive désormais au niveau de Google Drive

| 23/06/2014 | 23:30 |  

Microsoft réplique à la baisse des tarifs opérée mi mars par Google pour son espace de stockage Drive (lire : Google Drive baisse les prix du stockage supplémentaire). À partir du 1er juillet, ceux qui ont souscrits à un abonnement Office 365 bénéficieront d'un To de stockage dans leur espace en ligne OneDrive, un effort conséquent puisqu'auparavant, ce forfait (à partir de 7 euros par mois ou 69 euros par an) n'ouvrait droit qu'à 30 Go (20 Go supplémentaire, avec les 7 Go de l'offre gratuite et 3 Go pour l'inscription au service de stockage de photos automatique). Chez Google, cette dotation revient à 9,99$ par mois. L'offre de Microsoft est d'autant plus intéressante qu'elle inclut deux licences de la suite Office à installer sur un Mac, un PC et/ou un iPad (d'autres tarifs plus généreux en matière de licences sont aussi disponibles).

Ceux qui voudront simplement essayer OneDrive pourront s'inscrire gratuitement et bénéficier de 15 Go en ligne, contre 7 Go auparavant. Les utilisateurs déjà abonnés au service gratuit vont voir la dotation de leur OneDrive passer à 15 Go, ce qui place le cloud de Microsoft au niveau de celui de Google. 100 Go supplémentaires peuvent être achetés pour 1,99$, ou encore 3,99$ pour 200 Go (ces tarifs étaient auparavant de 7,49$ et 11,49$). Actuellement, ces nouveaux tarifs ne sont pas encore répercutés sur le site français d'Office 365.

Ces offres contrastent avec l'iCloud d'Apple, qui se contente toujours de 5 Go offerts, avec 10 Go supplémentaires facturés 16 euros par an. Cela va néanmoins changer avec iOS 8/OS X Yosemite, puisque les 20 Go (en plus des 5 Go de base) coûteront 0,99$ par mois (3,99$ pour 200 Go). Cela positionnera l'offre d'Apple dans les clous de la concurrence.

Pour aller plus loin :

Microsoft : la Surface Pro 3 moins chère grâce au MacBook Air

| 23/06/2014 | 22:30 |  

Seriez-vous prêt à échanger votre MacBook Air pour une Surface Pro 3 ? Le cœur de l'argumentaire de vente de la nouvelle tablette de Microsoft est basé sur un comparatif (parfois bancal) avec les solutions portables d'Apple, plutôt qu'avec l'iPad Air. Histoire d'enfoncer le clou, Redmond a mis en place une offre assez étonnante : le constructeur propose en effet aux propriétaires de MacBook Air d'échanger leur ultra-portable contre une Surface Pro 3. Suivant l'état de l'ordinateur, Microsoft est prêt à donner jusqu'à 650$ de crédit sur l'achat d'une de ses tablettes.

Le modèle de base à 799$ (sans le clavier-étui) revient donc à 150$ seulement. L'offre expire le 31 juillet et n'est valable que dans les boutiques de Microsoft, ce qui en réduit beaucoup l'impact. Il n'est d'ailleurs pas certain que les utilisateurs de MacBook Air se précipiteront pour échanger leurs Mac contre une tablette sous Windows 8…

Microsoft est coutumier du fait. Il avait déjà proposé l'an dernier de racheter iPhone et iPad contre 200$, qui pouvaient être réinvestis dans des Windows Phone ou tablette Windows. Avec le succès modeste que l'on sait.

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