Cloud Computing : un avenir sans nuage ?

Arnaud de la Grandière |


Imaginez un avenir où tous vos "contenus" (livres, musique, vidéos, logiciels) sont accessibles sur tous les écrans connectés qui vous entourent, où que vous soyez dans le monde. Où les capacités matérielles de votre machine, sa mémoire vive, sa mémoire de masse, la vitesse de son processeur, la puissance de sa carte graphique, n'ont plus la moindre espèce d'importance, au point qu'elle pourrait faire fonctionner les logiciels les plus gourmands à plein régime sans sourciller, voire même exécuter en temps réel des algorithmes qui auraient été impensables sur l'ordinateur le plus puissant du marché.

Cet avenir radieux, le fameux "cloud" en tient la promesse, et il est en train de se mettre en place dès maintenant.

Voilà plusieurs mois maintenant que des rumeurs insistantes annoncent l'arrivée d'un MobileMe revu et corrigé, dont la principale nouvelle fonctionnalité permet de stocker en ligne les contenus achetés sur iTunes. Ainsi vous pourriez y accéder en streaming sans "gaspiller" de place sur votre disque dur, à partir de toute machine connectée à Internet. Cette fonction de "casier virtuel" paraît l'évidence même, à plusieurs égards : elle permettrait par exemple à l'Apple TV de s'affranchir d'un ordinateur pour pouvoir consulter les vidéos achetées sur iTunes. À l'heure actuelle, la set-top-box d'Apple ne permet que de consulter des vidéos louées sur l'iTunes Store, à moins d'avoir un ordinateur sur le même réseau qui stockera et diffusera les contenus achetés.

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Apple permet d'ores et déjà de re-télécharger les Apps (que ce soit pour iOS comme pour Mac OS X), sans avoir à ouvrir le porte-monnaie une deuxième fois. Il serait particulièrement confortable de ne plus avoir à se faire de souci pour la sauvegarde de ces contenus, et même de pouvoir les supprimer à l'occasion pour gagner de la place, tout en se disant qu'ils seront toujours accessibles via le compte iTunes. De même, un tel espace de stockage en ligne permettrait à tous les appareils compatibles iOS de s'affranchir du prix coûteux de la mémoire flash. Les effets s'en sont fait sentir en passant de la première à la seconde génération de l'Apple TV : son prix et son volume se sont littéralement effondrés.

Les différents mouvements de troupes de ces derniers mois mettent également tous les indicateurs dans le même sens : construction d'un gigantesque data-center en Caroline du Nord, acquisition de Lala.com, rumeurs de négociations avec les ayants droit, disparition de la version boîte de MobileMe… et même la montée au créneau des concurrents d'Apple. On pense évidemment aux différentes offres qui permettent d'ores et déjà de streamer de la musique (Deezer, Spotify, Rhapsody…), mais on prête également à Google les mêmes intentions d'offrir un casier virtuel avec son service Google Music. Mieux encore, Amazon a d'ores et déjà lancé les hostilités. Mais cette avance stratégique pourrait se retourner contre Amazon, qui joue ici les francs-tireurs : la société ne s'est guère encombrée de l'assentiment des maisons de disque.

D'épineuses questions de droit(s)

Car tous ces nouveaux services bouleversent les accords de licence et de distribution tels qu'on les a toujours connus. Et c'est un véritable casse-tête pour en défaire l'écheveau : un même artiste peut être distribué par différentes maisons de disques dans deux pays donnés. Les royalties n'iront donc pas aux mêmes prestataires en fonction du pays si l'on tient à faire les choses correctement. C'est la raison pour laquelle l'iTunes Store a mis tant de temps à s'ouvrir dans de nouveaux pays, d'abord pour la musique, puis pour la vidéo : les accords de licence incluent nécessairement une clause territoriale. C'est également la raison qui justifie que les services de rattrapage pour la télévision soient limités à des adresses IP nationales : obtenir une licence de diffusion mondiale coûterait bien plus cher (pour autant qu'elle soit même disponible), et les diffuseurs n'auraient guère de moyens de les rentabiliser en l'absence d'une régie publicitaire mondiale pour financer ces services, sans même parler de leur portée respective à l'international.

Mais la donne a d'ores et déjà changé avec iTunes : de manière effective, le territoire concerné n'est plus vraiment prépondérant puisque seule la domiciliation du compte en banque (ou de la carte iTunes) fait foi : ainsi il est possible de faire des achats sur l'iTunes Store français depuis l'étranger. Un vrai soulagement pour tous les expatriés qui peuvent ainsi conserver un lien culturel avec leur mère patrie. Apple a réussi le tour de force de s'affranchir de cette contrainte : de manière effective, elle vend des contenus à des ressortissants qui ne devraient même pas y avoir accès, en toute légalité.

Mais en proposant un casier virtuel, Apple changerait de statut qui passerait de celui de vendeur à celui de diffuseur, au même titre qu'une station de radio ou une chaîne de télévision. Ce sont deux statuts bien différents régis par des licences qui n'ont rien à voir. Et il faut trouver un financement à tout cela, sachant que les ayants droit tiennent toutes les clés, et qu'ils peuvent légitimement escompter percevoir des royalties sur chaque exploitation qui est faite de leur propriété intellectuelle. Aucune société ne saurait tirer profit, directement ou indirectement, de ces contenus sans rétribuer les détenteurs de leurs droits d'exploitation. Précisément, Amazon prête pouvoir en faire l'économie : interrogée par PaidContent, la société botte en touche : « Nous n'avons pas besoin de licence pour entreposer la musique sur Cloud Drive. La fonctionnalité permettant de sauvegarder des MP3 sur Cloud Drive est la même que si un utilisateur enregistrait sa musique sur un disque externe ou même iTunes ». C'est une manière de voir les choses, mais il n'en reste pas moins qu'Amazon diffuse de la musique sans autorisation. C'est exactement le même argument que le site Wizzgo avait avancé pour son système de magnétoscope en ligne, avec les résultats que l'on sait : le service a du fermer pour cause de violation de droits (lire Wizzgo se vide de son contenu). Pire encore, le service Cloud Player permet de partager votre casier virtuel avec cinq utilisateurs… Et de fait, Sony Music n'a pas manqué de faire savoir son étonnement et a annoncé prendre toutes les mesures judiciaires nécessaires (lire Sony Music surpris par le lancement d'Amazon Cloud Player).

Bref, il est manifeste que la mise en place de ces services n'a rien d'une sinécure. Et si Apple s'est bien donné la peine de négocier des accords comme les rumeurs le disent, ça n'est pas pour que les ayants droit laissent passer les francs-tireurs. L'affaire aura forcément des répercussions judiciaires si Amazon s'entête. Le cloud a beau promettre bien des avantages, il n'en faudra pas moins passer d'abord par bien des difficultés.

Gigahertz et vapeur d'eau

Mais au-delà du stockage en ligne et de la diffusion en streaming, un autre avantage non négligeable du cloud, c'est bien le "cloud computing", c'est à dire l'exécution de code côté serveur. On en a déjà vu un avant-goût avec le très prometteur OnLive, qui permet de jouer aux jeux les plus exigeants sur le matériel le plus modeste, en calculant les images côté serveur et en les "streamant" vers votre machine, qui se contente de les afficher comme une simple vidéo et d'envoyer au serveur les commandes du joueur. Les avantages d'un tel procédé sont assez nombreux : fin du piratage et du marché de l'occasion pour les éditeurs, et différentes offres avantageuses pour l'utilisateur comme un pass mensuel qui permet de jouer à une vingtaine de jeux pour dix dollars par mois par exemple, la possibilité de jouer aux tout derniers jeux sans avoir à acheter une machine plus puissante, ni même à télécharger quoi que ce soit, n'étant pas les moindres.

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D'autres services promettent d'étendre ces capacités à tout type de logiciels, par exemple OTOY qui permet d'exécuter SolidWorks sur un simple netbook (lire GDC : le streaming de jeux en force). Naturellement pour que de tels services puissent être utilisés avec le maximum de confort, encore faut-il que les infrastructures soient à la hauteur, car ils exigent non seulement une large bande passante (OnLive nécessite 5 mégabits par seconde), et des serveurs disposés dans le monde entier, mais surtout un temps de réponse le plus bref possible (un ping inférieur à 100 ms pour OnLive) pour que rien n'y paraisse pour l'utilisateur final. Si le service OnLive est accessible à certaines connexions en France, il est encore loin d'être optimisé comme aux États-Unis, ne vous fiez donc pas à votre expérience telle qu'elle.

Une chose est sûre, avec les accords de routage et le déploiement de réseaux à haut débit, c'est là qu'est l'avenir. Lors d'une conférence au Media Summit d'Abu Dhabi, Jules Urbach, PDG d'OTOY, a fait la démonstration de Crysis 2 sur iPad, ou encore du rendu d'un modèle 3D issu tout droit du film Transformers en temps réel et en path tracing (une technique de rendu ultraréaliste qui nécessite d'ordinaire des temps de calcul très longs), à 60 images par seconde sur un simple iPhone.


(note : le son est de mauvaise qualité durant les cinq premières minutes de la vidéo)


Mais si ces services offriront de nouvelles possibilités, ils soulèvent également diverses questions. Sur la confidentialité et la sécurité, notamment, puisque chaque utilisateur offre les clés de ses données à une société tierce, mais également sur la pérennité des données, les sociétés les plus réputées n'ayant à ce jour pas été exempte de perdre des données sans possibilité de sauvegarde (Google elle-même en a fait l'amère expérience avec pas moins de 40.000 comptes Gmail qui se sont volatilisés suite à un problème technique), sans même parler du fait que bien des sociétés finissent par faire faillite. Ces risques devront être évalués par chacun de nous à l'avenir, à l'aune des avantages obtenus en contrepartie.

Ces questions se posent dès aujourd'hui, à l'heure où nous stockons nos emails ou nos photos en ligne. Qu'adviendra-t-il de nos données sur le long terme ? Peu y songent sur le moment. D'autres en revanche sont allergiques à la notion même de confier leurs données à des tiers. Le cloud remportera-t-il l'adhésion du public ? Sur le long terme, cela ne fait guère de doute : bientôt viendra l'heure où nous n'aurons plus même le choix, après une période de transition. Jules Urbach estime que 100% des logiciels seront disponibles dans le cloud d'ici 2014, et il y a fort à parier qu'à partir de là les éditeurs tendront à ne plus proposer de version hors ligne par la suite, à mesure que les zones non desservies en haut débit se réduiront.

[photo: flickr/vsz]

avatar rva1mac | 
Le Cloud Computing, c'est la nouvelle façon de s'informer sur vos données dans un but marketing (dans le meilleur des cas).
avatar JLG47 | 
Dites les d'jeunes Cela ne vous dit rien l'informatique centralisée et les terminaux passif? L'utilisateur au bon vouloir de l'informaticien de service (j'ai failli écrire de "sevice" ;=D) capable de pouper le réseau comme bon lui semble? C'était avant le minitel et à l'époque des "unités centales" qui traitait vos données quand elles avaient le temps (quand l'Informaticien voulait bien devrais-je dire). Sans sombrer dans la paranoïa du complot permanent, je ne trouve pas la démarche totalement judicieuse et généralisable. La capacité locale de calcul, en regard de nos généralement très faibles besoins privés me semble largement adaptée. Considérer notre besoin personnel de "grid" généralisable est quelque peu dérisoire. Que certains usages spécifiques puissent le justifier est une autre affaire. Certes,dans bien des cas il est possible de garder et sauvegarder localement ses données en local, mais voyez le système cloud de Microsoft ou de Google, les données sont tout juste imprimables. Quant à les rapatrier, il faut avoir acheter le logiciel qui vas bien. Enfin c'est bien un système "urbain", et encore, car pour avoir accès à ses données, il faut pouvoir se connecter à un réseau. Et ce réseau est loin d'être garanti partout avec un débit permettant de travailler.
avatar laurange | 
Le cloud c'est publique a la google, microsoft ou apple mais ca peut etre aussi prive sur un materiel qu'on possede. C'est la promesse d'accessibilite permanente (sous reserve de bande passante) Le cloud n'est pas seulement le stockage mais aussi les applications. MacOS Lion promet l'ouverture de plusieurs sessions simultanees, ca veut dire un seul ordinateur dans la famille ou soyons fous chez un hebergeur pas trop loin, et des peripheriques legers Ca peut etre aussi le partage de materiel, mon pere n'aurait plus besoin d'un vrai mac, il accederait a un compte sur ;on futur mac mini. on pourrait creer des serveurs se regroupant en communautes (voisins, amis, quatier, association, village). Vous parlez d'economie et d'ecologie, imaginez les fermes de serveurs du cloud dans des pays ou l'energie solaire est disponible en permanence, ou dans un pays froid grace a la geothermie comme en Islande. du materiel leger, disons pas plus puissant qu'un ipad ou simplement une apple tv2 suffirait a acceder a toutes les applications les plus gourmandes. on ne paye plus pour posseder mais pour acceder aux services et avec une sauvegarde locale des donnees (photos, documents) on peut changer de fournisseur. C'est un revolution, il faut tout revendre ... et moins acheter.
avatar rom54 | 
@ Akageo Je n'ai pas dit que les systémes centralisés ont disparus ou qu'ils sont systématiquement inadaptés. Ils ont leurs applications et leurs utilités, comme les serveurs de calcul que sont les supercalculateurs vectoriel utilisés pour la recherche, les serveurs de bases de données, etc. Leur mise en oeuvre est d'ailleurs le coeur d'activité de sociétés sérieuses et performantes comme Oracle, IBM, HP,... Mais il ne s'agit pas de cloud. Il s'agit d'infrastructures au niveau corporate, donc d'un service entier maîtrisé et privé. Dans ce cadre, le client et l'operateur reste l'entreprise et les données restent sous le controle de l'entreprise. De même les systémes de prise de controles a distances sont nécéssaires dans le cadre de sécurité ou d'administration pour ce type d'entreprise: effacer a distance les données d'un ordinateur volé, mettre à jour le soft, controler l'activité de la machine,... sont nécésaires car il s'agit de materiel pro et dont l'utilisation est limité et sous le controle de l'entreprise. C'est vrai et justifié dans le cadre pro, ce ne l'est pas dans le cadre hors entreprise et encore moins dans le cadre d'un ordi personnel. Le fait qu'une entreprise puisse contrôler le contenu et l'utilisation d'une machine privée est incompatible avec le respect de la vie privée et la liberté d'opinion (en plus d'être une faille de sécurité majeure) Le cloud dont on parle c'est le fait de remplacer l'ordinateur du particulier (et plus grave: de la petite entreprise) par une console sans stockage ni applications, dont la totalité des actions est déportée sur un ou plusieurs systèmes centraux dont l'utilisateur(le propriétaire) n'a pas la maîtrise. C'est a dire que l'utilisateur perd la propriété, la maitrise, l'utilisation,.. de ses informations et de ses actions au profit d'un tiers dont la responsabilité et le devoirs légaux sont indéfini et de toute manière inapplicables à la vue de la différence de moyens. Le cloud c'est le fait que l'utilisateur soit totalement asservi à un système commercial intouchable qui le maintient dans une position de captivité totale, ou toutes ses action et information sont alors propriétés de ce systéme. Le cloud c'est tranformer une relation d'équivalence ou les différents acteurs - utilisateurs, fournisseurs de services, éditeurs,... - sont sur un pied d'égalité légal, au sein d'une organisation non hiérarchique horizontale, par un système hiérarchique pyramidale ou la relation client-fournisseur devient une relation dominé-dominant. Les services de relais de mail et d'hébergement de page web type Yahoo ou Google ne sont pas du a proprement parler du cloud (encore que dans le cas de GoogleMail c'est tangent). De plus, le but que je souligne du cloud, n'est pas de contrôler internet par le cloud, c'est effectivement impossible! C'est de pousser l'utilisateur a utiliser des protocoles et des services sous le controle d'un systéme de gouvernance centrale, en remplacement des protocoles qui font d'internet un systéme décentralisé et sans besoin de gouvernance. Facebook, en bon troyen, est en train de faire ca en remplaçant sournoisement le chat et le mail par des services d'apparences similaires mais contrôlé par un système d'encapsulation propriétaire.
avatar GerFaut | 
« Nous n'avons pas besoin de licence pour entreposer la musique sur Cloud Drive. La fonctionnalité permettant de sauvegarder des MP3 sur Cloud Drive est la même que si un utilisateur enregistrait sa musique sur un disque externe ou même iTunes ». C'est une manière de voir les choses, mais il n'en reste pas moins qu'Amazon diffuse de la musique sans autorisation. » Non seulement c'est une manière de voir les choses mais c'est la réalité. Amazon en l'occurrence ne diffuse pas de la musique mais met à disposition du client sur ses serveurs ce qu'il a déjà payé. C'est exactement le même principe que celui des hébergeurs : on met du contenu chez eux et on s'en sert à volonté. Le seul problème c'est que les inénarrables « ayants droits » cherchent le moyen de s'en foutre plein les poches à moindre frais. Ça confine même à l'escroquerie puisqu'ainsi, ils feraient payer plusieurs fois la même chose à la même personne… J'espère qu'Apple va se battre sérieusement sur ce point. « Qu'adviendra-t-il de nos données sur le long terme ? Peu y songent sur le moment. D'autres en revanche sont allergiques à la notion même de confier leurs données à des tiers. » C'est ça les vrais questions qui sont en l'occurrence celles que je me pose et qui, à priori, feront que je n'utiliserai jamais ce système sauf, exceptionnellement pour des données sans valeur.
avatar Timnado | 
La photo au début de l'article me fait penser au pays des Teletubbies. Mais oui, mais c'est bien sûr, le cloud c'est pour les tout petits enfants...
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ Gerfaut : Premièrement, dans un état de droit, tu n'as pas plus le droit de mettre sur un hébergement public la propriété intellectuelle d'autrui sans son autorisation, que ce soit chez Amazon ou ailleurs. Deuxièmement, même si Amazon n'ouvrait pas les vannes à cinq utilisateurs et te réservait l'exclusivité de ton Cloud Drive, il s'agit d'une entité différente de toi, et non de ton propre hébergement réservé à ton usage (la notion de copiste est primordiale en pareil cas). De manière effective, Amazon diffuse de la musique sans autorisation, ce qui est illégal. Et je rappelle que l'opération profite à Amazon au détriment d'un tiers, je ne vois pas en quoi il est légitime pour eux de faire une exploitation des droits d'un tiers sans que ce dernier n'ait de juste et légitime rétribution. Ou alors TF1 peut diffuser des films sans rien payer et sans autorisation, et encaisser l'argent de la pub à peu de frais...
avatar jeremyl | 
1ere offre 2012: Simplement 90€ par an, stockage illimité, download illimité offre en 2015: suite à la grimpée vertigineuse des tarifs du petrole et de l'electricité, nous avons revus nos grilles tarifaires, ne vous inquietez pas le stockage reste illimité, le prix de l'abonnement egalement, nous rajoutons simplement une "eco-taxe" de 12€ par giga telechargé... en 2016: suite à la nouvelle loi sur le piratage informatique et pour votre securité les documents envoyés seront soumis à un comité de surveillance. Des peines s'appliqueront si vous ne respecter pas la nouvelle charte d'utilisation....
avatar santeuil | 
Moi, je me sens pas menacé par un Big Brother, mes petits secrets, mes documents privés n'intéressent personne et n'ont rien de criminel. Alors si un Big Brother veut lire mes emails à ma grand-mère ou savoir que je suis sexuellement attiré par tel ou tel type de personnes, je m'en moque pas mal… Et comme le dit @Akageo les pub sur internet, le spam sont déjà très bien ciblés. Si je fais un jour une recherche Google sur les appareils photo, le lendemain toutes les pub de tous les sites que je consulte sont pour des appareils photos !
avatar Olivier Simard-Casanova | 
Mon Dieu, c'est une blague toutes ces réactions aussi caricaturales les unes que les autres ? Y'en a pas UN SEUL d'entre vous qui a pris deux secondes le temps de RÉFLÉCHIR autrement qu'à partir de délires paranoïaques complètement cinglés ? On dit souvent que les commentaires sur Internet sont le fait de personnes n'ayant rien à dire, et ça se vérifie à 200% ici. Car à part ces interventions délirantes et surtout, soyons honnête, similaires les unes aux autres à la virgule près, personne ne propose une vraie réflexion sur les avantages du cloud sur l'informatique décentralisée, sa plus grande efficacité écologique et économique (très intelligent la multiplication des disques durs personnels remplis à seulement 10 ou 20% en moyenne...), son moindre coût également, et j'en passe. Ce qui me choque profondément c'est à quel point toutes ces réactions sont réfractaires au progrès, à l'avancement, dans un univers (l'informatique) qui est pourtant fondamentalement innovateur et qui est, quoi qu'on en dise, encore à ses balbutiements aussi bien en termes de technologies que d'usages. Bill Clinton parlait souvent de "sens de l'Histoire". Je ne sais pas d'où il tire ce concept, seulement je lui trouve une certaine vérité, et dans le cas présent le sens de l'Histoire c'est le cloud. Mais pas un cloud complètement parano comme celui qui est présenté. Big Brother suppose la fin de la démocratie, or je n'ai pas spécialement l'impression que les USA ou la France ne soient PLUS des démocraties. Qu'il y ait des progrès à faire certes, mais nos pays SONT des démocraties, et les manipulations délirantes décrites dans ces commentaires sont juste totalement improbables. Parce que 1) ça se saurait (les médias, ça vous parle ?) 2) la justice pourrait intervenir 3) les clients n'auraient plus confiance, et donc faillite du service concerné. Je ne prétends pas avoir raison, mais j'espère avec cependant lancé quelques idées un peu plus intéressantes que celles déjà exposées ici...
avatar Olivier Simard-Casanova | 
PS : j'ai fait une généralité un peu hâtive des commentateurs précédents, certains s'avèrent être bien plus sensés que leurs homologues, ils ne sont bien évidemment pas visés par mon coup de gueule.
avatar momolerobot | 
Yen a faut vraiment qu'ils arrêtent d'aller à Disneyland... Le cloud c'est juste du business. C'est pas développer par des communautés mais bel et bien par des grosses sociétés pour faire du pognon. Ecoutez les directeurs informatiques vous vanter les mérites de telles solutions. Ya rien pour l'utilisateur. Tout pour se simplifier le travail en augmentant les contraintes auprès de l'utilisateur.
avatar GerFaut | 
@ Nonoche : Ah non ! Lorsque je parlais d'hébergement, je parlais de stockage de données pas forcément accessible au tout venant et non pas concernant la mise à disposition publique (c'est à dire vers le plus grand nombre) par l'intermédiaire d'un site internet ou autre système du contenu (encore que l'affaire Daylimotion est éclairante à ce sujet). Dans ce cas un hébergement, entité différente de moi ou non, est privé puisque accessible uniquement au détenteur de l'espace. Il est mis à disposition, loué, prêté, offert pour un usage privé. D'ailleurs le statut d'hébergeur de contenu est reconnu et légalisé. Ce dernier n'est pas responsable de ce qu'il héberge sauf à agir si une illégalité y est dénoncée. Cela induit que l'hébergeur n'a pas à, d'une part connaître les données, d'autre part, et par conséquence, à demander de quelconques autorisations à d'éventuels ayants droits. Donc en utilisant pompeusement le concept de « cloud », on parle simplement de stockage et d'hébergement en ligne organisé, solutions informatiques bien connues et cadrées. Quand au profit d'Amazon, si on ne peut le nier, il consiste à financer son hébergement et à faire des bénéfices quelque soit le contenu. On ne peut faire payer deux fois une œuvre, quoique les fameux ayants droit essaient de le justifier : une fois à l'achat et une autre fois à l'utilisation ! On atteint ici des sommets d'escroquerie légalisée. A te suivre, chaque acheteur d'une œuvre paierait deux fois ! Faut arrêter un peu le délire, déjà qu'on paie une multitude de fois la même taxe (CD, DVD, lecteurs divers, enregistreurs divers, Ibidules, etc., etc).
avatar GerFaut | 
(suite et fin) En ce qui concerne la copie, on peut argumenter qu'il n'y a pas de copie sur le cloud d'Amazon puisque celle ci met à disposition du client dans son service une œuvre achetée qu'on peut très bien appeler l'original. Si ce client rapatrie cet original sur son ordinateur, il fait effectivement une copie, autorisée si elle est pour un usage privé. Un autre point de vue peut soutenir qu'en ayant acheté sur Amazon une œuvre, son rapatriement sur l'ordinateur est l'original et son report dans le cloud une copie, également à usage privé. C'est selon. Pour terminer, la différence de notre cloud Amazon et TF1 est que cette dernière ne met pas à disposition dans un espace de stockage nos achats pour utilisation à volonté. Si l'on veut revoir un film ou une série, il faut à chaque fois payer. C'est les inévitables ayants droit qui doivent être contents !
avatar UnAncienDuMac | 
Quel bel avenir où ce que vous créez, ce que vous achetez, et bientôt ce que vous pensez ne vous appartiendra plus, mais pourra être utilisé (et éventuellement retenu contre vous) par n'importe quelle autorité, n'importe quel pouvoir ! Quel bel avenir où chaque fois que vous voudrez écouter ou regarder un enregistrement, chaque fois que vous voudrez réinstaller un logiciel, chaque que vous voudrez utiliser un document que vous avez créé, vous devrez faire appel aux ressources du réseau, quand on voudra bien vous en autoriser l'accès ! Quel bel avenir enfin qu'un Internet dont toutes les bandes passantes seront saturées par des internautes essayant désespérément de récupérer un document, un enregistrement audio ou vidéo, un logiciel perdus dans les méandres du nuage ! Pour ma part, un vrai ordinateur, avec son stockage, ses moyens de lecture et d'enregistrement, une connexion qu'on peut activer ou désactiver à la demande ... c'est quand même plus rassurant !
avatar rom54 | 
@ osc Il me semble qu'a l'inverse la majorité ici a mené une reflexion sur le sujet et connait quelque peu l'histoire de l'informatique et celle du commerce. La défiance face à cette instance mercantile qu'est le cloud n'est pas issue d'esprits refractaires au progrés, ni de paranoïaques primaires, mais bien pour la plupart de consommateurs citoyens ne voulant pas se faire entourlouper par les grands bonimenteurs du moment. Toues les dictatures sont néfastes aux besoins et au développement de l'humanité, que ce soit une dictature politique, économique ou commerciale. Une dictature s'établit lorsque les relations inter-individu sont gouvernées par un asservissement des uns aux autres, que ce soit par la violence, par un déséquilibre de force (physique, financière,...) ou par un cadre légal ou ne sont plus respecté l'égalité, l'équité, la réciprocité, et l'interdiction de l'application de la rétroactivité. Le premier marqueur des dérives dictatoriales est la mise en place d'un cadre visant à contrôler la diffusion de l'information, l'échange libre d'opinions entre individus, l'accés libre à la connaissance et aux arts. Il est suivi de la censure puis de la destruction de la connaissance, de la réécriture de l'Histoire et de l'élaboration d'une symbolique dogmatique (à travers une médiatisation permanente). Le sens de l'Histoire est d'abord celui de la mémoire des actions passées et dans ce cadre la, maintes périodes démontrent que la démocratie n'est jamais acquise et que le devoir d'un citoyen est de rester vigilant et d'agir en conscience et de maniére responsable, plutot que de confier sa destinée a des politiciens ou pire, à des marchands. Cette reflexion vaut d'autant plus que les dérives antidémocratique des 10 derniéres années sont manifestes autant aux USA (patriot act, manipulations des administrations Bush) qu'en France (Hadopi, LOPPSI, "réforme" de la justice, retoquages in extremis par le conseil constitutionnel, gouvernance par décrets, utilisation du 49.3,... ) et il faut prendre aussi en compte les projets transnationaux tel ACTA. Concernant les média, comment peut on leurs accorder la moindre crédibilité sachant qu'ils sont propriété de quelques groupes, eux meme entités du noyau dur de l'industrie du divertissement: industrie au fonctionnement clairement mafieu et a fortiori anti-démocratique, multi condamnés dans divers Etats, malgré leurs propensions à faire émettre des lois scélérates ou prime l'intérêt particulier (les leurs) au détriment du bien public et du respect des droits fondamentaux du citoyen? Certes les clients n'ont plus confiance et la majorité considère anormal les contraintes, voir le racket dont ils sont victime, mais comme ils sont de plus en plus captifs de systèmes commerciaux complexes et de grande dimension, que les ventes liées sont généralisées, que les ententes entre concurrents sont monnaie courante, que les cadres juridiques définissant les contrats de vente sont élaborés par des armées d'avocats tous plus talentueux les uns que les autres,... que peuvent ils faire? D'autant qu'un individu n'a nul moyen de se battre en justice face a des firmes aux moyens multinationnaux. Cela d'autant plus que le système juridique public se voit entravé et "réformé" de manière a ne plus pouvoir exercer son activité et qu'il est progressivement remplacé par des entreprises privées se substituant aux instances nationales... Seule une instance continentale peut aujourd'hui contraindre dans une certaine mesure ces firmes commerciales. Ce fut le cas de l'Europe qui a reussi à faire condamner Microsoft, pourtant de triste réputation et supportant les plaintes d'industriels, mais cela reste exceptionnel.
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ GerFaut : La jurisprudence de l'hébergeur, fort bien, mais comme tu le dis les hébergeurs ont bel et bien une responsabilité quant au contenu qui est diffusé : ils doivent retirer les contenus qui violent la propriété intellectuelle dans un délai raisonnable après en avoir été informés, faute de quoi ils sont passibles de poursuites. Tu noteras d'ailleurs que des sites comme YouTube ou Dailymotion ont non seulement passé des accords avec les ayants-droits pour les rétribuer sur la diffusion de leurs œuvres avec leur accord, d'une part, mais qu'ils ont également mis en place des solutions de watermarking pour empêcher la copie de contenus spécifiques. Deuxièmement, la clause de l'hébergeur ne s'applique nullement ici, puisque c'est Amazon elle-même qui place les musiques sur le Cloud Player, et non l'utilisateur (essaye donc d'y mettre une musique que tu auras faite toi-même, tu m'en diras des nouvelles). D'autre part la notion d'hébergeur est exclue dès lors qu'il y a un contrôle éditorial, ce qui est également le cas ici. Je me permet de répéter que dans le cadre de l'exception du droit d'auteur à la copie privée, le copiste doit être l'utilisateur, ce qui n'est pas le cas ici (le copiste est la personne qui a la possession ou la détention juridique du matériel de copie, en l'occurrence Amazon). J'ajoute en outre qu'Amazon permet le partage de chaque Cloud Player avec 5 personnes, nous ne sommes donc clairement pas dans le cadre d'une utilisation unique d'un individu. Troisièmement, tu fais montre d'une ignorance totale concernant la propriété intellectuelle lorsque tu parles de faire payer plusieurs fois pour une seule et même musique. En l'occurrence, il ne s'agit pas de la même chose. Lorsque tu achètes une musique, tu en achètes un droit d'utilisation privée. Lorsque tu achètes les droits d'une musique pour exploitation, cela te permet de l'utiliser commercialement. Les deux n'ont évidemment (et heureusement!) pas le même tarif. Il ne t'échappe pas que le fait d'enregistrer un film qui passe à la télé ne te donne aucun droit d'en vendre des copies sur DVD après. En l'occurrence, il n'est pas tant question de faire payer à l'utilisateur plusieurs fois pour la même musique, mais de faire payer l'exploitation commerciale de la part d'Amazon.
avatar GerFaut | 
@ Nonoche : Merci pour tes précisions.
avatar Weshouille | 
@rom54 Euuuuuh ouaip mais, euuuuh.... bon bah +1 !!!
avatar Armas | 
J'vous aime les mecs.
avatar PA5CAL | 
@osc : au lieu de cracher sur les réactions précédentes, si tu avais toi-même réfléchi plus de deux secondes, tu ne nous resservirais pas comme base de réflexion l'argumentaire marketing du Cloud... presque à la virgule près. Les réactions précédentes s'expliquent par le fait qu'une part importante de cet argumentaire archi-connu peut être aisément réfuté et que les inconvénients (et même les dangers bien réels) de cette technologie sont par ailleurs assez évidents.
avatar rva1mac | 
osc, Refléchi 2 minutes toi aussi. Accéder à un serveur distant (en activité 24h/24h et souvent à l'autre bout du monde) consomme bien plus d'énergie que d'accéder à un disque dur tout proche qu'on allume de temps en temps. La vraie pollution ne vient-elle pas des centrales (nucléaires) qui alimentent tout ça en permanence ? Faire un disque dur ça consomme aussi mais juste le temps de le fabriquer. Donc en ce qui concerne l'énergie, l'avantage est plus que discutable, tu vois. Et puis, imagine le jour (improbable) où le Cloud deviendrait général, crois-tu que les fournisseurs ne profiteraient pas du fait que l'on ne puisse plus faire autrement pour sauvegarder nos données ? Regarde déjà ce qui ce passe avec Internet ! Au début, on créé un service libre pour attirer les gens puis, petit à petit, ça devient de plus en plus fliqué et en même temps ressemble de plus en plus à un gros "shopping center" pour lequel les sociétés se battent pour y régner en maître.
avatar marvelous | 
il y a 10 ans, un disque de 200 GB c'était gros. Aujourd'hui comme unité de stockage centrale c'est plutôt maigre. Pas sûr que les hubs style Caroline du Nord puisse absorber du stockage de particuliers, à moins d'en construire un dans chaque ville. Le cloud comme point d'accès pour données à diffuser (sociétés, réseaux sociaux, marketing, formation et même particulier) je vois bien et à vrai dire ce serait même très utile : limitation d'infrastructures à construire, amélioration de la diffusion/disponibilité pour le membre d'un groupe, accessibilité pour le particulier (style back to my mac en version améliorée pour des groupes familiaux). Mais est-ce qu'un particulier mettrait un pdf de sa feuille d'impôts ou de documents personnels sensibles (bilan de santé, comptes bancaires, livret de famille, certificat, cur. vitae, etc.) sur un serveur qui n'est pas forcément dans son pays donc qui n'est pas régi par les même lois sur la protection des données ... dangereux ça. Et puis les réseaux sont loin d'absorber un pareil trafic ... SJ comparait les PC avec des Camions ... l'Ipad est une très bonne borne d'accès à des docs et autres données, et un desktop 'cloud' avec accès à des applis serait formidable dans l'esprit de l'amélioration de la mobilité. Mais est-ce que nos besoins en informatique perso se résume à ça?. Enfin le modèle commercial proposé (captif) tendra naturellement à prendre le client en otage : tu paies sinon on détruit tes données ou je ne sais quel truc planqué dans les kilomètres de conditions contractuelles.
avatar ziggyspider | 
[quote]Rom54 Justement au niveau consommation, on peut faire le parallèle avec la production énergétique: la politique énergétique actuelle se base sur des systèmes centraux (centrales électriques thermique (nucléaire ou autre combustibles)) desservis jusque chez le consommateurs par des kilomètres de câbles et contrôlés par des firmes opaques et intouchables. Or lorsqu'un courant passe dans un câble métallique une partie de la puissance se transforme en chaleur et une autre se disperse en radiation électromagnétique (amusez vous a aller sous une ligne haute tension à la tombée de la nuit avec un tube neon en main...), moralité plus la distance entre la centrale et le consommateur est grande plus la déperdition est importante ce qui oblige évidemment à produire plus. De même il suffit qu'il y ait un incident sur la centrale pour qu'un nombre considérable de clients soit privés d'énergie. Il est évident que des systémes répartis et localisés de microproduction énergétique seraient plus efficaces et sur. Exemple manifeste: un pavillon dont la surface de toit est équipé en solaire couvre sa consommation énergétique, voir plus. Meme conclusion avec les micro-centrales hydrolelectrique... Ceci pour dire que l'industrie a tout intérêt à orienter le marché sur des solutions centrales car elle permettent de centraliser les bénéfices et de maintenir un contrôle pesant sur le marché, même si cela est au détriment de l'efficacité, de la sécurité et de l'environnement...[/quote] C'est bien le problème ! Pourquoi le solaire à si peu évolué depuis une quarantaine d'années alors que la ressource est inépuisable ? Si les mêmes budgets de recherche que ceux attribués au nucléaire avaient été concentis à la recherche sur la production solaire, EDF aurait mis la clef sous la porte en on aurait une réelle indépendance énergétique.
avatar Ritchie_007 | 
Le Cloud oui, mais pas pour n'importe quoi et n'importe comment. Quoi ? 1) La musique, les films, les livres et les applications : tout média que nous achetons mais que nous ne produisons pas. J'explique : ça sert à quoi d'avoir le CD de tel ou tel artiste, ou même son(ses) fichier(s) de musique chez soi ? A rien, ça ne fait que prendre de l'espace, de plus le CD vieillit et un jour (30 après pressage) ne sera plus lisible. D'ailleurs, il n'est pas garanti. Si tu le détruit, tu dois le racheter. 2) Comment ? L'état doit obtenir une copie de toute oeuvre (CD, Film, Livre (c'est le dépôt légal à la BNF), etc). Les vendeurs vous vendent un droit inaliénable de consommation à vie sur une oeuvre. Vous pouvez en faire ce que vous voulez, l'utiliser (écouter le morceau de musique, lire le livre, visionner le film). Vous pouvez même "bufferiser (cacher)" l'oeuvre en question sur vos devices pour le cas où vous ne seriez pas connectés. Vous pouvez aussi transférer ce droit temporairement (prêt à durée limitée) ou permanent (don, re-vente, cadeau, héritage, etc). Pendant ce temps, vous n'avez plus accès à l'oeuvre prêté en question. Avantage de cette solution : 1) Un film acheté à 1 million d'exemplaire en HD (disons 5 Go d'espace), consommerait si le million d'exemplaire est stocké à la maison, 5 millions de Go. Stocké sur le Cloud, worldwide, disons au total environs 100 exemplaires pour la redondance et la sauvegarde ... 500 Go On voit tout de suite l'économie d'espace (matériaux des DDs), donc écologie et consommation électrique. 2) Mettre à disposition des enregistrements d'une meilleure qualité. Entre le MP3 à 128 Kbps et le Studio Master à 24 bits à 192 KHz, il y a une sacré marge de qualité. Certes, pour certaines musiques le 128 Kbps est suffisant, mais dès qu'on attaque le répertoire classique, il faut au moins la qualité CD (16 bits à 44,1 KHz). (à suivre)
avatar Ritchie_007 | 
(suite) Un CD prend environ 700 Mo, compressé sans perte 350 Mo. Une oeuvre classique vendue à 10000 exemplaires : 3 500 000 Mo (env. 3 500 Go). On voit tout de suite l'économie, même pour la musique. Pour aller plus loin, dans le système éducatif actuel, ils ne peuvent avoir accès qu'à ce qu'ils achètent, donc les écoles n'ont pas accès à tout, ça leur coûterait bcp trop cher et ils n'ont pas l'espace de stockage (soit physique, soit sur disque). Avec ce système, les écoles pourraient avoir des Droits d'utilisation spécifiques illimités ! Le plus gros problème est le changement de paradigme, que nous n'avons pas fait dans notre tête. Vous voulez "possédez", ce qui vous emmène à être obligé de gérer le "contenant" de l'oeuvre (CD, livre, DVD, microsillon etc), ça prend de la place (sans comptez de la poussière) et certains de ces contenants ne sont pas éternels. Il faut plutôt voir la possession comme la possession d'un droit d'utilisation illimité. Le contenant : on s'en fout ! On délègue à qqun d'autre la gestion de ce contenant et tout ce qui va avec. Comme l'état est obligé d'archiver toute la culture produite dans le pays, pourquoi ne pas lui délégué la gestion du contenant ? Elle le déléguera à une société spécialisée en la matière qui s'engagera de s'assurer de la pérennité et de l'accessibilité. Nous payons déjà en partie pour ce service dans nos impôts pour la BNF et probablement d'autres services du genre. L'important c'est de pouvoir profiter de l'oeuvre à souhait, donc puisque les réseaux ne seront pas parfaits et puissants de sitôt partout, il faut pouvoir stocker temporairement sur ses devices les oeuvres que l'on souhaite utiliser. Pour finir : Concernant ses données persos (facture, relevé de compte, photos persos (non acheté sur le net)), les avoir sur un NAS à la maison, avec ou pas une copie cryptée en ligne, ça me va. Mais faire gaffe quand même. Mais pas sur un seul disque, qui peut mourir à n'importe quel moment !
avatar rva1mac | 
[quote]1) Un film acheté à 1 million d'exemplaire en HD (disons 5 Go d'espace), consommerait si le million d'exemplaire est stocké à la maison, 5 millions de Go. Stocké sur le Cloud, worldwide, disons au total environs 100 exemplaires pour la redondance et la sauvegarde ... 500 Go On voit tout de suite l'économie d'espace (matériaux des DDs), donc écologie et consommation électrique.[/quote] Je le répète: Ce calcul est erroné ! Pour relier tout le monde à un cloud, il faut des milliards de kilometre de câbles, il faut des fermes gourmandes en énergie [i]alimentée 24h/24h[/i]. Les données plus elles sont loin et plus on en transfert, plus il faut de l'énergie. La plupart du temps, les CD restent dans leur pochette et ne consomment rien pendant ce temps. Et si tu manques de place, fait comme tout le monde, copie les sur un disque dur.
avatar Ritchie_007 | 
@rva1mac Certes, MAIS les CDs pressés ont une durée de vie limitée (- 30 ans) et les CDs gravés env. 10/15 ans. Quant au DVDs pressés, l'estimation est de 10 à 15 ans ..., et les BR c'est pire ! Donc, tu achètes un DVD, tu le conserves précieusement (tu le regardes, 2 ou 3 fois, max), et dans 15 ans tu veux le regarder (c'est un film culte) et là "vlan" erreur disque ! Sérieux, ça fait c...r d'avoir à gérer le "contenant" ! L'estimation, aujourd'hui, pour stocker UNE fois la totalité de ce qui a été publié (Livres, Musique, Films) est de l'ordre de 100 To (voire moins). Si on le stock à 30 endroits sur la planète sur des disques durs optimisés aux petits oignons (pas besoin des 7200 TPM), et bien on consommerait bcp moins d'énergie que ce qui est en train de se passer aujourd'hui, la numérisation sur NAS à la maison. TON raisonnement est faux aussi. Faudrait que tout le monde garde que des CDs/DVDs/Livres papier pour qu'il soit valable. Mes 300 CDs sont déjà sur mon NAS (allumé 24/24, 7/7) et je vais bientôt m'attaquer aux 400 CDs de ma copines et à ses DVDs (j'ai pas ouverts LES boîtes ...). Mon beauf, 250 DVDs qu'il veut mettre sur un NAS, et sa musique ! Aujourd'hui, tout le monde passe à la dématérialisation, tranquillement certes, mais on y passe tous. On ne veut plus s'emm....r avec galettes qui prennent de la place dans des étagères qu'on a plus la place de mettre dans nos petits appartements trop cher (et non, je ne quitterai pas Paris pour me faire c...r dans les transports...) Le problème de les copier sur un SEUL disque dur, c'est le risque de la panne de celui-ci ! D'où le NAS, ensuite, en choisissant bien, on peut limiter le bruit et la consommation électrique. Bon, si on avait un CD garanti 100 ans, bien rangé dans un espace à atmosphère contrôlé ... Avec des lecteurs CDs dont le laser à une durée de vie de 50 ans (env. 10 ans aujourd'hui), pourquoi pas ? Allez, tu me payes les m2 et l'armoire pour stocker tout ça et je me lance !
avatar PA5CAL | 
@Ritchie_007 : payer un tiers pour soi-disant ne pas « se faire ch... à gérer le contenant », c'est justement abandonner tout contrôle sur la pérennité de ses données, et prendre le risque de tout perdre, pour des raisons pas forcément matérielles d'ailleurs. Mon précédent employeur a perdu toutes ses archives de plus de 15 ans malgré toutes les précautions prises, du fait d'un incendie chez l'un de ses prestataires, de la liquidation judiciaire d'un autre, et de l'impossibilité de relire la majorité des supports de stockage qu'il avait pu récupérer (bandes) à un coût acceptable. La dématérialisation externalisée, non seulement on n'y va pas tous, mais nombreux sont ceux qui en sont revenus. Pourtant aujourd'hui, assurer la pérennité de ses contenus est simple, peu coûteux et ne réclame pas beaucoup d'effort. Ce peut être par exemple des copies de sauvegarde conservées en lieu sûr à plusieurs endroits, avec une recopie et une mise au goût du jour des formats tous les 5 ou 10 ans. Toutefois il ne faut pas se tromper. La pérennisation des données et leur utilisation sont deux problématiques différentes. Par exemple, un NAS n'a pas pour vocation de conserver durablement des données, mais seulement de les mettre à disposition sur un réseau. Une sauvegarde doit être réalisée par ailleurs. Quant à la disponibilité des données sur le réseau, elle est conditionnée par la possibilité d'accéder à ce réseau et par le fonctionnement effectif du service. Il paraît donc plutôt ironique qu'à l'époque où l'on peut enfin transporter dans sa poche 1To de données, on nous pousse à mettre ces dernières dans un lieu qu'on n'est pas sûr de pouvoir atteindre au moment où on le souhaite.
avatar Ritchie_007 | 
@PASCAL Désolé, mais les bandes, si tu ne les relis pas tous les 5 ans, elles sont bonnes à mettre à la poubelle après 10 ans (trop d'erreurs) - On a récupéré des données sur des bandes de 7 ans, et ben bonjour les dégats ... pourtant elles étaient entreposées par une société externe qui est spécialisée en la matière !!! Tu n'as pas lu mon post plus haut ! Comme l'état doit déjà conserver tout ce qui est publié, on s'en remet à lui pour la conservation (et déjà nos impôts y passent en partie), il n'y a plus qu'à y avoir accès. C'est un peu trop long à expliquer ici, mais c'est faisable. Mon NAS sert à deux choses : 1) héberger ma sauvegarde en continu de mon ordinateur, 2) héberger une version numérisée de mes CDs, DVDs et toutes les autres choses que je me fous de perdre. Finalement, le problème pour les particuliers est totalement différent du problème pour les entreprises. Pour les entreprises, plus elles sont petites plus la lourdeur de la gestion des bandes est importantes. Vaux mieux, 2 copies sur NAS déportés, bcp moins lourds à gérer. D'ailleurs, la bande qui dort au coffre ne vous dira jamais qu'elle est en train de perdre des octects, si vous ne la relisez pas. En revanche, le NAS qui tourne 24/24, 7/7 vous dira tout de suite qu'il a une erreur de lecture sur un disque ! Ici je ne faisais que survoler le problème des particuliers.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Le Cloud me semble aussi prometteur que le nucléaire... Tu lances des milliers d'ingénieurs pour travailler dessus et sut te retrouves à devoir éteindre un réacteur en pissant dessus. Outre l'aspect éthique (moi non plus je ne vis pas au pays des bisounours) un virus, un bug et tout est par terre. Quant à la puissance indépendante de la machine, le nuage aura l'air solide quant tout le monde se contentera d'avoir une machine de dix ans d'âge.
avatar ispeed | 
Hé les gars pourquoi ne pas postuler un poste de responsable chez Apple ? A lire vos commentaires, les machines seraient encore équipées de lecteurs Zip et de disquettes 5 1/4 :)) Quand aux lecteurs DVD vous avez pas encore compris qu'ils vont bientôt disparaître. Aperture est un excellent exemple de l'avenir du logiciel chez Apple ou tout le monde y voit son intérêt (prix pour le client et vente boustée pour Apple) Mais bon il faut bien ronchonner c'et bien Français.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Bonne idée pour réduire le prix des produits Apple en enlevant le disque dur ou sur les iphone la mémoire interne.
avatar rva1mac | 
Ritchie_007, Un DVD pressé se garde sans doute plus de 30 ans. Je ne sais pas quel âge ont les premiers DVD achetés par mes parents mais ils fonctionnent toujours aussi bien aujourd'hui. Ce n'est pas comme le DVD gravés qui lui fait pas long feu. De toute façon, quel est l'intérêt de payer 30 ans une prestation pour garder quelques films ? Il est plus intéressant et moins cher de s'acheter une version remasterisée au standard du moment. Et comme le fait remarquer PA5CAL, un Cloud ne protège pas forcément contre la perte des données. Il y a tout un tas de raisons comme un hack, un incendie, un virus, une société qui coule, la perte de son mot de passe, budget personnel, etc qui fait qu'on peut perdre ses données. Un Cloud peut rendre service dans certains cas pour certaines personnes mais ça se cantonera qu'à ces quelques cas. Ça représente un marché tout de même mais je ne pense pas que ce soit l'eldorado qu'on essaie de nous faire croire.
avatar DrFatalis | 
Voici un aperçu de ce "meilleur des mondes": http://www.lefigaro.fr/hightech/2011/04/01/01007-20110401ARTFIG00583-sans-connexion-votre-machine-ne-sert-a-rien.php (le "spécialiste" est assez, disons.... particulier.) Tiens, j'ai lu ceci: "Si les mêmes budgets de recherche que ceux attribués au nucléaire avaient été concentis à la recherche sur la production solaire, EDF aurait mis la clef sous la porte en on aurait une réelle indépendance énergétique." Pipeau. En sciences la recherche et surtout la découverte n'a rien à voir avec l'augmentation des budgets investi, contrairement à ce qu'une certaine image veut laisser croire. Ce qui limite le solaire photovoltaïque, ce sont des problèmes fondamentaux de physique des matériaux. (et quelques bêtes choses comme l'ensoleillement, la disponibilité de vastes surfaces désertiques ensoleillées, la tenue au vent, un truc qu'on appelle la nuit, la neige, la poussière, les riverains et écolos sur papier qui ne veulent pas d'une centrale solaire à côté de chez eux....). Et on ne règle pas les problèmes de recherche fondamentale à coup de milliards, mais avec des idées, dont personne ne sait qui va les avoir, quand et où. Tout juste peut on financer, sans garantie, la formation et le fonctionnement d'équipes de chercheurs dans tous les domaines, car on ne sait pas ce qui sera demain important. Avec cette vision naïve "je paye donc je trouve", il y a belle lurette que les cancers auraient été vaincus, ainsi que les maladies cardio-vasculaires.... On en est loin.
avatar PA5CAL | 
@Ritchie_007 : il faut bien entendu réécrire les données à intervalles réguliers (c'est d'ailleurs ce que j'ai indiqué). Toutefois, si tes bandes sont bonnes à mettre à la poubelle au bout de 10 ans, c'est probablement que tu es tombé sur de la très mauvaise qualité. J'ai chez moi des bandes qui datent de plus de 30 ans qui présentent encore un taux d'erreur suffisamment faible pour relire toutes les données sans perte. Dans le cas que j'ai évoqué, il s'agissait des bandes d'un prestataire extérieur spécialisé dans la sauvegarde. Le problème ne venait pas tant de l'état de conservation de celles-ci, mais de la nécessité de disposer d'un matériel spécifique pour les relire, d'un logiciel adapté pour les exploiter, et pour certaines de la connaissance de la clé utilisée par le prestataire pour leur cryptage. Et le prestataire, lui, avait disparu. C'est bien la preuve que s'en remettre à un tiers ne garantit absolument pas que le travail sera mieux fait que si on le faisait soi-même. Par ailleurs, la problématique est la même pour les particuliers et les entreprises. Seule diffère éventuellement l'échelle des solutions, qui doit être adaptée à la valeur de ce qui est conservé, à son besoin de disponibilité, et à sa durée de vie. Le minimum pour un particulier ou une TPE peut être assuré à un coût très faible et avec très peu de travail. Encore une fois, un NAS ne peut pas servir à conserver des données, car ce système présente des risques importants que celles-ci soient endommagées, du fait d'une panne, d'un dysfonctionnement de l'appareil, du réseau ou du système client, ou d'une erreur de manipulation des utilisateurs. Un NAS est fait pour être utilisé de façon permanente, alors qu'une sauvegarde sur le long terme doit être préservée autant que faire se peut des dangers de la manipulation. Un NAS en cours de fonctionnement ne dira pas que les fichiers qu'il est en train d'écrire sont vérolés, et que ceux qu'il écrase seront irrémédiablement perdus dans l'opération. Et ce risque est permanent, contrairement à celui d'un support (lui aussi pourvu d'un système d'auto-correction) qui dort isolé au fond d'un coffre, loin de son jumeau qu'on pourra utiliser en cas de problème, en attendant tranquillement le moment d'être relu pour pérenniser son contenu.
avatar Jean-Jacques Cortes | 
Ce cloud computing, digne délire de la fin du 21e siècle, n'ira pas très loin tant qu'on aura un réseau téléphonique des années 70. Quant à la téléphonie mobile, les réseaux sont saturés en ville et avec de nombreuses zones non couvertes, même en zones urbaines. Avant de délirer sur ce Big Brother planétaire, il faudrait d'abord réfléchir sur les réseaux qui vont transporter ces données. Pour ma part, ils peuvent aller se faire voir pour que je mette mes documents perso sur leurs serveurs.
avatar wiseguys | 
A ceux qui critique le cloud computing sur le fait que vos données ne vous appartienne pas etc... c'est exactement la même chose avec votre banque! Imaginez, elle peux faire des stats sur vos différentes dépenses grace a vos paiement CB, votre argent est dans leur coffre on ne sait où etc.... allez voyons, positivez un peu, toujours la même levée de bouclier.
avatar PA5CAL | 
@ wiseguys oui, c'est déjà le cas avec les banques, et c'est déjà beaucoup trop. Et si tu penses que cet abus en justifie un autre, alors on peut raisonnablement douter de ton état mental, à moins que tu sois vendeur de solution Cloud, espion... ou peut-être banquier. Pour l'instant, si l'on est forcé d'avoir un compte bancaire pour percevoir un salaire ou pour payer de «gros» achats, on n'est heureusement pas encore obligé de mettre ses données personnelles sur Internet. Mais si on se laisse faire comme tu sembles vouloir nous y inciter, ça pourrait bien changer. Ce n'est pas «positiver» que tu demandes, mais plutôt préparer la vaseline et fermer les yeux... Soit dit en passant, «notre» argent confié aux banques n'est pas conservé dans un coffre et ne nous appartient plus non plus. Cet argent, qui est en fait immédiatement remis en circulation, constitue un prêt consenti aux banques, que celles-ci peuvent rembourser à notre demande... ou pas. Par ailleurs la majorité de ces banques ne se gêne pas pour accumuler les données privées sur ses clients (et pas seulement celles récoltées au travers des mouvements sur leurs comptes) afin de s'en servir le moment venu, généralement à leurs dépens.
avatar ispeed | 
@ PA5CAL tu veux mettre tes billets de banque dans ton oreiller comme à l'époque de nos grands Parents ?? :))))))
avatar Sergio_bzh | 
imaginons un jour le monde de big brother ! Non merci. @Ritchie 07. tu mélanges 2 choses, la numérisation des supports et le cloud. Ici on parle de mettre ses données numérisées sur le cloud pas de savoir si mes CD/DVD doivent être numérisés.
avatar Sergio_bzh | 
Sinon je me vois mal utiliser un cloud tellement les débits sont mauvais dans pas mal d'endroits. "où tous vos "contenus ... sont accessibles ... où que vous soyez dans le monde" : Alors là on est tranquille , ce n'est pas près d'arriver . Les investissements seraient tellement colossaux avec très peu de ROI. Ce sont quand même des paroles de personnes vivants dans des métropoles et qui ne doivent pas en sortir souvent !
avatar PA5CAL | 
@ ispeed : à te lire, j'hésite entre du racisme anti-vieux («avant c'était nul, les vieux sont cons»), un handicap face à l'argent et une caricature pour discréditer une idée qui t'insupporte. Car enfin, hormis les obligations qui nous sont faites par la loi, une banque est peut-être utile, mais sûrement pas indispensable à tout le monde. En France, les 1,7 millions d'interdits bancaires continuent bien de vivre, et dans le monde la majorité de la population n'a pas de compte en banque, dont une grande partie a pourtant de l'argent et s'en sert. D'ailleurs posséder un compte en banque n'empêche pas de continuer à payer en liquide, et même des sociétés comme Microsoft entreposent des fortunes sous forme de billets de banque. Soit dit en passant, il y a des moyens bien mieux adaptés qu'un oreiller pour conserver ses liquidités. Ce n'est pas parce que les banquiers ont aujourd'hui réussi à mettre la main sur la majorité de nos liquidités que c'est la seule ni la meilleure des solutions. Seulement, le système bancaire a fait tout son possible pour se rendre artificiellement indispensable, ce qui est d'autant plus facile qu'il capte tous les salaires et toutes les transactions significatives, et qu'il est le premier créancier de l'État. De plus, son obligation de contrôler la provenance des fonds en fait un outil d'espionnage idéal (et dans les faits cette surveillance va bien au-delà de ce qui est réellement nécessaire). Ce système a aujourd'hui une main-mise presque totale sur nos vies. Et pour preuve de sa toute-puissance, tandis que des domaines entiers de notre économie périclitent dans l'indifférence, quand il perd notre argent celui-là est renfloué... avec notre argent et de nouveaux intérêts. Si on n'y prend pas garde, les acteurs qui souhaitent capter nos vies privées et nos activités professionnelles sur Internet pourraient bien acquérir un pouvoir tout aussi important, à nos dépens. J'espère seulement que la prochaine génération ne trouvera pas incongru (comme tu le fais à propos de la banque) que nous ayons aujourd'hui encore un peu de vie privée et que nous conservions nous-mêmes nos données.
avatar Ritchie_007 | 
@sergio_bzh C'est pour cela que je parle d'espace de "Bufferization" sur les devices, pour se prémunir des réseaux de mauvaises qualités ou inexistants à certains endroits. Donc, aujourd'hui, j'ai 30 Go de musique à 192 Kbps stocké sur mon iPod. En fait, à tout moment, je n'aurais vraiment besoin de 5 Go max, voire si on sait où l'on va et qu'on y reste pour une semaine peut-être 16 Go pour la musique, plus pour les vidéos !! Si un système intelligent permettait de suivre un peu ce que j'écoute et de virer ce que j'ai écouté. Pour l'instant, iTunes est un peu limite à ce sujet (ou j'ai pas assez creusé !)

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