Portables : Apple en position de tenaille avancée

La redaction |
En sortant cette année deux ordinateurs ultra-portables, l'iPad en avril dernier et le tout dernier MacBook Air il y a quelques semaines, Apple est-elle en train de s'essayer à l'inénarrable technique dite de la "tenaille avancée" ? Sur un marché de l'informatique où les ordinateurs portables représentent près de 69% des ventes, la neutralisation de certains de ces segments est susceptible de donner au Californien de nouvelles positions de force et de répondre coup pour coup à ses compétiteurs. Explications…

L'année 2007 a été marquée par un vent de folie. Après des années de tâtonnements, la sortie de l'Asus EEE PC concrétise la quête d'un petit ordinateur portable, léger et peu onéreux. Généralement vendu avec l'équipement nécessaire pour être connecté à Internet, ce nouveau segment, dénommé "netbook" par Intel en 2008, va provoquer une véritable ruée vers l'or. Près de 3000 % de croissance d'une année sur l'autre ! La plupart des constructeurs pensent alors, tandis que la crise économique et financière provoque un attentisme chez les consommateurs, que le netbook leur permettra de garantir leur croissance.

L'essor des netbooks

Il faut dire qu'à l'époque il a toutes les vertus : léger, il propose un design très acceptable sans être frappé des prix auxquels sont vendus les plus légers des ordinateurs portables de l'époque, les ultraportables. En fait, les netbooks peuvent alors être considérés comme des "ultraportables à bas prix", sans toutefois proposer des performances comparables. Les mois qui suivent donnent raison aux partisans de cette nouvelle famille : en 2009, les netbooks représentent plus de 10% des ventes d'ordinateurs portables. Et sur 2010, ils sont en passe d'atteindre les 20%.

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Reste qu'au passage, l'industrie de l'informatique s'est tiré une sacrée balle dans le pied… Alors que les volumes d'ordinateurs ont continué d'augmenter dans des proportions conséquentes et qui lui permettent de présenter des taux de croissance à deux chiffres, on ne peut pas en dire autant de sa croissance en valeur. Celle-ci recule sensiblement.

En d'autres termes, en mettant sur le marché des ordinateurs portables à moins de 500 dollars, les constructeurs de PC ont laminé leurs marges, déjà amoindries par la concurrence implacable de nouveaux entrants sur le marché : Acer, Asus et consorts.

Pour ajouter l'injure à cette blessure, le lancement et la commercialisation "ratés" de Windows Vista ont terminé de pousser les consommateurs vers des solutions de rechange au remplacement de PC sous Windows XP, les netbooks n'en représentant d'ailleurs qu'un des volets.

Les netbook essorés

Trois ans après cette vague d'admiration béate pour cette nouvelle catégorie informatique, maintes fois définie comme celle de "portables sous-doués", le lancement de l'iPad en avril dernier lui a définitivement rivé le clou. Alors même que le pouvoir d'attraction des netbooks s'étiolait lentement mais sûrement depuis juillet 2009. Les intentions d'achats se sont en effet écroulées à partir de cet été-là et la tendance à la baisse ne s'est pas arrêtée depuis. Au dernier point en octobre, il n'y a plus que 14% des sondés qui entendent acheter un netbook comme ordinateur portable d'ici à janvier 2011. Au pic de l'attraction de cette catégorie, près d'un quart des sondés s'apprêtaient à en faire l'acquisition !

Même si les sondeurs des marchés informatiques comme Gartner ou IDC ne placent pas l'iPad et le netbook dans la même catégorie, à l'évidence ces deux objets informatiques recouvrent les mêmes fonctionnalités et répondent à des besoins similaires. Le coup de frein sur les ventes de ces petites machines depuis le printemps dernier, jette un coup de projecteur assez crû sur le recouvrement fonctionnel entre tablettes et netbooks. Apple l'a bien compris en positionnant son "ardoise magique" à 500 euros en entrée de gamme, et en facilitant le développement d'un écosystème logiciel aux tarifs inférieurs à ceux que l'on trouve sur les netbooks.

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Bien qu'il soit situé nettement au sommet des tarifs des netbooks, l'iPad propose plus de valeurs à ses utilisateurs, en raison de la taille de son écran, de la très faible courbe d'apprentissage de son utilisation, et grâce à une bibliothèque d'"Apps bien plus accessible fonctionnellement et financièrement, et qui devrait s'étoffer de plus en plus. Les commentaires du président de Nvidia, Jen-Hsun Huang, ces derniers jours montrent à quel point l'industrie est impatiente d'obtenir de Google un OS susceptible d'offrir une expérience utilisateur similaire à celle d'iOS. Selon lui, “il en va de l'avenir de l'informatique.” (lire NVIDIA : "La tablette est un format révolutionnaire").

En attendant l'avenir, l'iPad n'en est qu'à ses débuts : même si sa courbe d'adoption semble très forte, il ne convaincra pas tous les utilisateurs d'ordinateurs portables. Surtout ceux qui ont besoin d'un peu plus de puissance, sans sacrifier l'autonomie et la légèreté. Cette catégorie, celle des ultraportables, encore appelée CULV (pour Consumer Ultra Low Voltage), a été relancée par Intel en 2009. Elle connaît actuellement la plus forte croissance au sein des trois segments d'informatique portable, avec 95% d'augmentation d'une année sur l'autre.

Les CULV sont clairement destinés à profiter du sillon tracé par le MacBook Air et de son pouvoir de séduction sur les cadres supérieurs. Les espoirs de ventes pour cette niche ont atteint 10 millions de pièces par an en 2009. Sans être des foudres de guerre, les CULV sont conçus pour fournir des performances "moyennes", des écrans autour de 13" ou plus, peser moins de 2 kilos, fournir de 3 à 7 heures d'autonomie et coûter entre 500 et 1000 euros. Plus chers qu'un netbook, plus puissants et plus fonctionnels également, ils répondent surtout à des besoins de mobilité et de petite bureautique.

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L'intérêt d'Intel pour cette catégorie s'est surtout formalisé autour de sa nouvelle offre intégrée "Arrandale", avec des Core i5 et i7 qui intègrent le processeur, la puce graphique, ainsi que la mémoire cache, les contrôleurs mémoire et PCI Express. Une poussée en avant destinée à profiter de l'engouement des consommateurs, mais qui est aussi une manière d'exercer un bras de fer avec Apple, dont les ventes d'iPad sont susceptibles d'entraîner une baisse de revenus du fondeur sur le segment des netbooks. L'iPad est en effet doté d'un processeur ARM et est en train de voler des ventes à ce segment.

Apple a semble-t-il bien compris la manœuvre, et a décidé de ne pas adopter les processeurs Arrandale (s'en tenant aux anciens Core 2 Duo). La firme a amélioré le design du MacBook Air, a augmenté son autonomie tout en "baissant" son prix d'accès. L'opération est évidemment destinée à donner du fil à retordre aux différents constructeurs de portables CULV parmi lesquels on retrouve Asus, Acer, Dell, HP, Lenovo, Samsung, Sony ou Toshiba. Profitant de l'attrait du public pour l'iPhone et l'iPad, les ventes de Mac suivent résolument une courbe à la hausse, qu'Apple a décidé d'alimenter.

Il s'agit donc bien de la tactique de la "tenaille avancée" dans la forêt de Machecoul à laquelle nous assistons ! L'iPad et le MacBook Air se retrouvent en embuscade pour affaiblir les forces adverses. À cela s'ajoutent les rumeurs selon lesquelles Apple pourrait utiliser des processeurs AMD sur de futurs Mac (lire AMD Fusion Zacate : de quoi intéresser Apple ?). Elles soulignent le danger représenté désormais par Apple à l'égard d'Intel, un Apple dont les produits, déjà, n'embarquent pas tous ses processeurs, alors qu'ils captent trimestre après trimestre de nouvelles parts de marché. Le géant des processeurs a-t-il raison d'avoir peur de cette "Septième compagnie" ? L'avenir le dira.

Sur le même sujet :
- Test du MacBook Air 11" (1,4 GHz, 2010)
- Test du MacBook Air 13" (CTO 2,13 GHz, 2010)

avatar johntitor | 
L'Ipad est un ordinateur finalement???!!!!!!!! Ou pas!!!!?????? ;)
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Je me rappelle pourtant que ce cher Steeve avait dit "Netbooks aren't good at anything and are just cheap laptops." Et il nous sort un nouveau MacBook Air 7". Apple ne produit plus uniquement des produits qui créés de nouveaux marchés mais sort des produits pour aller sur des marchés ou il y a de la croissance et de l'argent. Par contre pour moi, l'Ipad n'a pas la même utilité qu'un netbook, c'est pour moi une simple liseuse de multimédia. Avec un netbook il est possible de créer de petites choses mais l'accès multimédia est beaucoup moins intuitif. Ce sont 2 secteurs différents.
avatar High Mack | 
Bon article, mais la "tenaille" entre Macbook Air et iPad est de toute façon nécessaire pour tous les constructeurs : de même que pour l'automobile, un constructeur se doit de proposer en plus de ses berlines des citadines et mini-citadines. Là où c'est interressant, c'est la volonté d'Apple de rester indépendant d'Intel en utilisant des processeurs ARM ou AMD : sinon, tout le marché des processeurs risque bien de ne pas échapper au "prédateur inside" ... De toute façon, comme toujours, pour continuer d'exister, Apple doit inventer pour se démarquer et soigner la qualité pour confirmer. Mais en 2011, la plupart des constructeurs auront la même gamme, du mobilephone jusqu'à l'ordi puissant en passant par les tablettes et netbooks ...
avatar ErGo_404 | 
Ce sont peut être les mêmes utilisateurs qui achètent netbook et iPad, mais on ne peut vraiment pas dire que ce sont les mêmes fonctionnalités, les netbooks ne sont clairement pas fait pour de l'édition de documents. Du coup on peut pas travailler dessus, contrairement aux netbooks. Et ça, ça change pas mal de choses.
avatar USB09 | 
Que le meilleur gagne !
avatar USB09 | 
Merci MacGeneration pour cette article.
avatar Rigat0n | 
@ XdT03 : Le MacBook Air n'est pas un netbook. Il est plus performant qu'un netbook et plus cher qu'un netbook.
avatar ichp | 
Les tablettes, de nouveaux objets pour les vaches à lait de consommateur que nous sommes. A la différence d'un netbook, une tablette ne peut pas remplacer un "vrai" ordinateur pour la plupart de gens : Tablette = simple outil de consommation de contenu Netbook = outil productif limité techniquement Donc heureusement qu'aucun cabinet ne les mettent dans la même catégorie.
avatar phverbeke | 
La "tenaille" comme qui dirait, j'adore. "Mais pas si viiite!" Je retourne voir la trilogie de la 7ème compagnie :-)
avatar Pax | 
@ XdT03; le MacBook Air 7' n'est pas encore sorti, désolé de te contredire. Il y a un 13' et un 11'.
avatar laurent_iMac | 
Tiens, elles sont où les "commères" qui se retrouvaient il y a quelques années, autour du bénitier à l'époque de la sortie des Netbooks, demandant qu'Apple suive la mode ? Nous ne les entendons plus geindre, gémir et râler. Silence radio sur toute la ligne. Avec la gamme des iPad et depuis peu le MacBook Air en 11' elles peuvent s'échanger sous le manteau des images saintes. En tout cas, avec une telle politique de la "tenaille" comme expliqué dans l'article, Apple place la barre assez haut et en même temps effectivement "étouffe" la concurrence de manière subtile et intelligente, mettant une nouvelle fois Apple en avant. Maintenant, il reste à savoir quel sera le prochain plan d'attaque d'Apple !
avatar Anonyme (non vérifié) | 
@Pax : Pardon, c'est vrai, il n'y a que le 11", le 7" viendra avec le prochain Ipad. @RigatOn : Pour moi le nouveau petit MacBook air est un netbook à la sauce apple. Plus performant et plus cher comme tu le dis à l'instar de la gamme d'ordinateur portable. Un MacBook Pro 15" est plus performant et plus cher qu'un PC et pourtant c'est le même segment.
avatar eilon | 
Attention aux conclusions trop hâtives. Il faut savoir que le netbook s'est imposé et s'imposera encore sur le marché de l'informatique pendant longtemps : notamment grâce à des prix très attractifs (à partir de 180 euros pour avoir un eeePC). Et ce n'est pas près de s'arrêter avec la crise. Sans compter les jeunes étudiants qui auront toujours besoin de l'ordi le moins cher du marché.
avatar oomu | 
@XdT03 [01/12/2010 14:07] - quels seront les prochains numéro du loto ? - le macbook air est peut être une réponse aux netbooks mais ce n'est pas un netbook tel que défini par les médias. le mba 11" a un processeur de catégorie inconnue dans les netbooks et un large clavier, c'est un portable ou ultra-portable. Le prix est cohérent avec sa gamme, aussi. - un macbook pro 15" est un portable. il est dans le même segment que les portables PC. ce n'est pas réellement une question de prix, le mba est techniquement différent d'un "netbook" : processeur puissant, clavier entier et large. c'est un mac portable fin.
avatar GerFaut | 
En fait, avec sa gamme de matériel qui couvre maintenant tous les besoins multimédia, Apple applique une stratégie commerciale qui n'a rien de très nouveau : c'est une tenaille qui ratisse assez large. Mais c'est là qu'une fois de plus on perçoit le génie de Steve Jobs : occuper le terrain en temps et heure, patiemment mais subtilement. Fini les trois ou quatre modèles qui se battaient en duel. Du coup, il n'y a plus beaucoup d'espace pour la concurrence (si une concurrence est possible) qui ahane désespérément en tentant de suivre Apple. Même si le coté mercantile de Steve est un peu énervant, je suis toujours en admiration devant son génie stratégique. PS : très bon article, excellente analyse.
avatar dmax | 
les choses les plus basiques de l article sont les plus évidentes. La plupart des société informatique, vise uniquelent la PDM, par définition ca demandes des prix faibles, et comme dit dans l article, les chiffres de ventes augmentent, mais pas les revenus des constructeurs. C est typiquement ce qui va se passer avec Android qui va prendre une part de marché tres importante dans le bas et le moyen de gamme (qui rapporte peu...ou pas aux fabricants), mais RIM et Apple garderont les clients les plus rentables. Je pense que l ipad est un vrai problème pour les autres constructeurs, cas il est un un tarif relativement agressif, mais a Apple, il rapporte beaucoup en annexe avec le store etc... Les autres vont faire des tablettes qui au niveau prix ne seront pas tellement plus attractive que l IPad, et eux n ont pas les revenus annexes que l ipad amène a Apple chaque fois qu ils en vendent un. c est une situation quasi inextricable pour les autres, quoi qu ils sortent, quoi qu ils vendent, meme si ils en vendent plus, ils gagneront tjrs moins qu ' apple.
avatar XiliX | 
@XdT03 Tu veux dire MBA 11" non ? Mais comme ça a été dit, MBA n'est pas un netbook mais un ultra portable. Ce qui reste quand même un portable. Par exemple, Photoshop, LightRoom, Aperture... [b]peuvent[/b] tourner sans problème sur le MBA (merci Core2Duo+NVidia320M+SSD). Or, c'est totalement impossible de les faire tourner sur les NetBook qui eux utilisent soit Atom, soit ARM avec un tout petit chipset graphique, juste ce qu'il faut pour pouvoir afficher à l'écran. EDITH : ok j'arrive après la batille... :p :)
avatar lacorderie | 
Si je comprends bien l'article, Steve Jobs a bien joué dans le film la 7eme compagnie sous les traits du sergent-chef Chaudard ^^
avatar lukasmars | 
La concurrence est tellement étouffée que on n'entend plus parler que du samsung galaxy ! Dans le dernier micro hebdo, il est même préféré à l'iPad ...
avatar Abmac | 
J'aimerai bien que l'on torde le coup à cette réputation qui veut que l'iPad n'est qu'une liseuse numérique. Ayant un MacBook et un iMac, j'apprécie de retoucher rapidement une photo sur l'iPad pour l'installer sur mon site géré sous WordPress. Je peux monter directement les vidéos prises avec l'iPhone en bénéficiant d'un écran plus grand (et en 750g). J'utilise aussi un logiciel de compta et en rendez-vous, l'iPad permet de prendre des notes sans imposer un "écran" entre les personnes. Je peux créer à la volée des présentation simples sur Keynote et les projeter. Je donne des cours en utilisant l'IPad comme liseuse PDF (mais je les annote aussi sans revenir sur l'ordinateur). Je modifie en direct mes bases Bento que je synchronise au retour. L'IPad devient avec un simple câble un multi effet pour guitare. Je peux faire des conférences ou des cours avec l'IPad branché sur un vidéo projecteur : j'annote en direct des PDF en dessinant dessus pour illustrer mes commentaires. Quand à la dimension de "consommation de contenu", l'iPad me sert de référence avec des dictionnaires et autres documents en PDF (j'accède à certains documents qui font plus de 400 pages et je ne sais pas comment je lirai un PDF sur un ordinateur tenu à bout de bras en restant debout). Ma liste est loin d'être close. En fait, par la "transparence" de son interface, l'iPad est ce que sont les applications installées dessus.
avatar xatigrou | 
Un netbook est un authentique PC, dans la mesure où il dispose d'un microprocesseur x86, d'un disque dur et qu'il est pleinement compatible avec toute la logithèque PC. En revanche il est très inconfortable pour tout, avec un atom anémique (40% des perfs d'un celeron mono coeur ; ouahou !!!), d'un écran minuscule et un clavier trop petit (j'en sais quelque chose, j'écris ce commentaire avec un netbook et je fais une faute de frappe par mots - je me relirai vous en faites pas). Mais comme on peut faire tourner ce qu'on veut j'ai pu mettre mon logiciel pro (MT4) qui n'est pas très exigeant en terme de puissance. Comme suggéré dans l'article, l'idéal est de prendre un ultraportable culv, soit un macbook air si on est accro à la pomme, soit un des nombreux modèles PC sous i3 ou i5, avec des écrans de 11 à 13 ou 14 pouces. Mais c'est forcément plus cher, de 500 à 1000 euros, cela dit le confort d'utilisation est incomparable avec un netbook, tout en gardant les avantages de ceux-ci (autonomie et portabilité) L'ipad est un espèce d'ovni multimédia qui ne se compare pas à ça. On n'y met pas de logiciels normaux, c'est limité sur internet (pas de flash), ça fait un peu office de console de jeu (comme ma PSP, qui va aussi sur internet) qui ne serait pas faite que pour les jeux. Le vrai problème de l'ipad, c'est le verrouillage technique d'Apple qui vire à l'authentique foutage de gu*#le : pas de possibilité de rajouter une carte mémoire pour augmenter la mémoire, batterie soudée donc irremplaçable qui limite la durée de vie de l'engin à 2 ans, dépendance totale à un ordinateur, ça fait un peu rigoler tout ça. Cela dit si les concurrents font sauter ces verrous ça pourrait devenir intéressant, mais ça ne sera toujours pas un ordinateur.
avatar Caramel10 | 
Montrer son CULV dans la forêt de Machecoul ? Hein ?
avatar PA5CAL | 
@ShowMeHowToLive : Exact ... d'où leur appellation "netbook", qui diffère finalement des "ultraportables" qu'ils ont supplantés à une époque et dont le MBA est un représentant. Le MBA n'est donc définitivement pas un netbook. Cependant l'iPad n'entre pas non plus dans la catégorie des netbooks, notamment du fait du verrouillage de certains usages découlant de l'obligation de passer par l'App Store. Alors que les netbooks offrent une totale liberté applicative (dans la limite de la puissance disponible), l'iPad apparaît plutôt comme un terminal intelligent.
avatar MixUnix | 
L'idéal serait un iPad tel qu'il est, ou amélioré des essentiels, qui se clipserait sur une partie inférieure de la même dimension renfermant le clavier physique et la carte mère d'un ordi portable d'entrée de gamme, qui le refermerait pour le transport. Il deviendrait alors un véritable ordi avec l'avantage de la mobilité par déclipsage de sa base.
avatar zoubi2 | 
@ErGo_404: "[i]les netbooks ne sont clairement pas fait pour de l'édition de documents. Du coup on peut pas travailler dessus, contrairement aux netbooks[/i]" Tchin!
avatar Ali Baba | 
@ Abmac : Je veux bien la liste des logiciels que tu utilises sur l'iPad pour faire tout ça.
avatar Ali Baba | 
@ xatigrou : De logiciels normaux ? C'est quoi un logiciel normal ? Et iMovie, il tourne sur ton netbook ? Non ? Alors comment tu peux dire qu'on y fait tourner ce qu'on veut ? En fait tu veux juste dire qu'un netbook tourne sous Windows alors qu'un iPad tourne sous iOS. Bah oui, on le savait déjà, va ;)
avatar xatigrou | 
@Ali Baba : je ne comprends pas bien le sens de votre requête (pas très gracieuse mais j'ai bien compris que c'est la norme sur ce forum) D'abord imovie est un programme mac donc il ne tourne pas sur un netbook (j'ignore si c'était le sens de votre com) Ensuite la plupart des logiciels professionnels n'ont pas besoin d'un monstre de puissance ; personnellement je me sers de graphs de prix et d'indicateurs plus ou moins sophistiqués à coller dans les graphs, mais autant j'ai impérativement besoin d'une connexion internet stable, autant la puissance m'importe guère. Se servir d'un ordi pour bosser ne veut pas dire avoir besoin d'un monstre de puissance pour faire tourner imovie (d'ailleurs je me demande si beaucoup de pros utilisent ce logiciel).
avatar Stanley Lubrik | 
Avec un bon jailbreak, pour accéder à de bons outils d'optimisation (SBSettings & Co), le vrai multitâches via Backgrounder, Circuitous et un un bon vieux fichier de swap pour assister la famélique RAM (limite foutage de gueule) de 256 Mo, mon iPad est devenu depuis un bon moment un vrai ordinateur mobile.... Bref, c'est le croisement d'Apple et de la communauté des rebelles qui apporte aujourd'hui à l'iPad ses lettres de noblesses dans l'univers mobile.... En attendant la fameuse version 2 (ou 3 et 4 comme avec l'iPhone) à partir de laquelle les Guignols nous rappellent que Seve Jobs devient un vrai génie créatif....
avatar Stanley Lubrik | 
(Suite) J'allais oublier que l'iPhone - également jailbreaké pour accéder au thetering et connecter l'iPad standard au Web via la 3G du téléphone - renforce les qualités de mobilité de la tablette Apple... Là encore le talent croisé de Steve Jobs et des rebelles...
avatar Ali Baba | 
@ xatigrou : Je voulais juste dire que l'iPad peut parfaitement faire tourner des logiciels similaires à ceux d'un netbook et qu'il n'y a donc pas lieu de le rejeter sur cette base. Si tu as besoin de Windows, dis juste que tu as besoin de Windows, pas que l'iPad est inadapté aux usages professionnels. Il y a des logiciels Windows qui n'existent que pour Windows (de même qu'il y a des logiciels iPad qui n'existent que pour iPad), ça n'en fait pas pour autant des logiciels "normaux". Les logiciels iPad sont tout aussi normaux que les autres. Désolé si tu n'as pas apprécié l'ironie de ma remarque. Pour le reste je ne vois pas où j'aurais été incorrect.
avatar aphro_fg | 
Petite question: >>> Apple peut elle passer sous proc AMD tout en adoptant LightPeek ?? Cette technologie ne serait -elle pas la propriété d'Intel, seul donc à pouvoir l'intégrer sur ces cartes fonctionant sous proc Intel?? (juste en passant!)
avatar xatigrou | 
OK sans rancune Ali Baba, on est d'accord ;)
avatar PA5CAL | 
@Ali Baba : à moins de hacker son iPad, il n'est pas possible de mettre dessus les logiciels qu'on souhaite sans les faire passer par l'App Store et la censure d'Apple. Beaucoup d'entreprises ont des applications métier qu'elles pourraient en principe faire tourner sur une machine comme l'iPad, parce qu'elles en possèdent les sources et que l'appareil présente des performances très supérieures à ce qui est généralement nécessaire. Malheureusement, elles ne le peuvent pas du fait des verrouillages imposés par Apple. Par ailleurs, hacker l'iPad ne constitue pas pour elles une solution assez fiable et pérenne pour être envisagée. Du fait des besoins ergonomiques, elles doivent se tourner vers les tablettes PC (type Arcos), les ultraportables (PC ou MBA) ou les netbooks. La question n'est donc pas tant d'avoir Windows (ou Linux) sur la machine que de pouvoir y faire tourner sans restriction ses propres applicatifs, développés comme on l'entend, et avec les contenus que l'on souhaite. J'affirme donc que l'iPad est inadapté à une bonne partie des usages professionnels.
avatar iJack | 
@lukasmars Ce n'est pas l'avis de tout le monde. Par exemple ici : http://www.bestofmicro.com/actualite/test/963-1-Tablettes-iPad-applications.html Ceci dit, je trouve qu'Apple devrait s'intéresser au format 7" (un jour), car il semble rencontrer du succès...
avatar iJack | 
@PA5CAL Je ne suis pas spécialiste de la question (Oomu par exemple avait largement développé cette question dans un autre fil), mais il est parfaitement possible, pour une entreprise, de développer des appli iPad (ou iPhone) SANS passer aucunement par l'AppStore. Ces iPad sont configurés spécialement par l'entreprise, qui a une main-mise totale sur ce que ces tablettes peuvent faire ou pas. La SSII dans laquelle j'ai dernièrement travaillé possède par exemple plusieurs iPad, et compte y développer des logiciels pro de son cru... Elle ne souhaite pas les rendre dispo pour l'ensemble de la planète (ni au-delà :). Voir cette page (notion de in-house) : http://www.apple.com/fr/ipad/business/
avatar alainsl | 
iJack a tout à fait raison. On peut développer des applications et les installer 'manuellement'. Ce qui permet de faire des développements sur des applis métiers uniquement pour une entreprise. Concernant les tablettes. L'iPad a encore l'AppStore pour lui mais certains concurrentes commence à le rattraper. Essayez le nouvel Archos 10, 490 grammes, 300€ sous Android 2.2 avec Flash, Webcam etc... et ben, il est pas mal du tout.
avatar PA5CAL | 
@iJack : je n'ai pas dit que c'était absolument impossible, j'ai dit qu'on ne pouvait pas le faire en toute liberté, et que cette possibilité subissait un verrouillage de la part d'Apple. Le fait de pouvoir mettre son application sur un iPad représente des contraintes qui rebutent la majorité des entreprises. On doit commencer par souscrire à l'iOS Developer Enterprise Program, ce qui suppose d'être effectivement une entreprise (galère pour les AE !), de payer $299 par an, d'avoir un compte chez Apple et un numéro Dun & Bradstreet, de disposer d'au moins un Mac sous Snow Leopard et d'utiliser les outils fournis, et (la cerise sur le gâteau) de [b]s'engager à ne pas diffuser l'application en dehors de l'entreprise[/b]... Et au bout du compte, après plusieurs jours d'attente (actuellement 3 à 7 jours) l'utilisateur est obligé d'établir une connexion avec le serveur de certificats d'Apple pour pouvoir commencer à lancer l'application sur son iPad (... et dans l'affaire j'oublie certainement d'autres détails contrariants). Bref, c'est le parcours du combattant (en comparaison, obtenir directement d'un fabriquant une version personnalisée d'une machine serait une démarche moins contraignante). Il est techniquement difficile d'utiliser ses propres outils pour développer (ou porter) ses application, illégal de les communiquer à ses clients, fournisseurs et prestataires, et inimaginable de les faire tourner sans la bénédiction d'Apple. J'ai déjà eu trois exemples de moyennes entreprises qui ont jeté l'éponge à cause de ça, et préféré se rabattre sur des tablettes PC, quitte à subir d'autres inconvénients. Quant aux particuliers (développeurs amateurs) et aux entités ne disposant pas du statut requis par Apple, il est tout bonnement impossible pour eux de créer et d'utiliser leurs propres applications. A contrario, sans devoir en rendre compte à personne ni même débourser un centime, n'importe qui peut développer et utiliser des applications sur netbook Windows ou sur tablette Linux/ARM... ou sur Macbook Air.
avatar zarkossil | 
tres interessant, merci. l'effet tenaille n'est il pas aussi avec une double lame ? Le produit + le logiciel :-)
avatar iJack | 
@PA5CAL J'avais réagi à ton message, car tu avais écrit : "@Ali Baba : à moins de hacker son iPad, il n'est pas possible de mettre dessus les logiciels qu'on souhaite sans les faire passer par l'App Store et la censure d'Apple." L'appli in-house ne passe pas par l'AppStore, comment Apple peut-il appliquer sa censure ? Pour les particuliers, je ne vois pas la nécessité d'avoir un truc aussi compliqué qu'iOS Developer Enterprise Program. Ils peuvent très bien développer leur appli avec l'outil de base à 99$/par an (sous MacOS X, soit), puis passer en mode test sur leur iPhone/iPad. iOS Developer Enterprise Program ajoute évidemment l'outil de distribution. C'est peut-être pour ça que les SSII y voient une opportunité : elles ne paient qu'une fois le package annuel auprès d'Apple ou Google, pour ensuite développer pour leurs différents partenaires... Autrement, d'accord avec ce que tu indiques concernant la difficulté 'particulière' de développer sur ces nouveaux supports, par rapport à du 'connu'.
avatar expertpack | 
Je pense que apple fait toutefois une erreur strategique moyen terme. Certe, ne pas tomber dans la spirale d'eepc a bas cout et faible marge est louable de sa part, mais intercaler une tablette a 500€ et un 11' portable a 1000€ laisse le champs libre aux autres constructeurs dans cette fourchette . Meme si conceptuellement l'ipad est fantastique, il ne remplace a date pas un mini portable , dont les prix cassés et l'environnement connu (Msw7) militent massivement pour ce choix Il est a mon sens , coté constructeur plus facile d'ameliorer ses mini-pc maintenant qu'ils sont amortis en R&D et fab. C'est d'ailleurs ce qui se passe. Les mini-pc ont évolués , il n'est pas rare d'en voir avec 2Go de ram' un DD de 300Go et une connectivité allechante sous la barre des 500€ , prix plancher ipad. Enfin, l'autre erreur a mon sens est de pas avoir fait profité aux utilisateur iphone la 3g de leur forfait pour surfer en 3g sur ipad. Ce point est un handicap cruel qui freine les ventes ipad , et qui aujourd'hui sont proposés pour exemple par samsung et les operateurs La reaction tardive d'apple sur ce point lui fait perdre une partie de son avance acquise

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