Antennagate : crise de communication ou de management ?

La redaction |
La mauvaise série pompeusement appelée "Antennagate", a surtout été le révélateur un peu tardif d'un déphasage entre la stratégie de la firme de Cupertino et la stature internationale qu'elle a atteint aujourd'hui. Sans gestion de sa communication de crise, l'entreprise s'est laissée dicter son attitude par les médias et a bâclé une partie de la commercialisation de l'iPhone 4. Un indice supplémentaire d'une nécessaire réorganisation ?

Botter en touche, attendre que la tempête s'éteigne d'elle-même, pour finalement aller dans le sens du vent. C'est la voie suivie par Apple au fil de l'Antennagate, qui bien au-delà des simples problèmes techniques d'antenne, a totalement raté sa communication de crise et démontré qu'elle n'avait pas encore pris la mesure de son changement de taille et de stature. Revenons d'abord sur les faits. Comme toute crise rencontrée par les entreprises, l'Antennagate a commencé par une phase de gestation. Celle-ci va se développer sur quatre jours, entre le 22 et le 25 juin dernier.

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Une phase de gestation

Le 22 juin, deux jours avant la commercialisation de l'iPhone 4, Walt Mossberg, chroniqueur du Wall Street Journal, écrit dans un article passant en revue le nouveau téléphone : « …dans certains endroits, où la réception du signal est particulièrement faible, l'iPhone 4 ne montre aucune barre de réception ou moins de barres que ses prédécesseurs. Apple indique qu'il s'agit d'un bogue dont la correction est prévue, et qu'il s'agit d'un problème de présentation des barres, et non d'une absence de faculté du téléphone à passer un coup de fil. Et l'iPhone 4 était effectivement en mesure de permettre les appels, malgré l'absence de barres. Malgré tout, en au moins 6 occasions durant mes tests, le nouvel iPhone n'indiquait aucun service ou cherchait un réseau, alors que l'ancien iPhone, que je tenais dans l'autre main montrait au moins deux barres. Ni Apple, ni AT&T n'avaient d'explication pour cela. L'iPhone 4 retrouvait rapidement un réseau dans ces occasions, indiquant la présence du service après quelques secondes. Mais le trouble n'en était pas moins là. ».

Le journaliste technologique le plus courtisé par Apple joue ici le rôle de Cassandre. Il est le premier, mais il ne sera pas le seul. Le lendemain 23 juin, l'affaire prend un tour plus dramatique en fin de soirée : le site Engadget fait état de problèmes de réception, et iLounge se fend d'une vidéo démontrant le talon d'Achille de l'iPhone. Conclusion sous-tendue : pour que toutes les barres apparaissent, il vaut mieux ne pas avoir l'appareil dans les mains. Il ne reste alors que quelques heures avant que les Apple Store n'ouvrent leurs portes pour vendre la nouvelle itération de "l'ordiphone".



Évidemment, le 24 juin, le problème technique ne passe pas inaperçu - rappelons qu'il s'agit en fait sans doute plus d'un artefact lié à la moindre expérience d'Apple dans le domaine de la téléphonie (lire aussi Réception iPhone 4 : ce que l'iOS 4.0.1 change), tout autant qu'un des petits secrets les mieux gardés de l'industrie des télécommunications.

Les premiers utilisateurs se plaignent de la perte du signal lorsque l'iPhone 4 est utilisé avec la main gauche. L'appareil va jusqu'à perdre les communications quand on couvre l'antenne. À partir du 25 juin, le problème va grandissant, alors qu'il est relayé par de plus en plus de sites Internet et d'organes de presse. Deux évènements majeurs interviennent ce même jour : d'une part, Apple réagit officiellement auprès d'Engadget. D'autre part, l'analyste de Kaufman Bros Shaw Wu prédit dans une note aux investisseurs que, dans le pire des cas, Apple s'en sortirait sans malus financier d'ampleur, qu'en fournissant gratuitement des étuis.

En fait, tous les éléments de la crise apparaissent dans les toutes premières heures avant et après la date de commercialisation du téléphone. Les jours et les semaines suivantes, l'effet de loupe classique des médias, la lettre d'information du 2 juillet et jusqu'à la conférence de presse du 16 juillet (vidéo) ne se présentent finalement que comme les rebondissements d'une histoire qui aurait pu être réglée dans les premières heures.

Une absence de préparation à la gestion de crise

La plupart des grandes entreprises, ainsi que certaines "célébrités" ou personnalités savent désormais qu'elles peuvent être confrontées à une crise et préparent en amont une procédure de gestion de crise. En France, à la suite des affaires de sang contaminé, de vache folle, ou de problèmes de fabrication au sein d'usines de groupes alimentaires, les crises sont généralement prises au sérieux, notamment en raison des impacts techniques, commerciaux, financiers ou juridiques qu'elles peuvent induire.

La gestion de ces impondérables s'articule autour d'un manuel de crise, qui détaille des scénarios et couvre les conduites à tenir. Une cellule de spécialisée est prévue pour prendre en main la situation, et une préparation à la communication de crise est généralement dispensée aux cadres dirigeants. Celle-ci doit leur permettre de préserver la réputation de la société et l'implication des salariés, qui sont le premier public de cette catégorie de communication.

L'Antennagate, de par la faible réactivité des cadres d'Apple, a surtout montré une faible préparation de la société à ce type de crise, alors même qu'elle a déjà essuyé des tempêtes à la suite de lancements de produits. Sur les dix dernières années, la firme de Cupertino a dû faire face à des défauts d'écrans (il n'y a pas si longtemps encore avec les premiers iMac 27"), problèmes de refroidissement, connecteurs défectueux, position par rapport au développement durable et au recyclage des déchets…

L'été dernier, Apple a même connu un scénario de répétition générale de l'Antennagate, alors qu'elle s'est trouvée confrontée à la crise des "iPhone craquelés". Une affaire quasiment franco-française qui a même forcé la filiale à dépêcher un de ses cadres auprès du Secrétaire d'État au Commerce.

« Lors du déclenchement d’une crise, le temps se comprime (…). La gestion d’une crise n’est affaire ni de jour, ni d’heure. C’est un impératif de minutes et de secondes. C’est à ce moment que l’équipe de direction entre dans une autre dimension où les repères habituels du management s’évanouissent. Un management de crise, dont la composante essentielle est le chronomètre, prend le relais » explique Pascal Ragot, un spécialiste de la communication de crise et de mediatraining qui a accompagné Whirlpool, Pionner ou Metaleurop.

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La prise en main immédiate de la communication se présente comme la clé du pan public de la gestion d'une crise. Les arguments de Steve Jobs destinés à minimiser l'absence de réactions adaptée d'Apple dès les premiers jours résistent difficilement à un décryptage de sa chronologie. Ainsi des 22 jours précédents la conférence de presse : si Apple disposait d'une cellule de veille ad hoc, celle-ci aurait dû avoir connaissance des remarques de Walt Mossberg dès avant le 22 juin, jour de parution de son article. La cellule de veille aurait ainsi pu lancer des alertes internes, au pire les 22, 23, 24 ou 25 juin, alors que les témoignages se multipliaient sur le Web. Et une cellule de crise aurait pu prendre immédiatement le relais.

Les arguments d'Apple concernant la volonté de l'équipe dirigeante de vérifier les faits s'avèrent en revanche totalement justifiés. Ils font partie d'un déroulement qu'on peut considérer comme logique dans ce genre de situation. Il est normal et surtout attendu lors d'une crise, que l'organisation qui en est la victime ou l'auteur soit transparente, si elle ne veut pas se trouver confrontée aux "trouvailles" des médias. Mais elle se doit de prendre le contrôle de sa communication sans perdre de temps et jouer franc-jeu. Apple n'a pas su prendre cette voie.

Un problème de taille d'entreprise ?

Jusqu'à présent, la communication d'Apple s'est appuyée sur son strict encadrement et sa propagation contrôlée, des rumeurs propagées jusqu'aux médias sélectionnés. Cette stratégie ne date pas d'hier. Apple l'a utilisée pour lancer le tout premier Mac en 1983 et 1984. Aujourd'hui, la firme suit un véritable cycle de marketing et de communication principalement piloté par Phil Schiller (Senior Vice President Worldwide Product Marketing). Une stratégie utilisée pour contrebalancer la taille jusqu'à récemment toute relative de l'entreprise et qui lui a permis de ne pas avoir à investir des budgets pharaoniques en publicité et en promotion.

La couverture médiatique et ses multiples ricochets à travers Internet suffisent pour lancer des produits en (très) grande pompe et représente des millions de dollars de publicité générés gratuitement par les organes de presse. L'iPhone 4 a bénéficié à plein de cette stratégie, mais l'émergence d'une crise au moment même de son lancement aurait pu tuer dans l'œuf la campagne de commercialisation du produit.

Quoi qu'il en soit, même si l'Antennagate semble à nouveau montrer qu'Apple n'a toujours pas mis en place de procédure de communication de crise, son impact sur les ventes du produit phare de la firme est relatif. C'est plus vraisemblablement l'amour-propre des équipes d'Apple et de son patron qui a été touché. La conférence de presse du 16 juillet a bien montré que la polémique avait affecté l'entreprise sur son cœur de métier, la conception d'appareils électroniques et sa capacité à réussir l'intégration matériel-logiciel.

Reste à Apple à tirer les leçons de cette histoire. Les cadres dirigeants de la firme n'avaient sans doute pas perçu le changement de paradigme dont l'entreprise a bénéficié ces derniers mois et surtout à l'occasion du succès du lancement de l'iPad, de l'accueil d'iOS4, de l'attention générée par l'iPhone 4, du dépassement par son titre de la capitalisation boursière de Microsoft, ainsi que de son rôle de second acheteur mondial de composants électroniques derrière HP. Des événements, certes tout symboliques, qui démontrent surtout qu'Apple n'est plus la "start-up" la plus regardée de la Silicon Valley, mais une compagnie d'une dimension internationale dont le fonctionnement et la communication (avec toutes les facettes que ce terme recouvre) se doivent d'être adaptés à sa nouvelle stature de Goliath de l'informatique mobile et nomade.

Si la stratégie de communication de surprise est tout à fait compréhensible dans une logique industrielle de défense des secrets de fabrication et de maximisation de l'impact de la commercialisation de nouveaux produits, le mutisme ou la dénégation lors d'événements postérieurs est incompréhensible. L'esprit start-up n'est-il pas trop ancré dans les gènes de l'entreprise pour qu'elle parvienne à mitiger sa communication de manière à endosser son nouveau statut de grande société internationale ? Seul l'avenir le révélera.
avatar allphi | 
En tous cas le Bumper offert est en place, arrivé un mois avant la date prévue... et la réception est toujours excellente. Je n'ai jamais eu le moindre problème d'ailleurs. Beaucoup de bruit pour pas grand chose.
avatar Mithrandir | 
Je ne vais pas faire mon fanboy de base, mais en ce moment les médias et le buzz sont très favorables à Google, et les problèmes concernant Google et les mobiles Android sont systématiquement considérés comme mineurs. La balance médiatique est loin d'être en faveur d'Apple. Quelques exemples: la façon cavalière dont Google à répondu aux problèmes de batterie sur android n'a gêné personne ("si il y a des problèmes, c'est de la faute des développeurs). Le fait que l'excuse de Google concernant le vol des infos privées dans l'affaire de streetview est passée comme une lettre à la poste. La relative indifférence au fait que Google arrête le support du Nexus One. Et le peu d'échos suite aux relativement nombreux problèmes tournant autour du Droid X. Il se trouve juste que ce moment on ne passe rien à Apple. Je n'en dirais pas autant des autres...
avatar daito | 
Un nième article sur le sujet qui ne dit pas grand chose. En fait la question est maintenant la suivante : Quel faux problème d'un produit Apple va mobiliser la presse l'été prochain??
avatar FreddyF | 
@daito Je ne suis pas d'accord, je trouve que cet article présente les choses sous l'angle de la gestion de crise, et je trouve assez intéressant la façon dont les grandes entreprises se préparent à des crises, via une cellule de veille et de gestion de crise.
avatar Liena | 
" France, à la suite des affaires de sang contaminé, de vache folle, ou de problèmes de fabrication au sein d'usines de groupes alimentaires, les crises sont généralement prises au sérieux, notamment en raison des impacts techniques, commerciaux, financiers ou juridiques qu'elles peuvent induire. " Et la santé ne fait pas parti des éléments prit en compte ??? Ce n'est pas un point suffisamment important par lequel d'ailleurs est apparu le principe de précaution ?? Les technocrates n'auront pas raisons de nous, sauf à vous lire ( sur ce passage précisément ).
avatar MadCluster | 
Merci pour cet article intelligent, réfléchi et pondéré. C'est salvateur, surtout après tous les "Gros nuls!", "Quelle secte!", "Gourou hautain", "Moutons débiles" et autre "Bobos endoctrinés", j'en passe, et des meilleures, qu'on a dû se farcir ici pendant des semaines, distillés par quelques-uns au "profit" de tous!! Ceci d'autant plus que l'article est loin d'être dénué d'un profond sens critique. Mais l'analyse, la réflexion et une certaine "distance" par rapport à Apple rendent ces critiques tout à fait acceptables, mieux : profitables, généreuses et fécondes! (houlà!)
avatar shenmue | 
Excellent article mais qui passe (par esprit de corporatisme ?) un fait simple sous silence: les médias décident in fine de l'éclairage qu'ils veulent donner sur telle ou telle entreprise. Et de ce point de vue, le deux poids deux mesures constaté clairement dans le cas d'Apple (on ne parle déjà plus du dernier scandale touchant Dell et pourtant plus grave sur le FOND) devrait AUSSI réclamer une remise en cause de la façon dont les médias traitent les sujets chauds. Apple pourra bien changer sa gestion des crises, si les médias ont décidé que c'était le seul à devoir payer pour ses fautes, alors clairement, indirectement, ils rouleront pour une concurrence qui est loin d'afficher du zéro défaut et les évolutions d'Apple ne serviront à rien... Mithrandir a raison de souligner l'incroyable indulgence médiatique vis à vis de tout ce qui sort de chez Google, tous les scandales potentiels ou défauts étant remisés sous le tapis avant même que le moindre buzz se développe. Le travail des journalistes est-il de prendre parti ou de donner l'éclairage le plus proche de la vérité ? Dans bien des affaires récentes autour d'Apple, cette capacité des médias d'information à prendre du recul semble absente, quand on ne flirte pas carrément avec la désinformation manifeste, tout semblant bon pour faire du papier. Si Apple a aussi du mal à grandir sur ces aspects c'est aussi peut-être en parti à cause de cet acharnement médiatique, qui lui coûte bien plus aujourd'hui qu'il ne lui rapporte...Comment prendre des décisions sereines quand de toute façon et quoique vous fassiez il se trouve toujours une bonne palanquée de médias crevards qui ont décidé de vous flinguer... Apple aurait annoncé un retour massif sur les iPHones, les mêmes auraient gueulé qu'Apple vendait des produits inutilisables, ils permettent le remboursement, cela ne va pas assez loin et on leur met sur le dos la gestion des remboursements auprès des opérateurs, ils offrent gratuitement des bumpers, c'est encore pire..
avatar daito | 
Je ne sais pas, on a droit encore et encore à l'historique de l'affaire, de la spéculation sur la gestion de crise d'Apple et un gros scoop....Apple a du faire face à des problèmes d'écrans, des connecteurs etc....c'est à dire ce que toute entreprise doit gérer lors de problèmes de série, de productions, de composantes que l'on retrouvent partout. Sauf qu'avec Apple on médiatise le problème, avec les autres NON!! Un exemple, la Xbox360, c'est 54% de taux de panne, oui 54%, plus d'une console vendue sur deux! Avez-vous vu la presse (spécialisée ou généraliste) en faire du blabla pendant des semaines??? NON! Rien, Nada, zéro, alors que c'est un problème bien plus grave que les quelques défauts d'écrans d'iMac ou le faux problème d'antenne de l'iPhone 4. Sinon : http://www.dailytelegraph.com.au/news/iphone-4-the-verdict/story-e6freuy9-1225898632579
avatar ricchy | 
@ daito L'été prochain, tu rigoles. ^.^ Ce sera juste le prochain produit. ;o) Avant qu'Apple ne débarque dans la téléphonie mobile (smartphone-mobile) Il ne se passait rien ou quasi rien. Car tous les autres acteurs du marché se contentaient de mettre "à jour" chaque année l'ancienne version de leur tél. :o/ Ils sont pour la plus part tous jaloux du succès d'Apple qui débarque avec un seul tél et qui vend des quantité astronomique. Pour ne pas rester sur le carreau, il sont du enfiiiiiin se sortir les doigts du culs. Et après il y en a qui osent dire que nous sommes des vaches à lait pour Apple( certes aussi) Mais avant on se faisait tous baiser par les autres fabricants… Je suis sur aussi sur que je n'ai pas pu avoir mon iphone ce jour, car Apple pratique la rupture de stock volontaire. ^.^
avatar Claude Pelletier | 
Merci pour ce point de vue qui apprend qq chose. J'imagine que son auteur a des compétences en matière de fonctionnement et de communication des entreprises. Merci. Le propre des journ
avatar shenmue | 
@Mithrandir:" la façon cavalière dont Google à répondu aux problèmes de batterie sur android n'a gêné personne ("si il y a des problèmes, c'est de la faute des développeurs). Le fait que l'excuse de Google concernant le vol des infos privées dans l'affaire de streetview est passée comme une lettre à la poste. La relative indifférence au fait que Google arrête le support du Nexus One. Et le peu d'échos suite aux relativement nombreux problèmes tournant autour du Droid X. Il se trouve juste que ce moment on ne passe rien à Apple. Je n'en dirais pas autant des autres..." C'est peu dire qu'ici on a affaire à une forme d'aveuglement volontaire des médias qui confine vraiment à l'incompétence. Ce sont ensuite ces mêmes médias qui vont donner des leçons en gestion de crise à Apple alors qu'ils ne sont pas foutus eux même de se remettre en cause. Il faut se souvenir que lors de l'affaire des iPhones explosif, pas UN média n'avait fait marche arrière ou n'était revenu ensuite sur l'affaire pour faire un bilan. La destruction oui, mais même quand ils détruisent à tord, ils n'envoient pas ensuite de maçons de secours. Je n'aime pas trop ces "affaires" où certains acteurs se dédouanent de toute forme de responsabilité, c'est beaucoup trop facile et surtout cela nuit à terme à une vrai indépendance des médias qui n'ont PAS, je le répètes, à prendre parti par occultation d'informations ou grossissement de loupes, ou alors qu'il assument et créent un blog à la gloire de telle ou telle marque... Je m'en fous que MAcgé passe sous silence (et encore, ils ne le font pas eux) les soucis de Google, mais quand c'est Gizmodo qui joue aux aveugles ou encore les médias plus généralistes ou encore UFC, là franchement, c'est AUSSI une inquiétante dérive de la presse.
avatar rei_vilo | 
L'affaire Perrier au benzène, cela ne vous rappelle rien ? La chronologie de l'antennagate fait penser à une opération d'attaque informationnelle. A ce propos, consultez " Le cas Perrier : Guerre et contre guerre de l’information économique " à l'adresse http://www.infoguerre.fr/guerre-de-l-information/le-cas-perrier-guerre-et-contre-guerre-de-l-information-economique/
avatar marvelous | 
L'article pointe sur une crise de communication, certes mais je ne crois pas cela soit le plus gros problème. Sans répéter ce que mentionne Shenmue concernant l'indulgence des medias et ce sur quoi ils veulent bien ce concentrer, j'insiste sur le fait le que Apple a mis ses doigt dans un engrenage qui ne convient pas du tout à bon nombre d'acteur du secteur : Nokia, Motorola, RIM, Sony, etc. De rien la Pomme est devenu en trois ans à peine un acteur incontournable (le patron de Nokia l'a d'ailleurs bien reconnu) et les géants du style MS rient bien jaune (in memoriam le ton ironique de Balmer en 2007 "nous vendons des millions de mobile Windows, Apple vend zero mobile") Ce n'est pas seulement le phone, mais tout l'écosystème autour. Chaque faille sera exploitée : Cela, Apple devrait mieux le savoir, surtout depuis l'histoire des 3GS dont l'écran casse. Apple ne fait pas non plus grand chose (à tort ou à raison) pour ce faire apprécié de certains (guizmodo, flury) dont le réseau est particulièrement étendu.
avatar lolodigital | 
l'Iphone4 a un PB d'antenne. Point. Ensuite, charge à nous de s'en accommoder ou pas... re-point. http://www.quechoisir.org/pages/breves/iPhone-4-L-antenne-lui-fait-de-l-ombre/42A03F848729BADCC125776D0038AD89.htm Voilà trois jours que ceci est sorti et que macgénération ne relaye pas ... pourquoi ?
avatar marvelous | 
Quand je parle des acteurs, cela inclut les sociétés de telecom bien sûr, Apple a poussé trop de Mamie et de Papy dans les ortilles
avatar MadCluster | 
"Claude Pelletier [30/07/2010 16:28] "Merci pour ce point de vue qui apprend qq chose. J'imagine que son auteur a des compétences en matière de fonctionnement et de communication des entreprises. Merci. Le propre des journ" ---> A mon avis, Claude s'est fait abattre pendant la rédaction de son message... Ca devient de plus en plus difficile de discuter sereinement, ici, vraiment.
avatar daito | 
@lolodigital On a déjà évoqué le torchon de UFC Que Choisir. Leurs propos sont basés sur rien du tout, ils disent perdre des appels sans dire combien, avec quel opérateur, quel endroit, quelle intensité de signal de départ, bref, un peu comme l'histoire des écrans qui explosent, Que Choisir aurait mieux fait de se taire!
avatar shenmue | 
@rei-vilo:"La chronologie de l'antennagate fait penser à une opération d'attaque informationnelle. " Pour moi c'est même une évidence. On a beau jeu aujourd'hui de tout mettre sur le dos de la gestion de crise d'Apple mais l'ampleur du truc ne peut pas juste être le résultat leurs problèmes à communiquer. La médiatisation a été ici "politique", en partie instrumentalisée par une concurrence qui n'a pas d'autres moyens pour lutter contre Apple aujourd'hui. On a eu aussi dés les premiers jours de l'affaire une avalanche de "fakes" manifestes, d'intervenants très peu crédibles sur les forums et venant alimenter la thèse d'iPhones massivement défectueux, ce qui ne semble pas être le cas dans les faits, ceux rapportant des problèmes étant une petite minorité. Après les vidéos d'Apple cela a été encore pire sur youtube, les créations de comptes allant dans cette thèse d'iPhone inutilisables totalement en fonction téléphones se sont multipliés. Par chance l'extrémisme de ces positions leur fait perdre de leur crédibilité mais la nature clairement "commandée" du truc est ici manifeste..
avatar Claude Pelletier | 
…… le propre des journalistes n'est pas de faire preuve d'expertise mais de savoir saisir (au moins) l'écume des choses et de pouvoir produire jour après jour. C'est dommage … même quand il s'agit de journalisme spécialisé. Les produits de la compagnie sont esthétiquement réussis mais la culture du design pouvait avoir un côté négatif, et je me demande si ce n'est pas le cas ici. Avec cette antenne au dessin si bien léché
avatar Anonyme (non vérifié) | 
"Sans répéter ce que mentionne Shenmue concernant l'indulgence des medias et ce sur quoi ils veulent bien ce concentrer, j'insiste sur le fait le que Apple a mis ses doigt dans un engrenage qui ne convient pas du tout à bon nombre d'acteur du secteur : Nokia, Motorola, RIM, Sony, etc. " Normal RIM par exemple, j'ai prit mon bold, j'ai fait comme sur la video et rien, j'ai prit mon bold 9000, j'ai mit met deux mains autour et rien. Alors bon vive les trucages moi je dis.
avatar baga57 | 
Première fois que je lis un article aussi long sur macgeneration !!
avatar Macandide | 
Deux poids et deux mesures, c'est évident. Pourquoi, ça c'est la vraie question... Parce que gloser sur Apple et la gestion d'un "antenagate" sans mentionner UNE SEULE FOIS que ces problèmes sont quasi-identiques pour TOUTES les marques (voir la vidéo d'Apple! ), c'est purement de l'attaque ciblée, volontaire. En se planquant derrière l'étiquette "presse libre, etc". En fait, le problème de l'antenne EXISTE mais il faudrait en parler en général, pas d'Apple en particulier, si on veut être honnête et/ou faire avancer le schmilblick...! Après, c'est un schéma classique de manipulation/ désinformation: les autres médias répètent, glosent, occultent ce qu'ils veulent...: au bout du compte l'image de la société attaquée est abimée dans l'inconscient collectif. En plus, comme disait GreenPeace il y a quelques mois: "en attaquant Apple, on sait qu'on va faire de l'audience", en gros! Quand on pense qu'il y en a même qui voient un lien avec la manière dont Apple a "osé" traiter un média (Gizmodo), à l'époque du vol de proto! Eh oui, la presse, 4° pouvoir! Et pas contrôlé par la démocratie, celui-là!
avatar daito | 
Je rappelle quand même que ce nouveau design d'antenne permet une meilleure réception, un meilleure design rigide, plus de place pour la batterie et donc une meilleure autonomie.
avatar shenmue | 
@Lolodigital:"Voilà trois jours que ceci est sorti et que macgénération ne relaye pas ... pourquoi ? " Ils en ont parlé, tu voulais qu'ils le mettent en news principale juste pour te faire plaisir. Quant à ton "l'iPhone a un problème d'antenne, point", c'est un peu court jeune homme et cela n'explique en rien la cécité quasi totale des médias sur les problèmes des concurrents.
avatar manu1707 | 
+1000 mithrandir!!!

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