La vie en 17 pouces - labo du PowerBook G4 17"

JackSim |
Nous avons passé une semaine avec le nouveau PowerBook 17" d'Apple. Mais moins de 7 jours sont nécessaires pour tomber définitivement amoureux de cette superbe machine. Après avoir goûté à la vie en 17 pouces, plus rien ne pourrait nous convaincre de retourner à des dimensions plus modestes. "Alu"-cinant !


Premier contact


Il a su se faire attendre, ce fameux PowerBook ! Malgré une commande passée juste après le keynote de Steve Jobs début janvier, il a fallu attendre la fin avril pour qu'il se décide à montrer le bout de son écran. Et quel écran ! Une taille impressionnante, presque indécente pour un portable, d'une qualité parfaite. Aucun pixel mort sur notre modèle - soulagement. Ce genre de défaut semble bien moins courant avec les progrès réalisés dans la production des dalles plates. Comme les dernières machines d'Apple, les CD de restauration sont remplacés par un DVD, et l'ordinateur est en services après quelques minutes seulement, sans avoir à jouer au disc-jockey.



La perspective est trompeuse, l'écran est beaucoup plus large et moins haut qu'il n'y paraît sur cette photo




La robe du PowerBook 17" est d'un gris légèrement plus clair que celle du PowerBook 15" "Titanium", l'aluminium replaçant le titane pour la composition de la coque. Sur le plan de la solidité, de grands progrès ont été faits depuis les "Titanium". L'écran ne se tord plus aussi facilement, et les deux petites charnières si fragiles sont remplacées avantageusement par une charnière proche de celles des iBook, couvrant presque toute la largeur de la machine. Il se dégage de ce nouveau PowerBook une impression de solidité et de robustesse, malgré la finesse bluffante de sa coque. Il ne semble pas imprudent de le saisir d'une seule main ; l'ouverture et la fermeture de l'écran se font de manière très douce, d'une seule main aussi. Autre défaut corrigé : les touches ne viennent plus frotter contre l'écran grâce au léger jeu assuré par deux petits tampons. Finies les marques disgracieuses. La réception du signal AirPort a elle aussi fait l'objet d'améliorations, même si nous n'avons pas encore pu tester les performances d'AirPort Extreme, faute de borne à cette norme. Les antennes sont désormais placées de chaque côté de l'écran, avec une sorte de "porte de sortie" en plastique et non pas en métal.





Comparaison avec le PowerBook G4 Titanium 15" et le PowerBook G3 "Pismo"






Un design soigné


À propos du design général de la machine, on peut remarquer que le clavier paraît bien petit au milieu de tout cet espace. Certains déplorent qu'Apple n'ait pas profité de cette largeur pour intégrer un pavé numérique. Nous ne sommes pas de cet avis, puisque le clavier principal serait alors totalement décentré. Apple a préféré intégrer de grands haut-parleurs, de très bonne qualité, qui peuvent atteindre un volume tout à fait honorable. Le trackpad, très large, est confortable. L'espace restant fait un repose-mains idéal lors de la frappe, même s'il peut devenir un peu chaud lors d'opérations intensives sur le disque dur (à gauche) ou lors de la lecture de CD/DVD (à droite). La dissipation de la chaleur semble meilleure que sur les PowerBook Titanium.


Le clavier est très confortable lui aussi. Toutefois, sur notre modèle, certaines touches se révèlent parfois pas assez sensibles, ce qui fait parfois échouer des combinaisons de touches telles que Commande-W pour fermer une fenêtre ou Commande-Q pour quitter une application. Cela est peut-être dû aux habitudes prises sur le clavier précédent, plus mou, d'un PowerBook G3 "Pismo".





Conséquence de l'adoption d'une charnière plus robuste, les ports sont répartis sur les côtés de la machine. Si certains ports (Ethernet, sorties vidéo, alimentation électrique) se montrent plus pratiques quand ils sont situés à l'arrière de l'ordinateur, d'autres (USB, FireWire, sortie/entrée son) sont bien plus facilement accessibles sur les côtés. Si c'est le prix à payer pour une charnière plus solide, alors ce choix est tout à fait justifié. De plus, il est bien plus aisé d'effectuer un branchement sur le côté du PowerBook plutôt que d'avoir à tâtonner à l'arrière, gêné par l'écran.


Le lecteur/graveur de CD/DVD "mange-disque" ne se montre pas trop bruyant. Il semble rencontrer de petites difficultés avec certains disques plus épais (tels ceux auxquels on a ajouté une étiquette autocollante), qu'il ne parvient pas toujours à éjecter assez loin pour que l'on puisse l'extraire sans toucher le support optique. On peut regretter aussi qu'il ne soit capable de graver les DVD qu'en vitesse 1x.


L'accès aux connecteurs pour l'ajout de mémoire vive ne se fait plus sous le clavier, mais sous la batterie. L'ajout d'une barrette ne prend que quelques minutes, le temps de sortir la batterie et un cache retenu par trois petites vis. En parlant de batterie, il semble que l'on perde environ 30 à 45 minutes d'autonomie par rapport à un PowerBook Titanium à 1 GHz. Cela est certainement dû à l'écran plus grand.


Ce qui frappe avec ce PowerBook, outre l'écran et la finesse de la coque, c'est le silence qui s'en dégage. En utilisation normale, il est presque parfaitement silencieux. Lorsque le processeur est plus sollicité, le ventilateur se met en marche progressivement, mais il est très discret lui aussi. Un petit défaut constaté avec le système sonore du PowerBook : si celui-ci n'a plus émis de son depuis un certain temps, les haut-parleurs produisent une sorte de petit déclic avant de remplir leur office, avec pour conséquence un petit retard du son suivant. Ce comportement ne se produit pas lorsqu'un casque est branché, et provient probablement d'une "mise en veille" des haut-parleurs lorsque ceux-ci ne sont plus utilisés pendant un certain temps.




Des "gadgets" pratiques


Grâce à un capteur placé à la droite du clavier près du bouton d'allumage, la luminosité de l'écran s'ajuste automatiquement à la luminosité ambiante. Cette fonction est particulièrement utile lorsque l'ordinateur travaille sur la batterie, car l'écran baisse son intensité et donc sa consommation électrique lors que la lumière ambiante est suffisante, tout en augmentant automatiquement en cas de besoin - lors du passage dans un endroit ombragé ou dans un tunnel lors d'un déplacement en train, par exemple. Autre "gadget" pratique : le rétro-éclairage des touches lors que la lumière ambiante se fait très faible, qui permet de toujours garder un contact visuel avec le clavier. Ces deux fonctionnalités peuvent bien entendu être désactivées, ou réglées manuellement grâce aux touches de fonction. Nous avons constaté un petit inconvénient avec l'ajustement automatique de la luminosité de l'écran : lorsque des ombres passent sur le capteur (courant lorsque l'on travaille dos à une fenêtre) ou que l'on couvre la zone de la main, la luminosité de l'écran varie brièvement alors que cela ne serait pas nécessaire.




Bête de course


Le PowerBook G4 17" se montre très rapide. Mac OS X et ses nombreux effets graphiques sont parfaitement fluides. La plupart des applications se lancent en quelques rebonds à peine. Sa carte graphique lui permet de faire tourner la démo d'Unreal Tournament 2003 toutes options graphiques activées sans accroc, avec une qualité de rendu à couper le souffle.


L'intégration des différentes fonctionnalités de l'ordinateur au Système - apanage des produits Apple - est très poussée et parfaitement réalisée. Les communications avec un téléphone portable par Bluetooth se font sans aucun problème, et iSync permet de synchroniser ses données très simplement.


A l'utilisation, l'écran panoramique se révèle extrêmement confortable, particulièrement avec les applications à palettes multiples (la suite Adobe, Final Cut Pro, etc.). On peut par exemple avoir une fenêtre de navigateur ouverte tout en gardant un oeil sur d'autres applications ou documents et sur le bureau. Dans InDesign, on affiche deux pages en vis-à-vis sans que les palettes ne viennent s'interposer.



Une capture d'écran




Les 512 Mo de mémoire vive fournis en standard se révéleront un peu étriqués lors de l'utilisation simultanée de programmes gourmands en RAM. L'ajout d'une barrette de 512 Mo permet d'atteindre la capacité maximale et confortable de 1024 Mo, soit 1 Go.


En conclusion


Si la critique principale émise à son encontre est sa taille trop imposante, sa finesse, sa robustesse et son poids modeste (les modèles "Wallstreet" pesaient quasiment autant) le rendent aisément transportable - même s'il n'entre pas dans la plupart des sacs pour portables prévus pour des écrans 15 pouces. Que cela soit par le confort de son écran ou par ses performances, il se substitue sans problème à une machine de bureau, et fait figure de machine idéale pour une utilisation mi-professionnelle mi-domestique. En revanche, il est vrai que son petit frère 12" convient beaucoup mieux à une utilisation sur le terrain et dans toute situation où l'encombrement minimal est de mise. A noter que des PCistes parmi les premiers à se gausser de la taille de l'objet sont ceux qui finissent par avouer "rêver du même en PC"...


Finalement, la qualité de ses finitions et les divers gadgets pratiques - marques de fabrique de la Pomme - en font une machine magnifique à laquelle il est difficile de reprocher quoi que ce soit.

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2019, plus de photos.

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