PowerBook : 30 ans de mobilité

Jean-Baptiste Leheup |

Aujourd'hui, tous les ordinateurs portables se ressemblent. Des rectangles plats, qui s'ouvrent en deux parties, l'écran occupant celle du dessus, tandis que le trackpad et le clavier se partagent la partie du dessous, le premier devant, et le second au fond. Cela paraît assez logique, et mis à part quelques modèles dont l'écran se détache sous forme de tablette, ce marché laisse assez peu de place à la fantaisie.

Mais il y a trente ans, en 1991, le marché des ordinateurs portables était très différent. On trouvait des petites valises avec un clavier détachable, des parallélépipèdes desquels sortait un écran rachitique, et, dans le meilleur des cas, des petits pavés s'ouvrant sur un simple clavier placé au plus près du bord, de telle sorte que le poignet de l'utilisateur se trouvait forcément bien mal positionné, un cauchemar d'ergonomie. Et ceux qui voulaient une souris n'avaient qu'à la brancher à l'arrière de la machine !

Quelques publicités de début 1991

Chez Apple, ce n'était pas beaucoup mieux, puisque la marque proposait un Macintosh Portable depuis septembre 1989 : une très grosse machine, basée sur le Macintosh SE, sans aucun compromis. Avec son écran à matrice active en 640 x 480 pixels, sa batterie au plomb offrant dix heures d'autonomie et son vrai disque dur 3,5 pouces, le Macintosh Portable pesait 7 kg et mesurait 10 cm d'épaisseur — et il coûtait une véritable fortune.

Apple face à l'urgence d'offrir un vrai portable

Le Macintosh Portable n'avait même pas encore été lancé que l'Apple Industrial Design Group travaillait déjà sur son successeur, lançant des projets tous azimuts. La naissance du PowerBook tel que nous le connaissons aujourd'hui est d'ailleurs une véritable leçon d'humilité, car malgré le budget considérable alloué à cette unité, c'est d'un recoin d'open space qu'a surgi l'idée qui a révolutionné l'informatique mobile.


avatar horatius | 

Je garde un souvenir ému de mon duo 180 puis de mon Pismo.

avatar nliechti | 

@horatius

Ooh le Pismo une incroyable machine avec ses deux baies latérales pour accueillir le lecteur de DVD et le disque dur. Mon premier Mac portable et certainement le meilleur de mon point de vue avec le G4 17 pouces.

avatar RenaudL | 

Et le PowerBook G5 alors pourquoi vous en parlez pas? oK je sors :). Merci pour ce super historique.

avatar raoolito | 

Independance Day, ou le monde sauvé par un noir, un juif et un mac.

tout un symbole..
( CC iGerard 😉 )

avatar Bicus | 

Traiter Bill Pullman de proxénète, y'a plus de respect !

avatar Gonzo | 

Cool ce genre d’article

avatar powergeek | 

Beau souvenir de mon premier Powerbook 100 et ensuite des Duo avec leur station d'accueil. 🥲

avatar MacPlusEtc | 

@powergeek

"Beau souvenir de mon premier Powerbook 100 "

Mon meilleur souvenir de Mac. Le seul avec lequel il ait jamais été possible de travailler en plein soleil au fond du jardin (écran noir et gris/vert à cristaux liquides).

Bon, le travail se prolongeant un peu, il fallait assez rapidement aller chercher le dérouleur à maxi-rallonge, mais quel sentiment de liberté !!

avatar koko256 | 

Il manque les violons avec la dernière phrase :)

avatar Eratic | 

@koko256

Tellement 😁

avatar pocketalex | 

le portable "386 - VGA - 20mo" à 19990 francs

... soit 3994,49 Euros

ça remet en perspective le tarif des MacBook Pro 😂

avatar nickyrabbit | 

RIP mon PowerBook 170 en 8/40 (Mo), 1er d’une longue série de portables pour une vie de liberté (de déplacements) grâce à son modem interne Global Village Mercury 14.4 (import USA car FT n’autorisait pas de models au delà de 2.4 kbs) …

avatar duke_fsc | 

Un Mac Portable…. J’en ai toujours un en état de marche avec sa grosse batterie au plomb. Partageant l’étagère avec mon Apple //c, mon //GS et mon PowerBook 165c pour les plus vieilles. Et bien d’autres machines encore…

avatar LeonlegranD | 

Tiens, c’est amusant, un Powerbook 100 avec un clavier japonais. Et en katakana… Aujourd’hui, les MacBook Pro version japonaise ont des touches en hiragana…

avatar olgluk | 

Pour avoir eu un 165c (version couleur) cette première génération de powerbook était vraiment sympa. Après pour le Mac Portable (mon premier mac) c'était assez amusant. Lourd, énorme. Mais assez modulaire : on pouvait tout changer : les cartes, le disque dur. On pouvait même placer un pavé numérique à la place du trackpad et décider aussi de mettre le trackpad à gauche et le clavier à droite : il suffisait de déplacer les modules. Une modularité peu revue depuis chez Apple dans les portable a part peut être les powerbook G3.

avatar melaure | 

Merci pour ce rappel, je garde ces machines précieusement. Me manque juste un 550c japonais ;)

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