Choisit-on son VPN comme un baril de lessive, au gré de la promotion du moment ? Si la pratique est courante chez le grand public, les éditeurs tentent de s'extirper de cette guerre des prix en étoffant continuellement leurs logiciels. Le problème, c'est qu'ils finissent tous par se copier. Depuis quelques années, la tendance est à l'accumulation d'outils de sécurité périphériques, transformant ces utilitaires en véritables couteaux suisses intégrant antivirus et gestionnaires de mots de passe.
Pour tenter de se démarquer de la concurrence, NordVPN semble avoir déniché un nouveau filon : la détection des deepfakes. La fonctionnalité se limite pour le moment aux seuls trucages audio. Prenant la forme d’une extension Chrome réalisée par NordLabs, ce nouveau détecteur se charge de repérer en temps réel les voix générées par intelligence artificielle. L'initiative n'est pas si incongrue à l'heure où les clones vocaux pullulent sur la toile, mais en même temps elle élargit une fois de plus le périmètre d'un utilitaire dont la vocation première était pourtant de sécuriser la navigation en se faisant oublier.
Dans la pratique, l'extension se concentre exclusivement sur le flux audio de l'onglet actif. Une fois enclenchée, elle affiche son verdict sous la forme d'un code couleur explicite : du vert pour une voix humaine, du rouge pour une piste synthétique, et du jaune lorsque le doute subsiste.
NordVPN tient d'ailleurs à rassurer sur le volet de la confidentialité. Le traitement s'effectue en local sur la machine, sans le moindre aller-retour avec les serveurs de l'entreprise. L'algorithme se contente de traquer des signatures acoustiques suspectes sans chercher à retranscrire la conversation ou à fouiller dans votre historique de navigation, les données temporaires étant purgées à la fermeture de l'onglet.
Il convient toutefois d'utiliser cet outil en parfaite connaissance de cause. Il octroie à l'extension un droit de regard inédit sur le contenu même des pages que vous consultez, ce qui s'éloigne sensiblement de la mission d'un simple relais de trafic. Mais on peut également voir cela comme un premier pas intéressant : cette initiative prendra sans doute tout son sens le jour où elle sera capable d’analyser de front les deepfakes vidéo.
Le P2P rentre dans le rang sur macOS
NordVPN n'en oublie pas pour autant les fondamentaux de son application, continuant d'améliorer ce pour quoi ses clients passent à la caisse. Le téléchargement des distributions Linux va enfin s'en trouver facilité sur Mac ! L'éditeur a récemment déployé une mise à jour de son client macOS qui entend grandement simplifier la vie des amateurs de pair-à-pair.
Jusqu'à présent, les utilisateurs devaient manuellement chercher et sélectionner une liste de serveurs dédiés au P2P pour s'adonner à ces échanges en toute tranquillité. Cette double classification au sein de l'interface était une source de confusion récurrente, de nombreux clients ne sachant pas s'il fallait activer des réglages supplémentaires pour être véritablement protégé en téléchargeant.
Avec l'arrivée de la version 10.1.0 de l'application macOS, cette contrainte n’existe plus. La catégorie spécifique disparaît purement et simplement pour alléger l'interface. Désormais, le support du P2P est activé par défaut sur la quasi-totalité des serveurs standards du réseau. Il suffit de se connecter à l'emplacement de son choix pour lancer ses transferts ou ses parties en ligne dans la foulée, sans aucune arrière-pensée.
Ce dépoussiérage bienvenu permet de clarifier l'expérience utilisateur sans toucher à la mécanique interne. Les vitesses de connexion demeurent identiques, tout comme la bande passante. Bref, une excellente nouvelle pour tous ceux qui ont un besoin viscéral et quotidien de télécharger des dizaines d'images ISO de la dernière distribution Ubuntu en même temps. Car c'est bien évidemment à cela, et uniquement à cela, que sert le P2P, n'est-ce pas ?













