Adobe : Flash Player pour mobiles est viré

Florian Innocente |
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Restructuration, licenciements et abandon du Flash Player sur les OS mobiles, Adobe a fait plusieurs annonces autour d'une évolution de l'entreprise qui vont être détaillés à l'occasion d'une prochaine conférence. Ce réalignement de ses activités se fait selon deux directions, les médias et le marketing numériques.

Adobe devrait à cette occasion aussi préciser ses engagements sur Flash pour les navigateurs des OS mobiles. Une forme de victoire posthume pour Steve Jobs qui avait pris une position très ferme au printemps 2010 sur Flash au sein des plateformes mobiles (lire Steve Jobs s’exprime sur Flash).

Car ZDNet a obtenu copie d'informations adressées par l'éditeur à ses partenaires et indiquant qu'il cessait le développement du Flash Player pour les navigateurs d'appareils mobiles. Le premier repositionnement que cela induit, se fera au profit d'applications natives et basées sur Adobe AIR, comme on en trouve d'ailleurs déjà sur l'App Store.

Nos futurs travaux avec Flash sur les appareils mobiles seront orientés vers le développement d'applications natives packagées avec Adobe AIR pour les principaux app stores. Nous n'adapterons plus le Flash Player aux nouveaux navigateurs des appareils mobiles, ni aux nouvelles versions d'OS ou certaines configurations de périphériques. Certains titulaires d'une licence pour notre code source pourront continuer de travailler et de distribuer leur propre implémentation. Nous allons continuer à supporter les actuelles configurations Android et PlayBook [de RIM, NDR] avec des mises à jour de sécurité ou sur des bugs critiques


De manière cette fois tout à fait officielle, Adobe a annoncé qu'il allait intensifier ses efforts dans l'HTML5 au travers de ses applications Dreamweaver et Edge (lire HTML5 : nouvelle bêta pour Adobe Edge). La nouvelle géographie de Flash sera donc la suivante : sous forme uniquement d'applications sur les OS mobiles et, sur les PC, Adobe veut accentuer ses efforts pour améliorer encore sa présence sur le web au travers de contenus vidéo et ludiques (on l'a vu avec Stage 3D dans Flash 11).

La Creative Suite et Acrobat restent des piliers de l'entreprise et il seront accompagnés d'efforts redoublés autour des applications pour tablettes (Adobe en a déjà sorti quelques-unes) et des logiciels et services utilisant le nuage (lire Coup d'oeil sur le Carousel d'Adobe pour OS X et iOS). Les autres axes de développement concernent la monétisation des contenus sur le web (publicité, analyse des résultats de campagnes… Adobe a fait plusieurs acquisitions en ce sens) et la transformation de contenus réalisés pour le papier vers les supports électroniques.

Ces ajustements vont avoir une traduction très concrète sur la masse salariale, Adobe va supprimer un peu plus de 7% de ses effectifs (750 postes sur 10 040), essentiellement aux États-Unis et en Europe.

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avatar Florian Innocente | 
@Gepat Mon précédent titre n'etait pas assez explicite d'après Nicolas. Licencié au lieu de viré.
avatar ricchy | 
Les fabricants vont devoir revoir leur "arguments" de vente. ^,^
avatar daito | 
[quote]"Flash indispensable sur les terminaux mobiles, non, mais avantageux oui. Pour mon cas, je me passe de flash sur l'ipad, forcément, mais je continue à surfer sur mes Pc ou mac ou touchpad à l'instant même ou ma tablette ne peut afficher le site demandé. Est-ce que c'est frustrant? Oui. Est-ce mortel? Non vu que j'ai de quoi remplacer l'ipad en cas de besoin. [/quote] Avantageux dans quoi? En passant je voudrais bien connaître tes sites web "Flash indispensable". Flash n'a rien de bon pour une plateforme mobile. Flash n'est pas indispensable, Flash n'est pas avantageux, Flash n'est rien, l'histoire nous le dit clairement puisque Adobe abandonne Flash pour les appareils mobiles. Donc je veux là maintenant entendre tous ceux qui nous ont critiqué quand nous défendions la position d'Apple au sujet de Flash sur iOS. Pour une finir une remarque. Quand je dis que Flash n'est rien sur une plateforme mobile, il suffit de voir la situation de Safari sur iOS. Safari est le premier navigateur mobile, c'est à dire que c'est sur iOS que l'on surfe le plus sur l'internet mobile. Ce succès est grandement dû à l'absence de Flash dans iOS qui a permis de proposer aux utilisateurs rapidité, fluidité et meilleure autonomie.
avatar EBLIS | 
@nogui :-) j'allais le faire mais non. @Daito: Je garde mes habitudes d'infographiste en visitant beaucoup de sites portfolios ou conceptuels et pour ça, flash à une grande place quand il s'agit de bousculer les habitudes de surf et pas forcément en négatif. Ce n'est pas parce que toi tu n'as pas l'utilité de pièces d'usinage en céramique que les tourneurs doivent arrêter d'en utiliser et se mettre au silicone.
avatar Batracien | 
Un mot:Lol. Steve doit rire sur son nuage!:)
avatar Marc-Alouettes | 
C'est vrai que notre Steve était vraiment un visionnaire mais ce qui m'amuse le plus, dans tout ces posts, c'est de constater que, selon les Apple Haters, nous serions des moutons décérébrés alors que nous représentons à peine que 5% du marché tandis qu'ils représentent 95% ! Ces 95% suivent aveuglément Androïd et autres Windows, sans se poser la question de savoir pourquoi les moutons à 5% n'ont JAMAIS cru à Windows et encore moins à Androïd. Je laisse, au lecteur averti, le soin de conclure ou se trouvent les moutons décérébrés !
avatar Lemmings | 
@daito : comme toujours tu parles de ton petit cas en ignorant les réalités. Avoir flash, même pas optimal, en option si le besoin arrive, est préférable que de ne pas l'avoir. Maintenant quand à savoir si à l'avenir Flash va continuer, c'est un NON évident depuis le début !
avatar Lemmings | 
@Marc-Alouettes : ceux qui parlent de moutons ou autres, de n'importe quel bord que ce soit, sont des gens méprisables... Je te laisse réfléchir là dessus.

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