Apple, depuis une quinzaine d'années, a choisi de nommer ses puces avec une lettre suivie d'un nombre et éventuellement d'une seconde lettre (X ou Z). Mais avec cette manière de faire, un problème devrait se poser l'année prochaine : les puces M7 et M8 existent déjà.

Ce que préfigure le co-processeur M7 d'Apple
Apple a commencé avec l'A4 en 2010, dans l'iPad (il n'y a pas officiellement d'A1, A2 et A3). Au fil des années, la société a ajouté d'autres puces : AX pour les iPad, S pour les Apple Watch, T pour les puces des Mac, etc. Il y a aussi parfois quelques incohérences : la première puce Bluetooth maison porte le nom W1 (dans les AirPods), avant de passer aux puces H. De même, Apple avait choisi le nom A12Z pour une évolution mineure de l'A12X, au lieu de simplement mettre en avant le chip binning à l'époque. Mais revenons aux puces M7 et M8.
Le chip binning, c'est bien plus que de vous vendre des puces défectueuses
Avant d'utiliser la lettre M pour les systèmes sur puce de ses Mac, qui auraient pu continuer à s'appeler AX (la puce M1 est simplement l'A14X), Apple a donc employé la lettre pour les coprocesseurs des puces A. Pour les puces M7 (liée à l'A7) et M8 (pour l'A8), il s'agissait réellement de puces séparées, qui prenaient en charge certains capteurs des iPhone et réduisaient la charge du processeur. Apple a continué à parler de puces M9, M10 et M11 ensuite, mais c'était essentiellement de la sémantique : tout était intégré dans les différents blocs des systèmes sur puce A9, A10 et A11. À partir de la puce A12, Apple a d'ailleurs arrêté d'en parler. Par ailleurs, la puce M7 n'est même pas réellement une puce Apple : c'est une puce LPC18A1 de chez NXP, simplement renommée par Apple.

Enfin, on peut noter que certaines séries restent limitées. Il n'y a que deux puces T, trois puces W et une seule puce R. Et étant donné l'actualité récente, la puce R1 n'aura pas forcément de successeure.













