Aphera (99 $ pour le lancement) est un nouvel éditeur de photos destiné au Mac. Même s’il fonctionne avec la plupart des formats d’image courants, il est optimisé pour les RAW et plutôt pour ceux produits par un appareil photo dédié que par un iPhone. Sa cible est davantage les professionnels et amateurs éclairés, avec un processus de travail optimisé pour la rapidité. Sans être aussi complet qu’un Lightroom, c’est en tout cas un concurrent à considérer si vous avez surtout besoin de développer des RAW.
Par rapport à Lightroom ou même Photos d’Apple, Aphera n’a pas le même concept de photothèque pour organiser toutes vos images. L’app propose de sélectionner des photos stockées en local sur le Mac pour créer un projet. Ce dernier n’importe pas les images dans son propre espace de stockage, il se contente de les utiliser comme source. Point important à retenir : les originaux ne sont jamais modifiés par le logiciel. Toutes les modifications sont enregistrées dans une base de données (stockée par défaut dans le dossier des images de la session), ce qui permet par ailleurs de revenir en arrière à tout moment. Ce n’est qu’à l’export qu’on mémorise les ajustements, mais sous la forme d’un nouveau fichier, laissant toujours l’original inchangé.
Même s’il ne revendique pas d’être un gestionnaire aussi complet que ses concurrents, Aphera peut organiser son contenu dans des groupes accessibles depuis la barre latérale. Il y a aussi un système de notation sur cinq étoiles et on peut masquer une photo qu’on ne veut pas garder, sans supprimer le fichier sous-jacent pour autant. À cet égard, on peut l’utiliser pour importer tous ses clichés et les trier rapidement. La réactivité est d’ailleurs un argument clé de ce nouveau-venu, qui mise beaucoup sur le clavier pour accélérer ses opérations.
Dès la grille d’images, on peut noter la sélection avec les touches 1 à 5. Il est également possible d’ajouter un filtre avec les touches 6 à 9 et même d’ajuster les paramètres en utilisant les deux premières lignes de lettres sur le clavier. Dans la première version d’Aphera, ces choix sont liés à la disposition QWERTY et il n’y a pas d’option pour les caler sur notre variante du clavier. Malgré tout, cela reste une bonne idée pour des ajustements rapides : par exemple, on peut ajuster les contrastes avec la touche R pour les augmenter ou bien F pour les diminuer. Ce changement est appliqué sur toutes les images actuellement actives dans la grille. De nombreux autres raccourcis clavier sont à découvrir dans la documentation.
Pour les besoins plus avancés, l’app dispose de son propre éditeur, avec tous les contrôles attendus sur la luminosité, les couleurs, les contrastes, etc. Aphera intègre une collection de filtres, que l’on peut évidemment ajuster pour créer les siens et les appliquer ensuite d’un clic. Pour retrouver une esthétique argentique, plusieurs options sont proposées pour reproduire l’effet d’une pellicule. On trouve aussi des traitements pour réduire le bruit numérique, ce qui est essentiel pour des RAW, et l’app peut corriger les distorsions connues des appareils photo et de leurs objectifs. L’ensemble est optimisé pour fonctionner rapidement, même sur les plus gros fichiers et les développeurs promettent des changements instantanés, y compris sur des RAW de 100 mégapixels.
Aphera est désormais finalisée, après deux ans et demi de développement. Si vous voulez tester l’app, vous pouvez le faire gratuitement pendant 14 jours en récupérant la version de démonstration à cette adresse. Au-delà, un achat sera nécessaire et ses développeurs ont repris le mécanisme imaginé par Sketch à l’origine. Si l’app reste fonctionnelle sans limite de temps, il faudra renouveler sa licence chaque année pour continuer à recevoir des mises à jour. Pour le lancement, comptez 99 $ pour une année de suivi, une réduction de 50 % par rapport au tarif initial. Le renouvellement se fera également à 99 $ (environ 87 €), mais il est possible de le désactiver au départ, ce qui permettra de ne payer que si vous le souhaitez un an après.
Créée uniquement pour le Mac, l’app nécessite macOS 15 (Sequoia) et un modèle Apple Silicon. Ses concepteurs recommandent au minimum 16 Go de RAM. L’interface n’est pas traduite en français.













