Pour les 20 ans d'InDesign, une médaille et son revers

Mickaël Bazoge |

À l'heure du web triomphant sur tous les écrans, il est peut-être difficile d'imaginer qu'à la fin des années 1990, le papier régnait en maître. Bien avant les réseaux sociaux, les magazines et les quotidiens impulsaient les tendances, faisaient les opinions, défaisaient les rois.

La cheville ouvrière des publications papier, c'était le studio de PAO, dont la révolution avait eu lieu quelques années auparavant grâce à Apple, l'invention du PostScript et les logiciels graphiques. Adobe, qui tenait déjà plusieurs secteurs clé du marché de la publication assistée par ordinateur avec Photoshop et Illustrator, cherchait à la fin des années 90 à ajouter une corde à son arc : celui des logiciels de mise en page.

Les plus anciens se rappellent de la domination sans partage de QuarkXPress, avec tous les abus inhérents (personne ne regrettera le dongle ADB, à l'époque indispensable pour lancer le logiciel). Voir Adobe débouler sur ce pré carré avec InDesign a été vécu par bon nombre de maquettistes comme un soulagement, ce d'autant que l'éditeur a dès le départ opté pour une relation très ouverte avec la communauté des créatifs. « Nous avons pu leur montrer très tôt ce sur quoi nous travaillions », nous a raconté Maria Yap, vice-présidente Digital Imaging Organization chez Adobe.

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