Témoignage : abandonner iTunes après 15 ans de service

Nicolas Furno |

Benjamin, notre développeur iOS, avait déjà partiellement abandonné OS X en faveur de Linux, mais il restait encore un élément de son quotidien qui l’empêchait de couper les ponts : iTunes. C’est désormais chose faite, comme il l’explique sur son blog. Après quinze ans de plus ou moins bons loyaux services, il a réussi à se passer totalement du jukebox d’Apple. Comment a-t-il fait ? C’est ce que nous allons voir !

Crédits : fdecomite CC BY

Avertissement en préambule : la solution mise en place ici n’est pas du tout « user-friendly », elle implique de manipuler un minimum le Terminal et des lignes de commande.

Pourquoi abandonner iTunes ?

Il est indéniable qu’iTunes a connu son heure de gloire, pendant un moment c’était peut-être même mon logiciel favori, mais force est de constater qu’aujourd’hui il n’est plus que l’ombre de lui-même.

Qu’est-ce qui pousse un utilisateur de Mac à abandonner iTunes ? La question mérite d’être posée, surtout lorsque la personne en question gère sa musique avec cet outil depuis des années, accumulant quelques dizaines de milliers de titres. D’ailleurs, notre développeur l’exploite depuis la toute première version, sortie il y a exactement quinze ans.

À l’époque, en 2001, Apple venait tout juste d’acheter SoundJam MP. Un lecteur audio devenu très populaire sur Mac, qui servait à gérer sa musique numérique et à la synchroniser avec les baladeurs MP3 Rio. Le constructeur était en train de préparer l’iPod et il lui fallait rapidement une application pour l'accompagner.

SoundJam MP, le logiciel acheté par Apple et transformé en iTunes (via)
SoundJam MP, le logiciel acheté par Apple et transformé en iTunes (via)

Il n’y avait pas de films ni d’applications, il n’y avait pas même d’iTunes Store et encore moins de nuage ou de streaming. En ces temps reculés, iTunes ne servait qu’à une chose : gérer, écouter et synchroniser sa musique. Comme tant d’autres, Benjamin regrette la simplicité de cette époque, qui s’accompagnait aussi d’une certaine fiabilité que l’on a peut-être perdue aujourd’hui.

Mais sa critique ne concerne pas que les ajouts apportés au logiciel. Le principal problème d’iTunes, c’est qu'il n’a jamais fondamentalement changé en 15 ans. Certes, l’interface a bien évolué, perdant le métal brossé des débuts au profit des aplats de couleurs et des effets de translucidité qui ont maintenant la cote. Mais le moteur, lui, est resté ancré dans les années 2000 et cela commence à devenir un vrai problème.

La toute première version d’iTunes (via)
La toute première version d’iTunes (via)

Notre développeur n’a pas besoin d’argumenter longtemps pour démontrer qu’iTunes aurait besoin d’un gros travail de fond. Le problème, ce n’est pas tant l’interface que le stockage des données associées aux fichiers. Rappelons que le logiciel liste tous les morceaux présents dans un dossier, puis génère un fichier XML contenant toutes les métadonnées.

On y trouve la liste de tous les artistes et de tous les albums en sa possession. Mais aussi des informations associées à chaque titre : l’année, le compositeur ou encore le genre. Le logiciel collecte également des données produites par l’utilisateur : les notes étoilées ou encore le compteur du nombre de lectures d'un morceau. De quoi organiser sa bibliothèque musicale différemment, en créant par exemple des listes de lecture intelligentes basées autour de multiples critères de tris.

La dernière version d’iTunes
La dernière version d’iTunes

Pour stocker toutes ces informations, le choix logique serait d’utiliser une base de données, mais iTunes s'appuie toujours sur un fichier XML. Évidemment, cela fonctionne, mais ce choix technique pose de nombreux problèmes. Pour commencer, toutes les données reposent uniquement sur un seul fichier qui peut se corrompre relativement facilement. Lorsque cela arrive, il n’y a aucun recours possible, alors qu’une base de données intègre des mécanismes pour limiter la casse.

Ensuite, ce fichier XML n’est pas fait pour être régulièrement interrogé et mis à jour. À l'inverse, ce sont les deux points forts d’une base de données traditionnelle. Quand on cherche un album, iTunes doit analyser ce document, chose qu'il ferait beaucoup plus rapidement dans une base dédiée. Mais il y a pire : la mise à jour des données. Si vous utilisez iTunes, vous l’avez sûrement remarqué, changer le nom d’un artiste sur une poignée d’albums prend quelques secondes. Et dans l’intervalle, l’interface est totalement bloquée… ce qui n’est franchement pas génial en 2016, comme le note Benjamin.

Chaque fichier stocké dans iTunes est enregistré dans un long document XML qui devient vite un goulot d’étranglement pour le logiciel. — Cliquer pour agrandir
Chaque fichier stocké dans iTunes est enregistré dans un long document XML qui devient vite un goulot d’étranglement pour le logiciel. Cliquer pour agrandir

Notre développeur a d’autres griefs à faire valoir, comme la conversion obligatoire du FLAC en ALAC, ou bien encore la méthode utilisée par iTunes pour enregistrer les pochettes. Au lieu d’associer la même image à chaque morceau d’un album, le logiciel d’Apple duplique le fichier pour le sauvegarder avec chaque morceau. Avec des pochettes de bonne qualité, on peut facilement se retrouver avec des centaines de méga-octets inutiles car redondants…

Pour Benjamin, abandonner iTunes lui a permis de gagner environ 11 % de place rien qu’avec cette seule histoire de pochettes d’albums. Après migration en dehors d'iTunes, le dossier contenant toute sa musique est passé de 1 To à 890 Go… un progrès indéniable, pour un résultat identique.

Gérer sa collection musicale : beets

Par quoi remplacer iTunes alors ? Benjamin voulant s’éloigner des ordinateurs d’Apple, il a cherché une solution multi-plateforme, capable de fonctionner aussi bien sur OS X que sur Linux. Et son choix s’est porté sur beets, un outil libre disponible depuis quelques années, qui a la particularité de ne pas reposer sur une interface graphique.

En effet, pour indexer son contenu, on utilise uniquement le terminal. Voilà qui aura de quoi rebuter un grand nombre d’utilisateurs, et pourtant cette solution a un avantage indéniable : elle est légère et surtout extrêmement souple. En tapant beet import dans le terminal, puis en glissant un dossier, beets peut analyser chaque fichier pour trouver et corriger les bonnes informations (il se base sur MusicBrainz) puis déplacer les morceaux à l’emplacement défini auparavant (éventuellement en les convertissant au passage si vous le souhaitez).

Import d’un album avec beets
Import d’un album avec beets

Pour parvenir à un tel résultat, il ne faut pas le cacher, beets nécessite plus d’efforts qu’avec un logiciel comme iTunes. Pour commencer, l’installation de l’outil doit se faire via le terminal, et il faut d’abord installer quelques dépendances. L’utilitaire repose sur Python, un langage de programmation qui est livré par défaut avec OS X comme avec Linux. Malheureusement, la version fournie par Apple est ancienne et mieux vaut la mettre à jour.

Pour cela, le plus simple sur Mac est de passer par Homebrew, un gestionnaire de paquets que l’on installe avec cette première commande :

ruby -e "$(curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/Homebrew/install/master/install)"

Puis il faut installer Python avec cette deuxième commande :

brew install python

On peut enfin installer beets, avec cette dernière commande :

pip install beets

Si tout va bien, beets sera alors installé sur votre Mac… ce qui ne veut pas dire que vous pouvez l’utiliser dès à présent. Il faut encore le configurer, ne serait-ce que pour lui indiquer où stocker les fichiers musicaux. Pour cela, vous pouvez taper cette ligne de commande dans le terminal et le fichier de configuration s’ouvrira dans l’éditeur par défaut :

beet config -e 

Au départ, le fichier de configuration est totalement vide. Pour le remplir, il faut se référer à la documentation et trouver les bonnes commandes. Par exemple, l’emplacement où sera stocké la musique est défini par directory: puis le chemin d'accès. Avec paths:, on peut changer l’organisation des fichiers à l’intérieur de ce dossier.

Extrait de la configuration beets de Benjamin — Cliquer pour agrandir
Extrait de la configuration beets de Benjamin — Cliquer pour agrandir

C’est une contrainte, c’est vrai, mais cette solution est beaucoup plus souple et puissante qu’un logiciel comme iTunes, où tout est fait en fonction d’une méthode imposée. En changeant un seul paramètre, beets peut organiser différemment la bibliothèque. Et puis on peut très bien stocker les fichiers d’un côté et la base de données ailleurs : dans le cas de Benjamin, elle est stockée sur sa Dropbox, et ainsi synchronisée facilement avec d’autres appareils.

Cet outil offre aussi bien plus d’options que son concurrent graphique. On pourrait consacrer plusieurs articles uniquement à la configuration de beets, mais ce n’est pas l’objet de celui-ci. Indiquons simplement qu’en plus de ses fonctions de base, l’outil repose sur un système d’extensions qui permettent d’aller très loin dans la personnalisation. On peut ainsi convertir les fichiers lors de l’import, créer des listes de lecture intelligentes comme avec iTunes, ou bien encore chercher les paroles des morceaux.

Extrait de la collection musicale, organisée par beets. L’organisation des fichiers est ici identique à celle d’iTunes, mais vous pouvez choisir une toute autre organisation si vous le souhaitez.
Extrait de la collection musicale organisée par beets. Il n'y a pas de différence avec celle d'iTunes mais vous pouvez choisir une toute autre organisation si vous le souhaitez.

Benjamin a ainsi configuré très précisément beets pour qu’il fonctionne comme lui le souhaite. Prenons un exemple : pour tous les morceaux d’un artiste ou d’un groupe qui font intervenir un invité (un « featuring »), notre développeur exploite cette extension pour insérer les noms de ces artistes dans le nom du titre, plutôt que de les garder dans le champ dédié au nom de l’artiste. Par l'entremise de cet outil, tout se fait automatiquement à l’import et Benjamin n’a pas à gérer cet aspect manuellement, comme cela aurait été le cas avec iTunes.

C’est bien la force de beets : l’installation et la configuration peuvent effrayer, mais une fois que c’est fait, son utilisation peut devenir (presque) aussi simple qu’avec iTunes. Il faut toujours en passer par le terminal, c’est vrai (même si on peut le masquer en utilisant un peu d’AppleScript et les dossiers surveillés d’OS X), mais en contrepartie, on a un outil bien plus puissant, capable d’importer et de gérer la musique plus rapidement et plus efficacement.

L’intégration de MusicBrainz est un allié solide pour tous les fichiers mal (ou pas) renseignés, la recherche automatisée de pochettes est un avantage tout aussi indéniable… Avec un petit effort au départ, on peut avoir un système très efficace et les données sont stockées dans une base de données SQLite, bien plus rapide quand il s’agit de chercher une information.

Écouter sa musique : Swinsian, Clementine et Volumio

Ce que beets ne fait pas très bien en revanche, c’est lire la musique. On peut utiliser une extension dédiée à la lecture et choisir un logiciel capable de jouer les fichiers musicaux — sur Mac, Vox est un excellent choix —, mais il faut utiliser le terminal pour choisir un album, ce qui n’est pas forcément le plus agréable. Même Benjamin, qui n’a jamais reculé devant une ligne de commande, préfère se tourner vers une interface graphique pour écouter sa musique.

La bibliothèque gérée par beets peut très bien fonctionner avec un logiciel alternatif, ici Swinsian. — Cliquer pour agrandir
La bibliothèque gérée par beets peut très bien fonctionner avec un logiciel alternatif, ici Swinsian. — Cliquer pour agrandir

Et cela tombe bien, ce ne sont pas les alternatives à iTunes qui manquent, sur OS X, comme sur Linux. Sur sa machine de travail, un Mac donc, notre développeur utilise Swinsian (18,7 €) qu’il pointe simplement sur le dossier (géré par beets) contenant toute sa musique. Côté Linux, il utilise Clementine, un gestionnaire de musique libre et gratuit, disponible sur toutes les plateformes.

Ça, c’est quand il écoute de la musique devant un ordinateur. Mais la force de beets, c’est qu'il peut servir de base pour écouter aussi sa musique dans le salon. Benjamin avait un Raspberry Pi qui ne servait à rien, il a mis dessus Volumio, une distribution allégée spécialisée dans la musique et conçue pour être installée très facilement sur ces mini-ordinateurs ARM. On peut l’utiliser avec un disque dur local, ou connecter un volume réseau, ce que fait Benjamin à partir de son serveur musical, un ancien Mac Pro. Précisons qu’il a connecté un DAC en USB qui transfère ensuite la musique sur les enceintes.

Volumio peut se contrôler depuis une interface web assez simple.
Volumio peut se contrôler depuis une interface web assez simple.

Volumio propose une interface de contrôle depuis un navigateur, mais on peut aussi utiliser une application iOS. C’est ce que fait notre développeur, avec MPoD sur iPhone et MPaD sur iPad. N’importe quel contrôleur compatible avec Music Player Daemon, l’application sur laquelle se base Volumio, pourra faire l’affaire.

Au passage, Volumio est compatible avec les accessoires AirPlay, vous ne perdrez pas cette fonction si vous en avez besoin. Par ailleurs, on peut très bien imaginer un accès à distance à cette bibliothèque. Sans avoir un équivalent parfait à une fonction comme iTunes Match, il y a moyen d'ouvrir le serveur musical chez soi et y accéder depuis internet.

Une alternative plus grand public : Plex

Pour finir, un mot rapide sur une alternative moins geek et plus accessible à la iTunes. Plex est un logiciel de media-center chargé à l’origine uniquement d’indexer films et séries, mais il est aussi capable de gérer la musique et il le fait plutôt bien. Il suffit d’indiquer le dossier où les fichiers sont stockés, il analysera le tout et construira une base de données aussi complète qu’on peut l’espérer.

L’interface web de Plex, affichant la fiche d’un artiste.
L’interface web de Plex, affichant la fiche d’un artiste.

La grande force de Plex, c’est précisément l’accès à distance. Vous installerez le module serveur sur l’ordinateur qui contient la musique, chez vous par exemple, et vous y aurez accès depuis n’importe quel appareil sur le réseau local. On peut écouter de la musique dans le navigateur, ou en utilisant l’une des applications sur un appareil mobile ou même sur la télévision.

Mieux, si vous payez l’abonnement Plex Pass, vous pourrez même accéder à ce contenu à distance, depuis n’importe quel ordinateur connecté à internet. Dans le cas de la musique vous aurez d’autres avantages, comme la recherche automatisée des clips vidéo associés à vos morceaux préférés. C’est une solution pour remplacer iTunes qui est assez complète, même si elle n’a pas la souplesse de beets. La transition est aussi plus douce, puisqu'on peut commencer par indexer simplement la bibliothèque iTunes et aller plus loin dans un second temps.

avatar LimeJuicy | 

Trouve iTunes compliqué

Le remplace par le Terminal

La logique... 8D

Par contre, bravo pour la partie qui explique en profondeur en quoi iTunes a un fonctionnement non-optimisé. C'était bien expliqué et intéressant.

avatar Lestat1886 | 

@LimeJuicy :
Lol c'est clair. Ben aime se compliquer la vie. Et l'article qui essaie de nous vendre la relative facilité de sa solution est assez drôle aussi.

avatar NORMAN49 | 

Mouai... ça m'en a fait bouger une...

avatar C1rc3@0rc | 

Un développeur qui aime le terminal n'aime pas se compliquer la vie, au contraire ;)
Ce serait comme dire qu'un développeur qui aime Vim et le préfère a Word aime se compliquer la vie...

Mais je ne suis pas d'accord avec l'article. Si iTunes est une catastrophe techniquement, digne du pire de Microsoft, ergonomiquement c'est une abomination.
Meme esthetiquement c'est un ratage complet.

Le pire avec iTunes c'est l'inconstance et l'inconsistance de l'interface. On dirait que c'est le labo experimental de Ive...

Il y a surtout un problème qui est monstrueux avec iTunes ce sont les contenus DRMisé. Il n'y a a pas beaucoup d'alternatives si on veut quitter iTunes et qu'on a des contenus achetés sur le store: soit on les abandonnent, soit on les déplombe soit même ou ou cherche des versions déplombées...

Quant a l'aberration de l'absence des formats libres sur iTunes la faute en incombe moins a Apple qu'aux chiens de gardes des rentiers de l'industrie du divertissement: Apple a du négocier dur pour acceder aux catalogues des éditeurs, et l'interdiction d'utiliser des formats libre a du peser très lourds dans cette négociation...

avatar patrick86 | 

"Mais je ne suis pas d'accord avec l'article. Si iTunes est une catastrophe techniquement, digne du pire de Microsoft, ergonomiquement c'est une abomination.
Meme esthetiquement c'est un ratage complet.

Le pire avec iTunes c'est l'inconstance et l'inconsistance de l'interface. On dirait que c'est le labo experimental de Ive..."

Ce troll… ^^

"Il y a surtout un problème qui est monstrueux avec iTunes ce sont les contenus DRMisé."

Le sujet principale ici porte sur la musique. Or, il n'y a plus de DRM dans les musiques vendues sur iTunes Store, depuis 2009.

avatar CM-S | 

Comment c'est possible d'avoir 1 To de musique ?

avatar Stéphane Moussie | 
@CM-S : comme indiqué dans l'article, Benjamin a importé sa musique en FLAC, un format sans perte plus "lourd" que le MP3 ou l'AAC qui sont compressés.
avatar nemrod | 

@CM-S :
En amant la musique et la musique HD

avatar Simeon | 

Un audiophile de mon entourage a importé les milliers de disques de sa collection en Wav afin d'éviter une étape de décodage lors de la lecture des fichiers et de bénéficier pleinement de son matériel à xx milliers d'euros (ce que je juge complètement inutile!).
Sa bibliothèque tient sur quatre volumes de 4 terra chacun.
Il en a même fait une copie

avatar Pieromanu | 

J'ai plus de 600 Giga de musique et encore une bonne partie de mes cds sont toujours dans des cartons en France (où je n'habite pas), avec un pourcentage de fichiers haute résolution. Si j'avais tout ma musique avec moi je pense que je frôlerai les 1,5 T, si ce n'est plus. Il y a eu une période où je revendais certains cds, mais j'ai arrêté (je perdais trop d'argent sur la revente par rapport au prix d'origine, et vu le prix des cds maintenant...et puis je finissais toujours par le regretter) et garde tout. Au bout de 20 ans ça fait une sacrée collection. Et bien sûr tout encodé en ALAC.

avatar remsdevoiron | 

Comment remplacer la synchronisation des idevices aussi ?

avatar nemrod | 

@remsdevoiron :
Par un accès aux fichier et un lecteur alternatif. Moi depuis que la version iOS est ... J'utilise VOX

avatar Lestat1886 | 

J'aime bien iTunes, ca fait ce qu'on lui demande! J'y organise ma musique, sauvegardée mes appareils de temps en temps et ecoute beats1.

avatar kipcoul | 

C'est bien le truc qui m'étonne le plus encore aujourd'hui: que l'on puisse être fan d'iTunes.

S'il y a bien une application Apple qui est à l'opposé de tout ce la marque à la pomme représente, c'est bien iTunes.

iTunes ça fait justement pas ce qu'on lui demande, c'est un cabochard qui n'en fait qu'à sa tête....mais il est malin car arrive à vous faire croire que c'est vous qui organisez votre bibliothèque alors que c'est lui en réalité qui est l'auteur de ce joyeux bordel.

Même pas capable de gérer le glisser déposer !!!

A quand une gestion de mots-clés? (sur un morceau sur un album, mais aussi sur une partie d'un morceau pour par exemple retrouver en deux clics tous les passages de solos d'instruments, etc...), à quand des fonctions dédiées à la musique classique (un champ tonalité, l'affichage de la partition)?

iTunes a plus de marge de progression qu'elle n'a vraiment apporté de progrès.

avatar patrick86 | 

"iTunes ça fait justement pas ce qu'on lui demande, c'est un cabochard qui n'en fait qu'à sa tête....mais il est malin car arrive à vous faire croire que c'est vous qui organisez votre bibliothèque alors que c'est lui en réalité qui est l'auteur de ce joyeux bordel."

Gérer ma bibliothèque, c'est justement ce que je demande à iTunes. Sinon, je n'utiliserais pas un catalogueur mais me contenterais du gestionnaire de fichiers.

"Même pas capable de gérer le glisser déposer !!!"

Hein ? On peut utiliser du glisser-déposer dans iTunes pour beaucoup de choses.

--

iTunes est fait pour fournir une solution clé en main de catalogage de fichiers médias, et c'est ce qu'on lui demande.

Si vous voulez gérez comme bon vous semble votre musique, utilisez autre chose. C'est aussi simple que ça.

Améliorer iTunes pour le rendre encore meilleur ? OUI. Je vote pour.

Le dézinger pour satisfaire 2-3 perchés qui comprennent pas qu'iTunes n'est simplement pas adapté à leurs usages mais s'obstinent à vouloir l'utiliser quand même ? NON.

avatar kipcoul | 

Hein ? On peut utiliser du glisser-déposer dans iTunes pour ̶b̶e̶a̶u̶c̶o̶u̶p̶ de choses.
Ben le truc simple, basique, dont on a besoin naturellement c'est le glisser déposer des morceaux vers un album, et ça iTunes sait pas faire. Pareil, à l'image de iPhotos, ou Photos, glisser déposer d'un album sur un autre pour les fusionner, sait pas faire non plus. Faut tout faire à la mano, et la mise à jour est longue.
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iTunes est fait pour fournir une solution clé en main de catalogage de fichiers médias, et c'est ce qu'on lui demande.
C'est effectivement ce qu'on lui demande, mais justement il ne fournit qu'un début de solution...et c'est pas clé en main, parce que souvent il faut mettre les mains dans le moteur.

Améliorer iTunes pour le rendre encore meilleur ? OUI. Je vote pour.
Ça sert à rien de voter OUI, Apple continuera à n'en faire qu'à sa tête; et à l'image d'Aperture on est plus à l'abri d'une (mauvaise) surprise.
Par contre qu'Apple propose une version améliorée, genre version "Pro" (payante évidemment) cela pourrait intéresser du monde. Mais Apple est-elle seulement capable de relever un tel défi?

Le dézinger pour satisfaire 2-3 perchés qui comprennent pas qu'iTunes n'est simplement pas adapté à leurs usages mais s'obstinent à vouloir l'utiliser quand même ? NON.
Vous avez raison, iTunes n'est certainement pas adapté à mon usage (gestion de musique classique)...raison pour laquelle je ne l'utilise quasiment pas. Ceci dit je trouve légitime d'avoir le droit de l'utiliser pour mes besoins...je l'ai payé en achetant mon Mac.

avatar patrick86 | 

"Ben le truc simple, basique, dont on a besoin naturellement c'est le glisser déposer des morceaux vers un album, et ça iTunes sait pas faire."

Si. Il le fait.
Je viens de vérifier, en vue par titres, albums et artistes, quand je prends un morceau, la colonne latérale s'affiche à gauche avec mes listes de lectures et je peux ainsi déposer ce morceaux sur une d'entre elles.

"Pareil, à l'image de iPhotos, ou Photos, glisser déposer d'un album sur un autre pour les fusionner, sait pas faire non plus. Faut tout faire à la mano, et la mise à jour est longue."

Dans Photos (comme iPhotos), on peut mettre des clichés dans un album par glisser-déposer.
Dans iPhoto, on pouvait également fusionner 2 évènements en glissant l'un sur l'autre.

Dans Photos, le glisser-déposer permet de trier ses albums manuellement si on le souhaite, mais ne permet effectivement pas d'en fusionner 2 — ce qui reste un problème mineur, dans la mesure où on peut glisser dans l'un, le contenu de l'autre.

".et c'est pas clé en main, parce que souvent il faut mettre les mains dans le moteur."

Vous exagérez. Pour l'usage le plus courant, pas besoin de bidouiller le moteur.

"Ça sert à rien de voter OUI, Apple continuera à n'en faire qu'à sa tête"

C'est une façon de parler, hein. ;-)

"Par contre qu'Apple propose une version améliorée, genre version "Pro" (payante évidemment) cela pourrait intéresser du monde. Mais Apple est-elle seulement capable de relever un tel défi?"

Ce n'est pas une question de capacité à le faire, mais d'y voir un intérêt à le faire.
En gros : si Apple jugeait un jour que ça manque de bon logiciel, bien fait, pour gérer de manière avancée de grosses bibliothèques musicales, elle pourrait avoir envie de donner l'exemple, de faire son propre logiciel qui dise "voilà, regardez. C'est ce genre de logiciel qu'il faut".

avatar kipcoul | 

Je viens de vérifier, en vue par titres, albums et artistes, quand je prends un morceau, la colonne latérale s'affiche à gauche avec mes listes de lectures et je peux ainsi déposer ce morceaux sur une d'entre elles.
Glisser déposer sur la liste de lecture....pas dans un album
idem, on ne peut pas par glisser déposer, ajouter des morceaux à un album existant; il faut importer les morceaux, le retrouver, puis les associer à l'album....c'est lourd à notre époque ce genre de manip, et pas digne d'Apple

mais ne permet effectivement pas d'en fusionner 2 — ce qui reste un problème mineur, dans la mesure où on peut glisser dans l'un, le contenu de l'autre.
dans Photos et iPhotos oui, pas dans iTunes, il faut sélectionner les morceaux, puis par clic droit obtenir des informations, choisir le nouvel album

".et c'est pas clé en main, parce que souvent il faut mettre les mains dans le moteur."
Vous exagérez. Pour l'usage le plus courant, pas besoin de bidouiller le moteur.

Ben pour moi importer des morceaux en ajouter à un album existant, cela relève d'une manip courante et basique, sauf qu'il faut toujours jouer du clic droit etc...

"Ça sert à rien de voter OUI, Apple continuera à n'en faire qu'à sa tête"
C'est une façon de parler, hein. ;-)
...mais aussi une réalité (je ne vais pas reparler d'Aperture)

avatar Jacti | 

Je conclus de vos différentes interventions que vous ne savez pas utiliser iTunes. Ce n'est pas la panacée mais ce n'est pas non plus l'enfer que vous décrivez.

avatar patrick86 | 

"Glisser déposer sur la liste de lecture....pas dans un album
idem, on ne peut pas par glisser déposer, ajouter des morceaux à un album existant; il faut importer les morceaux, le retrouver, puis les associer à l'album....c'est lourd à notre époque ce genre de manip, et pas digne d'Apple"

Au temps pour moi, je n'avais pas saisi que vous parlez d'albums… parce que je n'aurais pas l'idée d'ajouter des morceaux à un album de cette manière. Pour moi, un ensemble de titres est un album, ou ne l'est pas. Si les titres sont nommés correctement, tous ceux d'un même albums sont automatiquement regroupés. Sinon, c'est un problème de nommage, et le glisser-déposer n'est d'aucun secours ici. Quand il m'arrive d'avoir quelques morceaux mal triés, ou dont les noms d'album diffèrent alors que c'est le même, je sélectionne tout, cmd + i, puis modifie l'intitulé de l'album. C'est vraiment pas sorcier. Mais surtout c'est une méthode propre et qui limite les erreurs.

Je ne suis pas du tout convaincu que pouvoir fusionner les albums à la volée par glisser-déposer serait une bonne idée. On foutrait un bordel à chaque fausse manip…

"Ben pour moi importer des morceaux en ajouter à un album existant, cela relève d'une manip courante et basique, sauf qu'il faut toujours jouer du clic droit etc..."

Ahhh… Et c'est d'aller dans la fenêtre d'informations d'un titre que vous appelez "mettre les mains dans le moteur" ? Heu… ?
Je pensais que vous parliez de corriger le fichier XML dans un éditeur de texte, ou de jouer constamment avec des options obscures d'iTunes.

--

Sur la musique classique : je ne comprends pas votre point.
Vous voulez pouvoir renseigner des informations plus précises sur vos morceaux pour mieux les classer. Jusque-là je comprends et trouve cela légitime. Mais, en même temps, vous me dites que modifier les métadonnées via le panneaux spécialement dédié à cette fonction… c'est "mettre les mains dans le moteur" !? oO Heu… ^-^

avatar kipcoul | 

Vous voulez pouvoir renseigner des informations plus précises sur vos morceaux pour mieux les classer. Jusque-là je comprends et trouve cela légitime. Mais, en même temps, vous me dites que modifier les métadonnées via le panneaux spécialement dédié à cette fonction… c'est "mettre les mains dans le moteur" !? oO Heu… ^-^

Kezako ce "panneau" spécialement dédié aux métadonnées???
Je vous confesse que mon expérience iTunes n'étant pas très positive (vous avez dû vous en rendre compte) je ne suis pas un fervent utilisateur. Ainsi je ne connais que cmd i pour avoir accès aux informations du morceau. Si c'est cela que vous appelez les "métadonnées", je trouve cela extra-light, et en tout état de cause, je vous confirme que documenter un morceau de musique classique avec ce panneau, c'est loin d'être pratique, puisque toutes les infos que j'aimerais utiliser ne peuvent se mettre que dans la rubrique commentaire.

Maintenant s'il y a autre chose, je suis tout ouï

avatar patrick86 | 

@kipcoul :

Oui, cmd + i, ou clique droit sur un morceau puis "obtenir les informations" permet d'afficher ce panneau d'édition des métadonnées.

Pour les quelques morceaux de musique classique que j'ai, les infos spécifiques sont généralement dans le titre du morceau. On peut aussi les mettre dans le champ de commentaire.

Pour ce qui est d'utiliser ces infos pour créer des listes de lectures intelligentes, on peut par exemple faire une recherche de tous les morceaux dont le nom contient "Do majeur". Etc.

C'est pas nécessairement plus compliqué qu'avec un champ dédié. Juste qu'il faut utiliser le critère "contient" au lieu de "est".

avatar patrick86 | 

"Vous avez raison, iTunes n'est certainement pas adapté à mon usage (gestion de musique classique)...raison pour laquelle je ne l'utilise quasiment pas."

Pourquoi particulièrement la musique classique ?
On peut apprécier cette musique sans être soi-même musicien, vous savez ?

"Ceci dit je trouve légitime d'avoir le droit de l'utiliser pour mes besoins...je l'ai payé en achetant mon Mac."

C'est compréhensible. Cependant, vous devriez ne pas perdre de vue que les logiciels de votre Mac n'ont pas été développé spécialement pour vous, ni spécialement pour moi.

Moi-même, je n'utilise pas tous les logiciels auxquels j'ai le droits avec mon Mac. Devrais-je me mettre à la musique et au montage vidéo pour exploiter à fond GarageBand et iMovie ?
Aurais-je du graver tout plein de DVD du temps où iDVD trainait au fond de mon dossiers Applications ?

Je vous avoue que moi-même, à une époque, j'avais envie de toucher à tous les logiciels inclus dans OS X, par curiosité. Aujourd'hui, je suis toujours curieux, mais j'ai abandonné cette obsession de forcément trouver un truc à faire avec le moindre bout de logiciel de mon Mac. Ce qui m'est utile m'est utile, et c'est tant mieux. Le reste est là pour d'autres, et ce n'est pas un problème. J'ai conscience d'avoir acheté à un outil destiné à des millions de personnes.

avatar kipcoul | 

Pourquoi particulièrement la musique classique ?
On peut apprécier cette musique sans être soi-même musicien, vous savez ?

Je ne suis justement pas musicien, mais je n'ai aucune capacité à apprécier ̶l̶a̶ ̶m̶u̶s̶i̶q̶u̶e̶ le bruit d'aujourd'hui.
Or iTunes n'est pas tip top pour la musique classique. Cette notion de "nom d'album" par exemple, rien n'est prévu pour les informations spécifiques: opus, la référence (KV, etc), la tonalité (Do majeur, etc.), le type (menuet, allegro, etc..), le genre (symphonie, concerto, etc...) Bref pour gérer tout cela et justement de manière rationnelle (liste de lecture intelligente par exemple), il faut bricoler, mettre les mains dans le moteur

"Ceci dit je trouve légitime d'avoir le droit de l'utiliser pour mes besoins...je l'ai payé en achetant mon Mac."
C'est compréhensible. Cependant, vous devriez ne pas perdre de vue que les logiciels de votre Mac n'ont pas été développé spécialement pour vous, ni spécialement pour moi.

Non, mais c'est quand même bien l'existence de ces applications, fournies en standard avec la machine qui favorise, voire oriente, la décision d'achat

Moi-même, je n'utilise pas tous les logiciels auxquels j'ai le droits avec mon Mac. Devrais-je me mettre à la musique et au montage vidéo pour exploiter à fond GarageBand et iMovie ?
Aurais-je du graver tout plein de DVD du temps où iDVD trainait au fond de mon dossiers Applications ?

Ben c'est quand même, et depuis longtemps, le leitmotiv d'Apple de prétendre nous permettre de tout faire, et cela avec aisance et facilité.
C'est un peu comme si chez Mercedès ou BMW, il faille démonter la roue de secours pour ouvrir la boite à gants.

avatar patrick86 | 

"C'est un peu comme si chez Mercedès ou BMW, il faille démonter la roue de secours pour ouvrir la boite à gants."

… quand il y a une roue de secours.

Vous seriez étonné des bizarreries qu'on trouve aussi sur ces voitures.

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