Témoignage : un mois sous Linux, après des années sur Mac

Nicolas Furno |

Benjamin, notre développeur iOS, n’avait jamais connu que des Mac. Ses parents avaient déjà un Macintosh Plus et il n’a toujours utilisé que des ordinateurs conçus par Apple… sauf contraint et forcé pour ses études. Une fidélité de plusieurs années qui n’est plus d’actualité aujourd'hui : depuis un petit peu plus d’un mois, son Mac personnel ne tourne plus sous OS X Yosemite, mais sous Linux.

« Utilisez un système qui fonctionne : utilisez Linux »

Bien sûr, ce n’est qu’un témoignage, mais un témoignage intéressant : pourquoi un utilisateur de longue date de Mac et d’OS X voudrait changer en 2014 ? Qu’est-ce qui a motivé le changement ? Que peut-on faire sous Linux et qu’est-ce qui manque par rapport au système d’Apple ? On fait le point…

Pourquoi abandonner OS X ?

Il y a plusieurs raisons, évidemment, mais quand on lui pose la question, notre développeur s’arrête surtout sur un problème qui l’a poussé à aller voir ailleurs. Apple a changé le rythme de sorties de son système d’exploitation et depuis quelques années, une mise à jour majeure sort tous les ans. OS X s’est calé sur le rythme de sortie d’iOS, si bien que l’on a tous les ans une nouvelle version.

L’époque des (grosses) boîtes pour OS X est révolue… désormais, tout se fait via le Mac app Store.

Ce rythme annuel est une bonne chose sur le papier. Tous les ans, on a de nouvelles fonctions et OS X a été rapidement enrichi depuis OS X Lion. Sauvegarde automatique, mode plein écran, LaunchPad et plus récemment Handoff et les autres fonctions de Continuité : Apple gâte ses utilisateurs. Mais il y a un revers de la médaille : à sortir une nouvelle version tous les ans, Apple introduit plus de fonctions, mais aussi plus de bugs qui ne sont pas toujours corrigés d’une année sur l’autre.

Ce sont ces bugs qui ont parfois tendance à s’accumuler qui ont fini par exaspérer Benjamin. Et si on lui demande un exemple, la réponse fuse : OS X Mavericks a introduit plusieurs bugs liés à la gestion des images. De fait, Aperçu avait souvent besoin de quelques secondes pour afficher les photos les plus grosses, la fonction Coup d’œil, si pratique en temps normale, était devenue inutile à être aussi lente… Et puis le module pour Coup d’œil, qlImageSize (qui affiche les dimensions et le poids des images), développé également par Benjamin, ne fonctionnait plus avec ce système et n’a pas fonctionné pendant un an.

Heureusement, ce bug a été corrigé avec Yosemite, mais notre développeur n’a pas du tout apprécié la nouvelle interface du dernier système d’exploitation d’Apple. Son avis est, pour le moins, tranché, puisqu’il n’hésite pas à parler de « daube immonde » : les effets de transparence, le choix de Helvetica Neue en guise de police… Les griefs ne manquent pas et la lassitude aidant, il s’est mis en tête d’aller voir ce qui se passait ailleurs. Et puisqu’un système UNIX était une condition sine qua non, c’est du côté de Linux qu’il est allé voir.

Quelle distribution choisir ?

Depuis des années, les soutiens de Linux l’affirment : le temps de Linux est arrivé pour le grand public. C’est souvent l’occasion de moqueries de la part des détracteurs de ce système d’exploitation, ou plutôt de ces systèmes d’exploitation. Même si les distributions Linux évoluent d’une année sur l’autre, même si certaines sont simplifiées au maximum pour convaincre les utilisateurs les moins technophiles, « passer à Linux » est forcément plus complexe que chez Apple ou Microsoft. Et pour cause : il faut d’abord choisir sa distribution.

Des dizaines de CD désormais inutiles… (image automaciej)

Benjamin a opté pour Fedora, une distribution très populaire qui a été dérivée de Red Hat. Ce n’est pas un choix évident, d’ailleurs il le dit lui-même, il aurait très bien pu choisir Ubuntu ou bien encore Linux Mint qui est dérivée de celle-ci. Ce choix est important, car il détermine beaucoup de choses ensuite, tant côté interface que du côté des fonctions. En amont, le choix est aussi essentiel pour ne pas avoir de problème avec le matériel choisi : les distributions Linux ne sont pas conçues spécifiquement pour les Mac et si on en choisit une peu utilisée, on risque d’avoir des problèmes de compatibilités.

Dans ce contexte, le choix de Fedora est une bonne solution : par défaut, quasiment tout fonctionne et Benjamin n’a eu qu’à installer manuellement les pilotes de la carte Wi-Fi après installation (instructions). Certes, c’est un peu contraignant puisqu’il faut être connecté à internet pour le faire, mais c’est très simple et rapide. Bien entendu, il ne faut pas avoir peur du terminal, mais autant le dire d’emblée : même si les distributions ont été simplifiées, les lignes de commande restent souvent un passage obligé.

À part pour le Wi-Fi, l’installation de Fedora s’est faite sans problème sur le MacBook Air de 2013 utilisé par notre développeur. La distribution gère même, sans effort supplémentaire, les touches de fonctions du Mac pour augmenter/diminuer la luminosité de l’écran, du rétroéclairage du clavier et du son. En installant un lecteur musical, on peut aussi contrôler la musique avec les touches dédiées : c’est agréable qu’il n’y ait rien à faire de plus.

Fedora prend en charge les touches de contrôle pour la luminosité de l’écran, du clavier ou encore le volume sonore. Les touches de contrôle pour la lecture fonctionnent elles aussi parfaitement.

Pour ne pas perdre ses habitudes par rapport au Mac, il faut en revanche choisir la bonne configuration de clavier et bien opter pour la disposition des Mac. Par défaut, c’est un clavier PC qui est choisi, ce qui signifie par exemple que le @ n’est pas au-dessus de la tabulation, ou que les tirets se confondent avec les touches dédiées aux chiffres. Restaurer le bon clavier est assez facile toutefois : basé sur Gnome, Fedora dispose d’une application équivalente aux Préférences Système d’OS X. La disposition par panneaux est la même et en quelques clics, on trouve ce que l’on veut.

Les Préférences Système de Fedora

Malgré tout, il y a une différence qui n’a pas trop gêné Benjamin, mais qui déstabilisera sans aucun doute les utilisateurs de Mac : la distribution se cale sur Windows et utilise ctrl au lieu de la touche . Pour fermer une fenêtre, copier un fichier, mettre du texte en gras ou encore pour imprimer, il faut penser à changer ses habitudes, d’autant qu’il n’y a pas de manière simple de modifier ce comportement.

En contrepartie, la touche active une fonction très pratique avec Gnome, le bureau par défaut de Fedora. En apparence, il ne s’agit que d’un Mission Control revisité, puisque cette interface affiche toutes les fenêtres actuellement ouvertes et permet ainsi de passer d’un logiciel à l’autre. Mais cette vue en fait beaucoup plus : sur le côté gauche, on a une sorte de Dock, avec les logiciels ouverts et les plus utilisés ; sur la droite, on a les bureaux virtuels. Mais le plus intéressant dans cette vue, c’est le champ de recherche en haut qui reproduit le fonctionnement de Spotlight.

Le Mission Control de Gnome : en plus des fenêtres ouvertes actuellement au milieu, on a un Dock à gauche, des bureaux virtuels à droite (on les devine à peine) et surtout un champ de recherche en haut qui fonctionne un peu comme Spotlight. Cliquer pour agrandir

Notre développeur a très rapidement pris l’habitude et il faut reconnaître que c’est d’une efficacité redoutable : on appuie une fois sur la touche et on peut immédiatement taper les premières lettres d’un logiciel. Pas de quoi s’émerveiller face à Spotlight ? En un sens, c’est vrai, mais cette fonction de Fedora est rapide, vraiment très rapide. Et on prend vite l’habitude de lancer quelque chose en une seconde ou deux ; comparativement, la fonction d’OS X est d’une lenteur qui paraît infinie.

Cette recherche n’égale pas Spotlight sur le nombre de fonctions toutefois. Gnome est capable de chercher moins de choses et l’écart s’est encore creusé avec OS X Yosemite qui est capable de chercher des informations directement sur internet. Benjamin aurait bien aimé une redirection vers Google, mais ce n’est pas fait par défaut (on imagine que c’est possible de le faire d’une manière ou d’une autre…).

La recherche de Gnome, d’une efficacité assez redoutable. Cliquer pour agrandir

En 2014, on peut donc installer Linux sur son Mac et avoir une machine toujours aussi fonctionnelle. Pour ce MacBook Air par exemple, la machine entre et sort de veille comme il faut, le ventilateur ne s’active bien que lorsque c’est nécessaire et on peut très bien brancher un deuxième écran sur le connecteur Thunderbolt. Malgré tout, il reste quelques défauts qui pourront gêner : par exemple, le trackpad est bien pris en charge, mais a minima. On peut défiler à deux doigts, faire un clic secondaire à deux doigts, mais c’est tout.

Les gestes multitouch ne sont pas pris en compte et potentiellement plus gênant, on ne peut pas laisser un doigt sur le trackpad sans perturber l’utilisation. Si vous avez l’habitude, comme l’auteur de cet article, de laisser le pouce en permanence sur le trackpad, vous verrez vite le problème. Au lieu d’ignorer ce doigt comme OS X, Fedora agit comme si vous aviez vraiment deux doigts en action, ce qui a pour effet de sélectionner du texte, par exemple.

Comme OS X, Gnome affiche quelques informations sur le matériel dans la barre du haut, sur la droite.

Quels logiciels pour remplacer ceux d’OS X ?

Passer sur Linux, c’est bien, mais pour quoi faire ? La question se pose vite, car la majorité des logiciels disponibles sur Mac n’existent pas sur Linux et si vous décidez, vous aussi, de franchir le pas, il faudra changer vos habitudes et en prendre de nouvelles. Naturellement, la question des logiciels et des habitudes se posera différemment selon vos besoins et on évoquera ici ceux de Benjamin, notre développeur iOS et OS X.

Son MacBook Air étant une machine personnelle, ce n’est pas avec cet ordinateur qu’il développe les applications pour MacGeneration. Cela tombe bien, car Xcode n’est disponible que sur OS X, ce qui empêche tout « switch » vers Linux. Sur cet ordinateur, une bonne partie de l’utilisation consiste donc à naviguer sur internet sur ce point, le changement se fera très simplement. Benjamin utilisait Chrome sur Mac, une fois Linux installé, il n’a eu qu’à télécharger le navigateur de Google, se connecter et tous ses signets et tous ses paramètres étaient immédiatement disponibles. S’il utilisait Safari, il aurait fallu préalablement importer ces données dans Chrome ou encore dans Firefox avant la transition, mais cela reste assez simple.

Chrome est aussi disponible sur Linux et vous retrouverez immédiatement tous vos paramètres, les signets, les extensions et même les mots de passe des sites. Cliquer pour agrandir

Les logiciels multiplateformes compatibles également avec Linux ne sont pas les plus nombreux, mais il y en a malgré tout un bon nombre. Dropbox, par exemple, est aussi présent et on peut ainsi retrouver tous ses dossiers dans le navigateur de fichiers de Gnome. Benjamin a toujours un client IRC sous la main et il utilise XChat, que ce soit sur Mac ou sur son MacBook Air sous Fedora. Pour mettre en ligne des fichiers, c’est FileZilla qui a ses faveurs, là encore sur les deux systèmes. Et même s’il regrette son interface d’un autre temps (c’est un euphémisme), il le trouve aussi extrêmement efficace par rapport aux logiciels qui ne sont disponibles que sur Mac.

Parfois, le logiciel qui avait ses faveurs sur Mac n’existe pas sous Linux et dans ce cas, il faut trouver un équivalent. Souvent, c’est facile : pour écrire ou coder, Sublime Text a remplacé BBEdit et TextMate. Pour modifier une image, la recadrer le plus souvent, Gimp remplace Aperçu et cela lui suffit, mais il reconnaît que ses besoins en la matière sont extrêmement limités.

Gimp — Cliquer pour agrandir

Ce n’est pas toujours aussi facile toutefois et notre développeur a vite été confronté à un vieux problème du côté de Linux : les logiciels sont souvent moins ergonomiques, ou moins bien pensés que sur Mac. Pour le mail par exemple, il utilise Thunderbird, mais tout en regrettant son interface triste et son manque de fonctions de base (une extension est nécessaire pour gérer les conversations). Pour les flux RSS et pour Twitter, le choix est encore plus restreint et il est obligé de passer par le navigateur, faute de clients aussi bons que côté OS X (où il utilisait Reeder, notamment).

Même si Benjamin essaie depuis quelques années de ne pas trop dépendre d’Apple et de ses services, il reste quelques éléments bloquants. Par exemple, pour la musique, il n’a pas trouvé d’équivalent à iTunes, qu'il n'apprécie pas forcément, mais qu'il juge « moins mauvais » dans la catégorie. Sur Gnome, on peut installer Clementine (qui est aussi disponible sur Windows et OS X, d’ailleurs), mais on est loin des fonctions proposées par iTunes. Par défaut, une sorte d’iPhoto est installé (Shotwell), mais ne comptez pas sur une transition facile d’un gestionnaire de photos à un autre.

Shotwell, le gestionnaire de photos de Gnome. Cliquer pour agrandir

Benjamin ne joue pas, et c’est tant mieux car le catalogue de jeux compatibles avec Linux est encore plus rachitique que sur Mac. Et puis il n’a pas besoin de monter des vidéos et il ne dépend d’aucun logiciel spécifique à OS X, du moins si l’on excepte Xcode. En faisant la transition d’un système à l’autre, il faut accepter de changer ses habitudes, ce qui implique parfois de ne plus utiliser des logiciels pourtant très pratiques.

De manière générale, Linux reste en retrait sur ce point : ce n’est pas nécessairement qu’il y a moins de logiciels disponibles, mais plutôt que les logiciels qui sont proposés sont souvent moins agréables à utiliser ou moins complets. Par ailleurs, si les distributions grand public, comme Fedora, ont fait des progrès pour chercher et installer de nouveaux logiciels, on reste aussi loin de la simplicité d’Apple. Benjamin a beau se plaindre du Mac App Store et de la politique imposée par Apple, notamment en matière de sandboxing, le logiciel de Fedora qui permet de trouver et installer des applications est nettement en retrait.

L’équivalent du Mac App Store, mais pour Fedora. Cliquer pour agrandir

En apparence, c’est la même chose : on peut chercher des logiciels et les installer en quelques clics, et on peut ensuite les mettre à jour dans une section dédiée. Mais cette « boutique » (où l’on ne peut rien acheter) est bien vide. La plupart du temps, il faudra passer par le site de l’éditeur pour télécharger un logiciel, ou alors utiliser le gestionnaire de paquet de Fedora, yum. Et dans ce cas, il faut ouvrir le terminal et connaître les commandes nécessaires : ce n’est pas difficile, mais tout le monde n’a pas envie de passer son temps dans un terminal…

Puisque l’on parle de logiciels, notons au passage que Gnome dispose d’une fonction à la LaunchPad que Benjamin n’utilise jamais, mais qui rassurera les débutants. Les distributions Linux ont encore des progrès à faire toutefois, même s’il faut noter que certaines sont spécifiquement conçues pour les néophytes. On évoquait dernièrement une distribution basée sur Ubuntu, mais simplifiée en suivant le modèle d’OS X : Elementary OS. C’est sans doute une piste à envisager si on veut abandonner OS X.

Le LaunchPad de Gnome. Cliquer pour agrandir

Pour conclure

Quand on lui demande s’il est satisfait de son passage à Linux, Benjamin n’hésite pas longtemps : il ne regrette pas du tout son infidélité à OS X et compte bien laisser Fedora en place sur son MacBook Air. Du moins, tant que les choses n’évoluent pas du côté d’Apple : on n’efface pas des années passées avec un système d’exploitation et Linux reste en retrait sur quelques points.

Malgré tout, il se demande désormais s’il a encore intérêt à acheter des Mac à l’avenir. C’est bien la preuve que ce que propose Apple ne lui convient plus… et il est le premier à le regretter.

avatar adixya | 

En fin de compte il est passé sur Linux juste a cause de la transparence et de la police de caractère quoi.
Pas bien lourd tout ça. En tout cas moi je ne changerai pas pour Linux pour des raisons aussi légères...

avatar tractopel | 

C'est l'aventurier de l'arcHe perdue, avec une grande H ! Ne critiquons pas : il faut de tout pour faire le monde. Ceci dit, et pour finir par deux lapalissades : rien n'est parfait dans ce bas monde et ce n'est pas au milieu du gué qu'on mange sa monture...

avatar NORMAN49 | 

Raisons légères ?
"En contrepartie, la touche ⌘ active une fonction très pratique"..."comparativement, la fonction d’OS X (spotlight) est d’une lenteur qui paraît infinie."

Ah bon ? Appuyer sur ⌘ Espace c'est plus lent ? Ah bon, c'est une raison quelle est bonne ;-)

Heureusement il y en a d'autres plus sérieuses...
Le choix de quelques daubes logicielles en remplacement... on ne rit pas, c'est pas bien de se moquer ;-)

Bon voyage sous Linux et surtout, heureusement qu'au bureau on peut travailler sur Mac... sérieusement avant d'aller s'encanailler ;-p

avatar robertodino | 

Sur Mac depuis 1996. J'ai jamais eu autant de pépins que cette dernière année. C'est pas normal en tout cas, Yosemite et iOS 8 doivent y être pour quelque chose!

avatar becausebreast | 

@robertodino :
Je sais pas quoi mais je trouve étrange que je vois autant de bug alors que je n'en ai pas... Je suis sur un MBP Retina, dernier en date avec ce qu'il faut. & je sais pas... Le bug du Wifi est inexistant pourtant mon Mac je dois fermer le clapet & le réouvrir au moins une dizaine de fois par jour... Le mode veille est omni-present du coup. Je le redémarre 1 fois par semaine & c'est mon outil de travail... Je n'ai vraiment aucun bug, Yosemite pour moi est justement 10 fois plus agréable que les autres, alors quand je dis outil de travail, je suis Designer, peut-être que je ne l'utilise pas comme un développeur, mais j'ai l'impression que parfois c'est exagéré... Comme cette histoire de transparence & de polices, c'est comme dire " Dommage, j'aimais bien la télévision en Noir & Blanc comme avant. Aujourd'hui ils font des daubes en 3D & en 4K! ".

avatar cedric1997 | 

J'avoue personnellement avoir eu quelques problèmes avec le Finder, mais qui ont rapidement été réglés avec 10.10.1. Il est aussi à noter qu'un bug relativement dérangeant de Mavericks avec la gestuelle de retour sur le trackpad semble disparu. Même chose avec le WiFi, j'avais des problèmes de non reconnection avec Mavericks, mais c'est du passé.

Du coup, le seul bug qui me reste c'est que le menu de gauche du Finder qui ne reste pas toujours ajusté correctement... Pas grand chose de dérangeant en bref. Et si quelqu'un n'aime pas l'apparence de Yosemite, ça reste toujours plus facile de changer cela que de passer à un autre système d'exploitation.

Surtout qu'à chaque fois que j'ai testé une distribution Linux sur mon MacBook Pro Retina, elle n'était pas adaptée au Retina et ne voulait rien savoir de ma carte WiFi...

avatar KimoMac | 

Bon faut vraiment être développeur pour envisager de passer à Linux, par contre cet article pointe du doigt de manière très claire le GROS point noir chez Apple qui pourtant était auparavant son point fort: au niveau du système d'exploitation, que ce soit OSX ou iOS, c'est devenu une calamité et un véritable foutage de gueule.

Auparavant on voulait un Mac pour son OS, maintenant on le fuit pour ça?

Quelle bêtise de la part d'Apple!

Comment est-il possible de tomber si bas?

avatar aldomoco | 

@KimoMac : Comment est-il possible de tomber si bas?

.... cherche dans l'histoire complète d'Apple les années et périodes "Steve Jobs" et tu auras la réponse ;-)

http://whine.fr/apple-change/

avatar John Maynard Keynes | 

@aldomoco

Il est vrai que sont blog est un sommet :-)

Tout en mesure quelques soit le sujet abordé :-)

Il serait pas mal qu'il passe ses propres productions logiciels à l'aune de son sens critique si acéré ;-)

avatar John Maynard Keynes | 

@KimoMac

Auparavant on voulait un Mac pour son OS, maintenant on le fuit pour ça?

Il n'y a jamais eu autant d'utilisateurs et d'acheteurs de Mac qu'aujourd'hui

Quelle bêtise de la part d'Apple!

Apple ne fait que des bêtise depuis au moins trente ans, rien de neuf :-)

Comment est-il possible de tomber si bas?

Ils n'ont jamais été aussi haut

avatar Jacti | 

Tout à fait d'accord avec vous. C'est triste et lamentable d'en arriver là !

avatar becausebreast | 

@KimoMac :
Je sais pas qui le fuit, mais les fanatiques comme celui de l'article sûrement.
Car Apple continue d'avoir des hausses au niveau des ventes... Tout va bien chez eux & ils arrivent à garder un rythme, l'iPad baisse, tant pis... Ils vont rattraper l'écart perdu sur un
nouveau produit & ainsi de suite...
Mais je suppose que les amoureux du Mac ou dans ce style là, prennent un coup avec ces nouvelles jeunesses que OSX & iOS se prennent

avatar RyDroid | 

Linux est uniquement un noyau. 65-80% des gens ayant un terminal de poche avec un écran tactile les utilise avec Android... basé sur le noyau Linux. La majorité de ces gens ne sont pas des programmeurs logiciels.
Sur PC avec un clavier physique, on utilise généralement un Linux avec les outils GNU, d’où GNU/Linux. Mon frère utilise Debian GNU/Linux et Xubuntu depuis plusieurs mois et il ne sait pas utiliser un shell texte. Mme Michu peut aussi utiliser GNU/Linux sans problème à condition de ne pas utiliser quelque chose d'exotique et souvent mis à jour. Trisquel et Debian GNU/Linux avec GNOME ou KDE sont par exemple de bons candidats pour Mme Michu, tout en étant 100% libres.

avatar The3DCie | 

Les vraies questions quand on décide de changer viennent bien plus tard, 1 mois n'est pas suffisant pour savoir si on pourra durablement se passer de certains logiciels...

Je sais que j'ai souvent "switché" sur Linux pour diverses raisons mais le manque des logiciels auxquels on est habitué finit par se faire sentir au bout de quelques mois d'utilisation.
En tout cas c'est ce que tous mes essais m'ont "démontré", même si la démonstration en question ne concerne que ma petite personne, j'en conviens.

Maintenant Linux est un système plus que capable, même très agréable à utiliser sur bien des points et tellement efficace.
Mais il est vraiment difficile de se passer de Mac OS X quand on y a pris goût, même si certaines décisions d'Apple sur l'évolution du système prêtent à discussion.

avatar RyDroid | 

Pour rappel, Linux est uniquement un noyau de système d'exploitation, pas un système entier. https://www.gnu.org/gnu/linux-and-gnu

avatar John Maynard Keynes | 

Ce n'est pas le gars qui a plié son iPhone ?

Certains ont la rancoeur tenace :-)

Maintenant qu'il est défoulé, il pourrait nous faire une app iPad qui tienne la route ? :-)

avatar Stéphane Moussie | 
@John Maynard Keynes : "Ce n'est pas le gars qui a plié son iPhone ?" -> Non.
avatar John Maynard Keynes | 

@Stéphane Moussie

Désolé j'avais cru :-)

Cela aurait bien été avec l'ensemble de son oeuvre sur son blog.

C'est le tient que tu as plié ?

avatar Stéphane Moussie | 
@John Maynard Keynes : Non plus. C'est Cédric, notre développeur web, comme indiqué dans cet article : https://www.igen.fr/iphone/2014/11/iphone-6-plus-plie-notre-experience-involontaire-88401
avatar John Maynard Keynes | 

@Stéphane Moussie

Merci je comprend mieux ma confusion de Dev ;-)

avatar Doctomac | 

@stephmouss :

Vous avez un petit problème avec vos développeurs !! :)

avatar kubernan | 

Linux c'est un peu la marronnier de la presse informatique. Ce sujet revient régulièrement en nous expliquant que oui on peut installer un Linux sur un Mac mais que non ce n'est pas totalement fonctionnel.

Votre développeur va-t-il développer pour Linux du coup ?

avatar John Maynard Keynes | 

@kubernan

Linux c'est un peu la marronnier de la presse informatique.

C'est un marronnier, mais un marronnier qui devient plus rare.

Il n'est plus grand monde pour croire, comme ce fût le cas il n'y a pas si longtemps, à un raz de marré de GNU/Linux sur le poste client.

C'est un combat d'arrière garde perdu depuis maintenant bien longtemps avec des PDM sur le post-client qui restent anecdotiques et stagne.

Plus grand monde ne croit à un brillant avenir pour GNU/Linux dans ce contexte.

L'Unix grand public pour les ordinateurs, c'est OS X :-)

avatar TrolloIol | 

John Maynard Keynes
"Il n'est plus grand monde pour croire, comme ce fût le cas il n'y a pas si longtemps, à un raz de marré de GNU/Linux sur le poste client.

C'est un combat d'arrière garde perdu depuis maintenant bien longtemps avec des PDM sur le post-client qui restent anecdotiques et stagne.

Plus grand monde ne croit à un brillant avenir pour GNU/Linux dans ce contexte."

Il reste au moins la corée du sud et l'inde et en inde c'est pas juste 3 postes client dans une administration, ya aussi les banques nationales. On peut aussi ajouter quelques pays d'amériques du sud et plus proches de nous certaines villes françaises et allemandes.

Si MS s'ouvre, participe et intègre de plus en plus de ses produits dans le monde de l'open-source et des barbus libristes c'est pas juste pour le plaisir de dépenser des sous.

avatar Jacti | 

D'accord avec vous car la phrase "Les distributions Linux ont encore des progrès à faire", on l'entend depuis combien d'années ? 10 ou 15 au minimum.
Je fais de la musique avec Logique Pro, Metasynth, Tassman, Noatikl, IanniX, XX, MachFive 3, UVIWorkstation et une interface MOTU. Je ne vois aucun équivalent sous Linux, même pas des logiciels approchant. Il est totalement impossible de faire de la musique en semi-professionnel sous Linux.
Je ne suis pas rebuté par le terminal car j'ai été aussi développeur (j'ai fais un compilateur C, par exemple). Sur Mac j'utilise Eclipse et Xcode et je code en C, C++ et Java principalement mais aussi en caml et ocaml.

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