Hollywood part à l’assaut de Popcorn Time

Mickaël Bazoge |

La MPAA, le lobby américain qui défend les intérêts des majors de Hollywood, est parti en guerre contre Popcorn Time. L’association a ainsi réclamé — et obtenu — de GitHub le retrait du code de plusieurs répertoires en lien avec cette application. Sont notamment visées deux « branches », time4popcorn et popcorn-official, mais la MPAA pousse GitHub à retirer de ses serveurs toutes les sources des forks de Popcorn Time (le code original restant lui toujours disponible). L’association a fourni plusieurs captures d’écran afin de prouver la nature illicite des applications.

Popcorn Time permet en effet de lire (gratuitement) les derniers blockbusters à la mode, qui viennent parfois tout juste de sortir au cinéma, le tout par le biais d’une interface extrêmement simple et efficace. Évidemment, il s’agit de streaming de films piratés, ce qui est illégal. Mais la facilité d’utilisation de ce logiciel multi-plateformes (OS X, Linux, Windows et Android) ainsi que le large catalogue de nouveautés proposées a bousculé le ronron d’une industrie largement recroquevillée sur ses DRM et la chronologie des médias (qui permet, entre autre chose, de financer la production cinématographique en France). Les utilisateurs de Popcorn Time sont d’ailleurs nombreux à assurer qu’ils accepteraient de payer un abonnement mensuel pour avoir accès aussi facilement aux films les plus récents.

La croisade de la MPAA ne fait que débuter puisque si les sources des branches de Popcorn Time, un projet open source et donc ouvert à tous, ont été supprimées de GitHub, les logiciels restent eux bel et bien disponibles au téléchargement sur leurs sites respectifs. Le développement se poursuit d’ailleurs (même s’il est chaotique), puisque les versions Windows et Android ont récemment apporté le support du Chromecast. La version officielle pour Mac est actuellement la 3.2, toujours en beta.

avatar Calo | 

Il est clair que je serais le premier à payer pour un tel service !!

avatar C1rc3@0rc | 

Ce type de service payant s'appelle Netflix.

Le problème c'est que les commerciaux de l'industrie du divertissement imposent des règles absurdes qui ne permettent pas aux diffuseurs d'avoir des offres cohérentes.

Pour des raisons aussi obscures que tordues, Netflix va pouvoir disposer d'un ou deux épisodes d'une franchise, mais pas forcement dans l'ordre…

Avec le sharing, les titres sont accessibles dans la continuité.
Ce qui est paradoxal, c'est qu'une trilogie (ou plus) s'inscrit dans une construction artistique et narrative qui implique de respecter un ordre précis. Or clairement les commerciaux de l'industrie cinématographique, détruisent cette continuité, dégradant ainsi l'oeuvre…. Et la le diffuseur n'y peut rien.

Apres il y a l'imbecilite des "zones" de distributions.
Aujourd'hui Internet est accessible a peu près partout sur la planète. Une fois un fichier disponible sur un serveur, on peut y accéder partout…
sauf en ce qui concerne les vidéos: il n'y a aucun argument valable qui permette de justifier un decalage de sortie entre les USA et l'Espagne.
L'argument du doublage est faux puisque le sharing permet d'accéder a des VO dans l'immensité des cas, et personne ne s'en plaint, quant au sous-titrage il est disponible des la sortie de la video!

C'est encore pire pour Netflix: une offre pléthorique aux USA et une offre restreinte pour le reste du monde, avec en prime un tarif supérieur hors USA…
et la encore une fois Netflix n'y peut rien, les règles sont imposées par l'industrie du divertissement!

La encore le sharing a un avantage total, puisque des la sortie de la video elle peut être accessible partout dans le monde.

Ensuite il y a le format de diffusion.
L'industrie du divertissement axe sa communication sur la qualité supérieure de la diffusion commerciale. Il n'en est rien, au contraire!
Avec le sharing on a le choix du format, de la qualité d'encodage et de la taille de l'image. Inutile d'avoir une version UHD pour un iPad, par exemple…

On peut aussi rajouter a cette liste l'impact énergétique et l'impact sur le réseau.
Le sharing utilise généralement la technologique peer to peer (P2P), qui a l'avantage d'optimiser la "charge" en la répartissant entre les divers "partageurs" ainsi le fichier est telecharge a proximité limitant les transferts sur des longues distances.
Autre avantage: ce sont les "partageurs" qui sont a la fois clients et relais/serveur, il n'y a pas besoin de ligne dediee, donc fortement consommatrice.
On maintient ainsi un niveau de consommation le plus optimum et un système decentralise qui garantit la neutralité du Net.

On peut rajouter en plus que le plus gros problème avec la diffusion commerciale, c'est la restriction de choix. Impossible d'accéder a une oeuvre qui n'entre pas dans les considération marketing des sociétés.
Le meme problème se pose pour le livre depuis des lustres. L'editeur decide que la période de fin de vie d'un ouvrage est atteinte (obsolescence programmee ou censure appliquee) et les ouvrages sont détruit. Pour la video c'est pareil!

Ici c'est l'artiste qui est spolié, car le but premier de l'artiste c'est de diffuser son oeuvre, qu'elle engendre une émotion, une interrogation, eclaire une réalité, porte un message,… et pour cela elle doit être accessible au plus grand nombre de manière illimitée. En faire un produit commercial qui doit rapporter uniquement de l'argent sur une période limitée et ciblée sur un public restreint pour finalement disparaitre dans un delais fixe a l'avance, c'est de l'anti-art!

Rajoutons a cela que l'industrie du divertissement est en croissance depuis les années 2000. Si cette croissance n'est plus aussi forte que dans les années 80 et 90, cela s'explique surtout par la saturation du marche, la baisse de qualité des production et surtout l'augmentation des tarifs (en francs et en euro) notamment pour le prix des billets de cinema:
1960 = 1.86 Fr - 0,30€
1970 = 4.78 Fr - 0,70€
1980 = 16.13 Fr - 2,45€
1990 = 31,40 Fr - 4,30€
2000 = 61,00 Fr - 9,30€
2010 = 66,25 Fr - 10,00€
2014 = 78,70 Fr - 12.00€

Oui on passe bien de 0.30 € en 1970 a 12 € en 2014. Et pas la peine de sortir l'argument du suivi de l'inflation, il ne tient pas.

La multiplication par 40 du prix du billet est injustifiable!

Face a ce fait, l'industrie du divertissement invoque:
- le cout de production plus important des films.
Ce qui est une foutaise, dans les années 60 il fallait engager des centaines, voire des milliers de personnes pour réaliser des superproductions, dont des centaines de figurants qui sont aujourd'huis remplaces par des images de synthèse qui coutent des centaines de fois moins.
De meme a l'époque il fallait des matériels "exotiques" et varies pour filmer (prix de la pellicule argentique de 70cm…) qui coutaient des fortunes. aujourd'hui si les matériels restent chers, ils sont standards et en plus on est sur du numérique dans l'écrasante majorité des cas.

- Le cout des salles de cinema, notamment la construction de multiplexes "luxueux".
Effectivement l'industrie du divertissement a construit d'énormes multiplexes, hyper optimises pour être le plus rentables possible, a commencer par l'étroitesse des sièges et l'occupation déraisonnable des salles (non, mettre des sièges a 1,50 m de l'écran ne permet pas de voir le film dans les meilleures consistions)
Avant 1990 on avait une constellation de cinémas indépendant qui disposaient de vrais fauteuils avec un espace ou l'ou pouvait étendre ses jambes, pas les simili cabines d'Easyjet actuelles!

- la multiplication des productions
Ce qui est aussi de la foutaise. Un film n'est produit que lorsque il est finance, et il n'est finance que lorsque sa rentabilité est assuree.
L'industrie du divertissement est dirigée par des financiers et doit engraisser des actionnaires, on est sur un produit financier, pas sur une création artistique!

Lorsqu'un film sort d'une major, la question n'est pas de savoir s'il sera rentabilise, mais combien il va générer de bénéfices et on voit que les records ne tiennent pas 6 mois!

De plus, avant 1990, n'importe quel réalisateur indépendant pouvait produire un film et trouver quelques salles ou le diffuser. aujourd'hui les salles étant tenues en majorité par l'industrie du divertissement, un réalisateur indépendant a quasi aucune chance de voir son film projeté.
Donc question diversité on est sur une situation de réduction dramatique depuis 30 ans!

Bref, l'industrie du divertissement, se porte bien, très bien, produit et maintien des milliardaires depuis plus de 40 ans. Mais si c'est choix financiers sont la base de la réussite de cette industrie qui traverse les crises sans souci, il en va tout autrement de la qualité artistique de la production. N'oublions pas que l'industrie du divertissement est un système monopolistique, avec des modèles commerciaux de distribution bases sur le modèle d'agence, et que les actionnaire derrière chaque compagnie sont les memes!

La soit disant crise dont se plaint l'industrie du divertissement est un prétexte fallacieux pour empêcher le sharing d'exister et mettre en captivité toujours plus le spectateur et la chaine de distribution.

Finalement le dernier argument fallacieux c'est la perte de revenu pour l'artiste, le réalisateur, l'ingénieur ou encore l'artisan, derrière la réalisation de l'oeuvre. Foutaise aussi.
Realiser un film c'est faire appel a des acteurs, des musiciens, des ingénieurs, des graphistes, des informaticiens, des menuisiers, des peintres,… mais hormis l'acteur qui peut être paye en bonus sur les entrées, les autres sont payes en salaires fixes negoties au plus bas prix. Nottament les ingénieurs du son en savent quelques chose, les monteurs pareil.
Le problème de la rémunération est certes complexe, mais le sharing n'a pas un impact signifiant, sachant que l'essentiel des bénéfices ira aux financiers et aux rentiers, pas a ceux qui ont fait l'oeuvre.

La encore, la remuneration de l'artiste ne doit pas être dépendante de critères commerciaux mais de la qualité artistique, et celle-ci s'évalue rarement a sa juste valeur a priori. C'est donc la licence globale qui est le seul système permettant de faire vivre l'art et la culture, indépendamment de toute censure, qu'elle soit politique, idéologique ou pire commerciale!

avatar lmouillart | 

[supprimé]

avatar Pelliculart | 

@lmouillart :
Merci pour votre conseil avisé, ceci reste cependant un point de vue marchand comme on en entend en réaction d'un système dépassé par les utilisateurs.
Bon je retourne sur mon film, que je n'apprécie pas plus que ça mais l'accès à la culture variée étant simplifiée je m'y lance (et devinez donc sur quel logiciel).

avatar jackhal | 

Non seulement l'inflation est un facteur non négligeable surtout sur une si longue période (avec des taux très élevés dans les années 70-80) mais il s'est passé un paquet d'autres changements très importants depuis 1960. Entre autres... l'arrivée de la télévision dans les foyers.

Aujourd'hui le taux d'équipement est de 98%, en 1968 il était de 62%, en 1962 de 23%, en 1954 de 1%.

Maintenant, observons la fréquentation des cinémas : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fréquentation_cinématographique

En 1960, il y avait 7,8 films vus par français.
En 1970, ce chiffre avait été divisé par deux
En 1980 il n'avait pas beaucoup diminué mais c'était une période de grosse inflation (http://france-inflation.com/graphique-inflation-depuis-1901.php)
En 1990 c'était le creux de la vague : 2,2 film vu par français et par an
En 2000 la situation s'améliore : 2,8 f/f/a
Aujourd'hui on est plutôt à 3 f/f/a

Je te laisse faire la parallèle avec les prix que tu donnais, personnellement j'y vois une certaine logique.

Au passage quand la situation s'est améliorée entre 90 et 2000, le prix n'a augmenté que de 7,5% en 10 ans soit moins que l'inflation (20,6%).
De 2010 à 2014 ça augmente plus que l'inflation mais c'est peut-être aussi un rattrapage, peut-être lié à des frais de rééquipement (numérique, 3D...). Pures suppositions.

PS : j'ai pris tes chiffres tels quels mais 12€ en 2014 ça me semble un peu élevé. Je vois plutôt des places à 11€ et surtout pour les gros consommateurs il y a des offres bien meilleures.
La carte UGC illimité par exemple : 20€/mois, c'est avantageux dès la deuxième séance du mois. Je connais des personnes qui adorent le ciné et y vont très très (très) souvent, ça leur fait moins de 1€ par film.
Il faut vraiment beaucoup aimer le ciné, je te l'accorde.

avatar C1rc3@0rc | 

"Je connais des personnes qui adorent le ciné et y vont très très (très) souvent, ça leur fait moins de 1€ par film.
Il faut vraiment beaucoup aimer le ciné, je te l'accorde."

Le problème est que dans ce modèle on voit que ceux qui consomment le plus sont finances par ceux qui consomment le moins: en clair celui qui ira au cinema moins d'une fois par mois payera les séances de celui qui y a va plusieurs fois par semaine!

La question n'est pas de savoir si c'est juste ou pas, mais il est clair que cela détruit le modèle d'économie de marche et influe de manière artificielle sur la sélection de films en terme de qualité et ne parlons même pas de la valeur artistique:
Celui qui va 3 fois par semaine au cinema, ne payant pas sa place peut aller voir des films qu'il considère comme mauvais et n'irait jamais voir s'il devait les payer!

avatar jackhal | 

"Le problème est que dans ce modèle on voit que ceux qui consomment le plus sont finances par ceux qui consomment le moins: en clair celui qui ira au cinema moins d'une fois par mois payera les séances de celui qui y a va plusieurs fois par semaine!"

Faudrait le démontrer car :

- Je connais aussi des gens qui ont cette carte et finalement ne l'utilisent pas. A chaque fois qu'ils pensent à résilier, ils se disent qu'ils devraient plutôt retourner plus souvent au cinéma et que payer devrait être une motivation. Ca peut durer un moment avant qu'ils résilient ou se remettent à en profiter. C'est un peu le syndrome de l'abonnement à la salle de gym, mais comme c'est moins cher la résiliation peut mettre bien plus de temps à être faite.

- tu l'as deviné toi-même, les gros consommateurs vont voir des choses qu'ils n'iraient pas voir sans carte. si la salle n'est pas pleine, en quoi c'est une perte pour le ciné (qui se répercutera sur les autres spectateurs) ?

- Les salles ne sont que rarement remplies à 100%

- les gros utilisateurs que je connais ne prennent jamais la place de ceux qui payent plein tarif. Pour eux, aller au ciné n'a rien d'exceptionnel et ils ont des habitudes de tranquillité. Quand il y a la queue parce qu'un blockbuster vient de sortir et qu'ils ont envie de le voir, ils ont tendance à attendre qu'il y ait moins de monde.

"La question n'est pas de savoir si c'est juste ou pas, mais il est clair que cela détruit le modèle d'économie de marche et influe de manière artificielle sur la sélection de films en terme de qualité et ne parlons même pas de la valeur artistique:
Celui qui va 3 fois par semaine au cinema, ne payant pas sa place peut aller voir des films qu'il considère comme mauvais et n'irait jamais voir s'il devait les payer!"

Les cinés sont privé, c'est eux qui ont mis en place la carte. C'est de l'économie de marché.

Pour ce qui est de la sélection, je ne connais personne qui s'inflige volontairement des mauvais films. L'idée c'est plutôt d'aller voir ce qui peut éventuellement plaire et de pouvoir se barrer sans regret avant la fin si le film ne leur plait pas.

avatar C1rc3@0rc | 

@jackhal

Bon je te la refais puisque tu semble avoir du mal a comprendre: le principe de l'abonnement forfaitaire c'est une astuce marketing qui se base sur le fait que la moyenne des clients va payer plus qu'ils ne consomment. Ceux qui vont aller 1 fois par mois au cinema vont donc payer pour compenser ceux qui y vont 3 fois par semaines…
C'est du marketing et de la comptabilité de base!

"Les cinés sont privé, c'est eux qui ont mis en place la carte. C'est de l'économie de marché."
Visiblement tu ne connait rien ni aux principes économiques, ni au secteur du cinema!

Le terme d'économie de marché désigne un système économique où les décisions de produire, les fournisseurs, les producteurs, les distributeurs,… sont sélectionnes par la pression de consommation. C'est a dire que si le consommateur prefere acheter les produits de X plutôt que ceux de Y alors X se développera (avec ses fournisseurs) et Y fera faillite. C'est assimilable (de très loin) a du darwinisme applique a la consommation. C'est donc l'inverse de l'économie dirige dans laquelle le consommateur n'a aucun pouvoir décisionnel et dans lequel un cartel de producteur (ou distributeurs) ou un distributeur en position monopolistique orchestre le marche a son gré (et bénéfice)…

Aujourd'hui les salles de cinema indépendantes sont a l'agonie et extrêmement rares, parce que l'industrie du divertissement a finance massivement des multiplex et la création de conglomérats regroupant ces multiplex. Et ce sont ces conglomérats qui ont mis en place les cartes d'abonnement. On est ici dans la logique de la grande distribution de masse, autrement dit un multiplex c'est l'équivalent d'un supermarché.

Le problème, c'est qu'avec ce système la concurrence est faussée et cela annule le principe d'économie de marche: ce n'est pas le client qui par sa consommation sélectionne ce qui lui convient le mieux, c'est le marketing qui dirige la consommation.
Aujourd'hui il est impossible de savoir quel est le type de film qui convient au spectateur, pour la simple raison que le spectateur est devenu un consommateur dans un système d'économie dirigée.

J'ai vu l'évolution des salles de cinema, notamment a Paris, la disparition des salles indépendantes, le développement des multiplexes. Les propriétaires des salles indépendantes ne se plaignaient pas du manque de spectateurs, mais de la concurrence déloyale des majors qui installaient les multiplexes. La distribution du film, c'est pas de l'économie de marche, c'est le modèle économique d'agence. Non seulement le cout, mais aussi la date de diffusion, la durée de diffusion, le type de projection, le niveau sonore,… tout est decide par l'éditeur et le projectionniste n'a aucun pouvoir la dessus, tout est contractuel...

avatar C1rc3@0rc | 

@lmouillart
"Par "sharing" dans ton texte, il faut remplacer par : contrefaçon, ce qui serait semble-t-il plus adapté et juste."

Le sharing n'est certainement pas de la contrefaçon.
C'est un mensonge total de dire cela. En aucun cas l'oeuvre n'est copiées, contrefaite, transformée, altérée, tronquée,… Les droits d'auteurs sont respectes!

A l'inverse le saucissonage par des coupures pub interminables en diffusion TV est une dégradation de l'oeuvre qu bafoue les droit d'auteur (mais augmente les rentes des commerciaux et financiers)!

La contrefacon, ça existe, oui, dans les usines chinoises qui dupliquent e a gogo des masters sur des supports DVD de très basse qualité, que l'on retrouve sur les marches. Mais la il s'agit de contrefaçon du DVD, pas de son contenu, lui n'est pas altère!
Si tu vas acheter une Rolex a 100€ aux sur un marche, oui la c'est une contrefaçon.
Faut arrêter de dire n'importe quoi et d'utiliser des terme juridique a contre-emploi.

Ensuite le calcul sur l'euro constant est une foutaise utilisée en politique pour expliquer pourquoi aujourd'hui on a un pouvoir économique plus bas que précédemment, alors que le problème c'est la gestion économique du pays - ce que Barre expliquait déjà en son temps - Ca a permis depuis 2000 de faire flamber la dette du pays en la masquant derrière un savant calcul en Francs puis en Euros constant. D'ailleurs le passage a l'euro a été exploite par beaucoup de marchand pour créer une fausse inflation, basée uniquement sur l'explosion de leurs marges!

C'est aussi un argument fallacieux qui permet a la grande distribution d'expliquer pourquoi la qualité des la nourriture ou du vêtement s'est dégradée dans de telles proportions, alors que la réalité c'est qu'ils ont augmenté simplement de manière faramineuse leurs profit au détriment de la qualité et des producteurs…

S'il y a une augmentation de la richesse globale, ce qui reste a démontrer (pour l'instant ce qui a globalement augmente c'est l'endettement), et qui est le presuppose inflationiste, il n'implique pas de manière mécanique une inflation et donc du cout de toutes choses… C'est un argument qui ne tient pas.
Un exemple simple c'est le cout de l'ordinateur: 70 000 a 250 000 francs pour une machine comme le Mac Pro, aujourd'hui celui ci vaut 20 000 francs! Pareil pour la TV. Une TV de luxe aujourd'hui c'est 6000 francs! Et cela ne cesse de diminuer.

Ca tout le monde le voit de manière concrète!

avatar lmouillart | 

Concernant la supposition d'utilisation de terme juridique à contre emplois, c'est simple tu vas dans ta gendarmerie la plus proche de chez toi tout à l'heure et tu leur propose une démonstration de la philosophie du "sharing", tu verras assez rapidement remonter le terme de contrefaçon il me semble bien.

avatar Nagarian | 

@C1rc3@0rc :
La contrefaçon en droit d'auteur c'est aussi toutes transformation (altération), copies et diffusions d'une œuvre sans l'autorisation de son propriétaire. Donc le téléchargement ET le streaming sont des contrefaçons. Par conte le film passé à la tv avec de la pub a eu l'autorisation de son propriétaire donc ce n'est pas un problème!

avatar C1rc3@0rc | 

@Nagarian
Non le sharing n'est pas une contrefaçon, faut arrêter de dire n'importe quoi.
Si c'était le cas il n'y aurais pas eu besoin de tenter de detourner la loi ou dans créer des nouvelles qui sont anticonstitutionnelles et inapplicables comme par exemple dans le cadre HADOPI!

Je t'assure que la legislation anti contre-façon c'est pas 600 euros de condamnation maximum. Essaye de passer la frontiere franco espagnole avec une rolex ou un iPod contrefait!

Hadopi 30 millions d'euro: 3 condamnations (grâce a des acrobaties juridiques) dont le maximum 600 euros. Les faits sont la.

Donnes 30 millions d'euros aux douannes (autorités en France habilitee a travailler sur la contrefaçon… la vraie!) et tu vas voir la quantité de condamnations pour véritable contrefaçon qu'ils vont réaliser… seulement voila les douanes ce sont des pros, des vrais agents qui font de vraies enquêtes et avec un vrai cadre juridique…

Et partout dans le monde c'est pareil: les seules condamnations qu'il y a c'est lorsque il y a eu recel et donc activité commerciale a partir de DVD voles… on est très très loin du sharing la!
Aux USA, pourtant fief de la MPAA, Kim dot com a été poursuivi, par le FBI, dans le cadre d'une présomption d'association terroriste, ce qui avec le patriot act est très simple…

"Par conte le film passé à la tv avec de la pub a eu l'autorisation de son propriétaire donc ce n'est pas un problème!"
Oh que si c'est un problème. Qu'un éditeur (c'est pas l'artiste, l'auteur hein) qui par contrat peut imposer a un auteur d'accepter une telle dénaturation de son oeuvre, c'est un problème, et meme un très gros. Seulement comme c'est contractuel, si l'auteur s'oppose a l'éditeur il se retrouve ruine (et poursuivi pour non respect des clauses contractuelles)!

avatar Nagarian | 

@C1rc3@0rc :
Je t'invite à lire l'article l122-4 du code de la propriété intellectuelle. Tu y trouvera la définition de la contrefaçon en droit d'auteur. Pour ce qui est de Hadopi la loi à effectivement été déclarée anticonstitutionnelle pour la raison d'avoir un juge qui prononce une sanction pénale et non pas une simple autorité administrative (voir décision 2009-580 DC du 10 juin 2009). Par contre Hadopi ne te condamne pas directement pour de la contrefaction. La loi ne serai jamais passer car elle ferait une différence de traitement entre les délits. C'est à dire que c'est de la contrefaçon et qu'il ne doit pas y avoir de peines différentes pour des actes similaires. En quoi une copie sur internet devrait être moins sanctionnée qu'une copie physique? C'est pour cela que Hadopi te condamne pour non surveillance de ta ligne internet qui a servit à commettre un délit (articles l336-3 du code de la propriété intellectuelle).
Les politiques ont voulus faire cette distinction car cela permet de toucher beaucoup plus de monde et d'éviter de faire des procès en contrefaçon contre une personne lambda (les avocats coûtent chères et les procès sont long) qui de toute façon au final sera insolvable. Ici cela permet de toucher plus de personne. Mais on te condamne pas pour contrefaçon. Rien n'empêche derrière un titulaire de droit de attaquer pour contrefaçon!!!

avatar C1rc3@0rc | 

Tu racontes n'importe quoi.

On va essayer de t'éclairer un peu:

Nul part dans le monde (enfin dans une démocratie) une personne qui visionne un film obtenu par sharing n'est condamnable et n'a été condamnée pour cela.

Les condamnations qui ont été faites concernent ceux qui ont développes une activité commerciale illégale. Il est indéniable que lorsque tu voles un DVD, que tu en fais une copie et que tu vends cette copie, c'est illégal. Et celui qui achète ce DVD est condamnable pour recel.

Autre variante illégale, moins grave, celui qui achète un DVD pour en faire 100 copies destinées a la vente. La il n'y a pas recel, mais c'est condamnable logiquement puisque on parle ici de spoliation commerciale.

C'est similaire a ce que font les usines chinoises de "pressage" de DVD, qui a l'aide d'un master "légal" vont inonder les marche avec des DVD vendus a 1/4 du prix officiel, et que l'on retrouve sur les marches.
Bizarrement la hargne de l'industrie du divertissement s'attaque rarement a ces contrefaçons et a ce piratage bien réel. Et étonnement, l'industrie du divertissement ne fait pas de dons aux services des douanes pour lutter contre ce fléau bien réel!

A croire que ce qui agace l'industrie du divertissement c'est pas le problème financier et commercial...

Le fait de faire un site sur lequel tu met ta collection de DVD avec un système de paiement, direct ou indirect, c'est aussi illégal - donc cela concerne bien évidement les sites de streaming-.
Si pour accéder a ce type de site il faut payer un droit d'entrée, un abonnement,… alors on est sur un site commercial, ce qui alors n'a rien a voir avec le sharing.

Que ce soit bien clair, le sharing c'est le partage d'un bien propre entre personnes physique privées sans aucune contrepartie, sans échange commercial de quelque forme que ce soit au titre d'une utilisation privee.
Des qu'il y a transaction financière on est plus du tout dans le sharing mais dans le cadre d'une activité commerciale.

Une des attaques permettant de justifier les actions douteuses des lobbies de l'industrie du divertissement est que le sharing "prendrait" des ventes aux circuits officiel. C'est infondé puisque dans le sharing il n'y a pas de transaction commerciale, donc pas de vente, donc pas de bénéfice, donc pas de concurrence par rapport aux circuit commerciaux officiels…
De plus les lobbies n'ont jamais réussi a démontrer que les utilisateurs du sharing consommaient moins de produits de l'industrie du divertissement, c'est même la tendance inverse qui apparait dans les études…

Le sharing est une pratique légale, ce qui a été reconnu implicitement dans la majorité des pays (lois préexistantes) voire explicitement, par exemple en Suisse.

Rappelons aussi qu'en France, comme dans beaucoup d'autre pays, il y a une taxe sur les supports de données permettant de rémunérer, initialement, les artistes.
Contrairement a l'ides colportée par les lobbies, cette taxe ne vise pas a compenser les soit disant pertes liees au droit de copie privee (depuis quand un droit serait il cause d'un dédommagement?).
Il s'agit a la base d'une disposition s'inscrivant dans le futur cadre de la licence globale, mais qui a été avortee, puis canalise pour que le benefice de cette taxe ne soit pas géré par le ministère de la culture mais soit attribué a des sociétés privées, ce qui est pour le moins étrange (collecter une taxe publique pour un bénéfice privé, normalement ça s'appelle détournement de biens public…).
Donc il faut savoir que chaque fois que l'on achète un appareil servant a stocker de l'information dans un cadre non professionnel, on paye une taxe qui va directement dans la poche de l'industrie du divertissement (et très peu dans le poche des artistes)...

Hadopi et les autres systèmes similaires sont illégaux a plusieurs titres, et la il s'agit bien d'un vol de biens public et d'abus de biens sociaux. Ces systèmes n'ont en plus aucune légitimité légale, et ont un objectif impossible. Ce que 3 annes d'Hadopi n'a fait que confirmer: plus de 30 millions d'euros qui n'ont bénéficies ni aux artistes, ni a la culture, ni a l'art...

avatar yoshito | 

@C1rc3@0rc :
Je me suis penché très rapidement sur tes commentaires du coup et pfffffff.... Juste par rapport à tes "raisonnements" (si tant est que tu aies raisonné) alors à ce moment là combien devrait coûter une voiture aujourd'hui ? 10€ ! Tu vois bien que t'es "original". Et le prix de la place de cinéma a augmenté dans les exactes mêmes proportions que le SMIC horaire dans les 60. Alors on continue à te regarder flooder les commentaires ou tu passes à un autre article pour te ridiculiser sur un autre sujet ?

avatar C1rc3@0rc | 

@yoshito
10 euro pour une voiture… j'aimerai bien que tu démontre comment tu arrives a ce chiffre?

Mais bon approximations, confusions, affirmations péremptoire sans fondements, menaces,… c'est bien l'emprunte des lobbies de l'industrie du divertissement ça!
Quel est ton lien avec le cinema ou l'industrie du divertissement? Tu es professionnel dans ce secteur?

Et puisque tu parles du prix de la voiture, accessoirement, je te rappelle qu'il y a une polémique justement dessus, elle aussi lie a son découplage de l'inflation...

avatar SonnicProject | 

@C1rc3@0rc :
Nice ! Argumentaire très instructif !

avatar adrienj | 

Merci pour ce point de vue détaillé. J’abonde dans votre sens.
Lorsque l'offre légale sera aussi simple d'accès que l'offre "partagée", et cela pour un prix raisonnable prenant en compte une chaine de distribution grandement dématérialisée, tout le monde sera gagnant. Dommage que cela mette tant de temps à arriver.

avatar hozuki | 

Idem

avatar T-Dii | 

Idem mais quand je vois comment ils vont anéantir l'intérêt de netflix dans sa version française c'est bien triste...

avatar C1rc3@0rc | 

L'industrie du divertissement n'a jamais cru dans l'Internet et ne veut pas en entendre parler. Son seul credo c'est le Blueray. Apres le Blueray, l'industrie prévoit déjà un autre support, a duree de vie aussi limite, qui imposera au spectateur de racheter sa collection dans ce nouveau format, qui n'apportera finalement rien, mais qui aurait rendu artificiellement obsolète le BD.

Les initiatives telles que Netflix ou iTunes sont une épine dans le pied de l'industrie du divertissement et cette industrie fait bien plus pour empêcher ces initiatives qu'elle n'agit sur le sharing...

avatar tchit | 

@C1rc3@0rc :
Rarement lu autant d'âneries...

avatar iRobot 5S | 

Le seul problème de popcorn Time c'est qu'il n'ont pas forcément les dernières nouveautés.

Alors une appli officielle, avec énormément de nouveautés, un catalogue bcp plus complet que popcorn Time, et pas chère je suis prêt à passer à la caisse !

avatar Powerdom | 

En général quand un commentaire dépasse 5 lignes je ne le lis pas. Mais celui ci est élaboré, argumenté et intéressant.

avatar Mr. THZ | 

La version popcorntime.io n'est pas touchée ? :)

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