La Corée du Sud veut faire adopter l'IA à ses habitants. Alors que le pays est déjà l'un des plus gros fournisseurs de composants pour les équipements d'intelligence artificielle, le gouvernement vient de dévoiler un plan « IA pour tous », qui entrera en phase de test en septembre. L'idée est de proposer un accès illimité à l'IA aux citoyens pour les aider dans les tâches du quotidien, évitant ainsi qu'ils se tournent vers des plateformes américaines ou chinoises.

Plusieurs exemples d'utilisation sont avancés. L'IA va être reliée à certains services gouvernementaux, et permettra par exemple de prendre un rendez-vous chez le médecin ou de répondre à des questions sur les impôts. Les petites entreprises pourront y faire appel pour calculer leurs taxes, tandis que le gouvernement met en avant des contenus éducatifs pour enfants ou encore une aide à la recherche d'un appartement.
Les Coréens pourront utiliser ces services sans limite d'usage. Tout cela sera fourni par trois consortiums menés par SK Telecom, KT et Kakao, ce dernier disposant de l'équivalent de WeChat en Corée. Chacun prévoit de lancer une nouvelle app dédiée, tout en intégrant ses outils d'IA à ses applications existantes pour éviter de multiplier les portes d'entrée. La phase de test doit commencer en septembre, avec un lancement officiel des services prévu avant la fin de l'année.
Aucune estimation du coût de l'opération n'a été avancée, mais le gouvernement compte tout de même mettre la main au portefeuille. Il prévoit de répartir jusqu'à 512 puces Nvidia B200 entre les trois consortiums, tout en prenant en charge une partie des frais de fonctionnement.
Il faut dire que l'IA est déjà bien prisée des Coréens : plus de 20 millions utiliseraient actuellement des versions gratuites de services d'IA générative, tandis qu'environ 25 % de la population paierait pour des outils d'IA. À l'inverse, environ 9 % de la population française paierait pour utiliser une IA générative.
Reste à voir si le programme portera ses fruits. Un tel système pourrait rapidement s'avérer très coûteux pour le gouvernement, l'IA étant réputée pour être onéreuse à faire tourner. Le ministère des Sciences a indiqué qu'aucun objectif chiffré en matière d'adoption n'avait été fixé pour le moment.
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