Le Mac reste décidément à la pointe des IA agentiques, ces outils d’automatisation basés sur des modèles de langage. La preuve encore une fois avec cette annonce de Google : Gemini Spark arrive pour la première fois sur les ordinateurs et c’est macOS qui a les honneurs de cette introduction. Cette extension de l’IA imaginée par le géant de la recherche est dédiée à l’exécution de tâches, au-delà de la simple production de texte ou d’un autre média. D’abord exécutée sur les serveurs de Google, elle trouve maintenant un ancrage local grâce à son intégration à Gemini pour le Mac.
Concrètement, Spark pourra réaliser des actions variées sur les ordinateurs d’Apple. Deux modes sont proposés dans Gemini : le chat classique qui était la seule option jusque-là, et un mode dédié à l’exécution des tâches. En le choisissant, l’agent IA sera alors capable de manipuler les fichiers et dossiers de l’ordinateur. Les exemples donnés par Google sont assez similaires à ceux que l’on a déjà croisés chez ses concurrents, comme trier dans des dossiers thématiques tous les documents PDF stockés dans les téléchargements.
Gemini Spark est en effet loin d’être le premier sur ce segment. Bien au contraire, tout le monde espère faire des IA génératives actuelles la base de la manipulation de nos ordinateurs. Microsoft en tête avec son intégration poussée de Copilot dans Windows, mais on a aussi vu des initiatives de la part d’Anthropic avec Claude Cowork ou encore d’OpenAI avec le mode Computer Use de Codex. J’avais eu l’occasion de tester ce dernier il y a quelques jours, lors de son arrivée en Europe, et c’est aussi impressionnant qu’effrayant.
OpenAI active le contrôle de l’ordinateur en Europe : Codex aux commandes de mon Mac
Que vaut Spark en comparaison ? Difficile de le savoir, puisque la fonctionnalité est très limitée pour ce lancement. D’une part, seuls les utilisateurs américains ont droit à la nouveauté pour l’heure, même si d’autres pays seront ajoutés à la liste au fil du temps. Autre contrainte importante, il faut un abonnement AI Ultra, facturé à partir de 100 € par mois, pour bénéficier de la fonctionnalité à ce stade.
Spark fera toujours le lien avec les serveurs de l’entreprise et toutes les données qu’ils contiennent, c’est son point fort. En particulier, on pourra créer des documents avec la suite bureautique de Google, à partir d’éléments en local. Par exemple, un tableur dans Google Sheets généré à partir de factures stockées sur son Mac et avec même la possibilité de le mettre à jour automatiquement en surveillant les fichiers ajoutés à un emplacement. L’entreprise a d’ailleurs relié d’autres services à son IA, dont Keep et Tasks, respectivement ses gestionnaires de notes et tâches. Il y a aussi davantage d’intégrations tierces, à commencer par Dropbox et Canva.
Comme tous ses concurrents, Spark n’est censé accéder qu’aux dossiers et fichiers que vous choisissez explicitement. Pour manipuler les autres apps, le protocole MCP est maintenant pris en charge depuis ce mode agentique, alors qu’il était jusque-là réservé à Antigravity, l’outil de développement de la firme américaine. Google a aussi prévu à l’avenir un contrôle distant de l’agent qui tourne sur le Mac. On pourra utiliser l’app Gemini sur son smartphone pour demander à exécuter un traitement, ce qui se fera à l’arrière-plan et même si vous n’êtes pas devant l’ordinateur.
Gemini Spark pour macOS est présentée comme une bêta, mais elle devrait être proposée automatiquement dans l’app Gemini pour les abonnés qui peuvent l’activer.













