
C’est ce que l’on appelle un beau tacle glissé. Garmin a toujours pris un malin plaisir à égratigner l’Apple Watch Ultra, et le fabricant n’a pas manqué cette nouvelle occasion en pointant du doigt le capteur qui équipe les deux dernières montres de la Pomme.
Garmin réplique à l'Apple Watch Ultra en attaquant sur l'autonomie
Nous l’avons évoqué à maintes reprises, notamment dans notre podcast Sortie de veille (abonnez-vous !), Apple a présenté comme une avancée majeure la capacité de ses nouvelles montres à relever la fréquence cardiaque toutes les cinq secondes en arrière-plan. Si cette évolution permet de recueillir des données plus détaillées au fil de la journée, l’approche n’a pourtant rien d’inédit sur le marché. Garmin s’est donc fait une joie de le rappeler à son concurrent californien.
Un battement de retard
Dans sa dernière communication, le spécialiste des montres de sport s’en donne à cœur joie en ciblant directement le rythme des relevés choisi par Cupertino :
« Les montres connectées Garmin n’ont pas besoin de souffler toutes les cinq secondes. Nos capteurs optiques de fréquence cardiaque sont conçus pour mesurer le pouls chaque seconde, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. »
L’équipementier américain en remet une couche en justifiant sa philosophie technique et la nécessité de récolter autant de données :
« Pourquoi un échantillonnage plus fréquent est-il important ? C’est simple : la plupart de vos indicateurs de santé et de performance dépendent de votre cœur. »
Ce discours n’est pas nouveau. Dans un billet publié en novembre dernier, Garmin revendiquait même un échantillonnage plusieurs fois par seconde. La marque explique que ces mesures alimentent ses indicateurs de santé et de forme, notamment par l’analyse de la variabilité de la fréquence cardiaque : suivi du stress, analyse du sommeil, niveau d’énergie Body Battery ou encore données de respiration.
Garmin n’est pas une exception : Google propose lui aussi un suivi chaque seconde, tandis que COROS permet d’activer un mode « temps réel ». Cupertino n’inaugure donc en rien le suivi rapproché du pouls en dehors des séances sportives. Sur ce point, la « révolution » présentée lors du keynote n’en est pas une.
Reste une question : pourquoi Apple se limite-t-elle à un relevé toutes les cinq secondes en arrière-plan ? Ce choix pourrait répondre à des impératifs d’autonomie. Mais la quantité de données ne fait pas tout : encore faut-il que les mesures soient précises. La concurrence a énormément progressé sur ce terrain ces dernières années, mais Apple y reste une référence.














