Fini de jouer. Sept personnes soupçonnées d’avoir participé au vol de plusieurs dizaines de millions de données personnelles ont récemment été interpellées. « Ce sont de jeunes hackers français en quête de notoriété et se croyant hors d’atteinte », a déclaré à l’AFP la commissaire Julie Benoit de l’Office anticybercriminalité le 11 juin.

Ces membres du groupe Dumpsec seraient impliqués dans de nombreuses cyberattaques menées ces derniers mois. Leurs cibles ? Aussi bien des acteurs publics que des entreprises privées ou des associations. Au total, plus de 1 500 organisations auraient été victimes de leurs agissements, parmi lesquelles l’Assemblée nationale, Leroy Merlin, diverses fédérations sportives ou encore des sites médicaux.
Une fois dérobées, les données personnelles des utilisateurs étaient mises en vente sur des forums cybercriminels. Elles alimentaient ensuite d'autres réseaux malveillants pour mener des arnaques bien ficelées grâce aux renseignements précis obtenus.
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Les sept personnes interpellées sont « des mineurs ou des jeunes majeurs », décrits comme « totalement décomplexés » et comme étant « souvent des autodidactes ». Les arrestations se sont déroulées dans plusieurs régions de France. Divers supports numériques ont été saisis lors des perquisitions et sont actuellement analysés dans le cadre d’une enquête qui n’est pas terminée.
Cette opération s'inscrit dans un contexte de forte tension sur le front de la cybersécurité. Mi-avril, le piratage retentissant de France Titres avait déjà conduit à l'arrestation d'un adolescent de 15 ans et avait poussé le Premier ministre à réagir. Le chef du gouvernement a acté la fusion de la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP) et de la Direction interministérielle du numérique (DINUM) afin de centraliser la protection des infrastructures sensibles de l’État. Il a également annoncé le déblocage de 200 millions d’euros issus du programme France 2030 pour muscler la sécurité des infrastructures publiques.
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