Alors que Tata Electronics a déjà fait parler d’elle récemment pour quelques soucis d’écologie apparemment rapidement résolus, il semble que le sort s’acharne sur l’entreprise indienne, sous-traitante d’Apple pour l’assemblage des iPhone : elle a été victime d’une fuite de données, comme le rapporte Reuters.

C’est l’entreprise elle-même qui a annoncé un « incident de cybersécurité ». Et pour une fuite, elle est plus digne d’un barrage qui saute que d’un robinet qui goutte : pas moins de 630 Go de données, réparties dans plus de 200 000 fichiers déposés sur le dark web par un groupe de pirates.
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Si l’entreprise indique, rassurante, que cet épisode n’a eu aucun impact sur ses opérations, ses partenaires semblent un peu plus inquiets qu’elle : selon une source citée par Reuters, Apple a ouvert une enquête sur la brèche, une « analyse complète » étant en cours. Certains documents contiendraient entre autres 52 pages détaillant les procédures de contrôle qualité imposées aux usines d’assemblage de l’iPhone parmi les 181 contenant le nom de l’entreprise, dont un dossier daté de mai 2025.
Tesla est elle aussi concernée, le groupe Tata produisant des éléments pour l’entreprise d’Elon Musk. Certains documents semblent d’ailleurs particulièrement importants pour le constructeur automobile, avec des noms aussi évocateurs que « Trade Secret » accolés à certains fichiers, et des PDF se terminant par un très sérieux « Information contained herein is deemed confidential, proprietary, and trade secret of Tesla Inc. » (les informations contenues dans ce document sont considérées comme confidentielles et relèvent du secret commercial de Tesla.)
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Si en tant que machine industrielle le groupe indien semble fiable, au point qu’Apple lui ait confié une bonne partie de sa production de smartphones destinée à l’international, Tata a déjà un précédent fâcheux dans le domaine : un piratage de ses installations informatiques a paralysé pendant plus de six semaines les constructeurs Jaguar et Land Rover, qui lui appartiennent.













