Courant mai, les serveurs de Foxconn en Amérique du Nord ont été piratés par un groupe de hackers appelé Nitrogen. Dans le lot, les malandrins ont fait une belle prise : les schémas des serveurs utilisés par Apple, comme le rapporte AppleInsider.

Durant les premiers jours suivant la divulgation de cette attaque, les hackers semblaient n’avoir récupéré que du menu-fretin : aucune documentation interne Apple n’apparaissait dans le lot, ce qui semblait être un soulagement pour Cupertino. Celui-ci n’aura été que de courte durée…
Après une nouvelle salve de documents lâchés par le groupe, 30 documents confidentiels de la marque apparaissent cette fois dans le lot. Parmi eux, ceux révélant les designs des racks serveurs d’Apple en 2025 et 2026, ainsi que les spécifications des baies ainsi que leurs manuels de maintenance allant de 2020 à 2023.
Il apparaît à la consultation de ces documents qu’Apple utilise des plateformes tout ce qu’il y a de plus classique pour ce type de matériel : des processeurs Intel Ice Lake 32 cœurs faisant partie de la gamme Xeon Scalable CPU tournant à 2.2 GHz, appuyés par 24 barrettes de 128 Go de DDR4, pour un total de 3 To. Nvidia n’est pas oubliée, avec des cartes équipées de GPU T4. Le tout est complété de plusieurs SSD NVMe de 8 To chacun.
Les documents récupérés ne s’arrêtent pas aux descriptions, avec des papiers internes d’Intel permettant aux équipes de maintenance des serveurs de faire de la recherche de bug en profondeur. Les pages contiennent des détails de design, mais aussi concernant la sécurité intégrée dans ces puces spécialisées.
Si Apple a commencé à remplacer cette génération de serveurs par des modèles conçus en interne et basés sur Apple Silicon, ces documents donnent un aperçu assez précis des équipements utilisés par la pomme au moins jusqu’en 2023. Heureusement pour Cupertino, aucun document parlant de ces nouvelles générations propulsées par des puces Apple ne semble avoir fuité. Du moins, pour le moment…
D’autres marques bien connues du secteur ont aussi été touchées par cette fuite. Parmi les plus gros figurent AMD, Broadcom, Intel, Nvidia et même Google, mais d’autres moins connues sont aussi dans la liste : Altera, Ampere, Molex, Winbond et bien d’autres.
Ces documents étant majoritairement composés de détails sur les serveurs et leur infrastructure, ils ne devraient pas poser de problèmes particulier, même s’ils pourraient bien entendu servir pour de l’espionnage industriel.













