Sur le fil du rasoir. À la dernière minute. De nombreuses expressions existent pour désigner ce moment où deux parties irréconciliables acceptent au moins la possibilité de se mettre autour d’une table et de discuter. C’est ce qui vient d’arriver chez Samsung Electronics, à moins de 48 heures d’une grève dans un monde de la mémoire vive qui n’a pas besoin de ça en ce moment, comme le rapporte TheVerge.

Nous en parlions fin avril, les quelque 47 000 employés de Samsung Electronics, responsables de la production de plus de 40 % de la mémoire vive mondiale, s’apprêtaient à se mettre en grève pour quasiment un mois complet. Au menu des revendications, de nombreux griefs au niveau de la rémunération, que les employés considèrent comme inférieure au concurrent SK Hynix.
La grève devait commencer le 21 mai, et s’étendre sur 18 jours consécutifs, plombant d’autant la production et le marché complet de la mémoire vive et touchant aussi en partie celui du stockage flash. Cependant, une lueur d’espoir est apparue aujourd’hui : alors que les discussions étaient rompues, et la grève bien partie pour commencer le lendemain, les syndicats et les dirigeants ont convenu de rouvrir le dialogue, et par la même de repousser sine die le début de la grève. L’union syndicale a confirmé ce mouvement dans le bon sens sur son site, indiquant que la grève était suspendue jusqu’à nouvel ordre, dans l’attente d’un vote à venir une fois un accord trouvé entre les deux parties.
RAMpocalypse : une grève annoncée chez Samsung Electronics pour s’enfoncer un peu plus dans la crise
Il faut dire que l’union syndicale tout comme les dirigeants de Samsung Electronics ont été « gentiment invités » à trouver un terrain d’entente, par rien moins que le Premier ministre de Corée du Sud, Kim Min-Seok. Ce dernier a en effet menacé d’intervenir directement, la loi coréenne permettant au gouvernement d’intervenir dans tout conflit entre patrons et syndicats si celui-ci met en danger l’économie nationale. Samsung étant responsable de par sa taille de 23 % des exports du pays, l’argument parait plus que solide.
Bien entendu, il restera à valider un accord final une fois celui-ci dessiné ; il est alors possible que les employés reprennent le chemin de la grève. Cependant, au vu de l’intervention possible du gouvernement, il est fort probable que les deux parties trouvent un terrain d’entente assez rapidement.













