La fin de semaine s’annonce compliquée chez Meta : l’entreprise de Mark Zuckerberg a commencé à licencier 8 000 employés à travers le monde. La démarche fait suite à un plan de restructuration annoncé plus tôt dans l’année visant à réduire les coûts alors que Meta s’est lancée corps et âme dans la course à l’IA.

Les employés concernés ont été prévenus dans la matinée selon Bloomberg. 350 postes vont sauter en Irlande, soit environ 1/5 de l’équipe sur place. Au total, Meta va se séparer d’approximativement 10 % de ses 78 000 employés. Cette vague devrait toucher en particulier les équipes d'ingénierie et de développement produit de Meta, et les rumeurs voudraient que d'autres licenciements puissent être mis en place dans le courant de l'année.
Sur un autre registre, Meta a indiqué à ses troupes qu'environ 7 000 d’entre eux allaient être affectés à une nouvelle division baptisée « Applied AI Engineering » ainsi qu'à d'autres initiatives axées sur l'IA. Certains membres du personnel ont déjà été recasés, tandis que d'autres sauront prochainement s'ils font partie des nouvelles équipes.
C’est loin d’être la première vague de licenciement chez Meta, qui avait déjà viré 10 000 personnes en 2023. La direction met depuis quelques années l’accent sur l’efficacité, forçant les employés à utiliser au maximum l’IA pour former leur remplaçant. L’entreprise n’est pourtant pas mal au point financièrement : elle a enregistré 56,3 milliards de dollars de chiffres d’affaires au premier trimestre, avec un bénéfice net de 26,3 milliards.
Si les chiffres sont dans le vert, les investisseurs restent inquiets. Mark Zuckerberg a monté une équipe de choc de l’IA qui n’a pour le moment pas accouché de grand-chose malgré les centaines de millions de dollars mis sur la table pour recruter. Meta ne compte pourtant pas lever le pied : le groupe a prévenu qu’il allait encore augmenter ses dépenses cette année.













