Les Raspberry Pi entrent en bourse

Pierre Dandumont |

Depuis les débuts des cartes Raspberry Pi, il y a une quinzaine d'années, le développement est géré par une fondation, qui est à peu près l'équivalent d'une organisation caritative reconnue d'intérêt public en France, avec un but précis. Mais dès 2012, une société commerciale a été créée pour prendre en charge la production, la distribution ou la création des cartes, Raspberry Pi Ltd. Et cette dernière vient d'entrer en bourse à Londres, sur le marché principal (Main Market).

C'est lancé. Image Raspberry Pi.

Comme expliqué sur le blog de la fondation, c'est une structure assez courante au Royaume-Uni (le pays d'origine des cartes) et les profits de la partie commerciale doivent être employés pour soutenir les objectifs de la fondation, qui sont notamment la promotion de l'étude des sciences informatiques.

Le but de l'IPO (Initial Public Offering, soit l'introduction en bourse) est donc de permettre de gagner plus d'argent pour le redistribuer ensuite. Ils indiquent que la société commerciale a donné environ 50 millions de dollars à la fondation, qui avait de son côté aussi obtenu environ 60 millions au fil des années avec des contrats de sponsoring, des dons et des contrats avec les écoles. L'introduction en bourse permet donc de sécuriser une partie des rentrées d'argent pour continuer à financer les objectifs de la fondation. Si le sujet vous intéresse, de nombreuses informations sur l'IPO sont disponibles, tout comme un dossier sur les buts et la stratégie de la fondation pour le futur.

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avatar PierreVL | 

Si les bénéfices de l’entreprise vont à la fondation, que gagnent les personnes qui achètent des actions ?

avatar mcai | 

Si cette société ne verse pas de dividendes aux actionnaires, il reste l'espoir que le prix de l'action va monter avec le temps, et le plaisir de participer à une belle œuvre 🙂

avatar IsaPain | 

Enfin l’émulation des consoles Vintages reconnu via le panthéon, le Graal de la cotation au Nasdaq !! 🥳🤑💰

avatar marc_os | 

Les priorités de l'entreprise vont changer.
En effet, si les gentils investisseurs ont dépensé de l'argent, c'est pour mieux en gagner.

Donc si l'ensemble des actionnaires ont investi un total de un million, avant de pouvoir gagner de l'argent, l'entreprise devra leur distribuer d'abord un million (de "bénéfices").
Ensuite seulement ce qu'il toucheront constituera vraiment des bénéfices.

Maintenant, tout dépendra aussi de la patience des investisseurs.
Selon leur degré de patience, on pourrait assister à des "synergies", terme politiquement correct pour "licenciements", le moyen le plus rapide de "gagner de l'argent" en faisant de grosses économies - sur le court terme.

Edit de 17h23: Quelques chiffres
• The Offer Price has been set at 280 pence per Ordinary Share, equating to a market capitalisation of approximately £541.6 million at the commencement of conditional dealings.
• This equates to a total offer size of £166.0 million> (c. $211.2 million) and represents c. 30.7 per cent of the Company’s Ordinary Shares on Admission.

avatar Thaasophobia | 

@marc_os

Votre explication est tellement simpliste et orientée qu'elle n'est pas exacte.

Faire des économies n’est pas une méthode pour gagner de l’argent, mais plutôt pour ne pas en perdre. Je suppose que si vous ne regardez plus Netflix, vous allez résilier votre abonnement car ce serait idiot de continuer de payer,

En revanche, pour gagner de l’argent, vous pouvez par exemple recruter une équipe commerciale performante en prévoyant d’y consacrer un budget plus conséquent, financé par les investisseurs. En échange de cet argent qu’ils vous accordent, l’entreprise leur versera une compensation, généralement évaluée en fonction du risque que représente votre société. C’est pour cette raison que certaines sociétés bien gérées ne versent aucune compensation aux investisseurs.

Le bénéfice d’une entreprise est ce qui reste après avoir payé TOUTES les dépenses nécessaires au fonctionnement de l’activité. Ce bénéfice peut ensuite être investi pour financer la croissance (en R&D par exemple). Enfin, et en dernier lieu, la société PEUT (mais n’a aucune obligation) reverser une partie de ce bénéfice aux investisseurs sous forme de dividendes.

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