Meta : l'option d'un arrêt de Facebook et d'Instagram en Europe existe toujours 🆕

Florian Innocente |

Meta pourrait stopper l'activité de Facebook et d'Instagram en Europe si un nouveau cadre pour le transfert des données des services en ligne entre le Vieux continent et les États-Unis n'est pas mis en place. Cette menace n'est pas nouvelle et prend son origine dans une série de décisions de la Cour de justice européenne et de l'Irish Data Protection Commission, l'équivalent irlandais de la CNIL.

Image : Meta

Dans son rapport annuel remis aux autorités américaines de la bourse, Meta fait valoir que ses principales plateformes seraient « probablement » amenées à fermer en Europe si un cadre n'est pas posé pour réguler un transfert de données de ses utilisateurs européens vers des serveurs américains.

Ce traitement dans ses centres américains est nécessaire pour la fourniture de ses services et le ciblage publicitaire, fait valoir Meta.

Cette possibilité de voir les plateformes de Meta quitter l'Europe n'est pas inédite. Il s'agit avant tout d'un rappel lié aux obligations déclaratives de Meta. Si le sujet revient dans ce document destiné à la SEC (l'organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers) c'est au rang des différents risques qu'une entreprise cotée en bourse a identifiés et qui peuvent avoir un impact négatif sur son activité ainsi que le cours de son action. Il y a celui-ci, il y en a d'autres.

Meta a 427 millions d'utilisateurs actif par mois en Europe. Source : Meta

En septembre 2020, déjà, Meta faisait planer cette hypothèse d'un départ du continent Européen après que le régulateur irlandais sur les données (IDC) avait conclu provisoirement que les accords types sur le transfert des données n'étaient pas conformes au RGPD. Toutefois, dans l'attente d'une décision finale, rien n'avait changé pour Meta.

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Juste avant l'Irlande, c'est la Cour de justice européenne qui avait mis des bâtons dans les roues de Meta — et potentiellement d'autres services américains — en invalidant le « Privacy Shield », qui encadre le transfert de données entre l'Europe et les États-Unis. À la base il y a le constat que les lois sur la protection des données aux USA sont moins fortes que leurs cousines européennes.

Cette invalidation n'incluait pas les accords types (ou clauses contractuelles types). Ceux-ci permettent à une entreprise de se conformer individuellement à la législation européenne en marge du « Privacy Shield ». Or ce sont ces accords parallèles que le régulateur irlandais a jugés pour sa part non conformes au RGPD.

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Transfert de données entre Europe et États-Unis : la Cour de justice de l'UE fait exploser le Privacy Shield

Nick Clegg, vice-président des affaires mondiales et des communications de Meta, a expliqué que la mise en place d'un nouveau cadre juridique demeurait essentiel pour le groupe : « Une absence de transferts de données internationaux sûrs, sécurisés et légaux nuirait à l'économie et entraverait la croissance des entreprises axées sur les données dans l'UE, tout comme nous cherchons à nous remettre du Covid-19 ».

Les chiffres d'affaires par régions en fonction de la localisation des utilisateurs. Source : Meta

Ce futur accord dépassant le seul cas de Meta, puisqu'il définit les obligations de n'importe quel service en ligne extra-européen offrant ses services à des particuliers ou des entreprises, argumente Nick Clegg :

Dans le pire des cas, cela pourrait signifier qu'une petite start-up technologique en Allemagne ne serait plus en mesure d'utiliser un fournisseur de cloud basé aux États-Unis. Une entreprise espagnole de développement de produits ne pourrait plus être en mesure d'exploiter une opération sur plusieurs fuseaux horaires. Un détaillant français peut constater qu'il ne peut plus maintenir de centre d'appels au Maroc.

Il exhorte les décideurs politiques à travailler à « une solution durable et à long terme » et les régulateurs à « adopter une approche proportionnée et pragmatique pour minimiser les perturbations des milliers d'entreprises qui, comme Facebook, ont compté de bonne foi sur ces mécanismes pour transférer des données de manière sûre et sécurisée ». Il n'est pas évoqué en revanche d'option où les données européennes de Meta seraient moins dépendantes de ces transferts.


Mise à jour 18h45 — Meta a tenu à clarifier les choses après l'emballement médiatique suscité par la nouvelle — qui n'en est pas vraiment une, comme expliqué ci-dessus. Tout d'abord, il n'est pas question de se retirer d'Europe, un marché stratégique pour Facebook, Instagram et consorts.

« La simple réalité est que Meta, comme beaucoup d'autres entreprises, organisations et services, dépendent du transfert de données entre l'UE et les Etats-Unis pour opérer au niveau mondial », indique-t-on. En revanche, l'entreprise explique surveiller de près les effets potentiels des changements de législation et de jurisprudence sur ses opérations européennes.


avatar DahuLArthropode | 

@406

"On peut donc penser que vous ne les utilisez pas mais pourquoi se réjouir de ça si ça impacte ceux qui sont heureux de s en servir ???"

Je les utilise, mais je n’ai aucune inquiétude : la place serait aussitôt occupée par un autre fournisseur de services similaires. Le monopole de fait de Facebook empêche aujourd’hui des concurrents de s’installer (FB est même parvenu à chasser Google de cet espace), mais le terrain laissé libre serait aussitôt colonisé par d’autres.

Meta le sait et ne partira pas, car les conséquences sur sa valorisation seraient catastrophiques si FB se faisait prendre 1/2 milliard d’utilisateurs.

Bref: c’est un peu comme si Mc Do menaçait de ne plus vendre de hamburgers en Europe, ça ne serait pas la fin de la junk food, ce serait juste une bonne nouvelle pour ses concurrents.

avatar zoubi2 | 

@DahuLArthropode

"Bref: c’est un peu comme si Mc Do menaçait de ne plus vendre de hamburgers en Europe, ça ne serait pas la fin de la junk food, ce serait juste une bonne nouvelle pour ses concurrents"

Que voilà un joli résumé/conclusion !

Hélas....

avatar cecile_aelita | 

@zoubi2

Comme dit l’expression « la nature a peur du vide » 😊

avatar fte | 

@406

"J ai du mal à comprendre les coms de ceux qui sont contents du risque que ça ferme en Europe."

Ceux qui sont content ne considèrent pas que c’est un risque, mais une possibilité joyeuse.

"On peut donc penser que vous ne les utilisez pas mais pourquoi se réjouir de ça si ça impacte ceux qui sont heureux de s en servir ???"

Parce qu’ils se foutent du bonheur des autres. Ou peut-être parce que le prix social est bien plus conséquent que les petits "bonheurs" individuels. Ou encore parce que priver les gens d’un poison toxique est en fait un acte d’amour pour leur bien-être futur.

avatar 406 | 

haaa j'avoue que donner une gifle en passant à ceux qui fument leur drogue…euh…leur cigarette, me tente bien…

avatar Bigdidou | 

@406

“On peut donc penser que vous ne les utilisez pas mais pourquoi se réjouir de ça si ça impacte ceux qui sont heureux de s en servir ???”

Parce qu’une entreprise privée qui fait chanter les états doit être stoppée.
Après, il semble que ce soit pas le sujet ici, effectivement.

avatar Ljuba | 

@406
Simple mimetisme pour basher et recolter du like. Marrant de les voirs s’inquiéter des données des autres (vu que eux n’utilisent pas ces services) alors que en reel ils sont complètement individualistes. Jalousie de voir une société se faire des milliards sur des données inutiles aussi, les mecs voient le mark brassé des milliards pendant que eux d’as leur vie de merde lachent des commentaires. Rien de plus simple.

avatar lotheram | 

Coooool

avatar bossno | 

Pourquoi? Ça gêne quelqu’un ??? 🤔

avatar YetOneOtherGit | 

Beaucoup semblent passer à côté du point essentiel mis en avant par la rédaction: il s’agit d’un des nombreux éléments de risques énumérés dans le 10-K transmis à la SEC ce qui relativise forte la portée de l’information.

À partir du moment que la possibilité a été évoquée c’est un risque pour le business qui doit être rappelé au marché même si la probabilité d’occurrence de cette menace de com est extrêmement faible.

avatar iftwst | 

@YetOneOtherGit

Oui totalement.

Le but est de pricer ce risque dans le cours (actuel) de l’action.
Cela permet:
1) de limiter la baisse si cela devait se produire
2) de se protéger vis à vis de la SEC et d’actionnaires qui viendraient se plaindre que fessebouq savait qu’ils allaient partir d’Europe etc…

avatar fte | 

@YetOneOtherGit

Ça peut aussi être une prise de température pour voir les réactions. Réactions qui semblent plutôt aller vers le "who cares" en tendance générale.

avatar YetOneOtherGit | 

@fte

"Ça peut aussi être une prise de température pour voir les réactions. Réactions qui semblent plutôt aller vers le "who cares" en tendance générale."

Là non c’est vraiment une obligation d’ordre juridique que de rappeler ce potentiel risque business à partir du moment où il a été énoncé, c’est incontournable 😉

PS : Faut que je regarde le 10K de Tesla avec les frasques de Musk il doit y avoir du sympathique 😜

avatar YetOneOtherGit | 

@fte

"Réactions qui semblent plutôt aller vers le "who cares" en tendance générale."

Attention: le microcosme des commentateurs de MacGe n’est représentatif que de lui même et même pas du lectorat de MacGe comme le montre tous les sondages de la rédaction 😉

avatar fte | 

@YetOneOtherGit

"MacGe"

Oh, je n’évoquais vraiment pas MacG. Je n’ai que survolé les fils en plus…

avatar YetOneOtherGit | 

@fte

"Oh, je n’évoquais vraiment pas MacG."

Ok, personnellement je ne saurais dire ce qu’il en est globalement de l’attachement à FB & ses avatars, si ce n’est que les jeunes générations semblent clairement s’éloigner de FB 😉

avatar Bigdidou | 

@YetOneOtherGit

“si ce n’est que les jeunes générations semblent clairement s’éloigner de FB 😉”

Pas d’Instagram…

avatar YetOneOtherGit | 

@Bigdidou

"Pas d’Instagram…"

Ce n’est pas pour rien que je n’ai mis que FB 😉

Et au passage remarquons que ceux qui se gaussait du rachat d’instagram sont passés à,côté d’un réel élément de vista de FB quand à leur avenir.

avatar Liena1 | 

Ca n’embêtera que les personnes qui font du business avec. La grande majorité passera sur autre chose… il y aura toujours les grands intoxiqués de ce genre de réseaux sociaux, mais j’ai bon espoir en la résilience de l’humain dit moderne.

avatar smog | 

@Liena1 : j'aimerais avoir votre optimisme.
Je vous avoue ne pas voir l'évolution du numérique d'un très bon œil. Je travaille en plein dedans et quand je vois les utilisations que l'on en fait dans le côté grand-public comme dans le côté plus obscur, sans aucun contrôle (parce que ça atteint les libertés etc. etc.), je me pose des questions. À commencer par la plus simple utilisation, les réseaux sociaux sur lesquels beaucoup de jeunes passent leurs journées et soirées (nuits ?) sans limites... Avec tout ce que ça a de nocif (qui, selon moi, est bien plus important que le bénéfice - parce que je crois que ça a quelques côtés positifs, notamment le fait de permettre la parole aux plus craintifs...)

avatar Liena1 | 

@smog

Je partage votre point de vu ceci dit…
Pour avoir été avec une personne accro à tiktok (toujours un casque sur les oreilles, toujours sur l’écran, plus de communication, d’autres soucis par ailleurs qui justifiait cette plongée sans limite dans tiktok 😞), ça a interrogé ma propre pratique des réseaux sociaux : j’ai entamé une petite « révolution » en la matière.
La nocivité, je l’ai constaté.

avatar smog | 

@ Liena1 : en effet, il est vrai aussi que la pratique intensive est aussi un moyen de prendre conscience de ce que ça entraîne.
De ce que je vois pour ma part (je n'ai qu'un compte FB, pas d'autres réseaux), c'est la "perte" de temps non occupé à faire tellement d'autres choses finalement bien plus intéressantes (notamment de la création).

avatar Liena1 | 

@smog

C’est ça.
Perso, j’ai opéré une bascule Twitter=>reddit (10-90) et je m’y retrouve. Ca me bouffe tellement moins de temps ! Et surtout faire autres choses !

avatar petergab64 | 

Tiens, si une instance pouvait se pencher sur Pinterest...
Le lieu de tous les piratages de photos.
Si sur Facebook on signale une photo piratée, elle est enlevée immédiatement, respect du droit d'auteur.
Avec Pinterest, c'est celui qui poste la photo le responsable, eux non !
Pourtant, ils détiennent les images sur leurs serveurs, donc ils sont au minimum receleurs.
Je précise qu'aucun dialogue n'est possible avec eux, contrairement au "vilain" Facebook...

avatar vicento | 

@petergab64

Salut Pierre, c’est vrai que tu subis pas mal de piratage de tes photos depuis Pinterest.

avatar pagaupa | 

@petergab64

Bien vu...

avatar smog | 

@Petergab64 : très juste. Un fléau de plus (le piratage systématique des images sur le WEB est problématique pour les auteurs, mais l'impunité est un souci pour la société à long terme ; tous les lycéens, par ex., savent qu'on n'a pas le droit, mais très peu le respectent, ne serait-ce parce que la question ne se pose même plus au moment où d'un simple glisser-déposer on récupère l'image...)
Je ne sais pas s'il y a une solution...

avatar BitNic | 

Au revoir, au revoir...prési........... Markkkkkkkkkkkkkk ! (sur un air de)

avatar joelcro | 

Et comme aucune activité ne repose sur les outils publicitaires de Meta, sa disparition ne pose aucun, mais alors absolument aucun, risque pour d’autres activités.

avatar Chris K | 

Je vois pas Meta fermer Facebook pour l’Europe. Si j’ai bien compris il s’agit d’un risque parmi d’autres que Meta se doit d’identifier et déclarer et pour lequel Meta invite les gouvernements à légiférer promptement et définitivement.

avatar 8enoit | 

Joie
Bye bye les imposteurs
Cela suscitera une concurrence plus honnête

avatar PiRMeZuR | 

C’est plus que la localisation des données qui est en cause, c’est la localisation de l’entreprise en charge du stockage et du traitement depuis Schrems II. Ni le Privacy Shield ni les clauses contractuelles standards ne peuvent plus être invoquées pour justifier le transfert.

Facebook est dans l’œil du cyclone car ce sont eux qui font l’objet de la plainte originelle à de la part de NOYB mais il ne faut pas s’y tromper, toutes les entreprises sont concernées par la jurisprudence et sont susceptibles d’être condamnées par la CNIL de leur pays. Il suffit de se servir d’un service américain intrusif comme Google Analytics, d’utiliser Teams pour ses employés ou d’héberger chez un des géants du cloud AWS, GCP ou Azure.

Alors, il est évident que la perspective de voir Facebook condamné à quitter l’Europe paraît risible et on peut parier sur le fait que la législation évoluera. Mais qui de l’UE ou des É-U cédera ? Et quand ?

Depuis 2013, la tendance est claire en Europe. Et la préoccupation sur la vie privée et la souveraineté s’aligne bien avec les stratégies économiques visant à faire émerger des géants numériques européens. Dans ce contexte, une entreprise européenne devrait parier sur le temps long, pas uniquement raisonner sur les prix et la flexibilité des nuages américains. Pour les entreprises américaines en revanche, c’est plus compliqué…

avatar reborn | 

@PiRMeZuR

Ce prétexte de la vie privée.. selon moi c’est juste pour que les données soit facilement accessible aux gouvernements européens en cas de besoin.

L’ironie c’est que la meilleure chose pour protéger ses données c’est de les héberger en dehors du territoire national.

avatar andr3 | 

@PiRMeZuR

Mais pas que ... les Google Analytics sont interdites de transfert EU > US : https://noyb.eu/en/austrian-dsb-eu-us-data-transfers-google-analytics-illegal

avatar cosmoboy34 | 

Facebook participe tellement au bien commun du monde on peut bien leur faire une fleur 🤣

Quelle absurdité, pour que leur menace fonctionne encore faudrait il qu’on ait besoin d’eux

Plus sérieusement j’aimerais que l’Europe aille jusqu’au bout quitte à faire tomber facebook de son pied d’Herstal et montrer aux autres que ce ne sont plus les entreprises vicieuses et leur excuses plus que douteuses qui font la loi en Europe.

avatar iVador | 

La fin de Facebook en Europe serait une superbe nouvelle !

avatar smog | 

Oh que oui, cela redonnerait le moral ;-)

avatar AFLC7 | 

Si on leur disait : chiche !

avatar ShokoLaNoir | 

l’heure est à la fête mes amis 🥳🎉

avatar Glop0606 | 

Réaction personnelle. Au top dégagez.
Cependant qu'on le veuille ou non, pour certains Facebook est leur moyen de vivre, de se renseigner, ou de communiquer. Donc ça a tout de même une incidence non négligeable.
Après il faut y voire un bon côté:
Dans le pire des cas, cela pourrait signifier qu'une petite start-up technologique en Allemagne ne serait plus en mesure d'utiliser un fournisseur de cloud basé aux États-Unis. Une entreprise espagnole de développement de produits ne pourrait plus être en mesure d'exploiter une opération sur plusieurs fuseaux horaires. Un détaillant français peut constater qu'il ne peut plus maintenir de centre d'appels au Maroc.
Ben justement ce sont ce genre de dérives qui sont bonnes à corriger: Souveraineté des données, des clouds, des systèmes, de la maintenance, etc... Tout autant d'emplois pour les européens!

avatar MGA | 

@Glop0606

Déjà que les gouvernements et les agences gouvernementales utilisent les services européens (résultats des tests covid chez AWS, TousAntiCovid aux US également par exemple). La recherche d’un bon équilibre est en cours mais ça prendra beaucoup de temps.

avatar Glop0606 | 

Mais alors 100% d'accord avec vous. Le minimum serait que nos structures publiques soient en open source ou avec des produits européens. Si au lieu de donner des milliards à MS, Amazon, etc, on les donnait à des boites européennes, ben on rentrerait dans un cercle virtueux. Les chinois, les russes y arrivent, pourquoi pas nous?

avatar MGA | 

@Glop0606

Le problème c’est que régulièrement lorsque nos entreprises obtiennent de l’argent public pour fournir une solution elle n’en profitent pas pour fournir un service d’excellente qualité. Je ne sais pas si ça vient des maîtres d’ouvrages ou des prestataires.

avatar Glop0606 | 

Tout à fait et à mon grand regret. Je pense que ça vient du fait que l'argent public n'est pas dans la réalité adossé à une obligation de résultat. Je veux dire par là que par ex. aux USA, c'est la bourse qui fournit cet argent, mais pour le coup, les investisseurs sont vraiment regardant et donc les sociétés sont poussées à bien bosser.

avatar andr3 | 

@MGA

Tant que l'attribution d'un marché (public) se basera principalement sur le coût sans réel aspect privacy et confidentialité, la mise en place d'une souveraineté européenne de la donnée sera illusoire.

avatar MGA | 

@andr3

C’est possible… après il y a aussi pas mal de copinage, ce qui n’arrange rien.

avatar Bigdidou | 

@Glop0606

« Cependant qu'on le veuille ou non, pour certains Facebook est leur moyen de vivre, de se renseigner, ou de communiquer. Donc ça a tout de même une incidence non négligeable. »

T’inquiète, en 2h00, les gens trouveront et mettront en place une solution alternative.

J’exagère a peine.
Et puis, il y avait une vie avant FB.
Enfin, si ça peut faire réfléchir ceux qui base leur activité uniquement sur FB, c’est une bonne chose.

avatar whocancatchme | 

Les mecs ont aucun levier de pression sur l’Europe, ils ne paient aucun impôts avec l’évasion fiscal 😂😂

Zuckerberg est un âne

avatar ancampolo | 

@whocancatchme

Enleve facebook en europe et c’est l’effondrement economique de plusieurs centaines de milliers de sociétés qui utilisent facebook, instagram ou whatsapp pour leurs comm

avatar whocancatchme | 

@ancampolo

Les petits commerces et les pauvres n’intéressent personne 😀 ! :blague:

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