42 milliards d'euros pour faire de l'Europe un champion des semi-conducteurs

Mickaël Bazoge |

L'Union européenne veut de nouveau peser dans le secteur des semi-conducteurs, de la recherche à la production. La crise actuelle de l'approvisionnement en puces électroniques, qui sont présentes dans à peu près tous les biens d'équipement, montre qu'une initiative européenne est indispensable pour que le vieux continent ne soit plus à la remorque des fournisseurs étrangers.

Crédit : Christophe Licoppe, UE

L'ambition de Bruxelles est de doubler la part de marché européenne actuelle à 20 % à l'horizon 2030, en produisant « les semi-conducteurs les plus sophistiqués et les plus économes en énergie en Europe », explique Thierry Breton, commissaire au Marché intérieur.

« En investissant dans les marchés pilotes de demain et en rééquilibrant les chaînes d'approvisionnement mondiales, nous permettrons à l'industrie européenne de rester compétitive, de créer des emplois de qualité et de répondre à la demande mondiale croissante ». Thierry Breton

Cela implique un effort colossal pour mettre en place les infrastructures et faire en sorte que les entreprises viennent installer leurs usines en Europe. La Commission a présenté hier un paquet législatif, le Chips Act, comprenant un ensemble de mesures visant à rendre le territoire plus attractif.

Ce Chips Act va mobiliser 42 milliards d'euros d'argent public, dont une majorité puisée à même le fonds de relance européen doté de 750 milliards. Le premier volet de ce paquet concerne l'investissement dans la recherche et le développement ; 11 milliards d'euros seront consacrés au déploiement d'outils semi-conducteurs avancés et de lignes pilote pour le prototypage, ainsi que pour la formation du personnel et le développement de l'écosystème.

La Commission veut aussi se donner les moyens de surveiller le marché au travers d'un mécanisme de coordination avec les États membres. L'idée est d'anticiper les difficultés et identifier les faiblesses et les goulets d'étrangement. Cette « boîte à outils d'urgence » doit permettre de réagir rapidement en s'appuyant sur les instruments nationaux et de l'Union.

Enfin et c'est le gros volet du Chips Act, la Commission veut attirer les investissements des industriels. Pour le dire plus clairement : jouer des subventions et des aides d'État pour faciliter l'implantation d'usines sur le sol européen. Cela représente 30 milliards d'euros du plan. Une centaine d'entreprises ont déjà montré des signes d'intérêt pour cette manne, auxquelles s'ajoutent les gros du secteur comme Intel et TSMC. Apple n'est pas non plus absente.

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Ce Chips Act, en gestation depuis plusieurs mois, est encore loin de se transformer en réalité. Il faut en effet que le Parlement européen et les États membres s'en emparent. Le principe d'aides d'État en particulier pourrait avoir du mal à passer dans certaines capitales, ce d'autant qu'une partie de cet argent public ira dans les caisses d'entreprises étrangères.


avatar vince29 | 

C'est l'Europe, ça va ruisseler.
Ou pas.
Plutôt pas.

avatar Nielp | 

Le but de l'allemagne, et de 3-4 autres pays voisin, c'est de concentrer les richesses chez eux, se casser de l'UE pour former une UE plus petite et uniquement avec les pays "riches" de l'ancienne UE et laisser au reste le soin de pays l'addition. :)

avatar YetOneOtherGit | 

Si j’avais mauvais esprit : le plan calcul à l’échelle européenne avec les mêmes typologies de technocrates à la manœuvre 🥴

avatar koko256 | 

C'est mignon ces financements, mais ce n'est pas cela qui va nous donner de la matière grise dans domaine des semi-conducteurs.

avatar YetOneOtherGit | 

@koko256

"mais ce n'est pas cela qui va nous donner de la matière grise dans domaine des semi-conducteurs."

A bon tu crois qu’on en manque? Tu bases cette analyse sur quoi ? Ton doigt mouillé?

Que ce soit en physique des semi-conducteur ou en micro-électronique la France ne manque ni de talents ni de formation de très haut niveau.

Et au niveau Européen c’est loin d’être ridicule non plus.

avatar Alex Giannelli | 

@YetOneOtherGit

Que manque-t-il à la France ?

avatar YetOneOtherGit | 

@AlexG

"Que manque-t-il à la France ?"

Vaste question et vaste programme.

Nous n’avons jamais manqué d’excellences technique et/ou scientifique.

Bien des innovations sont issues de cerveaux français.

Par contre une des tares française que l’on retrouve d’ailleurs chez de nombreux commentateurs ici est de former des techniciens et des scientifiques qui ont un mépris absolu pour les considérations business qu’ils nient de toute leurs forces, pour une grande part d’entre eux hélas.

C’est flagrant en ces lieux d’ailleurs

Heureusement cela évolue lentement, mais c’est certainement la plus grande différence avec par exemple les USA où le niveau moyen des ingénieurs est bien moins bon mais où ces derniers compensent largement en sachant penser produit, business, marketing…

Et en corollaire on a la même hémiplégie du,côté de ceux qui pensent business et méprise la trivialité de la technique.

On paie très cher cette situation d’opposition entre les deux piliers d’une démarche entrepreneuriale.

Le très ancien “HEC épicier, Taupin crétins” est une impasse.

Acquérir une double culture Technique puis Business rend moins con 🤗

avatar Alex Giannelli | 

@YetOneOtherGit

Très intéressant, merci pour ton partage 🙂

avatar MGA | 

@YetOneOtherGit

En effet la France peut compter sur des chercheurs talentueux et sur des ingénieurs de haut vol.
Je suis totalement en accord avec le problème recherche/business que vous soulignez, et pour rien arranger la production/l’industrie a été dévalorisée et ringardisée.
Et pour l’avenir, d’un côté on veut financer la recherche mais de l’autre on lutte pour supprimer les formations élitistes, c’est totalement stupide…

avatar pat3 | 

@MGA

"Et pour l’avenir, d’un côté on veut financer la recherche mais de l’autre on lutte pour supprimer les formations élitistes, c’est totalement stupide…"

Je ne sais pas où vous avez vu qu’on voulait financer la recherche. La recherche en France est aussi exsangue que la santé, les différentes lois sur la pseudo « autonomie des universités » le prouve : il y a de moins en moins de financement public pour la recherche en France et on tente de saborder le bateau en s’en prenant au mode rémunération, de recrutement, d’évaluation des (enseignants -) chercheurs.
La dernière sortie de Macron face aux présidents des universités était une incroyable pantalonnade d’autosatisfaction.

avatar MGA | 

@pat3

Vraisemblablement une partie des 42 milliards d’euros dont il est question sera attribuée à la recherche.
Je crois que la situation de la recherche en France est très contrastée, certaines recherches « à la mode » aspirent l’essentiel des fonds publics aux détriment des autres, cela m’avait frappé lors de la visite d’une faculté de sciences il y a 2 ans : deux bâtiments cote a cote 2 financements différents 2 mondes différents.
Au sujet des universités, j’ai une fille en Licence Santé, mon avis ne peut être que négatif sur le fonctionnement de sa fac et sur l’approche des profs à la fac de sciences, la culture n’est absolument pas adaptée pour des élèves d’une filière sélective mélangés avec les élèves de la licence classique et aucun effort n’est fourni pour améliorer le fonctionnement ni par les profs ni par l’administration.

avatar pagaupa | 

@YetOneOtherGit

« Acquérir une double culture Technique puis Business rend moins con 🤗 »
C’est beau la théorie ! 😂

avatar MGA | 

@YetOneOtherGit

« Acquérir une double culture Technique puis Business rend moins con 🤗 » un bémol tout de même la double culture Technique + Business est très utile pour les managers-ingénieurs mais ça ne rend personne moins con parfois même ça additionne la connerie…
En France on a souvent le défaut de vouloir savoir tout faire, on adore les écoles d’ingénieurs généralistes, alors que travailler en équipe doit justement permettre d’avoir une expertise très poussée dans un domaine précis au lieu de savoir toucher à tout, et d’être moyen partout (encore faut-il que les équipes soient bien « animées »)
On le remarque dans les propositions de cursus bi-nationaux où le diplôme étranger (par exemple en Allemagne) est souvent beaucoup plus spécialisé que le diplôme français.

avatar YetOneOtherGit | 

@MGA

“En France on a souvent le défaut de vouloir savoir tout faire”

Une double culture ce n’est nullement savoir tout faire mais être capable de comprendre et lier les enjeux technologiques et business sans mépris stérile pour l’un ou l’autre pan 😉

avatar MGA | 

@YetOneOtherGit

ouverture d’esprit avec respect des compétences de l’autre, c’est déjà bien pour ça
je crois que le cursus bi-national devrait être plus mis en avant car en matière d’ouverture d’esprit et de prise en compte des différences culturelles là on est au top

avatar YetOneOtherGit | 

@MGA

"je crois que le cursus bi-national devrait être plus mis en avant car en matière d’ouverture d’esprit et de prise en compte des différences culturelles là on est au top"

C’est toujours une ouverture de se confronter à l(international.

De ma petite expérience ma formation Scientifique/Technique en France complété par un MBA en Californie fut une réelle chance et m’a éviter bien des biais, c’est une vraie sortie de la zone de confort d’être confronté à la culture si particulière des écoles de l’Ivy League qui est radicalement différente de celle des grandes écoles française tout en partant sur des enjeux business pour lesquels je n’avais qu’un mépris lointain. 🙃

avatar MGA | 

@YetOneOtherGit

👌parcours classique mais très très efficace 👍 j’ai une fille en cursus bi-national franco-allemand et bientôt taupine, grâce à elle j’ai découvert de très bon parcours franco-allemands qui amènent à la maîtrise de trois langues, avec des bi-diplômes d’ingénieurs très intéressants.

avatar sachouba | 

@MGA

Et pourtant, ces ingénieurs généralistes français sont réputés en France et dans de nombreux autres pays (où ils n'existent pas) justement pour leur vision d'ensemble qui manque cruellement à de nombreux ingénieurs étrangers – la formation la plus "généraliste" à l'étranger étant souvent le "civil engineering", qui n'est pas vraiment généraliste...
Non qu'on puisse se passer d'experts, mais former des ingénieurs généralistes est loin d'être inutile.

avatar MGA | 

@sachouba

Toutes les formations ont leur intérêt et l’ingénieur généraliste a évidemment toute sa place.
C’est d’ailleurs l’intérêt des doubles cursus (pour l’ingénierie et le business ou l’encadrement par exemple) et des cursus binationaux (qui proposent un cursus assez généraliste en France avec un cursus plus spécialisé à l’étranger par exemple)
Évidemment chaque pays a son propre tissus économique et industriel et cela influence forcément les formations proposées et recherchées.

avatar Paul_69 | 

"Par contre une des tares française que l’on retrouve d’ailleurs chez de nombreux commentateurs ici est de former des techniciens et des scientifiques qui ont un mépris absolu pour les considérations business qu’ils nient de toute leurs forces, pour une grande part d’entre eux hélas."

Il faut dire aussi que les chercheurs français qui sont intéressés par le côté business ont tout intérêt à quitter le pays pour aller là où les salaires sont au niveau de leur compétence. Les salaires dans la recherche en France, dans des institutions pourtant réputées comme le CNRS ou l'INRIA, feraient mourir de rire n'importe quel chercheur des Etats Unis, par exemple.

Du coup, ceux qui restent sont probablement moins attirés par le côté business et font peut être plus de la recherche avec un idéal non-business...

avatar YetOneOtherGit | 

@Paul_69

“Il faut dire aussi que les chercheurs français”

Attention à ne pas surestimer le poids de la recherche dans l’innovation et le business.

Par exemple le succès d’Apple ne repose nullement sur leurs efforts de recherche ou l’adoption de technologies avancées 😉

Technologies et sciences sont deux choses assez différentes.

avatar koko256 | 

@AlexG

Par exemple, avec la réforme du bac, 2h de sciences par semaines en première et terminale.
https://monbacetmoi.fr/le-bac-general/tronc-commun
Ce n'est pas avec cela que l'on susciter des vocations pour les sciences.

avatar Alex Giannelli | 

@koko256

Il s'agit du tronc commun, donc j'imagine que dans les spécialités, il y en a plus.

avatar koko256 | 

@AlexG

Oui mais c'est optionnel. Donc on perd déjà pas mal de talents dès le lycée. Plusieurs études montre que ce système nous prive de beaucoup de filles car la pression sur les ados entre eux est très forte.
Après, j'ai d'autres chiffres (non divulgables) qui montre une préférence nette des familles aisées pour les sciences humaines et cela diminue le nombre de talents à nouveau. Comme trouver la perle rare qui allie talents techniques (ou plus chic d'ingénierie) et talent entrepreneuriaux demande d'avoir un vivier large, cela diminue d'autant les chances. En plus les familles aisées sont sûrement (je pense mais je me trompe peut-être sur ce point) plus à même de tenter de monter son entreprise.

avatar YetOneOtherGit | 

@koko256

"Par exemple, avec la réforme du bac, 2h de sciences par semaines en première et terminale."

La réforme du lycée est un crime contre l’intelligence 🤬

avatar Eyquem | 

Enfin l’Europe qui se réveille !

avatar vince29 | 

Non. C'est juste de l'affichage.

C'est un ordre de magnitude inférieur au plan de la seule Corée du Sud.

avatar nomatech | 

Le pyromane qui s’habille en pompier !!!
L’Union européenne a un socle : l’Art. 63
Si il y a un projet qui voit le jour ce sera un partenariat international car on ne peut pas dans le cadre des traités restreindre ni les mouvements de capitaux entre les états membres ni entre les états membres et les pays tiers !!!

Exemple Airbus dans lequel il y a des entreprises étrangères à l’UE : Le Japon, la Chine, le Canada, la Malaisie, la Corée du sud, l’Australie et le Mexique y réalisent des pièces essentielles, tandis que les États-Unis, avec une part de fabrication pouvant aller jusqu’à 38% de la totalité de l’appareil, sont le premier pays fabricant de l’A-380.

LA CONFUSION MENSONGÈRE DE LA PROPAGANDE EUROPÉISTE qui utilise le terme l’EUROPE en faisant croire que c’est l’Union européenne !

Source :
1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

https://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:12008E063:fr:HTML

avatar YetOneOtherGit | 

@nomatech

"LA CONFUSION MENSONGÈRE DE LA PROPAGANDE EUROPÉISTE qui utilise le terme l’EUROPE en faisant croire que c’est l’Union européenne !"

La belle phraséologie 🤢👍

Quant à ton semblant d’interprétation de l’article 63 sur La libre circulation des capitaux, comment dire ? 🤯🤪🤭

avatar Moebius13 | 

Trop peu, beaucoup trop peu, il fallait mettre sur la table au moins 150 à 200 milliards pour espérer revenir dans le domaine de façon sérieuse.

Il fallait surtout créer un acteur européen sur le modèle d'airbus dans lequel tous les états membres auraient eu des parts et nouer des partenariats avec des entreprises du privé et les meilleurs universités pour concentrer à la fois l'argent, le soutient étatique et la matière grise de L'UE.

42 milliards c'est ce que la France devrait lâcher à ST-Micro pour en faire un acteur incontournable en Europe sur certains secteurs spécifique.

Ça n'est pas à ce rythme qu'on risque de rattraper TSMC, AMD ou Intel en tout cas....

avatar YetOneOtherGit | 

@Moebius13

"42 milliards c'est ce que la France devrait lâcher à ST-Micro pour en faire un acteur incontournable en Europe sur certains secteurs spécifique."

Absolument impossible ce type d’aide d’état à un acteur du marché au regard des règles de libre concurrence.

avatar vince29 | 

Chut. Il faut pas le dire.

avatar Mike Mac | 

Accueillir largement TSMC en Europe ?

Il y a là un vrai challenge.

Car si Vladimir envahit l'Ukraine sans trop de bobos diplomatiques, Xi son pote compte aller annexer Taïwan un peu plus vite que prévu. Déjà aux J.O. de Pékin, ils ont désigné l'occident comme ennemi commun.

avatar Glop0606 | 

Si je trouve ça très bien sur le principe, j'attends de voire la réalisation, le concret. J'ai trop souvent l'impression qu'on ouvre le chéquier de l'argent public trop facilement, mais que la réalisation n'est pas à l'hauteur de l'investissement.

avatar olgluk | 

Et tant qu'on y est si on pouvait avoir un consortium européen qui rachète ARM puisque NVIDIA n'a pas pu en faire l'acquisition

avatar YetOneOtherGit | 

@olgluk

“qui rachète ARM puisque NVIDIA n'a pas pu en faire l'acquisition”

Une entreprise qui vend de la propriété intellectuelle et ne produit pas ?

Cela ne changerait en rien la donne 😉

avatar olgluk | 

@YetOneOtherGit

Oui, sur la prod non tout à fait, ça ne change rien, d'où mon "tant qu'on y est" ;-) mon propos est une digression !

Mais bon ARM est une belle entreprise et justement les PI dont elle dispose sont intéressantes justement car fabriquer pour fabriquer sans les PI derrière justement ça n'est pas forcément avantageux.

Et même si j'aime bien NVIDIA ou Apple, j'avoue que ça me gave un peu de voir que cette boîte jadis "quasi-européenne" (UK avant de passer sous le drapeau Japonais) allait passer elle aussi sous contrôle nord-américain ...

avatar sachouba | 

Seulement 30 ans de retard sur l'initiative, après avoir supprimé toutes les barrières douanières qui ont permis de délocaliser la quasi-intégralité de notre industrie.

avatar vince29 | 

Pendant ce temps là, la Corée du Sud va investir 450 milliards...
Et Taiwan 100 milliards (et encore en comptant que TSMC)...

avatar Oncle Sophocle | 

J'hésite entre claquement de doigts et coup de baguette magique, et j'ai de gros doutes, en partant de vingt ans de retard sur la Corée du Sud, les Etats-Unis, le Japon, plus le potentiel monstrueux de la Chine...
Edit : merci @vince29, j'oubliais Taiwan.

avatar 0MiguelAnge0 | 

La bonne blague: il faut 100Mds pour chaque iteration et l’Europe est à quoi, 40nm?!

Magnifique: on y croit les guignols.

avatar powergeek | 

C'est une demande de Bull ? 🤣

avatar IceWizard | 

@powergeek

« C'est une demande de Bull ? 🤣 »

Non, de Thomson !

avatar YetOneOtherGit | 

@IceWizard

"Non, de Thomson !"

Thierry Breton est passé de Bull à Thomson puis FT puis Atos (qui rachète Bull)

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