ARM : Windows émule (enfin) les applications x86 64 bits

Anthony Nelzin-Santos |

Microsoft présente la première build publique de Windows 10 pour ARM capable d’émuler les applications 64 bits. Depuis son lancement en 2017, Windows 10 pour ARM était capable d’émuler l’immense majorité des applications x86 historiques, déclinées dans une version 32 bits. Mais la plupart des applications récentes sont disponibles dans une version 64 bits.

Microsoft Surface Pro X, un PC convertible avec un processeur ARM. Image Microsoft.

Windows 10 pour ARM intègre une couche d’émulation des instructions x86, dont les objectifs sont similaires à Rosetta sur macOS. Les instructions x86 sont « traduites » en instructions ARM, un système de cache conservant des traductions courantes en mémoire pour accélérer les performances. Dans son incarnation originale, cette couche d’émulation ne prenait en charge ni les vieilles applications 16 bits, ni les applications 64 bits récentes.

Bien sûr, Microsoft promeut la compilation native des applications pour l’architecture ARM. Elle montre elle-même l’exemple avec de nouvelles versions optimisées de Visual Studio Code et de Microsoft Teams. Reste que l’immense majorité de la logithèque Windows est composée d’applications x86. La plupart sont compilées pour 32 et 64 bits, comme Google Chrome, mais les plus récentes et plus exigeantes sont disponibles uniquement en 64 bits, comme Autodesk Sketchbook.

Avec cette annonce, Microsoft résout le problème de la transparence de la couche d’émulation. Dans les mois qui viennent, les utilisateurs de machines ARM n’auront plus à se soucier de la compatibilité de leurs applications avec telle ou telle architecture. Va-t-elle aussi résoudre le problème des performances, point noir de l’émulation x86 sur Windows ?

Une chose est sûre : Microsoft boucle un long chantier, indispensable à la généralisation des machines ARM, même si les applications natives se multiplient. Espérons qu’elle considèrera bientôt Windows 10 pour ARM comme un produit fini, digne d’une « édition » en bonne et due forme. Les builds de développement peuvent être virtualisées sur les Mac M1, mais une reconnaissance officielle serait bienvenue.


avatar Furious Angel | 

@oomu

Ben justement c’est bien le souci : ces puces ARM ne sont pas là pour le moment.

avatar YetOneOtherGit | 

@Furious Angel

"Ben justement c’est bien le souci"

Un pb transitoire qui n’a pas d’impact sur l’état du business n’est pas un pb 😉

avatar Furious Angel | 

@YetOneOtherGit

Ça reste à prouver. On voit qu’Intel patauge, si c’était si simple ça se saurait.

avatar YetOneOtherGit | 

@Furious Angel

"On voit qu’Intel patauge"

Intel se porte fort bien et va bien longtemps continuer à se porter fort bien.

C’est un vague trou d’air qui est actuellement traversé. C’est de très loin l’acteur le plus solide de son industrie et comme pour MS strictement rien n’indique une potentielle perte conséquente de domination à moyen terme.

Tes goûts et dégoûts t’aveuglent sur les réalités économiques de l’industrie.

avatar Furious Angel | 

@YetOneOtherGit

Merci madame Irma.

avatar YetOneOtherGit | 

@Furious Angel

"Merci madame Irma."

Argumentum ad personam ridicule, mon propos est étayé par des réalités économiques, des états du marché, des dynamiques de marché, toi tu prends juste tes rêves pour des réalités.

Il n’y strictement rien dans tes propos étayant l’urgence pour MS et Intel de réagir.

avatar Furious Angel | 

@YetOneOtherGit

Ton seul argument est « Microsoft et Intel s’en sont toujours sortis, donc ils s’en sortiront toujours ». C’est... léger.

Atari, Sega, Commodore, Nokia, Motorola, IBM, Kodak...

avatar YetOneOtherGit | 

@Furious Angel

"Ton seul argument est « Microsoft et Intel s’en sont toujours sortis, donc ils s’en sortiront toujours ». C’est... léger."

Nullement 😎

Mais bon si cela te dérange de dépasser ton analyse viscérale basée sur tes goûts et tes dégoûts grands bien te fasses.

Et comme je suis d’un naturel naïf et plein d’espoir en l’intelligence, je te refais un argument synthétique des arguments que nous avons été plusieurs ici à te partager:
- MS et Intel ont une santé économique et une domination du marché absolument exceptionnel
- MS et Intel ont une activité aujourd’hui largement diversifiées
- MS et Intel ont aujourd’hui leurs cœur de rentabilité dans les enjeux côté serveur bien plus que côté client et cela ne cesse de croître dans ce sens
- La taille de la base installée et de l’héritage est gigantesque
- Quelque soit les qualité du travail effectué par Apple sur le M1 cela ne change pas à moyen terme le marché
- Historiquement les acteurs ayant des positions aussi dominantes, vivant en partie de rente de situation, étant aussi largement diversifiés, ayant de si solide moyen financier... ne s’effondre quasiment jamais

Cela me rappelle les débat sur la future domination d’AMD à l’encontre d’Intel où je m’étais amusé à publier les analyse même d’AMD dans ses rapports d’activité sur son concurrent qui étaient à des années lumières des fantasmes des commentateurs qui ne voulait que rêver d’une revanche de l’outsider sur le géant dominant.

Je suis très loin d’être un zélote de la domination des CPU x64 qui sont pour moi un accident industriel issue d’une grave erreur de jugement d’IBM (Une ISA à vomir qui était déjà immonde à l’époque, fruit d’une boite d’électroniciens et de physiciens qui ne s’intéressait pas vraiment à l’époque aux sciences informatiques) mais ce dégoûts ne me pousse pas à avancer des bêtises d’un point de vue économique et business.

Et au passage j’ai défendu le fait qu’Apple avait sans doute initié un potentiel changement de paradigme dans l’approche de l’ordinateur individuel après des décennies de domination quasiment absolue de l’héritage Intel.

Par contre croire que cela se fera vite et qu’Intel et MS en pâtiront lourdement est une vision simpliste et caricaturale, tout comme imaginer qu’Apple va retrouver de large PDM grace à cette transition.

avatar Furious Angel | 

@YetOneOtherGit

Tu n’a toujours pas compris ce que je dis...

Je n’ai jamais dit que Microsoft et Intel allaient être balayés par ça. Mais prétendre qu’ils vont forcément trouver une solution, parce qu’ils sont gros ou en bonne santé financière, c’est brasser du vent.

avatar YetOneOtherGit | 

@Furious Angel

"Je n’ai jamais dit que Microsoft et Intel allaient être balayés par ça"

La mauvaise foi pour finir.

Par exemple issue de ta prose : “"Je ne pense pas que les PC vont pouvoir tenir longtemps avec la claque que leur met la puce M1"”

Et ce n’est qu’un exemple, tu pourrais assumer tes propos 😎

Pour le reste je te laisse à tes divagations, c’est vraiment difficile l’éducation parfois 😂

avatar Furious Angel | 

@YetOneOtherGit

Tu ne sais vraiment pas lire...

avatar byte_order | 

@@Furious Angel
> Atari, Sega, Commodore,

Ils étaient loin d'être, chacun, leader incontesté. Au contraire, ils étaient justement en concurrence frontale.

> Nokia, Motorola,

Disruptif : passage du marché des dumbphones, des appareils électroniques focalisé sur une ou 2 fonctions principales, téléphoner et textoter, au marché des smartphones, des appareils électroniques hyper polyvalents ou ces 2 fonctions sont de plus en plus anecdotiques.

> IBM,

???

IBM est toujours un acteur majeur de l'industrie, faut pas croire.
Si vous parlez du PC, dès le départ ils ont "volontairement" lâché ce marché naissant, leur fond de commerce étant depuis toujours coté serveur et services, pas le poste client.

> Kodak...

Oui.
Mais là, c'était véritablement le plus disruptif : passage total de l'analogique au numérique en quelques années.

Le changement de jeu d'instruction d'un CPU n'est pas du tout aussi disruptif. Il est meme de moins en moins un changement, tout ayant été fait pour rendre le code source des logiciels et même une très large part des OS le plus portable possible, le plus indépendant de l'architecture réelle. C'est à ça que servent les langages de programmation évolués, et c'est pas par hasard.

avatar YetOneOtherGit | 

@Furious Angel

"Ça reste à prouver. "

Argument spécieux s’il en est.

Essayes donc d’étayer ton point de vue avec des éléments d’analyse des réalités du marché et de perspective d’évolution ce que tu n’as pas fait jusqu’ici.

Ta posture pouvant se résumer, en caricaturant à peine, à : “Apple avec le M1 a ringardisé tout ce qui existe, les leaders de l’industrie doivent vite réagir pour espérer survivre” 😎

avatar Furious Angel | 

@YetOneOtherGit

Argument spécieux ?? Je prends la situation telle qu’elle est. Tu prédis l’avenir. Ça fait une légère différence.

avatar YetOneOtherGit | 

@Furious Angel

“ Je prends la situation telle qu’elle est”

nope telle que tu la fantasme et tu la fanstasmes totalement.

avatar byte_order | 

@Furious Angel
> Mais je m’en fous éperdument de la part de marché de Windows,
> ce n’est pas du tout le sujet. Je parle du matériel.

C'est justement pourquoi vous croyez voir ce qui n'est pas un problème pour Microsoft :
Microsoft se fout éperdument de la part de marché du matériel, ce n'est pas du tout le sujet, eux ils parlent de part de marché des plateformes *logicielles* : Windows et, désormais, Azure.

Contrairement à ce que vous semblez croire, les logiciels sont massivement portables d'une architecture matérielle à une autre, et côté OS c'est également désormais le cas (ce n'était clairement pas le cas y'a 30 ans, par contre).

Peu importe à Microsoft que ses Surface X et autres PC "ARM" actuels soient à la ramasse, ce qui importe c'est que si demain un client qui souhaite migrer vers des ordinateurs ARM qu'il puisse le faire tout en restant sous Windows. Et ça, y'a aucune raison de croire que Microsoft n'est pas capable de le faire : Windows 10 est *déjà* porté sur ARM64, et désormais y'a un transcompilateur qui fait 32bits *et* 64bits.

Sauf si ce transcompilateur est totalement ridicule, et j'en doute fortement, y'a rien qui empêcherait sa clientèle à migrer son parc d'ordinateur vers de l'ARM tout en restant sur Windows, et donc client de Microsoft.

Et si à l'avenir Microsoft veut sortir une Surface X doté d'une puce ARM plus punchy, je ne vois pas non plus ce qui les empêcherait de le faire.

Le seul perdant dans cette histoire, c'est Intel. Enfin, si ils ne réagissent pas vite.

avatar oomu | 

@byte_order

"Sauf si ce transcompilateur est totalement ridicule, et j'en doute fortement, y'a rien qui empêcherait sa clientèle à migrer son parc d'ordinateur vers de l'ARM tout en restant sur Windows, et donc client de Microsoft."

microsoft smble confiant d'améliorer rapidement et drastiquement ses performances.

On saura bientôt.

avatar en chanson | 

@Furious Angel

Apple ne peut rien imposer avec seulement 8% de Pdm des pc.

avatar Furious Angel | 

@en chanson

Apple définit le marché des smartphones avec 15 ou 20% des parts de marché.

Peu importe les parts, si un acteur a raison, il est copié. Sinon, ses parts augmentent.

avatar YetOneOtherGit | 

@Furious Angel

Apple a clairement démontré la possibilité de l’approche et ses bénéfices, c’est indéniable.

Que cela dessine champ des possibles pour l’ensemble de l’industrie dans le futur est plus que possible.

Que cela pose une urgence pour les acteurs de l’industrie de changer rapidement d’approche est un fantasme 😎

Tout est comme souvent dans la nuance 😉

avatar oomu | 

@Furious Angel

je ne vois rien de difficile chez microsoft en ce moment.

windows 10 arm est viable. tout va bien.

que voyez vous d’embêtant pour microsoft ? Office se porte bien, vendu partout ,et il est en cours d'être disponible pour mac arm.

Il semble que Microsoft est prête à envoyer toutes ses solutions en version ARM à la seconde où l'industrie et les consommateurs le demanderont.

La société est prête.

avatar morpheusz63 | 

@oomu

Comparaison n'est pas raison, les faits que tu nous rappel c'est du passer, est-ce qu'ils vont réussir à le faire encore.je ne sais pas. Nokia était tout puissant en 2007 et on comment ça finis

avatar YetOneOtherGit | 

@morpheusz63

"Comparaison n'est pas raison"

Oomu n’est pas dans la comparaison mais dans la mise en perspective des contextes de marchés.

La citation de Voltaire que j’aime souvent utiliser signifie qu’une mise en parallèle sans tenir compte du contexte est déraisonnable comme argumentaire.

Et Oomu montre bien qu’il n’y aucun élément de contexte actuel mettant MS en danger.

avatar Furious Angel | 

@YetOneOtherGit

Mais personne ne dit que Microsoft est en danger. Relis mon commentaire tout en haut.

avatar YetOneOtherGit | 

@Furious Angel

"Mais personne ne dit que Microsoft est en danger. Relis mon commentaire tout en haut."

Excuse-moi pas MS mais Windows 😎

Et relis tes propos où tu prends par exemple Nokia compte référence d’une domination s’effondrant.

avatar Furious Angel | 

@YetOneOtherGit

Ben évidemment, je réponds à tes digressions. Et évidemment, la xbox n’est pas le sujet.

Il faut vraiment tout t’expliciter ?

avatar YetOneOtherGit | 

@Furious Angel

"Il faut vraiment tout t’expliciter ?"

Il faut essayer d’être univoque et consistant: nous sommes au moins trois à avoir la même interprétation de tes propos.

S’il y a ambiguïté l’hypothèse qu’elle soit de ton côté n’est pas à exclure 😉

avatar morpheusz63 | 

@YetOneOtherGit

Si tu préfère rien, n'est figé, certe @oomu à de l'expérience et du background, mais l'histoire des grandes entreprises montre que tout peut s'écroulé on jamais sur de.rien surtout en info

avatar YetOneOtherGit | 

@morpheusz63

"mais l'histoire des grandes entreprises montre que tout peut s'écroulé "

Nope l’histoire montre au contraire que les majors ont une incroyable capacité de résister et se réinventer.

Et les rares exemples d’effondrement sont souvent mal compris et mal mis en perspective.

Par exemple le cas de Kodak est l’exemple type d’une vision superficielle et caricaturale:
- D’une part une grande partie de l’entreprise survie confortablement: dés 1993 l’activité chimique a donné lieu à un spin-off créant Eastman Chemical (14B$ de capitalization)
- D’autre part nous ne sommes pas sur un enjeu d’incapacité à embrasser la transformation numérique, mais sur l’impossibilité de transformer une entreprise vivant sur des taux de marge brute stratosphérique en acteur de la photographie numérique ne pouvant absolument pas avoir la même rentabilité. Nous sommes sur un cas très intéressant et atypique de disparition pure et simple d’un marché extrêmement lucratif. Il n’y avait pas de marché où Kodak pouvait se re-inventer en préservant des ratios de marge stratosphériques.

Un autre cas souvent évoqué est Nokia, mais là encore il y a des éléments très spécifiques:
- Une entreprises très anciennes de taille moyenne qui voit son activité exploser avec le mobile et qui se débarrasse de toutes les autres activités
- Une structure qui n’était pas réellement une major solide mais un one hit wonder incapable de se réinventer et n’en ayant pas les moyens économiques.

Les entreprises aussi fortement diversifiées et économiquement puissantes que MS, IBM (Créé en 24 et issue d’une fission d’entreprises dont l’une datée du XIX°), Intel ... ont une incroyable capacité de résilience.

avatar byte_order | 

@morpheusz63
> Nokia était tout puissant en 2007 et on comment ça finis

Tout puissant... en dumbphone.

Mais c'est l'intégralité du marché du dumbphone qui a été balayé, pas uniquement Nokia, tout le marché d'un coup, remplacé par le marché du smartphone tactile.

Ici, nous sommes face à une migration d'architecture CPU. Fondamentalement, on reste donc sur le marché des ordinateurs, et donc des logiciels. Le changement de CPU n'apporte pas de nouveaux usages inédits. Cela serait un virage vers les CPU quantiques, je dis pas, mais là, cela reste juste des trucs qui exécutent des instructions, point barre. La syntaxe des instructions changent, le nombre d'exécution par watt augmente, mais sinon, rien de bien nouveau.

avatar YetOneOtherGit | 

@byte_order

"Tout puissant... en dumbphone.

Mais c'est l'intégralité du marché du dumbphone qui a été balayé, pas uniquement Nokia, tout le marché d'un coup, remplacé par le marché du smartphone tactile."

Très exactement , une entreprise ancienne qui avait trouvé le saint-graal de la croissance exponentielle, bazardé ses activités historiques et tout misé sur un seul type produit qui a fini part être rapidement obsolète.

Un cas d’école mais certainement pas pour défendre une prétendue fragilité des majors de l’industrie que Nokia n’a jamais était.

avatar YetOneOtherGit | 

@oomu

👍👏

avatar Glop0606 | 

Analyse intéressante. Je rajouterai que la plus grande force de MS, c'est surtout le non choix d'alternatives réelles et à grande échelle. Dans l'entreprise, c'est MS pour la plus part. Les IT's connaissent, les employés connaissent donc voilà. Pour le particulier il y a déjà plus de choix avec Apple voire Google voire... Linux mais beaucoup prendront MS pour des choix pécuniers, de gaming ou tout simplement d'habitude. Donc MS peut encore faire plein de bétises, louper plein de coches ben ils sont là encore longtemps et si un devait ne serait ce qu'un peu égratiner cet état de fait, alors on sort le chéquier (il n'y a qu'à voire dans le gaming et l'argent que MS allonge).
Ce que je regrette le plus c'est que les écoliers, étudiants, administrations soient bibronnées aux solutions MS depuis tant d'années. Si l'Europe avait créé au début des années 2000 un pôle IT souverain avec comme base Linux par exemple et imposé dans les administrations et enseignements, le monde de l'informatique aujourd'hui serait beaucoup plus équilibré, voire plus novateur.

avatar YetOneOtherGit | 

@Glop0606

"Si l'Europe avait créé au début des années 2000 un pôle IT souverain avec comme base Linux par exemple et imposé dans les administrations et enseignements, le monde de l'informatique aujourd'hui serait beaucoup plus équilibré, voire plus novateur."

On n’impose pas des produits par une volonté politique.

L’échec de GNU\Linux sur le poste client était inévitable et une plus forte implication politique n’y aurait rien changé.

avatar Glop0606 | 

@YetOneOtherGit

Si l’informatique était un produit je vous donnerai raison, mais aujourd’hui on voit bien que c’est plus que ça. C’est un service, une ressource au même niveau que l’électricité par exemple. La question de „souveraineté“ n’est pas un vain mot. L’exemple Huawei devrait en interpeller plus d’un. Enfin l’éducation et la volonté politique sur de tels enjeux seraient pour moi encore très importants.

avatar YetOneOtherGit | 

@Glop0606

Je ne dénigre nullement les enjeux de souveraineté loin s’en faut.

Mais sur les enjeux justement très “produit” du poste client, cela ne s’impose pas.

Et cette bataille appartient au passé: the war is over.

Aujourd’hui le front essentiel est celui du cloud souverain, le front c’est déplacé là et sur ce type d’enjeu plus industriel il y a moyen de remporter des batailles avec une vision politique.

L’économie même du secteur c’est déplacé sur ce champ de bataille, les positions sur le reste sont quasiment figées.

avatar Glop0606 | 

@YetOneOtherGit

Sur ce point je suis d’accord avec vous „the war is over“ sur le poste client à mon regret et à cause des raisons que j’évoquais. Le cloud est le prochain mais là encore „the war is mostly over“

avatar byte_order | 

@Glop0606
> the war is over“ sur le poste client à mon regret

Je pense pas. Je pense, moi, que l'OS est nettement moins clivant qu'avant, en partie parce que 1) de plus en plus de logiciels sont multiplateformes 2) beaucoup d'usage ont de facto migré sur le web et 3) le poste client n'est plus l'enjeu chez le particulier, qui a migré ses usages sur son smartphone, une tablette éventuellement.

L'échec de Linux "desktop" est tout autant lié à la difficulté de convaincre les gens de changer leurs habitudes que au fait que dans le même temps les gens ont migré sur le web et sur smartphone, du coup l'OS du desktop, en pratique, ils s'en foutent un peu.

avatar pat3 | 

@byte_order

Assez d’accord avec ton point de vue, sauf sur le tout web pour le client final, et sur le fait que le poste client n’ait pas d’importance : sa focalisation a changé, mais le client final achète toujours un iPhone/iPad ou un Android, un Mac ou un PC Windows.
Et pas tout à fait d’accord avec la trivialité mise en avant par @YetOneOtherGit : le changement d’architecture est toujours coûteux en temps/homme - d’ingénieurs qualifiés, qui plus est.
Sur ce point, on voit qu’Apple prépare ses transitions de longue date, patiemment, et on voit que pendant cette préparation y a pas trop de monde sur les autres postes, qui stagnent. Le M1 permet de comprendre pourquoi les macs ont fait du surplace pendant des années, et ce n’est pas juste à cause de la stagnation chez Intel. Chez Apple, on avait la tête ailleurs.

Et le problème reste plutôt celui de l’OS: l’idée d’Apple est d’intégrer les clients à l’écosystème iOS/macOS et de les y enferrer (et le M1, avec une architecture iOS/macOS compatible, est un très gros coup joué par Apple dans ce cadre), l’idée de Microsoft est de conserver son hégémonie Windows, de la formation des ingénieurs au client final (et Office 365/Teams sont aussi importants dans ce cadre).
Plus qu’une question d’architecture, la bataille se situe sur les OS.
Le client final continue d’acheter du Windows ou du Mac, du iOS ou du Android. Azure, AWS, les PAAS, c’est transparent pour lui. Ce qui le fait basculer c’est Windows-Office 365 ou iOS-macOS.

avatar YetOneOtherGit | 

@pat3

"Et pas tout à fait d’accord avec la trivialité mise en avant par @YetOneOtherGit : le changement d’architecture est toujours coûteux en temps/homme - d’ingénieurs qualifiés, qui plus est. "

Sur du code moderne c’est aujourd’hui plus que marginal en comparaison avec un portage sur un OS tiers. 😉😎

avatar pat3 | 

@YetOneOtherGit

On est donc d’accord que la bataille principale reste celle de l’OS 😉
Et disons que le « code moderne » s’accommode un peu vite des vieilles couches de codes des applications historiques. Pas demain la veille qu’Adobe se lancera dans une réécriture « moderne » en profondeur…

avatar YetOneOtherGit | 

@pat3

"Pas demain la veille qu’Adobe se lancera dans une réécriture « moderne » en profondeur…"

Adobe comme beaucoup d’entreprises ayant une base de code héritée conséquente pour des portages sur divers OS et diverses architectures a en fait « encapsulé » le code hérité pour lui donner une plus grande indépendance vis-à-vis des cibles.

Et ils ont fait un sérieux boulot pour expurger le plus possible d’éléments fortement dépendant d’accès de bas niveau.

Il y a une chouette conférence de MS en ligne montrant comment ils gèrent Office et ses multiples cibles c’est très intéressant.

Pour les applications ayant des fondations plus récentes le portage M1 est quasiment trivial 😎

avatar YetOneOtherGit | 

@Glop0606

"à cause des raisons que j’évoquais"

Très très partiellement à cause de se que tu évoquais qui me semble très réducteur 😉

avatar pat3 | 

@YetOneOtherGit

"L’échec de GNU\Linux sur le poste client était inévitable"

Y a-t-il eu seulement une tentative ?

avatar YetOneOtherGit | 

@pat3

"Y a-t-il eu seulement une tentative ?"

Yep et de nombreuse, c’était même une perspective très à la mode dans le microcosme qui était prise très au sérieux par MS et Ballmer.

Il y eu un très gros activisme dans cette direction d’autant plus que c’était en pleine époque de diabolisation de MS autour de son procès anti-trust.

Et à titre personnel je suis de ceux qui y croyait en grande partie à l’époque.

avatar pat3 | 

@YetOneOtherGit

"On n’impose pas des produits par une volonté politique."

Euh… pour ce qui est de la suite bureautique, les inflexions étatiques ont quand même un effet : les étudiants qui arrivent en première année de licence ont fait toute leur formation bureautique avec LibreOffice, sur injonction de l’Etat : résultat on a la très grandes majorités des documents rendus au format ODT/ODP. La génération d’avant, biberonnée à MS Office, nous rend des Word et des PPT.

Le gouvernement actuel va nous refaire une génération de MS servants…

avatar YetOneOtherGit | 

@pat3

"Le gouvernement actuel va nous refaire une génération de MS servants…"

Déjà une guerre de retard en fait, les générations montantes basculent sur Google Docs ;-)

avatar pat3 | 

@YetOneOtherGit

En effet, je commence à voir monter ces usages, mais on est loin de la bascule que peut créer une injonction institutionnelle.

avatar YetOneOtherGit | 

@pat3

"mais on est loin de la bascule que peut créer une injonction institutionnelle"

L’injonction institutionnelle n’arrive que rarement à dépasser le cadre académique.

Un exemple typique et symbolique est l’imposition des conventions AFNOR pour les schémas électroniques et logiques qui n’ont au final malgré des décennies jamais percé au delà de l’EN.

avatar YetOneOtherGit | 

@Glop0606

"Les IT's connaissent"

Pour paraphraser une phrase culte des années 70n: “Aucun DSI ne c’est jamais fait virer pour avoir choisi une solution MS” 😉

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