Citroën AMI, un tout petit véhicule électrique taillé pour la ville

Nicolas Furno |

Citroën a officialisé l’AMI son nouveau véhicule et ce n’est pas une voiture, mais un « quadricycle léger ». Quatre roues, deux places, une carrosserie fermée et un moteur électrique… cela ressemble à une voiture, une micro-citadine de 2,41 mètres de long et 1,36 m de large seulement. Mais cette catégorie la bride à 45 km/h en contrepartie d’une utilisation élargie : il suffit d’avoir 14 ans et un permis AM (appelé auparavant BSR) pour la conduire.

Le constructeur français propose ainsi une alternative aux voitures sans permis, ou dans le monde de l’électrique au Twizy de Renault, plutôt qu’aux voitures traditionnelles. L’AMI est un véhicule exclusivement urbain, doté d’une autonomie de 70 km et pensé pour le partage. C’est aussi un véhicule bon marché : Citroën met en avant son offre de location à 20 € par mois, qui cache un premier loyer de 2 644 €. Son véritable prix de base est de 6 000 € (bonus écologique de 900 € sur cette catégorie inclus), avec une originalité supplémentaire : on pourra acheter le véhicule à la Fnac ou chez Darty.

Citroën ne s’en cache pas, l’objectif est de viser un public plus jeune, habitué à commander sur internet. Ce sera également possible pour l’AMI, avec des livraisons n’importe où en France prévues à partir du mois de juin. À Paris, un service de partage permettra de louer le véhicule dès cet été, à partir de 26 centimes par minute.

Les deux portes sont strictement identiques, ce qui implique qu’elles ne s’ouvrent pas du même côté…

Pour faire des économies, Citroën n’a pas fait dans la demi-mesure. L’AMI est une version simplifiée et même dépouillée des voitures que l’on voit aujourd’hui sur la route. À l’extérieur, l’avant et l’arrière sont quasiment identiques. Les portes sont strictement identiques, ce qui veut dire que l’une s’ouvre vers l’avant et l’autre vers l’arrière. Les fenêtres sont fixes, mais on peut ouvrir un morceau comme sur les 2CV, et les rétroviseurs sont à réglage manuel. Les seules options concerneront les coloris extérieurs, avec sept variantes au lancement.

À l’intérieur, la simplicité prévaut aussi. Les sièges semblent durs et seul celui du conducteur peut s’avancer, le passager est fixe. Le volant est fixe aussi, l’affichage derrière ne contient quasiment aucune information et il y a un seul commodo derrière le volant, à la fois pour gérer les clignotants, les phares et l’essuie-glace. Pas d’autoradio ou haut-parleur, mais un emplacement réservé à un smartphone et un autre pour une enceinte Bluetooth. On peut compter sur du chauffage, mais pas la climatisation. Et le coffre est… devant le passager, où il y aura tout juste la place pour une valise de cabine.

Tous ces compromis permettent d’alléger la facture et surtout le véhicule lui-même. L’AMI ne pèse que 490 kg à vide et peut ainsi se contenter d’un tout petit moteur de 6 kW et d’une minuscule batterie de 5,5 kWh. L’autonomie de 70 km maximale s’explique par ce choix qui permet aussi de bénéficier d’une recharge simple et assez rapide. Comme sur un aspirateur, la rallonge électrique sort de derrière la portière passager et la charge complète sera obtenue en trois heures.

Les commandes ne sont pas encore ouvertes, mais Citroën a publié un formulaire sur son site pour recevoir des informations.

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Alors je viens de vérifier, ce qui est interdit au volant (y compris à l’arrêt !) c’est le téléphone tenu en main ainsi que les oreillettes (qu’elles soient filaires ou sans fil). En appliquant la loi bêtement, le passager peut tenir le téléphone dans ses mains tandis que le conducteur tapote l’écran sans risquer de se faire verbaliser… Mais du coup, si le téléphone est maintenu sur le tableau de bord il n’y a a priori pas de problème.

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