Les domaines de Google sont disponibles en France

Nicolas Furno |

Depuis 2015, Google propose aussi de gérer des noms de domaines avec son offre logiquement nommée Google Domains. Jusque-là, ce service était réservé aux États-Unis, mais l’entreprise californienne l’a ouvert dans 14 pays supplémentaires, dont la France. Vous pouvez l’utiliser à partir de maintenant, avec de nouveaux noms de domaine ou en transférant des noms existants… à condition qu’il ne s’agisse pas de nom en .fr.

Capture d’écran de la page d’accueil de Google Domains.

En effet, le domaine de premier niveau français n’est pas proposé dans la liste relativement courte de domaines pris en charge par Google. Un point noir pour la France, mais il y a les principales extensions internationales et une belle liste d’extensions récentes, du .restaurant au .cinema en passant par le .golf ou encore le .dog.

Google propose toutes les fonctionnalités attendues pour gérer son domaine, y compris l’édition complète des informations de DNS pour le diriger vers le bon serveur. Si vous hébergez un site sur l’une des plateformes prises en charge, dont Wix, Squarespace ou Shopify, la configuration sera automatique. Idem pour associer un nom de domaine avec G Suite, le pendant professionnel de Gmail. Pour tous les autres sites, il faudra saisir des IP comme ailleurs, mais la prise en charge devrait être nettement plus rapide que chez un autre, puisque vous utilisez alors les serveurs DNS de Google.

Côté tarifs, on est dans la moyenne de ce qui se fait par ailleurs avec des prix qui commencent à 12 € par an, par exemple pour un .com. À titre de comparaison, cette même extension est vendue une quinzaine d’euros par an chez Gandi, une dizaine chez OVH.


avatar pombour | 

Coup de gueule envers Google et Chrome !
Depuis la version 63 de Chrome (et l'achat de l'extension .dev par Google) beaucoup de développeurs se sont retrouvé dans la panade, puisque Google redirige maintenant les .dev sur le Web, alors qu'avant les développeurs les utilisaient sur leur réseau local.
Bref, pognon, pognon... zéro pointé pour Google qui encore une fois, pour raison financière, met dans l'embarras ses partenaires. Que de temps perdu ...

avatar yurt | 

@pombour

Je suis développeur et je crée moi aussi des virtualhost de dev avec des noms de domaine un peu similaires, mais là pour le coup je me range du côté de Google.

Google ne va pas se priver d’utiliser le .dev ou le .toto parceque certains font leur tambouille en local.

avatar iDanny | 

@yurt

On peut aussi créer des vhosts sans TLD, genre http://monsite et c’est réglé.

avatar yurt | 

@iDanny

Oui c’est ce que je fais, avec des sous domaines.

avatar SartMatt | 

C'est surtout une mauvaise pratique de la part des développeurs d'utiliser pour des ressources locales un TLD pouvant potentiellement être attribué par l'ICANN, et donc de risquer des conflits de nom...

C'est pas comme s'il existait depuis 1999 une RFC (2606) listant les TLD réservés pour cet usage : .test, .example, .invalid et .localhost. Ces TLD sont réservés à ça, et ne seront jamais utilisés pour des "vrais sites", donc aucun risque de conflit. Il se pourrait même que d'ici quelques temps tous les noms en .localhost soient automatiquement résolus en 127.0.0.1 par les serveurs DNS, ce qui éviterait à les déclarer dans le fichier hosts (il y a un draft de RFC en ce sens). Sinon, il y a aussi depuis fort longtemps un consensus sur le fait que le .local est réservé aux ressources d'un réseau local (et ce consensus est devenu une règle en 2013 dans le cadre du mDNS, cf RFC 6762 : "This document specifies that the DNS top-level domain ".local." is a special domain with special semantics, namely that any fully qualified name ending in ".local." is link-local, and names within this domain are meaningful only on the link where they originate."), donc là encore, pas de risque de conflit en utilisant .local plutôt que .dev.

Mais bon, il y a des gens qui on dû trouver ça trop long de taper .local... Et qui du coup au lieu de faire les choses dans les règles ont fait leur petite cuisine interne, avec tous les risques que ça impliquait... Tant pis pour eux. En plus, quitte à aller au plus court, ils auraient mieux fait de virer le .dev, puisqu'il n'est absolument pas nécessaire d'avoir un nom de la forme toto.tata, toto tout seul suffit très bien...

Bref, désolé, mais Google n'a strictement rien à se reprocher là dedans (d'ailleurs, Firefox aussi force les .dev à être en HTTPS, c'est pas spécifique à Chrome). Google est propriétaire du TLD .dev, il a tout a fait le droit d'imposer que tous les sites utilisant ce TLD soient en HTTPS.

Et ceux qui tiennent à garder .dev en local peuvent toujours le faire, faut juste qu'ils passent au HTTPS et qu'ils ajoutent manuellement les certificats au trust store de leur navigateur (si ce sont des certificats auto-signés). Parce que les .dev ne sont pas redirigés "vers le web" comme tu le dis (le navigateur ne bypass pas le fichiers hosts), c'est juste que Chrome et Firefox embarquent désormais une règle HSTS pour forcer l'usage du HTTPS sur tous les domaines en .dev.

Mais bon, c'est tellement plus simple de chier sur les règles et de critiquer ceux qui sont dans leur bon droit...

avatar pombour | 

J'ai une boite de dev et j'adore le dev et Google m'agace.
On avait une méthode de travail depuis 20 ans, de "dev" en local en .dev, puis mettre une ébauche en ligne avec le sous-domaine dev. . Bref, j'estime que DEV c'est pour dev, pas pour DEVenir encore plus riche :p
Merci de me traiter d'incompétent, va prier devant Dieu Google.... Alléluia

avatar SartMatt | 

J'ai pas dit incompétent. J'ai dit mauvaises pratiques. Avoir de mauvaises pratiques n'empêche pas nécessairement d'être compétent.

Dans la mesure où il y a depuis 19 ans une RFC qui donne une liste de TLD qui ne seront jamais attribués et qui sont dédiés à ce genre d'usages, ceux qui ont fait le choix d'utiliser un autre TLD ne peuvent s'en prendre qu'à eux même.

Et oui, "DEV c'est pour dev". Ce qui peut donc correspondre par exemple à des sites en rapport avec le développement (documentations, outils...), et pas seulement aux versions de dev en local pour faire des tests (pour ça il y a le .test !).

avatar Amaczing | 

Bonne nouvelle ! Dommage pour les .fr

avatar klouk1 | 

SKYNET est disponible ?

avatar Adrienhb | 

Les services proposés sont-ils intéressants/bien fichus?

avatar rikki finefleur | 

Perso j'attends le .pedicure, car eux aussi ont le droit au web.

avatar Alex Giannelli | 

Le registrar le moins cher reste Bookmyname, de loin, pour ceux qui ont besoin ?

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