Bart André, l'un des plus anciens designers d'Apple, prendrait sa retraite

Florian Innocente |

L'équipe des designers d'Apple va voir partir son plus ancien membre et détenteur du record du nombre de brevets déposés. Bart André a annoncé à ses collègues qu'il quittait Apple le mois prochain, pour prendre sa retraite, explique Bloomberg. Le designer a 59 ans.

Il faisait partie de la garde rapprochée de Jonathan Ive mais il travaillait déjà chez Apple avant le retour de Steve Jobs. Cette ancienneté fait qu'il a à son actif le plus grand nombre de brevets dans l'équipe de designers (la politique, au moins lors de la période où Ive a pris les commandes, était de faire figurer tout le monde, plutôt que d'attribuer une invention à une personne en particulier).

Dans un portrait de Jony Ive publié en 2015 par le New Yorker, Bart André était présenté comme l'un des très proches de Jony Ive, le journaliste donnait un léger aperçu du personnage :

André a décrit sa propre routine : il arrive généralement à cinq ou six heures du matin et conçoit alors souvent des objets géométriquement complexes qu'il demande aux opérateurs de fraiser. Il a appelé cela un passe-temps, mais, comme l'a expliqué Akana (une autre designer, ndlr), "On va avoir une réunion à propos du dessin d'un trou d'enceinte, ou quelque chose du genre, et Jony va dire : 'Bart, peux-tu aller chercher ta boîte de modèles ?"

André a accepté de prendre sur son bureau quelque chose qui lui servait de sous-tasse. Fabriqué en plastique ABS blanc et dur — le matériau des Legos et de milliers de modèles du Studio d'Apple — c'était un disque percé de trous disposés uniformément. Ou, comme l'a décrit André : « Il y a un motif hexagonal de formes négatives qui sont soustraites du matériau d’un côté, puis il y a le même motif, soustrait du matériau de l’autre côté. Mais c’est décalé, de sorte que l’intersection entre les deux soustractions donne des formes intéressantes. Il l'a frotté sur sa chemise, pour enlever les taches de café, avant de me le passer.

Le dessin complexe de la façade du Mac Pro qui avait été imaginé sans penser à un usage pour un ordinateur. Image : MacGeneration.

Un après-midi, Ive et Bart André ont retiré le panneau inférieur d'un ordinateur portable MacBook, révélant des composants noirs et argentés disposés — selon un ordonnancement qui n'avait rien de nécessaire — sur un circuit imprimé en noir mat. Ive l'a observé avec émerveillement. "C'est une chose tellement extraordinairement belle", a-t-il déclaré. André a noté que, dans l’ordinateur d’un concurrent, le socle de la carte-mère serait vert. Il avait l'air embêté pour cette autre machine.

Après le départ de Jony Ive en 2019, plusieurs membres de son équipe sont partis d'Apple. Plusieurs l'ont rejoint dans son nouveau studio de design, d'autres ont pris leur retraite, certains ont créé leur propre société (lire aussi Créé par un ex-designer d'Apple, Syng veut révolutionner le son avec l'enceinte Cell). Apple n'a jamais remplacé son ancien Chief Design Officer, un titre que seul Ive a porté.

L'équipe design est depuis supervisée par Jeff Williams. Celui-ci tiendrait plus serrés les cordons de la bourse, limitant les dépenses sur des recherches qui ne mèneront pas nécessairement à des produits. Difficile toutefois de savoir ce qui se passe dans ce groupe très secret et Apple a par ailleurs une équipe qui travaille très en amont sur les futurs produits et leurs technologies.

XDG, le groupe des missions impossibles chez Apple

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Mozilla réduit la voilure pour « intégrer une IA responsable à Firefox »

Anthony Nelzin-Santos |

Quelques jours après la nomination d’une nouvelle CEO par intérim, Mozilla licencie soixante personnes. Alors qu’elle semblait vouloir effectuer un virage vers un bouquet de services offrant « une meilleure qualité de vie en ligne », Mozilla annonce maintenant vouloir réduire les investissements qui ne servent pas directement son navigateur. La direction est claire : « redéfinir la priorité accordée à des produits comme Firefox Mobile » et « intégrer une IA responsable à Firefox ».

Image Mozilla.

Laura Chambers devait « assurer une transition en douceur » pour mettre sur pied « une vision et une stratégie pour le futur », elle n’aura pas perdu de temps en annonçant le licenciement de 5 % de la masse salariale de Mozilla dans un mémo obtenu par Techcrunch. L’ancienne CEO du fabricant de tire-laits connectés Willow Innovations, passée par Airbnb et PayPal, a pris la tête de Mozilla après avoir siégé trois ans au conseil d’administration. Une mission temporaire, puisqu’elle prévoit de regagner son Australie natale avant la fin de l’année, mais une mission qu’elle semble décider à mener au pas de charge.

« Les intelligences artificielles génératives ont rapidement changé le paysage de l’industrie », explique-t-elle, « Mozilla a saisi l’occasion d’intégrer une IA responsable à Firefox », notamment avec le système Fakespot de détection des faux avis sur les boutiques en ligne. Citant le problème de plus en plus épineux de « la recherche de contenus de qualité », elle annonce la fusion des équipes travaillant sur Pocket et les travaux de machine learning dédiés au contenu pour former une nouvelle division soutenant Firefox.

Dépitée que « la confiance du public dans les institutions, les gouvernements et la fabrique de l’internet n’ait jamais été aussi basse », Mitchell Baker avait réorienté Mozilla vers la protection de la confidentialité en ligne, lançant une suite de services comprenant notamment un VPN et un relai d’e-mail. La nouvelle CEO compte s’affranchir des décisions de sa prédécesseur et annonce un désinvestissement de ces activités périphériques.

Mozilla abandonne ses expériences dans le monde de la 3D et réduit ses ambitions dans le fédivers, quoiqu’elle conservera son instance mozilla.social. Bref, l’entreprise veut remettre du bois derrière Firefox, qui ne possède plus que 2 à 3 % de parts d’usage selon StatCounter.

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La CAF écarte l'hypothèse d'un piratage de son site mais conseille un changement des mots de passe

Florian Innocente |

La Caisse d’Allocations familiales a confirmé une « violation de données » sur son site avec 4 comptes dûment identifiés, tandis que les auteurs de cette attaque revendiquent un butin plus important.

Dans un communiqué sur son site, la Caf déclare que 4 de ses allocataires ont vu une capture de leur compte mise en ligne comme preuve d'un piratage. D'après la Caisse d’Allocations familiales, l'accès à ces comptes semble plutôt avoir été permis grâce au piratage de leur mot de passe par des moyens autres qu'une intrusion sur le site.

Aucune exploitation d'une faille de sécurité ou compromission du site lui-même n'ont été observées par la Caf, poursuit le communiqué, ajoutant : « Aucune démarche n’a été effectuée sur ces 4 comptes, notamment visant à capter les prestations des allocataires concernés, l’accès aux RIB n’étant pas possible ».

Une plainte a été déposée et la Caisse d’Allocations familiales recommande tout de même de changer son mot de passe, et d'insister plus particulièrement auprès des personnes qui ont l'habitude d'utiliser le même sésame d'un service en ligne à l'autre.

Cette revendication sur X et sur Telegram d'un piratage massif provient d'un collectif de hackers, LulzSec, explique Numerama qui affirment pour leur part avoir eu accès à 600 000 comptes (la Caf a 13,5 millions d'allocataires). Sans que cela soit encore prouvé, au-delà des 4 exemples publiés.

Le site de la Caf va fermer ce soir à partir de 23h30 et jusqu'à demain 6h pour des opérations visant à renforcer la sécurité des mots de passe.

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Refurb : -360 à -1 000 € sur des Mac Studio M2 Max et M2 Ultra 🆕 

Florian Innocente |

Mise à jour le 13 février : Apple a rempli son refurb du dernier Mac Studio avec des processeurs M2 Max et Ultra. 7 configurations sont proposées avec plusieurs centaines d'euros de remise sur le neuf.

Test du Mac Studio 2023 : le même en M2 ?

Test du Mac Studio 2023 : le même en M2 ?


Mise à jour le 8 janvier : une nouvelle configuration de Mac Studio est proposée en reconditionné. Le modèle équipé du second M2 Max (CPU 12 cœurs et GPU 38 cœurs) avec 32 Go de RAM et 512 Go de SSD vaut 2 229 €. C'est une réduction de 400 € sur le neuf.


Mise à jour le 4 janvier 2024 : La dernière génération de Mac Studio devient plus accessible grâce au refurb. Le modèle de base est vendu 2 039 € en reconditionné par Apple, soit 360 € d’économie par rapport au prix du neuf. Ce modèle est équipé d’une puce M2 Max (CPU 12 cœurs et GPU 30 cœurs), de 32 Go de mémoire et de 512 Go de stockage. C’est un ordinateur de bureau puissant capable de répondre à beaucoup de besoins exigeants.

Pour ne pas être contraint par un SSD trop petit, le même modèle avec 2 To de stockage est disponible à 2 629 €, soit 460 € de moins que le neuf. Les exemplaires reconditionnés par Apple sont toujours impeccables, il n’y a pas de crainte à avoir sur leur état.


Mise à jour le 12 décembre : le refurb propose ce soir une configuration récente de Mac Studio, à base de M2 Max (CPU 12 cœurs et GPU 30 cœurs), équipée de 64 Go de RAM et 4 To de SSD. Apple la vend 3 599 € en reconditionné contre 4 239 € en neuf (+640 €).

C'est la première fois que le Mac Studio de la dernière génération revient sur le refurb après y avoir été référencé fin novembre. Ces configurations n'y ont pas fait long feu.


Article du 28 novembre

Après une apparition timide il y a une semaine, les Mac Studio de la dernière génération avec M2 Max et M2 Ultra sont disponibles en plus grand nombre sur le refurb français d'Apple.

Il y a 9 configurations cette fois avec un premier prix à 2 039 € et un maximum à 8 769 €. Les réductions, allant de quelques centaines d'euros à bien plus d'un millier d'euros, sont très intéressantes. Le reconditionné d'Apple est le seul endroit où l'on peut avoir cette famille de machines avec une remise non négligeable. Les promotions les ignorant le plus souvent. On voit également un peu plus souvent des écrans Apple Studio Display en reconditionné.

Mac Studio M2 Max

Mac Studio M2 Ultra

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Les Chromebooks aussi irréparables que les MacBook

Pierre Dandumont |

Dans un rapport de l'organisation Public Interest Research Group (PIRG), spécialisée dans la défense des consommateurs, les Chromebooks sont considérés comme aussi irréparables que les MacBook d'Apple, ce qui est presque une prouesse.

Apple en bas de tableau.

Le rapport reprend à son compte une spécificité française : l'indice de réparabilité. 149 ordinateurs portables ont été évalués et — sans surprises — les machines d'Apple se placent en bas du tableau. C'est assez logique, car même s'il y a des raisons techniques intéressantes1 sur certains points, Apple tend à empêcher les modifications (et donc les réparations) sur ses Mac. L'organisation note tout de même une chose : le score tend à diminuer avec le temps, ce qui n'est pas bon signe.

Mais dans les PC portables, donc, une catégorie pose un problème : les Chromebooks. Les 10 modèles testés sont en effet dans le bas du tableau (comme les ordinateurs Apple), et probablement pour les mêmes raisons. En effet, les Chromebook sont des ordinateurs compacts, peu évolutifs et basés sur des technologies qui empêchent directement la mise à jour (SSD ou mémoire vive soudée, par exemple). Le score moyen est par exemple de 6,3 sur les Chromebooks, contre 6,6 pour les machines Apple et 7,0 (en moyenne) sur les autres PC.

Il faut noter que le score ne prend pas en compte la partie logicielle, mais ni Apple ni Google ne sont vraiment avantagés sur ce point. La raison est simple : Windows a de nombreux défauts, mais Microsoft tend à fournir des mises à jour pendant de longues années. Un OS comme Windows 10 (sorti en 2015) devrait être pris en charge jusqu'en 2025 (si les plans ne bougent pas). A contrario, Apple abandonne assez rapidement ses systèmes (mis à jour plus régulièrement) et offre en moyenne à peu près 7 ans de mise à jour sur ses ordinateurs. Du côté de Google, la donne varie : la plateforme matérielle a de l'importance et la prise en charge varie de 5 ans (pour les anciens modèles) à 10 ans (pour les plus récents).

Google mérite un  sur 10.

Notons enfin que ce n'est pas la première fois que l'organisation se plaint des Chromebooks : outre une réparabilité assez faible, les ordinateurs qui emploient le système de Google seraient assez fragiles et résisteraient mal au temps qui passe. Mais c'est un point à nuancer, pour une bonne raison : les Chromebooks ciblent largement plus l'entrée de gamme que les Mac ou d'autres PC portables, ce qui a un impact direct sur la qualité des matériaux et la conception.

Les Chromebooks résisteraient mal au temps qui passe

Les Chromebooks résisteraient mal au temps qui passe


  1. Typiquement, le SSD inamovible permet une sécurité accrue.  ↩︎

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Troisième bêta pour macOS 14.4

Florian Innocente |

La version 14.4 de macOS Sonoma n'a pas révélé pour le moment d'évolutions particulières ou très visibles.. Les changements opérés sur iOS 17.4 pour suivre la nouvelle réglementation européenne ne concernent pas le Mac App Store, ni macOS. La troisième bêta de Sonoma 14.4 est disponible ce soir pour les développeurs.

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Attention à la migration d'une machine virtuelle Windows 11 avec VMware Fusion

Pierre Dandumont |

Si vous avez une machine virtuelle Windows 11 avec VMware Fusion, un problème peut parfois se poser : la machine virtuelle est dans certains cas liée irrémédiablement à un Mac précis. Et il est impossible de la migrer d'un Mac à un autre. Le cas est rare, mais mérite d'être souligné.

Si VMware Fusion vous demande le mot de passe, c'est mal parti.

Premièrement, il ne se produit que si vous avez installé Windows 11 avec la version 12.2 de VMware Fusion, la première qui a permis la création d'une machine virtuelle Windows 11. Deuxièmement, vous n'aurez le souci que si vous passez d'un Mac à un autre avec la même architecture pour le CPU (d'un Mac Intel à un Mac Intel ou d'un Mac ARM à un Mac ARM). En effet, une machine virtuelle créée sur un Mac Intel (donc pour x86) ne peut pas fonctionner sur un Mac ARM, étant donné que l'OS de Microsoft n'est pas universel.

Si les deux conditions sont réunies, vous êtes probablement bloqués, pour un problème lié à la prise en charge du TPM (Trusted Platform Module). En effet, la version 12.2 de VMware Fusion utilisait une version expérimentale de la puce vTPM (le v signifie ici virtuel) qui ne permettait pas à l'utilisateur de choisir la clé de chiffrement et stockait cette dernière… quelque part. Et sans cette clé, la machine virtuelle ne peut pas démarrer. Le symptôme classique est évident : le programme va vous demander un mot de passe que vous n'avez jamais entré.

Le problème touche aussi visiblement VMware Fusion 13.5 : dans certains cas, il n'arrive pas à déchiffrer les machines virtuelles qui utilisent cette (ancienne) méthode.

Peu de solutions, VMware Fusion 13 corrige le problème

Premier point, VMware Fusion 13 corrige le problème : l'implémentation de la puce TPM virtuelle est différente. L'utilisateur peut choisir la clé au départ, et elle est stockée dans le trousseau d'accès de macOS, ce qui doit permettre une migration simple d'un Mac à un autre si vous utilisez le même compte iCloud.

VMware Fusion 13 (ou plus) enregistre la clé correctement.

Deuxième point, il y a peu de solutions pour corriger le problème et nous vous conseillons donc de sauvegarder les données présentes dans une machine virtuelle Windows 11 et d'en recréer une si vous êtes dans le cas.

Pour vérifier le type de machine virtuelle, il faut vous rendre dans le dossier dans laquelle la machine virtuelle est stockée. Faites un clic secondaire sur le fichier et choisissez Afficher le contenu du paquet. Ensuite, il faut ouvrir le fichier qui porte le nom de votre machine virtuelle et qui a une extension .vmx avec un éditeur de texte. S'il contient la ligne suivante, vous utilisez la version problématique du TPM virtuel.

managedVM.autoAddVTPM = "software"

Si jamais vous êtes bloqués (par exemple parce que votre Mac original a été effacé entre temps), il reste quelques solutions éventuelles, expliquées sur cette page (en anglais). Mais dans notre cas, une seule voie a fonctionné : passer par le Mac d'origine pour récupérer les données et effectuer une nouvelle installation.

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