En réponse à la nouvelle politique agressive menée par les États-Unis, un nombre croissant d’acteurs européens cherchent à rapatrier leurs services sur le continent. C’est dans cette optique qu’Infomaniak annonce une évolution technique de son offre, avec l’objectif de convaincre tous ceux qui cherchent à abandonner un cloud américain au profit d’une entreprise européenne. Pour les séduire, l’entreprise suisse a revu sa gamme Public Cloud pour la rapprocher de ce que ses concurrents proposent, AWS d’Amazon et Azure de Microsoft en tête. Dans le principe, les clients de ces deux géants de l’hébergement pourront trouver des solutions similaires chez Infomaniak et ainsi simplifier leur déménagement.
Concrètement, l’hébergeur a mis à jour son Public Cloud en l’enrichissant de services que l’on dit « managés » dans le jargon. Pour résumer simplement, vous avez deux grandes voies dans ce monde de l’hébergement : soit vous gérez toute la partie logicielle vous-même en louant des serveurs physiques ou virtuels, soit vous faites confiance à l’hébergeur pour se charger du logiciel et vous ne gérez plus que les données et applications. Jusque-là, le Public Cloud d’Infomaniak fournissait surtout des instances virtuelles et c’était aux clients de développer tout le reste. La nouveauté, c’est l’ajout d’offres clés en main dans de nombreux domaines.
Vous avez besoin de stocker des données ? Infomaniak propose désormais sa Database as a Service (DBaaS), une base de données prête à l’emploi où l’entreprise se charge du matériel ainsi que de la sauvegarde des données. Autre nouveauté, l’arrivée de Kubernetes as a Service (KaaS), un système très populaire qui simplifie le déploiement de services web en configurant notamment des augmentations et réductions automatiques des ressources en fonction des besoins. L’hébergeur suisse proposait déjà d’autres solutions similaires à ses concurrents, comme du stockage de données avec une API compatible S3, le protocole inventé par Amazon et devenu le standard de fait dans l’industrie.
Toutes ces petites briques sont comparables à ce que les hébergeurs américains peuvent offrir. Une entreprise qui a déjà créé son infrastructure autour de bases de données gérées, d’instances déployées avec Kubernetes ou encore de fichiers stockés dans un espace S3 pourra ainsi retrouver les outils équivalents chez Infomaniak, sans avoir à développer quoi que ce soit. Cette stratégie est assez évidente pour les acteurs européens et d’autres l’avaient déjà mises en œuvre, comme OVHcloud en France. Lui aussi propose une gamme Public Cloud, enrichie au fil des années de services managés pour mieux concurrencer les géants du secteur.
Infomaniak annonce aussi l’ajout d’instances GPU, dédiées à l’intelligence artificielle, un domaine incontournable en 2026. Si vous voulez tester ses solutions, sachez que les nouveaux clients bénéficient d’un crédit de 300 € à utiliser pendant les trois premiers mois sur toute l’offre Public Cloud. De quoi se faire une idée de l’interface helvétique et des services proposés, avant éventuellement d’enclencher une bascule depuis un cloud américain.
Les centres de données d’Infomaniak sont implantés exclusivement en Suisse, principalement autour de Genève. Pour ne rien gâcher, ils essaient aussi d’être plus écologiques, notamment en exploitant la chaleur générée pour chauffer des logements.
Une tech plus verte : comment Infomaniak veut chauffer Genève avec un data center

















