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Sortie de veille : Mac à écran tactile, iPadOS en question… les plateformes Apple à un tournant

Stéphane Moussie

samedi 28 février à 08:00

Podcast

Toutes les semaines, écoutez Sortie de veille, le podcast hebdomadaire de MacGeneration ! On débat de l'actualité Apple et tech des derniers jours en une quinzaine de minutes.

iPhone, iPad et Mac. Ce sont trois produits bien distincts aujourd’hui, mais cela pourrait changer. La rumeur d’un MacBook à écran tactile refait surface, l’iPhone Fold pourrait jouer le rôle d’un mini iPad et la pertinence d’iPadOS est plus questionnée que jamais. Alors à quoi pourraient ressembler les plateformes d’Apple dans les mois à venir ? On en discute dans cette émission.

Au programme également, les Mac mini fabriqués aux États-Unis, les hausses de prix qui se généralisent et des contenus générés par IA qui saturent l’App Store et divers projets.

Pour écouter Sortie de veille, c'est simple :

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Bonne écoute !

Apple Experience : à quoi faut-il s’attendre cette semaine ? iPhone 17e, MacBook (Pro) et iPad au programme

Christophe Laporte

samedi 28 février à 07:43

AAPL

À partir de lundi, la machine à communiqués de presse va chauffer du côté de Cupertino. Cette séquence de lancements devrait se conclure mercredi par une « Apple Experience », un événement durant lequel la marque présentera ses nouveautés à des journalistes et influenceurs triés sur le volet, simultanément à New York, Londres et Shanghai.

Répétons-le encore : de ce que l’on sait, il n’y aura pas de keynote. Par contre, on ne serait pas étonné qu’Apple accompagne ces sorties de petites vidéos léchées sur ses pages produits, comme elle a pu le faire par le passé.

Il se murmure que cinq produits au total seraient sur la rampe de lancement. Les favoris ? Un MacBook « low-cost », un nouveau MacBook Air, le MacBook Pro M5, ainsi que les mises à jour de l’iPad (A18), de l’iPad Air (M4) et de l’iPhone 17e. Si Apple choisit de faire monter la pression graduellement, on pourrait voir les iPad débarquer lundi, l'iPhone 17e mardi, et les Mac en guise de plat de résistance le mercredi.

MacBook « Low-Cost » : pas cher mais à quel point ?

Une fois n’est pas coutume, le lancement le plus important de la semaine pourrait être ce MacBook à « petit prix ». Apple y mise beaucoup pour séduire les étudiants, les entreprises et le grand public. Voici ce qu'il faut en attendre.

Côté look, ce nouveau venu emprunterait beaucoup au MacBook Air avec son châssis en aluminium décliné en plusieurs coloris (jaune, bleu, rose, argent et gris sidéral). Les rumeurs oscillent entre une dalle de 12,9 et 13 pouces.

MacBook « low-cost » : le point sur les couleurs, le prix et le nom

MacBook « low-cost » : le point sur les couleurs, le prix et le nom

Pour maintenir un tarif agressif, Apple ferait l'impasse sur certaines technologies : pas de True Tone, pas de clavier rétroéclairé, une luminosité plus faible et un SSD moins véloce. Cependant, l’utilisation d’une puce mobile qui chauffe peu permettrait un design ultra-fin, rappelant feu le MacBook 12 pouces.

MacBook « low-cost » : la liste (un peu longue) des concessions d’Apple pour faire baisser la facture

MacBook « low-cost » : la liste (un peu longue) des concessions d’Apple pour faire baisser la facture

Sous le capot : une puce d'iPhone pour un Mac

C'est la grande curiosité de ce modèle : il n'embarquerait pas une puce M, mais l'A18 Pro issue de l'iPhone 16 Pro. Si elle reste un cran en dessous du M4 en multicœur, elle n’a absolument rien à envier à la puce M1. Pour de la bureautique, de la navigation web ou du montage vidéo léger, ce sera plus que suffisant.

  • Mémoire et stockage : il est fort possible que cette machine marque un retour en arrière en affichant « seulement 8 Go de RAM ».
  • Connectique : Limitation technique oblige, l'A18 Pro ne gère pas le Thunderbolt. Il faudra se contenter de l'USB-C (10 Gb/s) et du support d'un seul écran externe.

L'objectif est clair : concurrencer les Chromebooks premium. On s'attend à un ticket d'entrée situé entre 599 $ et 799 $. Mais avec les pressions inflationnistes du moment, on craint qu’Apple se rapproche du haut de la fourchette. Quitte à faire des promotions quasiment en permanence d’ici quelques mois…

MacBook low-cost : le pire moment pour un Mac « pas cher » ?

MacBook low-cost : le pire moment pour un Mac « pas cher » ?

MacBook Pro M5 : la puissance brute, sans fioritures

Après l'entrée de gamme en octobre dernier, c'est au tour des MacBook Pro 14 et 16 pouces de passer à la vitesse supérieure avec les puces M5 Pro et M5 Max.

Pas de changement de design à l'horizon. De ce point de vue, les grandes manœuvres devraient avoir lieu avec le MacBook Pro M6 attendu à la fin de l’année. En ce qui concerne, cette machine tout se joue à l’intérieur.

Gravée en 3 nm via un procédé plus avancé, la puce M5 offrirait un gain de 20 % en performance CPU et jusqu'à 30 % en GPU. Apple a également revu son Neural Engine pour accélérer les tâches liées à l'IA et améliorer l'autonomie.

Ce n’est pas tout : grâce à un nouveau procédé de fabrication, Apple pourrait proposer pour la première fois des SoC à la carte. On pourrait opter, par exemple pour une puce M5 Max avec beaucoup de core CPU et peu de core GPU ou inversement en fonction de ses besoins.

MacBook Pro M5 : la sortie approche, et elle pourrait être plus intéressante que prévu

MacBook Pro M5 : la sortie approche, et elle pourrait être plus intéressante que prévu

iPad Air : une révision sans surprise ?

L'iPad Air devrait bénéficier d'un rafraîchissement ciblé, avec comme principale tête d'affiche l'arrivée de la puce M4. Jusqu'ici, Apple avait pris l'habitude de laisser une génération d'écart entre le Air et le Pro, mais avec le passage du fleuron au M5 en octobre dernier, la voie est libre pour que le modèle intermédiaire adopte enfin le M4.

À quoi ressemblera le futur iPad Air M4 ? 🆕

À quoi ressemblera le futur iPad Air M4 ? 🆕

Sous le capot, l'autre grande nouveauté concerne les communications. L'iPad Air adopterait la puce N1, le premier composant réseau (Wi-Fi et Bluetooth) conçu intégralement par Apple. Ce passage au « fait maison » permettrait enfin d'apporter le Wi-Fi 7 et le Bluetooth 6 sur la tablette, garantissant des débits supérieurs et une latence réduite sur les réseaux compatibles.

Côté cellulaire, Apple troquerait les modems Qualcomm pour son propre modem C1X. Plus économe en énergie et mieux intégré au reste de l'architecture, il devrait permettre à Apple de faire quelques économies. La recharge rapide pourrait aussi être de la partie. Il serait temps !

Pour le reste, Apple ne change pas une équipe qui gagne. Le design resterait identique, avec les deux tailles de 11 et 13 pouces. L'écran conserve sa technologie LED classique : l'OLED et le ProMotion (120 Hz) demeurent, pour le moment, l'exclusivité jalousement gardée de l'iPad Pro. La tablette restera compatible avec le Magic Keyboard et l'Apple Pencil Pro, pour un ticket d'entrée que l’on espère inchangé à 599 $.

iPad 12 : enfin prêt pour Apple Intelligence

C'est le grand saut pour l'iPad d'entrée de gamme. En passant d'une puce A16 à une A18, il deviendrait enfin compatible avec Apple Intelligence. Pour cela, Apple devrait logiquement porter la RAM à 8 Go. Le design resterait inchangé (écran 11 pouces, Touch ID sur le bouton latéral), tout comme le prix de départ fixé à 349 $.

Qu’attendre de l’iPad 2026 (A18) ? 🆕

Qu’attendre de l’iPad 2026 (A18) ? 🆕

iPhone 17e : le petit frère gagne en galon

Le remplaçant de l'iPhone 16e (sorti il y a seulement un an) pointerait déjà le bout de son nez et par la même occasion gommer certaines lacunes de cet appareil.

  • Écran : On devrait rester sur du 6,1 pouces en 60 Hz. Pas de ProMotion ici pour ne pas faire de l'ombre aux modèles supérieurs. Toutefois, l'encoche pourrait enfin céder sa place à la Dynamic Island.
  • Performances : Il hériterait de la puce A19 de l'iPhone 17, garantissant une longévité logicielle exemplaire.
  • Le petit plus : L'arrivée de la recharge MagSafe (enfin !), permettant de profiter de tout l'écosystème d'accessoires magnétiques et d'une recharge sans fil plus rapide.
iPhone 17e : date de sortie, puce A19, design… tout ce qu’on sait déjà du futur iPhone “entrée de gamme”

iPhone 17e : date de sortie, puce A19, design… tout ce qu’on sait déjà du futur iPhone “entrée de gamme”

D’autres surprises en embuscade ?

Il n’est pas interdit d'espérer quelques invités surprises pour étoffer ce calendrier déjà bien chargé. Parmi les candidats au second rôle, on surveille de près le MacBook Air M5, le Mac Studio, ou encore un rafraîchissement du HomePod mini et de l’Apple TV.

Toutefois, la prudence est de mise : Apple semble préparer une offensive massive sur le terrain de la domotique plus tard dans l’année. Il serait donc assez logique que les nouveaux boîtiers TV et enceintes connectées soient gardés en réserve pour cette occasion. Sur le front des accessoires, puisque le printemps approche, Apple pourrait sortir ses coques pour iPhone et ses bracelets pour Apple Watch dans de nouvelles couleurs.

Enfin, cette « Apple Experience » pourrait également être le théâtre d'une offensive sur les services. Avec la reprise de la MLS et le coup d'envoi de la saison de Formule 1 le week-end prochain, Cupertino pourrait être tenté de sortir l'artillerie lourde côté immersion, notamment avec de nouvelles expériences dédiées au Vision Pro. Enfin, on peut toujours rêver de démonstrations, même très encadrées, du « nouveau » Siri boosté à l'IA. Réponse mercredi…

Mac OS X : le pari le plus fou de l’histoire moderne d’Apple ?

Christophe Laporte

samedi 28 février à 06:55

macOS

C’est entendu : Apple s’apprête à franchir un cap historique d’ici quelques semaines. Le 1er avril prochain, la firme de Cupertino soufflera sa cinquantième bougie dans une forme étincelante. Mais un anniversaire peut en cacher un autre : quelques jours plus tôt, Mac OS X fêtera, lui, son quart de siècle.

Image : r/Appelboxes

À cette occasion, nous vous préparons une série complète pour la fin mars. Elle sera accessible à tous gratuitement, car notre campagne de financement pour le livre des 50 ans d’Apple a récemment dépassé les 50 000 €. Merci encore pour votre soutien indéfectible !

On ne voudrait pas que les 25 ans de Mac OS X passent au second plan, tant l’arrivée de ce "nouveau" logiciel système a joué un rôle primordial dans le second quart de siècle d’Apple. Sans Mac OS X, Apple ne serait probablement plus là. Pas de Mac OS X, pas d’iOS, et encore moins d’iPhone…

25 ans vraiment ?

Le 24 mars, le successeur de Mac OS 9 fêtera-t-il officiellement ses 25 ans ? Il y a un petit débat sur la question. Quelques mois auparavant, le 13 septembre 2000, Apple avait déjà lancé une bêta payante de Mac OS X : 29,95 $ pour s'offrir un avant-goût du futur.

Mais si l’on joue à ce petit jeu, on peut même remonter au 16 mars 1999, date à laquelle Apple a lancé Mac OS X Server 1.0. C'était alors un véritable chantier à ciel ouvert, avec une interface hybride, à mi-chemin entre l’austérité de NeXTSTEP et l’élégance vieillissante de Mac OS 9.

On pourrait également invoquer Rhapsody, cette démonstration technique avec laquelle Apple cherchait à la fois à se rassurer et à convaincre son écosystème que le virage technologique était possible.

Image : MacOS X Server 1.0

Le choc des cultures : l'ombre de NeXT

L’annonce de l’acquisition de NeXT par Apple (à moins que ce ne soit l’inverse) a eu lieu le 20 décembre 1996, juste avant les fêtes. Durant cette période où le monde de la tech tourne au ralenti, je me souviens des échanges passionnés sur les BBS (les ancêtres des forums), les listes de discussion et les newsgroups comme fr.comp.sys.mac.

Les avis étaient tranchés. Certains, déçus, auraient préféré qu’Apple jette son dévolu sur BeOS. Beaucoup étaient soulagés de voir Cupertino rester à l’écart des technologies de Microsoft. D’autres, enfin, étaient incroyablement optimistes, portés par les technologies de NeXT et le retour du "fils prodigue". Dans l’ivresse des fêtes, certains rêvaient déjà de voir cette fusion porter ses fruits en quelques mois seulement. C’était oublier l’ampleur de la tâche.

Jean-Louis Gassée : « Dieu merci, Apple n

Jean-Louis Gassée : « Dieu merci, Apple n'a pas acheté BeOS »

Le jour où Apple annonça l

Le jour où Apple annonça l'acquisition de NeXT

Pour illustrer la puissance de l'héritage NeXT, on évoquait souvent WebObjects. Cette technologie, qui propulsait alors la boutique en ligne de Dell, avait été développée en un temps record. À l'époque, personne n’avait trouvé la parade pour l'égaler.

Le fantasme du Mac sur PC

L’autre spécificité des technologies NeXT tenait à leur portabilité : elles pouvaient fonctionner sur PC. Apple allait-elle en profiter pour devenir un éditeur multiplateforme ? Quelle stratégie allait adopter Cupertino ? Les réflexions de David Pogue, qui officiait alors pour Macworld, résumaient parfaitement le sentiment général de l'époque :

« Ce qui est intrigant avec le futur système Rhapsody d’Apple, c’est qu’il sera disponible à la fois pour les Mac et pour les ordinateurs Intel. Et si c’était un immense succès ? Et s’il était moins cher et moins pénible à utiliser que Windows NT ? […] Rhapsody apporterait l’élégance d’Apple à n’importe quel ordinateur personnel. Tous les PC du monde deviendraient, en quelque sorte, des Mac. Mais à l’inverse, un triomphe de Rhapsody signifierait que plus personne n’aurait besoin d’acheter des ordinateurs Apple. Apple a-t-elle vraiment réfléchi à tout cela ? »

Si la première Developer Release de Rhapsody sortit assez rapidement en octobre 1997, elle prouva surtout que le chantier d’unification entre Mac OS et NeXTSTEP était colossal. Le développement de Mac OS X allait ressembler à une longue traversée du désert. Mais Apple allait-elle seulement en sortir vivante ?

Aqua" ou le futur à bout de souffle

À ce jour, Mac OS X reste l’un des paris les plus fous d’Apple. Mais les utilisateurs attachés à la Pomme voulaient y croire : l’idée de devoir migrer un jour vers Windows était tout simplement insupportable. C’est d'ailleurs ce pari un peu fou qui nous a poussés, à l'époque, à créer MacGeneration.

Il faut pourtant le reconnaître : la version 1.0 de Mac OS X était un chantier permanent, une bêta avancée tout au plus. Apple avait beau avoir conçu une interface révolutionnaire, un nouveau moteur graphique et rapatrié des technologies clés comme QuickTime, l’expérience utilisateur était frustrante.

Le PowerMac devait être la seule machine capable de faire tourner décemment la première version de MacOS X

L’interface Aqua et son look "Playmobil" fascinaient autant qu’ils agaçaient. Surtout, le logiciel était en avance sur le matériel. Hormis sur les machines très haut de gamme, le système ramait. Les Mac de l’époque peinaient d'autant plus qu'ils devaient faire tourner en permanence la "Blue Box". Cet environnement Classic émulait un Système 9 complet pour faire fonctionner les applications non encore réécrites. C'est-à-dire presque toutes. Les rares applications natives provenaient du monde NeXT, mais elles étaient souvent immatures.

De la survie à la maturité

Le lancement de Mac OS X est intervenu au pire moment, juste après l’explosion de la bulle internet. Les éditeurs, entrés en cure d’austérité, ont mis des années à livrer des versions natives. Certains ont même quitté le navire en cours de route, persuadés qu'Apple finirait par disparaitre. Plusieurs logiciels phares d'Adobe, par exemple, n'ont jamais vu le jour sur Mac OS X.

Les progrès furent lents, mais réguliers. Pour beaucoup, la première version réellement exploitable se situa entre Jaguar (2002) et Panther (2003). Si certains s'agacent aujourd'hui du rythme annuel des mises à jour, c’était à l’époque une question de vie ou de mort pour le Mac.

Matériel au top, logiciel en chute libre : le grand écart d’Apple en 2025

Matériel au top, logiciel en chute libre : le grand écart d’Apple en 2025

La suite, tout le monde la connaît. Il y aurait sans doute un livre entier à écrire sur l’épopée Mac OS X. Toutes les versions ne se valent pas, certes, mais les griefs que l'on peut porter aujourd'hui à un macOS 26 "Tahoe" (souvent à juste titre) semblent bien dérisoires quand on se remémore la roue multicolore — le fameux spinning wait cursor — qui hantait nos écrans à chaque clic sur les premières versions du système.

Rendez-vous à partir de la mi-mars pour notre série consacrée à Mac OS X. En attendant, n’hésitez pas à faire un tour sur notre page Ulule pour découvrir notre livre sur les 50 ans d’Apple, ainsi que les différents goodies créés pour l’occasion

50 ans d'Apple : MacGeneration lance un livre et organise une journée spéciale le 18 avril

Christophe Laporte

vendredi 27 février à 23:40

MacGeneration

On s’était donné rendez-vous dans 25 ans. C’était la promesse, un rien bravache, lancée pour fêter les noces d’argent de MacGeneration. On se voyait déjà célébrer notre demi-siècle en 2049… Enfin, peut-être. Si le Web existe encore d’ici là… et nous avec.

Mais nous avons une bien meilleure nouvelle : pas besoin de patienter deux décennies pour sabrer le champagne. Car un cinquantenaire peut en cacher un autre, et c’est Apple qui s’apprête à souffler ses cinquante bougies le 1er avril 2026.

Alors, forcément, on a eu envie de tricher un peu sur le calendrier. Et d’en profiter pour tenir, enfin, une vieille promesse…

Voici notre nouveau projet

Après avoir trituré le format magazine pour nos 25 ans, nous nous sommes mis en tête de concevoir un livre. Un vrai. L'idée ? Revenir sur 50 ans d’une histoire singulière, celle d’Apple. Ce bouquin, nous l’avons voulu à notre image, mais surtout à la vôtre : celle d’une communauté fidèle qui suit les pérégrinations d’une firme qui aura connu tous les états, des sommets les plus vertigineux aux creux les plus sombres.

Sans le savoir d’ailleurs, vous avez peut-être participé à la genèse de ce livre. Pour la réalisation de certaines pages, nous avons puisé notre inspiration dans les souvenirs que vous nous avez confiés en fin d’année dernière.

À l’image de ce que nous avons fait avec le magazine, nous avons soigné l’objet. Ce sera un beau livre, de ceux qu’on prend plaisir à laisser traîner sur une table basse et que l’on feuillette pour le simple plaisir des yeux. Un objet pour remonter le temps, de 10, 20, 30, 40 ou 50 ans… le temps d'une pause café. Notre camarade Jean-Baptiste Leheup, qui hante les colonnes de MacG depuis presque un quart de siècle lui aussi, s’est attelé à la tâche pour rassembler tous ces souvenirs et en tirer un ouvrage de 250 pages, façon madeleines de Proust.

Une livraison en avril, pas en décembre (promis, juré, craché !)

Ce beau projet n'attend plus que vous. Nous sommes conscients que tout n’a pas été parfait pendant la campagne de socio-financement du magazine, alors cette fois, nous avons décidé de procéder autrement. Le projet est quasi achevé et si nous obtenons votre précieuse aide pour le financer, vous aurez le livre entre les mains dès le mois d'avril.

Puisque l’on a beaucoup de choses à fêter, on aimerait beaucoup vous voir « en vrai ». Nous voulons organiser la première journée MacGeneration. Ce serait le 18 avril prochain à l’école Émile Cohl, dans le 3e arrondissement de Lyon. Au programme : des conférences, quelques pépites matérielles sorties de nos placards et des ateliers. On vous en dira plus très vite, mais un conseil : ne traînez pas trop pour réserver, la jauge est limitée à 180 places.

À vous de jouer !

Comme pour le magazine, nous lançons une nouvelle campagne sur Ulule. Sans votre soutien, ces deux projets combinés sont tout simplement irréalisables, surtout dans le contexte actuel.

Vous pouvez nous soutenir en précommandant le livre, ou en prenant votre billet pour la journée du 18 avril. Nous avons aussi concocté des offres combinées avec le Club iGen et quelques goodies qui devraient vous plaire. On ne voulait pas faire trop long, alors on vous présentera très bientôt le pin’s des 50 ans, notre nouveau mug et l’affiche d’Apple Park, que nous avions réalisée pour les débuts du Club iGen.

Pour que tous ces projets voient le jour, nous avons besoin comme toujours de votre soutien :

  • si nous récoltons la somme de 20 000 €, on signe le bon à tirer pour lancer l’impression du livre au plus vite ;
  • si nous dépassons les 40 000 €, alors nous lancerons les préparatifs pour la journée MacGeneration.

Parce qu’on est joueurs, on s’est également lancé quelques défis :

  • si nous collectons plus de 50 000 €, nous fêtons l’autre grand anniversaire de ce printemps : tous les articles de notre future série consacrée aux 25 ans de Mac OS X seront disponibles gratuitement ;
  • si nous collectons plus de 65 020 €, nous envoyons à l’un d’entre vous la réplique d’une carte mère de l’Apple I ;
  • si nous collectons plus de 80 000 €, nous vous laissons choisir le thème d’un atelier ou d’une conférence lors de la journée de MacGeneration ;
  • si nous collectons plus de 100 000 €, nous nous engageons à publier un tome II avant la fin de l’année.

On espère que tout cela vous plaira autant qu'à nous !

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👉 Je soutiens MacGeneration et je prends mon ticket pour la journée MacGeneration

Anthropic, réticent à ouvrir les vannes au Pentagone, sommée de sortir des administrations US 🆕x2

Greg Onizuka

vendredi 27 février à 23:30

Intelligence artificielle

Mise à jour le 27 février 11h00 — Dans un communiqué, Dario Amodei a confirmé son opposition à l’utilisation des technologies d’Anthropic pour la surveillance intérieure de masse et pour des armes entièrement autonomes. Il rappelle que ces deux usages « n’ont jamais été inclus dans [ses] contrats avec le département de la Guerre » et estime qu’ils ne devraient pas davantage l’être aujourd’hui.

« Nous soutenons l’utilisation de l’IA pour des missions légitimes de renseignement et de contre-espionnage à l’étranger », écrit Dario Amodei, en référence indirecte à l’arrestation de Nicolas Maduro, une opération durant laquelle le Pentagone a utilisé Claude via les outils de Palantir, selon le Wall Street Journal. « Mais l’emploi de ces systèmes pour une surveillance intérieure de masse est incompatible avec les valeurs démocratiques », ajoute-t-il.

Concernant les armes autonomes, il juge que, « sans contrôle adéquat », elles ne peuvent pas faire preuve du même discernement que des humains. « Leur déploiement doit être assorti de garde-fous appropriés, qui n’existent pas à ce stade », précise-t-il.

Le Pentagone pourrait donc considérer Anthropic comme un partenaire peu fiable de sa chaîne d’approvisionnement, ce qui pourrait conduire à l’annulation d’un contrat de 200 millions de dollars signé en juillet 2025.

Mise à jour le 27 février 23h00 — La réponse du président Donald Trump ne s'est pas faite attendre :

LES ÉTATS‑UNIS D’AMÉRIQUE NE PERMETTRONT JAMAIS QU’UNE ENTREPRISE D’EXTRÊME GAUCHE, WOKE, DICTE LA FAÇON DONT NOTRE GRANDE ARMÉE COMBAT ET GAGNE DES GUERRES ! Cette décision appartient à VOTRE COMMANDANT EN CHEF, ainsi qu’aux dirigeants remarquables que je désigne pour diriger nos forces armées.

Les fanatiques de gauche d’Anthropic ont commis une ERREUR CATASTROPHIQUE en tentant de FAIRE PRESSION sur le Département de la Guerre pour l’obliger à se soumettre à leurs conditions d’utilisation plutôt qu’à notre Constitution. Leur égoïsme met des VIES AMÉRICAINES en danger, nos troupes en péril et notre sécurité nationale en GRAND PÉRIL.

Par conséquent, je demande à TOUTES les agences fédérales du gouvernement des États‑Unis de CESSER IMMÉDIATEMENT toute utilisation de la technologie d’Anthropic. Nous n’en avons pas besoin, nous n’en voulons pas et nous ne ferons plus jamais affaire avec eux ! Il y aura une période de transition de six mois pour les agences comme le Département de la Guerre qui utilisent les produits d’Anthropic à différents niveaux. Anthropic ferait bien de coopérer et d’aider durant cette période, sans quoi j’emploierai la pleine puissance de la présidence pour les y contraindre, avec de lourdes conséquences civiles et pénales à la clé.

NOUS déciderons du destin de notre pays — PAS une entreprise d’intelligence artificielle d’extrême gauche, hors de tout contrôle, dirigée par des gens qui ne comprennent rien au monde réel. Merci de votre attention. REDONNONS SA GRANDEUR À L’AMÉRIQUE !

Il faut donc s'attendre à des répercussions très rapides sur les contrats passés entre le Département de la Guerre et Anthropic, et à la bascule vers une autre intelligence artificielle pour le Pentagone. Cependant, au vu des nombreuses ramifications dans les administrations du pays, sans même compter les sous-traitants complexes comme Boeing ou Lockheed-Martin, le délai de six mois semble particulièrement irréaliste.


Article original publié le 26 février — Anthropic, avec son intelligence artificielle Claude, est plutôt bien vue des militaires américains jusqu’à présent : c’est même la seule IA utilisée par le Pentagone sur des documents classifiés. Or, il semble que cette histoire d’amour tourne au vinaigre, l’entreprise ayant demandé des garde-fous stricts et ne souhaitant pas revenir dessus, comme l’indique Axios.

Pete Hegseth, ici prêtant serment, aimerait bien utiliser Claude sans restrictions. Image domaine public.

Il va sans dire que les militaires de tous pays s’intéressent de près à l’intelligence artificielle, tant celle-ci peut permettre d’accélérer le fonctionnement des services de renseignements, et même à terme celui des systèmes d’armes. Cependant, les armées restent frileuses en ce qui concerne le partage de documents classifiés sur des logiciels créés par des entreprises extérieures. Alors quand celui-ci est tellement vaste qu’il est impossible à auditer en temps raisonnable...

C’est pourtant ce qu’a réussi à faire Anthropic, dont les services sont utilisés dans de nombreux domaines par le Pentagone, en partenariat avec Palantir :

  • analyse de masse de données hétérogènes, pour créer des résumés à partir de multiples sources et médias.
  • soutien à la décision opérationnelle, où l’IA permet à l’humain de prendre des décisions plus rapides grâce à des synthèses et check-lists établies par Claude.
  • revue et préparation de documents, automatisant la rédaction de notes, de résumés de briefings.
  • interrogation en langage naturel d’un pool de data classifié, permettant la recherche d’éléments dans une vaste base de données classifiée par un simple chat.
  • scénarios d’exercices et de simulation, permettant la préparation de « wargames » grâce à l’IA.

Seule ombre dans cette idylle, Anthropic a annoncé clairement les limites qu’il souhaitait ne pas dépasser dans ce partenariat : pour l’entreprise d’IA, il est hors de question que Claude soit utilisée pour la surveillance de masse de citoyens US, la création d’armes autonomes, la prise directe de décision létale, et refuse de signer un accord blanc avec l’administration américaine où Anthropic autoriserait « tout usage légal » selon les textes US. Si un tel accord était signé, le Pentagone pourrait faire tout usage estimé nécessaire des technologies d'Anthropic, sans que l'entreprise ait son mot à dire, ni même que celle-ci soit tenue au courant, chose que refuse le créateur de Claude.

Or, le Department of War de Pete Hegseth aimerait voir sauter ces limitations. Celles-ci sont rapportées comme étant irréalistes par le Pentagone, indiquant ne pas vouloir demander l’autorisation pour chaque usage à Anthropic, que ce soit pour des raisons de rapidité d’exécution ou de confidentialité des opérations. Ainsi, l’une des dernières frictions en date porte sur l’opération ayant amené à la capture de Nicolas Maduro, où Anthropic a explicitement demandé au Pentagone si ses solutions avaient été utilisées, braquant ces derniers imaginant que l’entreprise était en désaccord avec une participation à l’opération.

Et Pete Hegseth compte bien faire plier Anthropic, quelle que soit la méthode utilisée pour parvenir à ce but. Dans un premier temps, une analyse va être effectuée sur l’utilisation de Claude dans les différents secteurs de l’Armée, afin d’amener ensuite à faire un choix entre deux possibilités : soit interdire totalement l’usage des solutions d’Anthropic pour l’Armée et ses partenaires, soit utiliser le Defense Production Act afin de faire plier Anthropic aux demandes.

En effet, cette loi permet au Pentagone de forcer une entreprise à produire des solutions sur-mesure à l’Armée américaine, sous peine sinon de se retrouver blacklistée. Si elle devait être mise en action, ce serait la première fois qu'elle serait utilisée afin de faire plier une entreprise technologique américaine de cette taille. Il semble en tout cas que les militaires US aient jeté leur dévolu sur Anthropic, alors que d’autres solutions existent : si OpenAI et Google avouent à demi-mot chercher un partenariat plus profond avec le Pentagone, y compris sur la manipulation de documents classifiés, du fait des mêmes réticences qu’Anthropic, xAI de son côté ne fait aucun mystère de sa volonté de signer un contrat autorisant tout usage à l’armée américaine, et aurait déjà entamé les démarches en ce sens.

Quoi qu’il en soit, la suite des décisions ne devrait pas traîner : le patron d’Anthropic a jusqu’au 27 février 17h01 précises pour faire part de sa réponse.