Ouvrir le menu principal

MacGeneration

Recherche

Actualités

C'est réellement la fin pour Mac OS X Server : Apple a supprimé la dernière version du Mac App Store

Pierre Dandumont

lundi 23 février à 15:25

macOS

En 2022, Apple annonçait la fin du développement de macOS Server, mais avait gardé en ligne quelques versions. Les versions 4.x et 5.x avaient été débranchées en 2023, la version 2.x en 2025 et la dernière encore en ligne, la 3.2.2, ne peut plus être achetée sur le Mac App Store depuis quelques jours. Le seul moyen d'obtenir macOS Server est donc de l'avoir acheté avant la date limite : il est toujours possible de récupérer les installeurs dans ce cas.

Le fond d'écran bleuté de Mac OS X Server (Snow Leopard).
Apple annonce l

Apple annonce l'abandon de macOS Server

On l'oublie souvent, mais la version actuelle de macOS a commencé sa vie sous le nom Mac OS X Server, avant même la sortie du Mac OS X que nous connaissons. Mac OS X Server 1.x était un système basé sur Rhapsody (descendant de NeXTSTEP) avec l'interface Platinum de Mac OS 8.5. Quand Apple a proposé une version client de Mac OS X, la société a aussi décliné Mac OS X dans une variante Server, vendue nettement plus cher. C'est aussi, pour l'anecdote, la seule variante de Mac OS X qui demandait un numéro de série.

Le dernier serveur d'Apple, dans un sens. Image Apple.

À partir de Mac OS X Lion, Apple a abandonné l'idée de proposer deux variantes du même système d'exploitation : une fois Mac OS X acheté sur le Mac App Store (ou en version physique pour Mac OS X Lion), il était possible de se procurer l'app Server sur le Mac App Store (24 € pour Lion, 40 € pour l'app Server). Apple avait ensuite proposé chaque année une version mise à jour de l'app, avec la 2.0 en 2012 (Mountain Lion), 3.0 (Mavericks, 2013), 4.0 (2014, Yosemite), 5.0.3 (El Capitan, 2015). À partir de là, c'est la version qui va être mise à jour : 5.2 pour Sierra (2016), 5.4 pour High Sierra (2017), 5.7.1 pour Mojave (2018), 5.9 pour Catalina (2019), 5.11 pour Big Sur (2020) et 5.12 pour Monterey (2021).

Lors de l'annonce de la fin de macOS Server, Apple avait laissé la possibilité d'acheter certaines anciennes versions pour un prix réduit (23 € en France) mais c'est donc terminé. Même si c'est évidemment dans un sens la fin d'une époque, il faut tout de même bien se rendre compte que macOS Server n'avait plus été mis à jour depuis avril 2022 (une éternité) et que toutes les personnes qui avaient besoin d'un serveur ont probablement abandonné macOS Server depuis des années.

Source :

Jean-Baptiste Kempf menace de quitter la France sur fond de différend personnel avec la Justice 🆕

Stéphane Moussie

lundi 23 février à 15:05

Ailleurs

Jean-Baptiste Kempf, l’une des figures les plus connues de l’industrie tech en France, est très remonté contre le ministère de la Justice, au point d’évoquer la possibilité de quitter la France. En cause : une affaire personnelle, mais qu’il relie à VLC, qu’il chapeaute depuis des années.

Dans un long billet publié sur LinkedIn aujourd’hui, Jean-Baptiste Kempf raconte que son épouse, Audrey Prévost Kempf, a souhaité se présenter au concours de l’École nationale de la magistrature afin de devenir juge. Après avoir passé les épreuves écrites puis les oraux, elle a reçu un courrier du ministère l’informant qu’elle n’était finalement pas autorisée à concourir, en raison d’une supposée insuffisance d’activité juridique qualifiante.

Jean-Baptiste Kempf en 2018. Image FOSSASIA Summit (CC BY).

Un argument que Jean-Baptiste Kempf conteste vigoureusement, en soulignant que VLC est régulièrement confronté à des contentieux et doit composer avec une grande diversité de problématiques juridiques. « Le légal dans VideoLAN est plus compliqué et complexe que dans la plupart des sociétés que je connais, et avec un champ d’application bien plus large. Et devinez qui m’a aidé dans tout ce travail pendant dix ans ? Audrey, évidemment », déclare celui qui a été fait chevalier de l'ordre national du Mérite en 2018. C’est sur cette expérience qu’il fonde la légitimité juridique de son épouse, jugée « insuffisante » par l’administration.

Selon lui, le ministère de la Justice écarte cet argument au motif qu’il s’agissait d’une activité bénévole. Il précise que son épouse a déposé plusieurs recours et référés, restés sans effet. Toujours d’après lui, Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, aurait même estimé par écrit que « le numérique […] et le droit du numérique ne sont pas utiles au magistrat de l’ordre judiciaire. »

Très en colère, l’entrepreneur annonce qu’il n’apportera plus son aide bénévole à l’État français, laissant entrevoir un possible désengagement de VLC. Et de conclure que, après avoir longtemps décliné des « salaires faramineux » à l’étranger, l’idée de quitter la France n’est plus taboue.

Mise à jour à 16 h — Mis en cause, le ministre de la Justice a répondu à Jean-Baptiste Kempf sur LinkedIn en indiquant qu’il n’avait pas été directement saisi à sa connaissance. « Vous avez eu un échange avec la direction des affaires judiciaires qui a décidé, en effet, de refuser son entrée », déclare Gérald Darmanin, tout en regrettant le ton « légèrement agressif » employé par l’entrepreneur. Et d’ajouter : « Si vous m’écrivez directement ou formez un recours gracieux (ce qu’ont fait d’autres personnes dans vôtre cas à qui j’ai donné raison), j’y répondrai volontiers en prenant en compte vos arguments que je comprends très bien. »

Kernel Panic : on discute avec Jean-Baptiste Kempf, créateur de VLC

Kernel Panic : on discute avec Jean-Baptiste Kempf, créateur de VLC

Après les photos, Ente s’ouvre au stockage de documents, toujours avec du chiffrement de bout en bout

Stéphane Moussie

lundi 23 février à 13:12

Logiciels

Ente élargit son périmètre. Jusqu’ici centré sur la synchronisation et le stockage de photos, le service lance une nouvelle application qui accepte tous types de fichiers. Disponible sur iOS et Android, Ente Locker permet de conserver des documents, ainsi que des notes et des mots de passe.

L’application est très basique pour le moment. Elle permet de consulter les fichiers stockés en ligne, de les organiser par collection, de les partager avec un lien et il ne faut pas lui en demander beaucoup plus. Il n’y a ni intégration à l’app Fichiers de l’iPhone, ni remplissage automatique des mots de passe… Bref, l’app ne rivalise pas avec d’autres solutions bien établies comme Dropbox ou OneDrive, sans compter qu’il manque aussi une version web.

Ente Locker. Image iGeneration.

Comme pour Ente Photos, Locker peut tout de même se prévaloir de deux caractéristiques importantes : les fichiers sont chiffrés de bout en bout, ce qui empêche même à l’éditeur de les consulter, et l’application est open source. Ce sont des avantages que l’on retrouve chez Proton également. Là où Proton a commencé par le stockage général avant de renforcer sa gestion des photos, Ente a choisi le chemin inverse.

Le quota d’utilisation mis en place par Ente Locker est peu courant : la limite ne porte pas sur le poids total des fichiers, mais sur leur nombre. L’offre gratuite autorise jusqu’à 100 éléments, qu’il s’agisse d’une simple note ou d’une vidéo de plusieurs Go, tous comptant de la même manière. Les abonnés à Ente Photos (à partir de 2,49 €/mois pour 50 Go) bénéficient, eux, d’un plafond porté à 1 000 éléments.

À ce stade, Locker fait surtout figure de bonus pour les utilisateurs d’Ente Photos vu ses limites. Mais nul doute que la proposition est amenée à s’étoffer au fil du temps.

Face à iCloud et Google Photos, Ente poursuit sa montée en puissance

Face à iCloud et Google Photos, Ente poursuit sa montée en puissance

Un Big Mac(intosh) Plus en vidéo, avec son clavier démesuré

Pierre Dandumont

lundi 23 février à 13:00

Video

Le Big Mac peut désigner un superordinateur composé de centaines de Power Mac G5 (le System X) ou un projet d'ordinateur qui est finalement devenu le Macintosh II1. Mais au Computer History Museum, qui prévoit évidemment de fêter les 50 ans d'Apple, c'est aussi un (gros) Macintosh Plus.

On peut comparer la taille du Big Mac avec un modèle standard à gauche (un Macintosh SE).

Sur X, le musée a montré une vidéo d'un énorme Macintosh Plus, qui semble fonctionnel. Ils promettent de donner plus de détails bientôt, mais ce n'est pas nécessairement un émulateur. En effet, les Macintosh utilisent des moniteurs assez standards et il est possible de remplacer l'écran cathodique par des versions plus petites ou plus grandes. De même, le Macintosh montré propose un fond blanc pour l'écran, mais il est possible d'installer des versions avec un fond vert ou ambré, qui étaient courantes dans les années 80. La partie la plus étonnante est évidemment le clavier : il est absolument énorme, comme le Macintosh.

On peut installer un petit écran dans un Macintosh.

Ce n'est pas une reproduction historiquement correcte, d'ailleurs : le clavier montré n'a pas de pavé numérique ni de flèches. Le Macintosh Plus, sorti en 1986, était justement équipé d'un clavier plus complet que celui des premiers modèles, qui est montré ici. Selon la légende, l'absence de flèches est une demande de Steve Jobs, qui voulait pousser les utilisateurs à employer la souris pour positionner le curseur.

Un très gros clavier (non, ce n'est pas une très petite personne).

  1. Bon, aussi un hamburger qui est par ailleurs un indice économique.  ↩︎

Retenez le nom OAC : il va peut-être remplacer le MP3, l'AAC et Opus

Pierre Dandumont

lundi 23 février à 10:45

Logiciels

Si le monde des codecs vidéo est plus mis en avant que celui des codecs audio, ce dernier évolue toujours tout de même. AOMedia (Alliance for Open Media, soit alliance pour des médias ouverts) travaille en effet sur un codec audio, l'OAC (ou Open Audio Codec).

Le logo de l'Alliance for Open Media.

L'idée est évidemment de proposer un codec audio libre, performant et ouvert. Le projet open source est en ligne depuis peu et il est basé sur Opus, qui est déjà un codec libre.

Le monde des codecs audio est fragmenté

Le problème des codecs audio est simple : il est fragmenté. Le MP3 (dans le domaine public depuis quelques années) est encore très utilisé même si ce n'est pas le plus performant, l'AAC (employé par Apple) n'est pas libre et dépend largement de la qualité de l'encodeur1, le FLAC et autres ALAC (sans pertes) demandent un débit plus élevé que les autres, les différents codecs Dolby sont fermés et nécessitent des licences, etc.

Le logo d'Opus.
Apple a ajouté le support de l

Apple a ajouté le support de l'Ogg Vorbis en douce dans macOS et iOS, avec une lecture native

Sur le papier, l'Opus est déjà un bon choix : il est bien pris en charge par les systèmes récents et est très efficace à bas débit, notamment pour la voix sur IP et pour les communications dans les navigateurs, comme WebRTC. Mais une version améliorée portée par l'alliance qui a réussi à mettre en avant l'AV1 — un codec vidéo très efficace et libre — pourrait permettre à l'OAC de remplacer les anciens codecs, si les différentes plateformes qui distribuent de l'audio l'utilisent… du moins quand il sera finalisé. Car les travaux viennent de commencer et, même si Opus est une base solide, il faudra probablement un moment pour finaliser le nouveau codec.


  1. L'encodeur d'Apple est notoirement meilleur que les implémentations open source, par exemple.  ↩︎

Source :