Ouvrir le menu principal

MacGeneration

Recherche

Actualités

Sortie de veille : le calvaire interminable de Siri

Stéphane Moussie

samedi 14 février à 08:00

Podcast

Toutes les semaines, écoutez Sortie de veille, le podcast hebdomadaire de MacGeneration ! On débat de l'actualité Apple et tech des derniers jours en une quinzaine de minutes.

Le calvaire serait loin d’être terminé. Alors que l’on espérait des améliorations notables pour Siri dans iOS 26.4, il faudra peut-être ronger son frein pendant des semaines supplémentaires. Apple pourrait en effet repousser plusieurs progrès à une mise à jour ultérieure. Faut-il encore attendre ce nouveau Siri ? On en discute dans cette émission.

Au programme également, l’arrivée de la pub dans ChatGPT, une rumeur intrigante sur de futurs AirPods et la Ferrari de Jony Ive.

Pour écouter Sortie de veille, c'est simple :

  • Vous êtes abonné au Club iGen ? Rendez-vous sur cette page pour accéder à nos podcasts complets et aux flux RSS qui vont bien.
  • Vous n'êtes pas membre du Club iGen ? C'est dommage, mais vous pouvez écouter Sortie de veille en vous y abonnant sur Apple Podcasts ou Spotify. Ou alors écoutez l’émission directement dans ce lecteur :

Bonne écoute !

Premiers signes de tension autour du Mac Studio : lancement en vue ?

Christophe Laporte

samedi 14 février à 07:38

Mac

Nous dressions tout récemment le portrait-robot du Mac Studio M5. Il n’en a pas fallu plus pour que le grand frère du Mac mini commence à montrer des signes d’indisponibilité sur l’Apple Store en ligne.

Mac Studio M5 : tout ce qu’il faut attendre de la prochaine génération

Mac Studio M5 : tout ce qu’il faut attendre de la prochaine génération

Certes, les usines chinoises vont tourner au ralenti pendant quelques jours, mais cela n’explique pas tout : certaines commandes sur mesure du boîtier d’Apple affichent déjà un délai de livraison en mars, voire en avril…

image: Iewek Gnos - Unsplash

Sur l’Apple Store en ligne, une configuration « standard » est encore livrée en quelques jours. Mais dès que l’on commence à personnaliser sa machine, il faut patienter jusqu’à début mars. Pire, dès que l’on souhaite adjoindre 512 Go de RAM à sa station de travail, les délais explosent jusqu'en avril ! On peut également attribuer cette longue attente à la pénurie de RAM qui frappe actuellement le marché…

Un grand ménage de printemps ?

Reste que ce n’est pas le premier produit Apple à se faire rare. Depuis quelque temps, les MacBook Pro M4 commencent à manquer en rayons. Plus récemment, c’était au tour de l’iPhone 16e et des iPad Air M3 de montrer des signes de faiblesse en stock…

Les stocks de l’iPhone 16e seraient au plus bas, nouvel indice du lancement imminent du 17e

Les stocks de l’iPhone 16e seraient au plus bas, nouvel indice du lancement imminent du 17e

L’ordre du quarté : iPhone 17e, iPad A18, iPad Air M4 et MacBook Pro M5

L’ordre du quarté : iPhone 17e, iPad A18, iPad Air M4 et MacBook Pro M5

Alors, tout ceci pose une question : Apple va-t-elle vider son sac d'un coup début mars ? La semaine du 2 mars semble avoir été cochée par les responsables de Cupertino pour le lancement de ses nouveaux portables. Ou va-t-on avoir droit à un lancement progressif ? Certaines rumeurs laissaient entendre, par exemple, que l’iPhone 17e pourrait pointer le bout de son nez dès la semaine prochaine !

Source :

Vers la fin du « i » : Apple fait disparaître iWork

Christophe Laporte

samedi 14 février à 07:11

Logiciels

Apple est-elle en train de démanteler la marque iWork ? Derrière ce nom historique se cachent les piliers de la suite bureautique de Cupertino : Pages, Keynote et Numbers. Mais à l'heure où ces applications sont désormais intégrées à l'ensemble Creator Studio, le label « iWork » semble avoir perdu de sa pertinence aux yeux de la direction marketing.

Nos confrères de MacRumors ont remarqué qu'Apple vient de supprimer la section dédiée à iWork sur son site officiel. Désormais, l'ancienne URL redirige vers une page « Apps » beaucoup plus générique.

Sur cette nouvelle vitrine, les outils de productivité partagent l'affiche avec Apple Arcade, Apple Invites ou encore Image Playground. Un mélange des genres qui montre bien que la bureautique n'est plus traitée comme un silo à part, mais comme une brique parmi d'autres de l'expérience utilisateur globale.

L’ancienne page consacrée à iWork

La bureautique fondue dans la création

La page iWork appartient donc au passé. Si la nouvelle section « Productivité » conserve l'essentiel des informations techniques, elle met surtout l'accent sur les fonctionnalités premium débloquées via l'abonnement Apple Creator Studio.

Mais c’est là que le changement de cap est le plus flagrant : le terme « iWork » a totalement disparu des radars marketing. Apple ne semble plus vouloir vendre une suite de logiciels indépendants, mais préfère désormais promouvoir des applications « Creator Studio ».

Notez toutefois qu’Apple n’a pas totalement supprimé le terme « iWork » de son vocabulaire. La marque est encore mentionnée dans nombreux documents de support technique et divers guides d'utilisation.

On n'efface pas d'un trait de plume une identité utilisée depuis plus de vingt ans pour Pages, Numbers et Keynote. Ce passage de témoin pourrait prendre du temps, et il n'est pas exclu que le branding « iWork » subsiste dans certains recoins de l'écosystème ou pour des usages très ciblés.

Vers la fin du « i » historique ?

Ce glissement sémantique suggère néanmoins qu'Apple souhaite harmoniser son catalogue sous des bannières de services plus modernes. Après avoir abandonné la marque « iChat » pour iMessage ou « iTunes » pour Musique, c'est au tour de la bureautique de faire sa mue.

Il reste toutefois encore l’iMac et iCloud. Difficile d’enlever le i pour ce dernier

En abandonnant peu à peu ce préfixe « i » qui a fait la gloire des années 2000, Cupertino confirme que l'avenir de sa suite bureautique ne se joue plus dans l'achat de logiciels, mais dans la consommation de services intégrés.

xAI subit un exode de ses têtes pensantes juste après l’acquisition par SpaceX

Greg Onizuka

vendredi 13 février à 21:30

Intelligence artificielle

Si beaucoup de départs ont émaillé les derniers mois de l’équipe responsable de l’intelligence artificielle chez Apple, ce n’est pas pour autant que tout est plus vert chez le voisin. Ces derniers jours, xAI a fait état d’un nombre de départs conséquents, y compris chez les cofondateurs de l’entreprise maintenant sous le giron de SpaceX, comme le rapporte TheVerge.

La présentation récente était grandiloquente, mais en coulisses les choses sont beaucoup moins roses. Image xAI.

xAI venant d’être intégrée dans les équipes de SpaceX, bien entendu, une part de ces départs vient de la restructuration nécessaire après une telle acquisition. Cependant, c’est loin d’être la seule justification à ces fuites de cerveaux, et la politique menée par Elon Musk serait un point de crispation bien plus important que ne voudrait le faire croire le patron de l’entreprise.

IA dans l’espace, protection de xAI et risques d’amende européenne : SpaceX a racheté xAI pour 250 milliards de dollars

IA dans l’espace, protection de xAI et risques d’amende européenne : SpaceX a racheté xAI pour 250 milliards de dollars

Ainsi un de ces anciens employés, parti en début d’année, indique que nombre d’entre eux ont particulièrement peu goûté la façon dont xAI a géré la crise provoquée par les créations d’images dénudées de femmes sans leur consentement, voire de mineurs. L’épisode aurait provoqué un froid palpable, et une certaine désillusion auprès des employés de l’entreprise. Selon lui, Elon Musk aurait utilisé la même méthode chez xAI que chez X, en réduisant l’équipe responsable de la sécurité et de la modération au strict minimum. Résultat : les équipes n’ont pas le temps d’intégrer plus que le strict minimum de censure, et ne posent que les bases des filtres les plus importants, comme ceux concernant la pédopornographie. Tout le reste passe à la trappe.

Autre point ayant provoqué des départs, une sensation de courir en permanence après les concurrents, sans jamais trouver ou créer une avancée majeure :

Même si nous itérions très rapidement, nous n’avons jamais réussi à atteindre un point où l’on pouvait dire : « Ah, nous avons accompli un saut qualitatif par rapport à ce qu’OpenAI, Anthropic ou d’autres entreprises avaient publié ».

Pour ne rien arranger, les équipes dirigeantes ne seraient pas sur la même longueur d’onde, et auraient bloqué nombre de projets en ne sachant pas lequel prioriser par rapport aux autres. De fait, la plupart des décisions n’arrivent à un accord qu’une fois Elon Musk présent dans le chat avec les autres responsables, retardant d’autant les avancées importantes.

Deepfakes sexuels : X promet de mieux sécuriser Grok, mais les détournements restent faciles

Deepfakes sexuels : X promet de mieux sécuriser Grok, mais les détournements restent faciles

Une autre source partie juste avant l’acquisition de xAI par SpaceX n’en dit pas moins, et blâme l’équipe dirigeante d’un manque de vision flagrant :

Essayer de faire ce que faisait OpenAI il y a un an n’est pas la manière de battre OpenAI. [...] Tout n’est qu’une course pour rattraper le retard. Il n’y a quasiment aucun pari risqué. Si quelque chose n’a jamais été fait auparavant, nous ne le ferons pas.

Sur le point de la sécurité de l’IA maison, lui aussi pointe un manque catastrophique de sécurité, et tient Elon Musk pour responsable en grande partie de ce trou béant :

Il n’y a absolument aucune mesure de sécurité au sein de l’entreprise — ni dans le modèle d’images, ni dans le chatbot. [...] Il [Musk] essaie activement de rendre le modèle plus incontrôlable, parce que, pour lui, la sécurité équivaut en quelque sorte à de la censure. 

Au final, ce deuxième témoin conclut en notant lui aussi que tout tourne autour de Musk, qui est l’alpha et l’oméga pour les dirigeants, semblant n’avoir aucune envie ou possibilité de prendre de décisions sans l’aval du grand patron : « Tu survis en te taisant et en faisant ce qu’Elon veut. ». Ambiance.

Image MacGeneration.

Résultat ? Un nombre conséquent de personnes prennent la tangente dès qu’ils le peuvent, pour fuir ce fonctionnement toxique. Et la vague est d’autant plus forte et rapide que nombre d’entre eux ont vu l’arrivée de l’acquisition, et donc du rachat de leurs actions ou conversion en actions SpaceX comme le signal parfait pour le départ. Ainsi, au moins cinq ingénieurs de premier plan ont signalé leur départ rien que cette semaine, mais plus sérieux encore, avec les départs de Tony Yuhuai, Jimmy Ba et quatre autres personnages clés, l’entreprise n’a maintenant plus que six de ses cofondateurs sur les 12 d’origine à la tête de xAI, Elon Musk inclus.

Cet exode risque de continuer d’autant plus qu’Elon Musk a annoncé vouloir délester l’entreprise d’une partie de ses salariés suite à l’acquisition par SpaceX. Quoi qu’il en soit, voilà qui ne colle pas tellement avec les ambitions démesurées affichées par Elon Musk concernant le futur de son IA.

Grâce à l’IA, Spotify fait coder ses ingénieurs sur le trajet du bureau

Stéphane Moussie

vendredi 13 février à 18:23

Intelligence artificielle

Chez Spotify, le progrès n’attend vraiment pas. Un bug à corriger ? Une nouvelle idée à implémenter ? On peut le faire sur le chemin du bureau, dans les transports en commun, avant même d’ouvrir son ordinateur. Une pratique que l’éditeur revendique volontiers, lui qui embrasse à pleine bouche l’intelligence artificielle pour développer ses applications.

Bureaux de Spotify à Stockholm. Image Spotify.

Lors de la présentation des derniers résultats financiers, le nouveau co-CEO Gustav Söderström a expliqué que l’IA permettait à l’entreprise « d’avancer beaucoup plus rapidement ». Et de donner ce cas concret :

Pour prendre un exemple, pendant son trajet matinal, un ingénieur chez Spotify peut demander à Claude de corriger un bug ou d’ajouter une nouvelle fonctionnalité à l’app iOS depuis Slack sur son téléphone. Une fois la tâche terminée, Claude envoie une nouvelle version de l'application à l'ingénieur sur Slack, lui permettant ainsi de la déployer en production avant même son arrivée au bureau.

Ce système interne a même un nom, Honk. Et Gustav Söderström ne cache pas une certaine fierté : les principaux partenaires de Spotify en IA lui auraient confirmé que son entreprise était à la pointe dans ce domaine. Interrogé plus en détail lors de la session de questions-réponses, le co-CEO a précisé le fonctionnement de l’outil :

Grâce à [Honk], vous pouvez utiliser Claude Code littéralement dans le bus ou dans le train : il suffit de demander à Claude d'ajouter une fonctionnalité ou de corriger un bug, par exemple, à la base de code iOS. Honk vous renvoie alors un code QR vous permettant de tester l'application avec cette fonctionnalité. Si elle vous convient, vous pouvez l'intégrer en production sans même descendre du bus. Cela nous fait gagner un temps précieux.

Alors que l’intelligence artificielle est en train de révolutionner le monde du développement, le dirigeant explique que Spotify se réorganise pour s’adapter à cette nouvelle ère. L’entreprise avait déjà assuré que, sans l’IA, la refonte de son application Apple TV n’aurait tout simplement pas vu le jour.

Spotify a développé sa nouvelle app Apple TV grâce à l

Spotify a développé sa nouvelle app Apple TV grâce à l'IA

Selon Gustav Söderström, le lancement du modèle Opus 4.5 de Anthropic, fin novembre, a marqué un tournant décisif en débloquant de nombreux usages. « Quand je parle à mes ingénieurs les plus expérimentés, nos meilleurs développeurs, ils me disent qu’ils n’ont pas écrit une seule ligne de code depuis décembre. Ils se contentent de générer du code et d’en superviser le développement », affirme-t-il.

Et ce ne serait que le début. Le co-CEO prévient que de profonds changements seront nécessaires pour rester compétitif et qu’il faudra se montrer agile. Une manière de préparer les esprits à une nouvelle vague de licenciements après les 1 500 suppressions d’emplois déjà effectuées fin 2023 ?