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Starlink segmente ses offres résidentielles et divise les débits par deux au même prix

Nicolas Furno

mercredi 18 mars à 08:37

Services

Starlink a annoncé une nouvelle grille d’offres à ses clients français, et ce n’est pas une bonne nouvelle. Pour les particuliers, la gamme résidentielle est désormais découpée en trois forfaits : en plus du « Lite » déjà proposé à 29 € par mois avec des débits réduits et une connexion moins prioritaire, la filiale de SpaceX a modifié la formule classique et ajouté une offre plus chère en haut. Le prix de base reste quasiment inchangé à 39 € par mois (c’était 40 €), sauf que la connexion est maintenant bridée à 200 Mbit/s au maximum, deux fois moins qu’avant.

La nouvelle grille de forfaits Starlink. Capture site Starlink, image MacGeneration.

Pour continuer à bénéficier des meilleurs débits fournis par les satellites d’Elon Musk, il faut passer sur l’abonnement « Résidentiel - Max » facturé 59 € par mois. Pour les clients qui comptaient sur les performances maximales de Starlink, la nouveauté s’apparente ainsi à une hausse de 20 € par mois. Cela dit, les vitesses moyennes observées récemment en France sont plus proches des 150 Mbit/s en réception et moins de 30 Mbit/s en envoi de données. Dès lors, peut-être que l’abonnement intermédiaire suffira amplement et que la majorité des clients ne verront aucune différence à l’usage.

Les satellites de Starlink couvrent toute l’Europe et une grande partie du globe. Dans l’Hexagone, l’entreprise promet des débits entre 184 et 304 Mbit/s en téléchargement et entre 25 et 45 Mbit/s en envoi de données. Ces valeurs augmentent avec l’ajout de satellites à la constellation tout en dépendant au quotidien de bon nombre de facteurs, tant locaux (météo, obstacles à l’accès aux satellites) que spatiaux (nombre de clients connectés à un même satellite, usage des autres utilisateurs). Pour en savoir plus sur le quotidien avec l’internet fourni depuis l’espace, je vous renvoie vers notre série dédiée au sujet.

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Starlink à l'essai : tout ce qu'il faut savoir sur cette connexion par satellite d'un genre nouveau 🆕

Pour finir, relevons que les offres de Starlink sont sans engagement et ne nécessitent plus de payer de grosses sommes dès le départ pour acheter le matériel. À la place, les clients reçoivent une antenne et le modem associé en location. Comme le premier mois est gratuit, la facture initiale sera de 19 € seulement pour couvrir les frais d’envoi, quelle que soit l’offre choisie. En revanche, les prix et conditions peuvent changer du jour au lendemain, c’est courant dans les entreprises d’Elon Musk et celle-ci ne fait pas exception.

AAPL : 50 ans de montagnes russes et de records boursiers

Christophe Laporte

mercredi 18 mars à 08:09

AAPL

On aurait pu consacrer un chapitre entier de notre livre à l’action Apple. Mais avant de plonger dans les chiffres, une précision chronologique s’impose : si la firme de Cupertino fête ses 50 ans, son titre boursier, lui, est un peu plus jeune. Apple a fait ses premiers pas sur le Nasdaq le 12 décembre 1980 sous le célèbre ticker AAPL. Pour souffler les 50 bougies de l'introduction en Bourse, il faudra donc patienter jusqu'en 2030.

Image : Marc Fanelli-Isla - Unsplash

À l’époque, le prix d’introduction était fixé à 22 dollars. En tenant compte des multiples divisions de l’action (les fameux splits), cela représenterait environ 0,10 $ aujourd’hui. Un chiffre qui donne le vertige quand on sait que le titre a clôturé la séance d’hier à 252,82 €.

Dès le départ, l'histoire ressemble à un conte de fées pour la Silicon Valley. À seulement 25 ans, Steve Jobs voit sa fortune dépasser les 200 millions de dollars en une seule journée. Son alter ego, Steve Wozniak, devient lui aussi multimillionnaire. "Woz" fera d'ailleurs preuve d'une générosité restée célèbre en distribuant une partie de ses propres titres aux employés de la première heure, la répartition officielle ayant été jugée très inéquitable au sein des équipes, ce qui ne manqua pas de laisser des traces. Quoi qu’il en soit, ce fut la plus grande introduction en Bourse américaine depuis celle de Ford en 1956.

Le mystère des « 800 dollars » de Ron Wayne

Avant le faste du Nasdaq, il y eut la genèse. Apple a été fondée par les deux Steve et Ronald Wayne, un homme plus expérimenté censé apporter un cadre aux deux jeunes loups. La répartition initiale était claire : 45 % pour Jobs, 45 % pour Wozniak et 10 % pour Wayne. Mais l'aventure de ce dernier ne durera que douze jours.

La légende, solidement ancrée, racontait que Wayne avait revendu ses parts dans la foulée pour la modique somme de 800 $. Pourtant, lors d'un récent événement lié au cinquantenaire d'Apple au Computer History Museum, le troisième cofondateur (qui a attendu 2011 pour posséder son premier iPad !) a tenu à rétablir sa vérité.

Ronald Wayne au Computer History Museum - image : CHM

Wayne affirme n'avoir jamais formellement « vendu » ses 10 %. Selon lui, le chiffre de 800 $ provenait d'un agent juridique qui avait besoin d'inscrire un montant arbitraire pour finaliser son retrait du partenariat. Deux mois plus tard, il recevait une enveloppe de Steve Jobs, sans un mot d'explication, contenant un chèque de 800 $. « Pour être honnête, j'ai pris ça pour un pourboire », s'amuse-t-il aujourd'hui, « et un pourboire plutôt pingre ». Ce n'est que plus tard, quand Mike Markkula a transformé Apple en société par actions, que Wayne a reçu un second versement pour solde de tout compte. Que ce soit par le chèque de Jobs ou celui de Markkula, la déconnexion était actée : Wayne venait de laisser filer ce qui serait devenu l'un des plus grands trésors de l'histoire financière.

Interview de Ronald G. Wayne : le troisième mousquetaire d

Interview de Ronald G. Wayne : le troisième mousquetaire d'Apple

Comment un pari sur ARM a sauvé la Pomme

Si Apple survole aujourd'hui les marchés, elle a bien failli disparaître dans les années 90. En octobre 1997, Michael Dell lançait sa célèbre pique : « Je fermerais la boîte et je rendrais l'argent aux actionnaires. » À l'époque, Apple venait de racheter NeXT pour 400 millions de dollars. Une somme dérisoire en 2026, mais colossale pour une entreprise dont les finances partaient à vau-l'eau.

Michael Dell - image : Dell

Dans son ouvrage Apple: The First 50 Years, David Pogue révèle que cette acquisition n’aurait pas été possible sans un investissement providentiel réalisé quelques années plus tôt sous l'ère John Sculley. Souvent décrié, l'ancien CEO avait misé 3 millions de dollars sur une petite pépite britannique : ARM.

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À l'approche du demi-siècle de la Pomme, nous préparons une série de contenus exceptionnels et, surtout, un livre dédié pour retracer ce demi-siècle d'innovation. Ce projet d'envergure est au cœur de notre campagne de socio-financement actuelle.

Pour nous aider à donner vie à cet ouvrage et mener à bien cette aventure, nous avons besoin de vous. Chaque contribution nous permet de rester indépendants et de continuer à vous proposer des dossiers de fond, sur le web comme sur papier.

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Ce pari s'est avéré être le coup de maître du siècle. Au moment où Apple frôlait la banqueroute, cet investissement avait bondi de 8 000 %, atteignant une valeur de 800 millions de dollars. Sans cette bouffée d'oxygène financière, Gil Amelio n'aurait jamais pu racheter NeXT, et Steve Jobs n'aurait jamais remis les pieds à Cupertino. C’est la revente de ces actions ARM qui a littéralement financé le « second acte » d'Apple.

Pourtant, un scénario bien plus radical aurait pu s'écrire. Larry Ellison, patron d’Oracle et ami intime de Steve Jobs, a maintes fois œuvré en coulisses pour monter un groupe d'investisseurs capable de lancer une OPA sur Apple. L'idée était simple : racheter la société pour en prendre le contrôle total et réinstaller Steve Jobs sur le trône. Si cette tentative n'a jamais abouti, elle montre à quel point le sort d'Apple ne tenait qu'à un fil — et à quelques amitiés haut placées.

Le coup d'éclat boursier de Steve Jobs

En 1997, malgré le rachat de NeXT, l'action se traîne à un niveau historiquement bas (autour de 7 $). Le retour de l’enfant prodigue ne rassure pas encore les marchés : Apple perd de l'argent et ses ressources s'amenuisent.

Steve Jobs en 1997

C’est alors que Steve Jobs, qui possédait un lot d'actions issues de la transaction NeXT, décide de tout vendre, n'en conservant qu'une seule. Simple coup de blues ? Bien au contraire. Ce geste radical visait à créer un électrochoc, à miner la confiance envers le CEO Gil Amelio, et à précipiter son départ. La stratégie fonctionne. Une fois seul aux commandes, Jobs signe un accord historique avec Microsoft. Le cours s’envole immédiatement. Ironie de l'histoire : en vendant ses parts trop tôt pour provoquer ce putsch, Steve Jobs fut longtemps moqué pour avoir été un « mauvais investisseur » personnel.

Ce keynote de 1997 montre le fossé entre l

Ce keynote de 1997 montre le fossé entre l'Apple des années 90 et celui des années 2020

De la survie à l'hégémonie mondiale

Les années qui suivirent le retour de Jobs firent de l'action Apple le baromètre ultime de la tech. Malgré le redressement spectaculaire, les débuts furent rudes. Lors de l'explosion de la bulle Internet en 2001, Apple perdit 25 millions de dollars — une paille comparée à ses concurrents de l'époque, mais un signe de la fragilité persistante.

Puis vint l'ère des succès planétaires : iPod, iPhone, iPad. Le titre AAPL entame alors une ascension verticale. Si Steve Jobs affectait en public un certain désintérêt pour le cours de Bourse, il savourait en privé chaque étape symbolique, notamment lorsque la capitalisation d'Apple dépassa celle de Dell, puis celle d'Intel.

Aujourd'hui, Apple reste l'un des piliers de l'économie mondiale. Si la vague de l'intelligence artificielle a permis à Nvidia de lui ravir la première place des capitalisations boursières avec une ascension spectaculaire, la Pomme apparait aujourd’hui comme une valeur stable. Un destin hors norme pour une entreprise qui, il y a trente ans, était à deux doigts de mettre la clé sous la porte.

50 ans d’Apple : notre livre est (enfin) arrivé à la rédaction

Christophe Laporte

mardi 17 mars à 23:55

MacGeneration

La semaine ne pouvait pas mieux commencer avec cette livraison qu’on attendait depuis des jours. Et pour une fois, point de MacBook Pro, de MacBook Neo, d’iPhone 17e ou encore de Studio Display. Non, cette fois, le livreur nous a laissé de jolies palettes.

Du papier et beaucoup d’histoire

Point de produits électroniques cette fois-ci, mais un certain nombre d’exemplaires de notre livre consacré aux 50 ans d’Apple. L'ouvrage est là, il est beau, et il n’attend plus que vous (ou presque).

Le livre n'arrivera pas seul pour ceux qui ont craqué pour les packs complets. Nous réglons actuellement les derniers détails logistiques pour les accessoires : les mugs ont été commandés et les pin’s sont attendus entre la fin mars et le début du mois d’avril.

La genèse de notre livre des 50 ans d’Apple

La genèse de notre livre des 50 ans d’Apple

Bref, nous serons fin prêts pour lancer les expéditions dès le début du mois d’avril. Notez que c’est également à cette date que nous activerons les abonnements pour les contributeurs ayant opté pour une contrepartie incluant le Club iGen. On a hâte que vous ayez tout cela entre les mains !

Alors, si vous n’avez pas encore commandé votre exemplaire de notre livre sur les 50 ans d’Apple, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

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OpenAI lance GPT-5.4 mini et nano, deux petits modèles taillés pour aller vite

Félix Cattafesta

mardi 17 mars à 20:13

Intelligence artificielle

Si Apple n’a visiblement pas prévu de publier de bêta ce soir, les développeurs pourront tout de même s’amuser avec une nouvelle fournée de modèles signée OpenAI. L’entreprise a en effet mis en ligne GPT-5.4 mini et nano, présentés comme ses « petits modèles les plus performants à ce jour ». Les utilisateurs de ChatGPT ou de Codex peuvent commencer à utiliser GPT-5.4 mini dès aujourd'hui, là où nano est uniquement accessible via une API.

OpenAI affirme que GPT-5.4 mini est nettement plus efficace que GPT-5 mini pour ce qui touche à la programmation, au raisonnement et à la compréhension multimodale tout en étant « plus de deux fois plus rapide ». Sur plusieurs benchmarks mis en avant par OpenAI, il se rapproche même parfois du grand GPT-5.4, notamment sur certains scénarios de code et d’utilisation d’outils.

Concrètement, OpenAI voit surtout GPT-5.4 mini comme un modèle taillé pour les flux de travail où il faut répondre vite sans trop rogner sur la qualité. L’entreprise le met en avant pour l’édition ciblée de code, la navigation dans une base de code, le débogage rapide ou encore l’analyse d’interfaces via captures d’écran. Le modèle est proposé aux utilisateurs Free et Go via la fonction « Thinking », et sert aussi de solution de repli pour GPT-5.4 Thinking chez les autres abonnés.

De son côté, GPT-5.4 nano vise un terrain différent. Accessible via l’API, il s’adresse davantage aux développeurs qui cherchent un modèle très compact à intégrer dans leurs applications, avec un accent mis sur la vitesse et l’efficacité. Ce genre de format peut séduire pour des automatisations simples, des assistants spécialisés ou des traitements nécessitant de nombreux appels à moindre coût.

Tout l’intérêt d’un tel modèle réside dans sa capacité à répondre vite là où un modèle plus imposant serait parfois surdimensionné. Le modèle est facturé 0,20 dollar par million de tokens en entrée et 1,25 dollar par million de tokens en sortie, ce qui le destine assez naturellement aux automatisations simples, aux assistants spécialisés ou aux tâches répétitives

Cette annonce arrive en effet quelques jours seulement après le lancement de GPT-5.4, décliné en versions Thinking et Pro. OpenAI mettait alors surtout en avant des progrès généraux sur les tâches complexes, avec un accent particulier sur la bureautique, la création et la modification de tableurs, de présentations et d’autres documents, ainsi qu’une meilleure gestion des outils.