« Shot on iPhone » : la campagne publicitaire d'Apple qui dure

Mickaël Bazoge |

Le succès qui dure de la campagne « Shot on iPhone » tient en sa simplicité et à l'impact de ses visuels. Lancée en 2014, elle s'est bien sûr incarnée dans des panneaux publicitaires, parfois de bonnes tailles, qui ont des réminiscences de la campagne « Think Different » des années 90. À l'heure du marketing viral qui file à toute allure, cette persistance d'Apple à vouloir utiliser un support statique peut ressembler à une incongruité.

Tor Myhren, vice-président aux communications marketing, a expliqué durant une conférence AdWeek qu'Apple « adore [les panneaux publicitaires] en plein air ». Ces supports « cassent les règles de la culture numérique rapide, fracturée et temporaire d'aujourd'hui », explique-t-il. « C'est statique, ça ne bouge pas, c'est singulier. Tout ce que le marketing actuel n'est pas ».

À l'origine, cette campagne a été effectivement conçue pour décorer les villes, « en étudiant les comportements des gens qui postent leurs photos avec différents hashtags ». Apple a eu l'idée d'agrandir démesurément ces images, ce qui permet de mettre en valeur non seulement les capacités photo de l'iPhone, mais aussi les utilisateurs qui expérimentent avec leurs smartphones.

« La question que nous nous sommes posée, c'est "Est-ce qu'on peut rendre [l'environnement urbain] plus intéressant et attractif, sans être importun et ennuyeux" ». Le résultat est là et plutôt réussi. Depuis, Apple a décliné cette campagne en spots vidéo et même en concours.

Shot on iPhone : Apple recherche l’équilibre pour le ramadan

Shot on iPhone : Apple recherche l’équilibre pour le ramadan


avatar raoolito | 

Apple « adore [les panneaux publicitaires] en plein air ». Ces supports « cassent les règles de la culture numérique rapide, fracturée et temporaire d'aujourd'hui », explique-t-il. « C'est statique, ça ne bouge pas, c'est singulier. Tout ce que le marketing actuel n'est pas ».

vrai, vrai... mais aussi APPLE, c'est pas la boucherie du coin. Les endroits achetés par Apple ne sont pas anodins, les surfaces etc, tout cela coute cher.
bon, coté viralité, les roues, supports, chiffonettes et autre font le boulot sur les reseaux, sans avoir à debourser un centime... :P

avatar quentinf33 (non vérifié) | 

@raoolito

Les réseaux sociaux sont surtout des clubs de rassemblement de débiles qui passent leur temps à déverser de la haine, du harcèlement, et des complots. Les personnes cool sont l’exception.

Ça manque de modération et c’est un véritable terrain miné, s’y aventurer est dangereux maintenant. Pas un mot de travers, sinon la cancel culture et le tribunal populaire s’occupe du toi. Donc mon second degré je le garde avec mes proches.

C’est dommage d’en être arrivé ici.

avatar yasuo87 | 

@quentinf33

Clairement il faut faire attention à ce qu’on dit mais perso j’ai toujours fait attention

avatar YetOneOtherGit | 

@quentinf33

"Pas un mot de travers"

La plus grande part de ce qui a des conséquences en ligne est de l’ordre des propos que l’on avait l’intelligence de ne pas proférer en dehors du cercle privé choisi dans le passé.

S’exprimer publiquement et potentiellement devant des audiences gigantesques demande un rien d’attention comme dans le passé ce que beaucoup oublient.

Rien qu’ici bien des propos sont produits sans une réelle conscience de leur publicité et du minimum de rigueur qu’implique un propos public.

Le pire étant ceux qui ne supportent pas que l’on est l’outrecuidance de recadrer leur propos public quand on les considère ineptes.

Je peux pratiquer un humour rabelaisien avec des amis choisis, mais il ne me serait jamais venu à l’idée de le partager lors d’une conférence publique.

Il en est de même pour le net : on ne flatule pas plus qu’on éructe en public. 😎

avatar quentinf33 (non vérifié) | 

@YetOneOtherGit

On est dans une époque ou si une entreprise embauche sur l’expérience plutôt que les origines, alors elle est raciste. Il n’y a « presque que des hommes blancs au Zevent », c’est pour ça qu’il y a eu des dramas (oui j’ai réellement lu ce genre de propos dernièrement). Sia réalise un film sur l’autisme, mais l’acteur n’est pas un vrai autiste, « quelle honte de ne pas utiliser un vrai autiste pour jouer le rôle » (oui les personnes qui pensent ça ne connaissent pas la définition de « cinéma » apparemment), elle a été victime de cyber-harcèlement.
On n’a pas le droit non plus de manger des plats originaires d’autres cultures sous peine de faire de « l’appropriation culturelle ».

Bref, pas besoin de faire attention à ce que tu dis, vu que tout ce que tu fais est considéré comme mal. Et c’est de plus en plus fréquent ce wokisme en France.

avatar YetOneOtherGit | 

@quentinf33

Ce n’était pas là mon propos juste rappeler que le fait de devoir différentier propos public et privé n’est nullement nouveau.

Pour le reste aucune envie de ma part à m’engager en ces lieux sur ces sujets complexes 😎

avatar calicoskies | 

Merci à tous de ces commentaires de qualité, très intéressants à lire. 👌🏻

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