Un ancien employé d'Apple regrette le « Far West » de l'ère Jobs

Nicolas Furno |

Bob Burrough, l’invité du deuxième épisode du podcast The Menu Bar, n’est pas tendre avec la nouvelle direction d’Apple. Il a déjà eu l’occasion de le répéter à plusieurs reprises, il désapprouve les choix de Tim Cook, considère que ce dernier ne devrait pas être le CEO de l’entreprise et regrette, pour le dire simplement, l’ère Steve Jobs. Il n’est pas le seul dans cette situation, mais contrairement à la majorité des critiques, il a quelques arguments à faire valoir.

Après deux ans passés chez Palm, il arrive à Cupertino en mars 2007, juste après l’annonce de la création de l’iPhone par Steve Jobs. C’est précisément pour le téléphone d’Apple qu’il a été embauché : ce développeur doit écrire les tests unitaires chargés de dénicher les bugs du système ou du matériel. Pendant plus de sept ans, il a travaillé sur divers projets au sein de l’entreprise, dont la création du premier iPad en 2010. À ce titre, il a connu Steve Jobs, non pas personnellement, mais il a été régulièrement dans des réunions avec le créateur d’Apple et il a bien vu sa façon de gérer ses équipes.

C’est précisément sur ce point que ses griefs se portent. Quand il arrive chez Apple, c’est dans une équipe bien précise, avec une tâche spécifique. Mais au quotidien, surtout dans les mois qui précèdent la commercialisation du premier iPhone, il n’y a pas vraiment d’organisation fixe au sein d’Apple. Tous ceux qui travaillent sur le projet sont amenés à faire tout ce qui est nécessaire pour améliorer le produit. Au point de faire des semaines de cent heures, comme Bob Burrough le raconte en précisant d’emblée que personne ne l’a exigé et qu’il l’avait fait de son plein gré.

L’organisation reste très vague, au moins dans cette équipe consacrée à l’iPhone, mais on peut comprendre entre les lignes que toute l’entreprise est constituée ainsi. Un employé doit savoir sortir de son domaine de compétence et, par exemple, interroger un ingénieur ou un développeur dans une autre équipe pour résoudre un problème. Les tests unitaires que le développeur met en place permettent effectivement de trouver des bugs, parfois à un niveau très bas, dans le kernel par exemple. Pour les corriger, il faut interroger un spécialiste qui peut travailler dans l’équipe chargée des Mac, ou bien un autre qui vient de l’équipe de l’iPod.

Un employé peut en interroger un autre sur n’importe quel sujet, mais aussi intervenir sur n’importe quel sujet. En guise d’exemple, il glisse une autre anecdote : alors qu’il est en Chine dans l’usine Foxconn qui produit le tout premier iPhone, il découvre qu’une partie de la production est emballée alors que le téléphone est encore allumé. C’est un problème, parce que l’appareil est alors déchargé lors du déballage. Sans consulter personne chez Apple, il rencontre le responsable de Foxconn pour s’assurer que ce n’est jamais le cas et que les iPhone sont bien éteints après les derniers tests, au moment de leur emballage.

Kevin Zolkiewicz (CC BY-NC 2.0)

C’est cette liberté qu’appréciait particulièrement Bob Burrough et qui a disparu selon lui à la mort de Steve Jobs. L’ingénieur qualifie même son expérience de « Far West » : il n’y avait aucune règle, si ce n’est de travailler à améliorer le produit final. Un état d’esprit qui l’a même poussé, une fois, à se mettre dans une position délicate quand il a rapporté seul les douze premiers iPhone jamais produits aux États-Unis. Ces modèles, derniers prototypes avant la commercialisation, étaient destinés à Steve Jobs, Jonathan Ive, probablement Scott Forstall et quelques ingénieurs de Cupertino. Apple ne les a pas fait transporter par UPS, on s’en doute, deux employés devaient les ramener, six chacun.

Il raconte l’anecdote en détail dans le podcast, mais disons simplement qu’une série de problèmes l’ont amené à transporter seul les douze iPhone. En théorie, il ne pouvait pas passer la douane ainsi, mais il choisit de tenter le coup malgré tout, les contrôles étant aléatoires. À nouveau, Bob Burrough précise bien que le constructeur ne lui a jamais demandé de tromper la douane, pas plus qu’il ne lui avait demandé de sacrifier sa vie personnelle. On comprend toutefois en l’écoutant que c’était l’état d’esprit général à Cupertino à l’époque. Il fallait sortir le meilleur produit possible dans le temps imparti et tout le monde devait y mettre du sien.

À la mort de Steve Jobs, cet état d’esprit est resté en vigueur quelques mois, mais tout a changé d’après lui avec le départ de Scott Forstall et la mise en place d’une nouvelle organisation, dans le courant de l’année 2012. Tim Cook a alors pris sa première grosse décision en choisissant entre deux voies possibles, si on résume la pensée de cet ingénieur. Il aurait pu maintenir le Far West de Steve Jobs, une voie représentée par Scott Forstall, ou bien opter pour une nouvelle organisation menée par Jonathan Ive.

C’est cette dernière tendance qui l’a emporté, comme on le sait. Pour Bob Burrough, elle s’est accompagnée d’une réorganisation en silos fermés : il ne pouvait plus interroger n’importe quel développeur ou designer sur n’importe quel problème concernant l’iPhone ou l’iPad, chaque groupe était désormais cloisonné. Il donne un exemple très concret, au sujet d’iOS 7. Pendant le développement de cette nouvelle interface, il envoie plusieurs rapports de bugs, pour signaler notamment le manque de lisibilité de certains contrôles qui ne ressemblent pas à des boutons. Tous ses rapports sont instantanément fermés avec comme seule explication : l’interface dépend désormais de l’équipe en charge du design et elle n’attend pas d’avis externes.

D’autres ex-employés Apple ont apporté des témoignages similaires depuis la publication du podcast. C’est le cas, par exemple, de ce développeur qui explique qu’il avait pris l’habitude de remplir de nombreux rapports de bugs, pas nécessairement sur les thématiques qui le concernaient directement. À la fin de sa carrière chez Apple, il ne le faisait plus du tout, car il savait qu’ils n’étaient plus pris en compte, alors que c’était le cas au début.

Bob Burrough évoque une interview de Steve Jobs réalisée en 1995 (lire : "Steve Jobs : The Lost Interview", un DVD à voir), dans laquelle le fondateur d’Apple expliquait sa vision, notamment en termes de recrutement. En particulier, le fait qu’il embauchait des gens compétents, non pas pour leur dire ce qu’ils devaient faire, mais pour qu’ils lui disent ce qu’il fallait faire. Ou encore le principe que les conflits entre employés étaient souvent une bonne chose pour améliorer une idée ou un produit.

Tout ceci est vrai, mais il y a un prérequis que Bob Burrough oublie peut-être un peu vite : pour qu’une organisation souple puisse fonctionner sans tomber dans le chaos, il faut une personne capable de trancher les débats et de faire avancer l’entreprise. Steve Jobs remplissait ce rôle régulièrement, et l’ancien employé d’Apple donne deux exemples qu’il a connus directement. Lors de la création du premier iPad, les prototypes intégraient deux connecteurs dock, un pour le mode paysage et un pour le mode portrait. L’idée étant que l’on pouvait placer la tablette dans n’importe quelle orientation, par exemple sur le clavier associé commercialisé à l’époque par le constructeur.

C’était une bonne idée sur le papier, mais qui posait de nombreux problèmes sur le plan matériel. Que devait-il se passer si un utilisateur reliait deux appareils en même temps ? Bob Burrough s’occupait alors des tests de l’appareil et il a signalé à Steve Jobs que ces deux connecteurs posaient de nombreux problèmes. La décision a été prise immédiatement de ne garder qu’un seul connecteur dock et c’est la norme depuis pour chaque tablette conçue par Apple.

Prototype d’iPad avec deux connecteurs Dock, vendu sur eBay en 2012.

Son autre exemple concerne l’iPod Nano de sixième génération, un modèle étonnant qui optait pour le design matériel d’un iPod Shuffle et l’interface d’un iPhone, a été développé avec deux options en tête. Si l’utilisateur le voulait, un paramètre permettait de quitter l’interface moderne inspirée par iOS pour retrouver une interface classique, inspirée par l’iPod Classic. Là aussi, Steve Jobs n’a pas hésité et il a tranché pendant le développement en faveur d’une seule voie.

À sa mort, personne au sein d’Apple n’a repris cette place. Tim Cook n’a pas voulu ou pu le faire, pas plus que Jonathan Ive, Phil Schiller ou un autre. C’est pour cette raison que l’actuel CEO a réorganisé l’entreprise, il fallait bien une organisation différente, plus stricte, pour que les décisions puissent être prises au quotidien.

avatar Link1993 | 

Scotty me manque :(

J’aimais bien ses passages sur scène ! :(

C’était vraiment la personne qui avait le plus gros charisme après jobs. Schiller en avait un aussi, mais sûrement en partie géré par Jobs je pense.

avatar arnaudducouret | 

Personne ne remplacera Steve Jobs et je pense que ce n'est pas le but chez Apple. L'ère Jobs est terminée et Apple a dû changer plutôt que de vouloir tenter d'imiter son co-fondondateur.

avatar Alberto8 | 

@arnaudducouret

Il faudrait peut-être qu’il recrute Elon Musk , voir même racheté Tesla avec Elon Musk dans ces bagages et donc lâcher Timou ... Apple a les moyens avec se qu’ils vont ramener comme liquidités de l’étranger, Elon Musk et le digne héritier de Jobs 🤩.

avatar arnaudducouret | 

Non ça c'est juste un fantasme selon moi.

avatar warkrave | 

@Alberto8

Exactement !!

avatar Giloup92 | 

Dun autre côté, on ne pas pas gérer l’Apple d’aujourd’hui (sans Steve Jobs) comme celle du temps du début de l’iPhone (avec Steve Jobs) avec beaucoup plus d’employés, de produits...

avatar NEWIPHONE76 | 

@Giloup92

Pas sûr qu’il y aurait eu autant de produits (cf. les iPhone en 2017) sous Jobs

avatar Terragon | 

Les gens pestent souvent mes Jobs est décédé... et il est irremplaçable. Tim à fait des erreurs, mais il a pris la meilleure voie selon moi pour l’entreprise. Là où il y a grandement matière à révolution, c’est la qualité des logiciels qui sont en déclin majeur depuis un bon moment.

avatar C1rc3@0rc | 

@terragon

Non Cook n'a pas pris la meilleure voie, il a juste un talent extraordinaire pour faire fructifier l'existant. Avec Oppenheimer puis Maestri, ils ont optimisé la rentabilité des produits conçus il y a 10 ans et ont augmenté les performances financières d'Apple. C'est certainement la voie la plus en friche sous Jobs, et la seule qu' ils ont exploité.
Le reste est de la responsabilité de Ive. Et la est le problème.

Faut il rappeler que ce switch d'une organisation horizontale ou la responsabilité et l'initiative se font au niveau de l'individu vers un modèle fortement hiérarchique et administratif a eu lieu lors de l'éjection de Jobs par Sculley en 85...

Ce que dit, Borrough, c'est pas tellement que sous Jobs c'était le far west mais qu'Apple était une société "intelligente", mode fonctionnement classique des startup et sociétés avancée, et que suite au putsch de Ive, Cook a permis une réorganisation fortement hiérarchique comme le sont les administrations et poles etatiques.

Ive decide, ordonne, et la communication se fait de manière descendante, sans interaction, ni remontée... conséquence, le système s'emballe, les problèmes s'accumulent, les employés n'ayant plus de pouvoir décisionnel a leur niveau agissent en fonctionnaires, et les catastrophes commencent a arriver alors que la direction vit isolée dans sa tour d'ivoire, appuyée sur ses dogmes...

Ce témoignage est remarquable et décrit parfaitement un cas d'école.

Le gros problème c'est que Cook ne peut pas ignorer l'histoire d'Apple et les années maudites qui ont commencé avec Sculley (la société a alors gagné beaucoup d'argent, mais les produits sont devenus de plus en plus mauvais) et s'est achevé quasi a l'agonie qui aurait été fatale si Apple n' avait pas alors racheté NeXT et remis Jobs a sa tête.

Il faut relire l'histoire et notamment se rappeler de l'effondrement de MacOS qui était devenu une baudruche farcis de gadgets et de reinventions de roues, des la multiplication des references et diversifications, et de l'errance de la direction qui avait laissé les clone mettre en evidence l'indigence du materiel d'alors.

Le hic, c'est que si l'histoire se répète, Jobs ne reviendra pas sauver Apple...

avatar Ielvin | 

@C1rc3@0rc

Scott ?

avatar cdp86 | 

@C1rc3@0rc

Apple est arrivée à un niveau financier tel qu’une faillite n’est plus envisageable. Quel que soit le nombre d’erreur, il y aura toujours quelques réussites suffisantes dans le lot, la finance fera le reste.

avatar ovea | 

@cdp86

«à un niveau financier tel»,
que la tartine est devenue si mince,
«qu’une faillite n’est plus envisageable»,
mais une déconfiture est certaine.

C'est le sort de toute industrie,
quel que soit sont niveau de financiarisation*

* tiens tiens … encore et encore, un mot qu'Apple ne connaît pas en français, enfin si on en croit son dictionnaire qui est définitivement très très mince et fermé sur ordre du grand conseil d'étage de la marasmetrature de la société d'Appel.

avatar C1rc3@0rc | 

@ cdp86

C'etait la reputation de Lehman Brothers... Et aujourd'hui l'activité commerciale d'Apple tient massivement sur l'iPhone et minoritairement sur l' iPad, le reste est anecdotique.

Toute la question est de savoir si Apple peut survivre a l'iPhone. Si Apple devient une societe purement financiere, et elle en a les moyens, oui.

Par contre ce que demontrent les 6 dernieres annees c'est qu'Apple n'est pas capable de produire un remplaçant au Mac, a l'iPad ou a l'iPhone - produits conçus avant 2010 donc - qui soient des relais, non pas de croissance, mais commerciaux. Et le fait est qu'Apple vit uniquement des rentes et des ventes de ces produits conçus sous Jobs. Le reste c'est anecdotique ou pas rentable.

avatar pocketalex | 

"C'etait la reputation de Lehman Brothers..."

une banque qui a massivement investit dans des produits financiers pourris vs un constructeur de téléphones et d'ordinateurs ... quelle magnifique comparaison

"Toute la question est de savoir si Apple peut survivre a l'iPhone"

ok, on est chaud bouillant pour les délires là. Je sens que cette fois encore, ça va être du lourd

"Si Apple devient une societe purement financiere"

cool, on est bien parti

"Apple n'est pas capable de produire un remplaçant au Mac, a l'iPad ou a l'iPhone"

Yesss LE reproche ultime : Apple n'est pas capable de concevoir un produit novateur, révolutionnaire, qui va s'arracher et se vendre par milliard.
Bon, les autres entreprises aussi, mais c'est un détail que l'on va vite oublier.
Quel produit ? aucune idée, mais de toute façon, c'est à Apple de l'inventer et tant qu'ils ne l'ont pas inventé, ils sont EN FAUTE. des incapables !!!
J'adore les gens qui critiquent tel entreprise ou telle personne, démontrant qu'il/elle n'est pas capable de révolutionner l'histoire humaine, de sauver le monde et Cie
Du lourd, je vous avait dit

"Apple vit uniquement des rentes et des ventes de ces produits"
Apple fait des ordinateurs et des smartphones ? non ils vivent de la rente de leurs produits
Et samsung ? Et LG ? Et Sony ? Et Huawei ? Eux c'est différent, ils font des ordinateurs et des smartphones.

"Le reste c'est anecdotique ou pas rentable"
C'est sur, des bilans trimestriels à 20 milliards de bénéf', les secteurs qui font que 3 ou 4 milliards, c'es des miettes. Des broutilles. Mieux : de l'insignifiant !

Tu m'as fait ma soirée toi

avatar YSO | 

@C1rc3@0rc

Je partage totalement ton analyse sur l'histoire qui bégaie (et de la déclinaison de gadgets plus ou moins utiles mais surtout non aboutis).Mais Jobs n'est plus là pour être rappelé et venir apporter un éclairage, une vision novatrice / salvatrice.

C'est la problématique de technocrates du business qui ne risquent pas car on ne leur a appris qu'à optimiser, par à créer ni avoir une vision claire.
"Donnez le Sahara à des technocrates, dans 2 ans ils devront faire un crédit pour racheter du sable" disait Coluche. Ce n'est pas faux.

À sa décharge, Tim est le moins mauvais à la tête pour maintenir pérenne la Ste. Mais il lui manque un visionnaire (ce qu'était Jobs qui décidait et Cook qui pilotait financièrement), et en regard de cet article des circuits retour en boucle courte, une analyse transverse.
Ce que présente cet article c'est qu'il est très dur de monter une structure conséquente (hardware, software) pour différents produits (Mac + iMachins) avec 2 OS (voir plus) en mode starttup.
Il faut un pilote avec une vision claire (ce qu'était Jobs) et un aplomb quasi dictatorial (ce qu'etait Jobs) pour ne pas faire dévier le projet.
Dans le cas contraire, vous avec une somme de silots indépendants (des tuyaux d'orgues) qui ne se parlent plus et se toisent. Sans coordination transverse, vous courez à l'échec.
La solution du technocrate va être de sacrifier à terme ce qu'il juge de moins rentable : le Mac et MacOSX et pousser à l'adhésion de l'iPad Pro + iOS.
En passant par une transition (sorte d'émulateur) en rapprochant (faisant converger) les 2 OS.
Ça vous rappelle quelque chose ? 😏

L'alternative (pour moi) intelligente serait de faire un pilotage serré avec Tim+Ive+ ceux de la division logicielle et de trouver (dehors ?) quelqu'un qui "sent" l'évolution. Pas un illuminé, pas un financier. Mais ça ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval. Et qu'il y ait une concertation entre divisions. Sinon c'est la fin assurée.

avatar C1rc3@0rc | 

@YSO
«"Donnez le Sahara à des technocrates, dans 2 ans ils devront faire un crédit pour racheter du sable" disait Coluche. Ce n'est pas faux. »

Le souci c'est que ce ne sont pas des technocrates qui dirigent Apple, ce sont des financiers et une diva de la planche a dessin.

Cook et Maestri font tres bien leur travail et c'est sur eux que reposent la reussite financiere et commerciale d'Apple.

Ive est une catastrophe en terme de conception. Et c'est sur lui que repose l'effondrement des produits Apple et de l'ADN d'Apple.

Il y a 2 solutions:
- trouver un Jobs nº2 capable de remettre Apple en organisation horizontale et tenir les renes et tenir Ive en laisse.
- restructurer Apple en 2 poles, l'un "financier" et l'autre "conception", avec pour le pole conception des equipes de marketeux, d’ingénieurs et d'ergonomes... et mettre le pole design sous ces deux poles limités a la réalisation "esthétique" des produits décidés et conçus par le pole conception et validé par le pole financier.

Ive a fait la preuve de son incompétence a concevoir des produits cohérents et fonctionnels et pire encore, des produit contenant l'ADN Apple. C'est un fait.
Il est certainement un bon designer, un bon dessinateur industriel, mais c'est pas un concepteur et encore moins un stratège visionnaire...

avatar YSO | 

@C1rc3@0rc

Et comment appelles-tu des financiers sinon des technocrates de la finances qui répliquent des préceptes reçu en école et qui n'ont aucune connaissance du terrain.

Le pb c'est qu'il leur faut un homme fort qui ne les mène pas dans le mur. Un homme qui a une vision claire.
Derrière, un staff qui sait décliner la vision en axes de travail, des réunions en boucle courte de concertation (histoire de ne pas avoir d'écart et constater la convergence hardware/software), de la concertation (transverse), une division design qui s'adapte et non qui contraint (et surtout restreint) et les financiers qui suivent et déterminent les seuils.

Le pb de prendre un Elon Musk, c'est qu'il va vouloir imiter "le Père ", l'idole à laquelle la presse le compare.
Pas bon. Meilleure façon de tuer la boîte.

Ce qui a fait la force de Jobs (lors de son retour en 1997) c'est qu'il a assez mûri par ses échecs.
Musk est encore dans la phase 82/85 de Jobs.

Tim maintient la boutique, mais il faut que l'ensemble des adjoints responsables de leur partie s'accordent.
On verra bien comment cela se matérialisera à la "naissance" du futur MacPro (qui doit remplacer la "poubelle noir") : tant du côté évolution techniques (novatrices) que fiabilité et ergonomie mais également OSX.
On nous a dit d'attendre jusqu'à 2019, ils ont une épée de Damocles au dessus de la tête : s'ils se ratent là dessus, ils affichent clairement leur incompétence à se remettre en cause et à se réinventer.
Et donc en interne : à s'entendre.

avatar 1515julian | 

Peut être que ceci explique la raison du bordel que nous avons chez Apple depuis quelque années... Le Mac qui part dans tout les sens avec des choix injustifiés (Touch Bar, Clavier papillon trop fin, donc rehaussée, que du USB-C..) en passant par l’iPhone ou l’ont ajoute un 3D Touch qui est intéressant mais très mal exploité en soit (donc 2 choses différente qui s’opposent, le Team Hardware et Software), le retrait de la prise Jack et un manque de boulot au niveau du design pendant 3 et presque 4 ans. L’iPad également est passé par là : Un iPad 4 qui sort 6 mois après le 3 en lui ajoutant une prise Lightning (comme si on l’avait oublié ou alors il y avait un problème technique pour l’installer) avec un petit surplus de puissance. Limite je me dis qu’il faudrait repartir de zéro. Présenter TOUTES les nouveautés sur une WWDC par exemple ou alors une Keynote spécial du genre « Re-inventing the base of everything ». Mais bon à mon avis on est reparti avec ce genre de choses pour les 3 prochaines années. A moins que l’iPhone X est mis la tendance vers la nouveauté et que cela permette de faire suivre toute le reste d’iOS d’une façon clair et net (nouveau nom, OS, design en accord, etc). J’ai du mal à y croire quand même... Tim prend ta retraite et laisse Craig prendre les rennes!

avatar Lestat1886 | 

@1515julian

« L’iPad également est passé par là : Un iPad 4 qui sort 6 mois après le 3 en lui ajoutant une prise Lightning »

C’était pas sous steve jobs ca?

Et la prise Jack Jobs l’aurait peut-être sûrement fait aussi, de même pour l’usb c. On ne peut pas savoir mais ce genre de transition a toujours été faite par Apple

avatar 1515julian | 

@Lestat1886

iPad 1 2010
2 en 2011
3 en 2012 (mars)
4 en 2012 (octobre)

Steve est mort le 5 octobre 2011, donc non était déjà parti.

Oui bien sûr, mais ce que je veux dire c’est qu’on nous enlève les prises les plus importantes au détriment de la finesse et de la place à l’intérieur. Du coup tout ce qui est gros (iPad et iMac) garde son attirail. La prise jack est toujours sur l’iPad, malgré le fait que Apple ai dit que c’est une pièce qui date de 20 ans bla bla bla... et l’iMac à toujours son gros bloc Ethernet... Donc soit vous suivez tout et vous nous faites quelque chose de clair ou soit vous laissez tout tel quel. Mais faites pas un charabia comme maintenant. 🤦🏼‍♂️

avatar Lestat1886 | 

@1515julian

L’ipad 3 devait être en Developpement de son vivant quand même. Ca prend plus d’un an

avatar 1515julian | 

@Lestat1886

Oui mais alors justifie moi la raison d’avoir sorti un 4 6 mois après ? La prise Lightning était largement terminé quand le 3 est sorti..

avatar Lestat1886 | 

@1515julian

Ca c’était clairement une arnaque pour ceux sui ont acheté le 3. Il y avait surtout je crois un gpu sous-dimensionné pour l’écran Retina dans l’ipad 3. Pourquoi ils l’ont sorti? Je ne sais pas 🤷🏻‍♂️

avatar pat3 | 

@Lestat1886

"Ca c’était clairement une arnaque pour ceux sui ont acheté le 3. Il y avait surtout je crois un gpu sous-dimensionné pour l’écran Retina dans l’ipad 3. Pourquoi ils l’ont sorti? Je ne sais pas 🤷🏻‍♂️"

J’adore ce délire pur MacG sur l’iPad 3. J’en ai un qui tourne toujours comme une
horloge depuis 2011. Un peu plus lent maintenant mais rien de rhédibitoire, et sous iOS 10. Et ma fille le met à rude épreuve (jeux, caméra, vidéos Youtube, etc.).
Mais la légende urbaine continue : parce qu’Apple a proposé l’ipad 4 six mois plus tard,l’ipad 3 était un mauvais iPad…

avatar pocketalex | 

@pat3

ici, tout est bon pour démontrer à quel point Apple c'est n'importe quoi, qu'ils se foutent de la gueule des consommateurs avec des produits de merde.

Deux armes très utiles pour cela : la mauvaise foi et la désinformation

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