Chez Apple, la recette de Tim Cook est au point

Mickaël Bazoge |

« L'innovation est bel et bien vivante à Cupertino ». C'est un Tim Cook en grande forme qui a reçu Bloomberg pour un long article en forme de mise au point. « S'il persistait des doutes, je pense que nous les avons balayés », estime-t-il, son Apple Watch au poignet. C'est que le CEO, qui a définitivement pris les rênes de l'entreprise il y a trois ans (après avoir assuré quelques remplacements longue durée pour un Steve Jobs malade), avait beaucoup de choses à prouver, notamment sur sa capacité à impulser l'innovation au sein d'Apple. L'Apple Watch, qui fait rentrer le constructeur dans un tout nouveau secteur à cheval entre les industries de l'horlogerie et celle du luxe, est la conséquence du travail de fond effectué par le CEO — car même si l'ADN de Steve Jobs « infuse » dans l'Apple Watch, le développement de la montre connectée a débuté après la disparition du fondateur d'Apple, sous la férule de Tim Cook donc.

Crédit Geordie Wood/Bloomberg.

« Je me sens sacrément fier de travailler dans l'équipe de Tim », assure Eddy Cue, le grand patron des contenus chez Apple. « Si [Tim] reçoit un peu de reconnaissance de la part du monde extérieur, c'est super. Il mérite beaucoup plus que ce qu'il va recevoir ». C'est Steve Jobs lui-même qui a consacré Tim Cook, son bras droit, au poste de CEO. « Même si Tim a accepté la responsabilité d'être le CEO avec beaucoup d'enthousiasme, il a été freiné par un sens très profond du deuil. Cela a rendu la transition difficile, pas seulement pour Tim mais aussi pour tout le monde », raconte Bob Iger, patron de Disney et membre du conseil d'administration d'Apple. Tim Cook « avait beaucoup à prouver ».

Dans les premiers mois du magistère Cook, il y a eu un peu de flottement parmi les équipes d'Apple, habituées à travailler en silo avec à sa tête, un Steve Jobs dont la vision s'imposait à tous. Le déclic est arrivé fin 2012, lorsque le patron a assis son autorité en se débarrassant de Scott Forstall et en remaniant les différentes branches éparpillées de l'entreprise afin de mieux faire travailler tout le monde ensemble. S'il est dans la nature du CEO de fonctionner de manière collaborative, c'est également un impératif stratégique au moment où « les lignes entre le matériel, le logiciel et les services sont floues ou en train de disparaître » : le fonctionnement en silo, où chacun travaille dans son coin sans se préoccuper de l'autre, est terminé.

La seule manière de s'en tirer, c'est de bien travailler tous ensemble. Et pas seulement de bien travailler tous ensemble, mais de pratiquement fusionner les équipes entre elles afin qu'on ne puisse pas dire avec qui telle ou telle personne travaille. Tout le monde est concentré sur la super expérience dans laquelle on ne voit pas que le côté fonctionnel des choses.

Les conséquences de ce travail en commun commencent à sourdre, qu'on songe par exemple à Continuité qui fait fonctionner ensemble iOS et OS X (enfin, quand Yosemite sera disponible). « Nous n'aurions pas pu avoir ça avec l'ancien modèle », explique Cook. Ces nouveautés sont la raison qui explique « pourquoi nous existons. Les choses que nous devrions faire chez Apple sont les choses que les autres ne peuvent pas faire ». Des réunions sont désormais organisées entre les cadres des finances et des opérations, des ingénieurs, des designers, … afin de mettre sur pied les feuilles de route destinées aux partenaires-clé de l'entreprise. Tim Cook met toujours la main à la pâte dans les domaines où il est particulièrement capé, comme celui de la gestion de la chaîne d'approvisionnement.

Tout n'est évidemment pas parfait : Apple a échoué jusqu'à présent à offrir une expérience simple et efficace pour ses services en ligne — iCloud, ses pannes à répétition et son manque de cohésion, le fiasco Plans ou encore Siri encore perfectible…

C'est pourquoi Apple Pay a été bordé de près : si des photos intimes peuvent être volées avec un peu d'ingénierie sociale appliquée à iCloud, que dire alors d'informations bancaires ! Jennifer Bailey, vice-présidente d'Apple, est en charge de ce dossier très sensible; elle a commencé à discuter avec les banques et les sociétés de cartes de crédit en début d'année dernière. Apple « a la vision du fonctionnement et la vision de la manière simple dont tout doit fonctionner », explique James Anderson de MasterCard. Niveau sécurité, Apple met à profit son capteur Touch ID qui semble avoir été conçu avec ce système de paiement en tête (lire : Apple Pay rebat les cartes bleues).

L'ouverture nouvelle d'Apple

Tim Cook a fait évoluer Apple vers une entreprise plus ouverte vers les autres. Dans la « vieille » Apple, il fallait « juste être silencieux, se taire, ne parler que des choses qui sont terminées », explique le CEO. « Mon point de vue est que cela ne fonctionne pas pour les choses qui impliquent la responsabilité sociale… Je veux être 100% transparent » — une transparence qui ne s'applique pas à la feuille de route des futurs produits d'Apple, évidemment. C'est ce qui explique les rapports sur la diversité, la responsabilité sociale des sous-traitants, ou l'environnement.

Malgré le poids et la surface d'Apple, Tim Cook sait également reconnaître quand l'entreprise n'est pas suffisamment pertinente sur un marché. C'est pourquoi la Pomme est allée chercher IBM pour aborder le secteur des entreprises… et trouver des débouchés pour l'iPad dont les ventes durant les deux derniers trimestres ont connu une baisse sensible. Pour Cook, ce partenariat est « le deal parfait ». « Je ne veux pas 100 000 personnes qui font du conseil »… tout comme IBM n'irait pas lancer une smartwatch (« ce serait horrible », plaisante t-il)… Chaque partenaire a ses forces qu'il met au service de l'autre.

La relation avec les opérateurs téléphoniques a souvent été orageuse depuis 2007 et le lancement du premier iPhone. Avec Tim Cook, les choses se sont un peu apaisées, même si le constructeur peut toujours se montrer cachottier ou imposer son point de vue. « Tim est un rude négociateur », confirme Glenn Lurie, le CEO d'AT&T. Mais « c'est quelqu'un de très cohérent, et c'est ce qui facilite le business avec lui ».

Cette ouverture vers des partenaires s'incarne également par l'embauche de nouvelles têtes dont l'informatique n'est pas le premier métier : les embauches de Patrick Pruniaux de Tag Heuer, de Paul Deneve d'Yves Saint Laurent, ou encore d'Angela Ahrendts de Burberry montrent qu'Apple veut désormais aller au delà de sa zone de confort. Cela apporte « de l'expérience, des compétences, une perspective », explique Susan Wagner, directrice du fonds d'investissement BlackRock et membre du conseil d'administration d'Apple.

Ce besoin d'ouverture n'a jamais été aussi clair qu'au moment de l'acquisition de Beats. Tim Cook « est à l'aise avec l'idée de dire "nous avons besoin d'aide ici" », déclare Jimmy Iovine, « et il va chercher ailleurs pour obtenir cette aide ». L'achat du constructeur de casques et créateur du service de streaming Beats Music s'inscrit dans cette logique. « L'industrie du disque a désespérément besoin d'un système de distribution qui soit aussi irrésistible que la musique », poursuit le vieux routier du secteur.

Si Apple s'ouvre, Tim Cook reste tout de même entouré par les historiques : « Beaucoup d'entre nous chez Apple sont ici parce que nous adorons les produits », déclare Phil Schiller, qui rassure : l'équipe est en place pour rester… même si l'embauche de Marc Newson auprès de Jony Ive a été interprétée par certains observateurs comme une manière de garder Ive à Cupertino. Pour l'anecdote, le designer a également racheté à Laurene Powell, la veuve de Steve Jobs, son jet privé (avec un rabais). Ive avait aidé à redécorer l'intérieur du Gulfstream pour Jobs : voilà au moins une chose qu'il n'aura pas à refaire.

Apple à l'heure de la Watch

« L'Apple Watch est sans doute un des projets les plus complexes auquel j'ai participé », indique Jony Ive dont l'accoutrement (t-shirt, lunettes pendantes, pantalon négligé) évoque au rédacteur de Bloomberg « le gars qui répare l'évier ». L'habit ne fait pas le moine : Ive est aujourd'hui un des designers les plus connus et respectés au monde. Et l'Apple Watch l'a occupé durant trois bonnes années, avant même que les produits « prêt à porter » soient à la mode dans la Silicon Valley. La montre connectée d'Apple est le premier produit du constructeur qui en appelle plus au passé qu'au futur. Jony Ive s'est immergé dans l'histoire de l'horlogerie. Apple a invité des historiens des montres à Cupertino, dont l'auteur français Dominique Fléchon, un expert dans le domaine. « L'évolution des technologies va rendre l'Apple Watch très rapidement obsolète », prévient-il.

Ive explique que la montre en tant que telle a mis des siècles avant de s'accrocher au poignet. « Il est clair que le poignet est l'endroit idéal pour cette technologie ». Un an après le lancement du développement du projet, l'équipe a commencé à tourner autour de ce qui est devenu la fameuse « couronne numérique » qui permet de naviguer au sein du contenu de la montre, remplaçant ainsi en grande partie le besoin de manipuler l'écran de la montre.

Durant l'été 2013, Tim Cook a voulu accélérer le rythme de développement de la Watch. Le CEO a demandé à Jeff Williams, son vice-président aux opérations, de superviser la conception de l'appareil. Il a formé une grande équipe composée de centaines d'ingénieurs, de designers et de spécialistes du marketing. Une partie des mille ingénieurs en charge du développement des processeurs ont mis au point le S1 qui bat au cœur de la montre, les scientifiques versés dans les algorithmes ont développé des moyens d'améliorer la précision du cardiofréquencemètre, tandis que les spécialistes des métaux, ceux-là même à qui l'on doit les châssis des Mac et de l'iPhone, ont bûché sur l'alliage en or (18 carats) du modèle premium de la Watch. Tout cela sous la supervision de Williams qui ressemble beaucoup à son patron (le « Tim Cook de Tim Cook », comme le surnomme Bloomberg).

« Nous voulons fabriquer les meilleurs produits au monde », déclare Williams pour expliquer l'absence de l'Apple Watch pour les fêtes de fin d'année. « Un de nos concurrents en est à sa quatrième ou cinquième tentative, mais personne ne porte [ses montres] », tacle t-il en direction de Samsung. « Nous aurions pu lancer notre montre beaucoup plus tôt », reprend Cook. « Mais honnêtement, pas avec le niveau de finition, de qualité et d'intégration [des modèles actuels] ». Quant au prix, Cook aurait voulu qu'il soit plus abordable, mais pas au point de sacrifier les marges de l'entreprise — le CEO évoque néanmoins la possibilité pour les employeurs, désireux de payer moins cher les assurances santé de leurs employés, de subventionner l'achat de montres (lire : iWatch : bracelet prévenant ou menotte numérique ?).

Malgré ses limitations (quid de l'autonomie ?), cette première génération de montres a vocation à connaitre de nouvelles itérations. « Ce n'est que le début », annonce Cook, qui voit dans la Watch un moyen pour les consommateurs de mieux gérer leur santé, commander leur téléviseur et objets de tous les jours, bref… améliorer la vie quotidienne. Le vrai test pour l'Apple Watch — et pour son principal animateur — se déroulera durant la commercialisation du produit, début 2015. « Vous ne pouvez pas savoir [si ce sera un succès] après le premier jour ou le premier week-end », explique le CEO. « Avec ces produits nouveaux, ce n'est pas comme un film, où vous savez dès le premier week-end à quoi vous attendre ». Comme un film peut être éjecté de l'affiche en cas de flop, Tim Cook jouera une partie de son destin lors du lancement du premier produit de son ère chez Apple.


avatar aldomoco | 

Où sont les mouillettes ?

avatar finaleSportivo | 

Cook est un super patron. Pas évident tout le travail qu'il a fait après la disparition de Jobs.

avatar Doctomac | 

"Apple a échoué jusqu'à présent à offrir une expérience simple et efficace pour ses services en ligne — iCloud, ses pannes à répétition et son manque de cohésion, le fiasco Plans ou encore Siri encore perfectible…"

C'est une phrase très simpliste et très peu argumentée. Les pannes d'icloud sont pas si fréquentes que ça et ne touchent finalement qu'une faible proportion d'utilisateur ; je voudrais bien que vous m’expliquez ce que vous entendez par manque de cohésion ; Plan a été un fiasco (médiatique) à ses débuts mais je signale quand même que l'app a fait de gros progrès depuis son lancement et que fin de l'année 2013 on estimait que 35 millions d'utilisateur iOS préfèrent Plan à Google Maps.....c'est un sacré fiasco.

avatar The F0x | 

35 millions.... c'est justement le probleme quand tu te base sur un parc de 350 a 400 millions de devices iOS à la fin 2013, ça veut quand meme dire que plus de 9 utilisateurs sur 10 ont fait l'effort d'aller installer et d'utiliser un autre outil que celui fournis par defaut, donc un taux d'utilisation de 10% pour un outil installé sur presque 100% du parc c'est pas vraiment glorieux non plus.

avatar debione | 

"L'Apple Watch, qui fait rentrer le constructeur dans un tout nouveau secteur à cheval entre les industries de l'horlogerie et celle du luxe,"

Faudrait expliquer en quoi l'Apple watch fait partie du secteur horloger: Soit on prend le mot horlogerie dans son sens littéral (L'horlogerie regroupe les techniques permettant de fabriquer des instruments permettant de mesurer le temps) mais à ce taux la le mac pro aussi fait partie de l'horlogerie, tout comme l'iPhone, du coup l'expression ne veut un peu rien dire, soit on prend le mot horlogerie dans son sens technique, et la l'Apple Watch n'a strictement rien d'horloger (pas plus que la gourmette du petit neveu).
Après faudra m'expliquer en quoi c'est à cheval sur le luxe... L'Apple Watch n'a rien de luxueux, dans son modèle de base ce n'est même pas du premium , tout juste du bas de gamme si l'on considère cela comme un bijou ou une montre. Le premium dans le monde de ce qui peut se porter au poignet, c'est plutôt aux alentours de quelques milliers d'€, le luxe on rajoute un 0.

Bref, c'est un peu le problème actuellement, l'Apple Watch est un bracelet connecté, qui peut être très utile, mais qui n'a rien à voir avec de l'horlogerie ou du luxe... Le présenter ainsi me fait penser à quelqu'un qui ne maîtrise pas du tout son sujet, car la comparaison est assez "foireuse" quand des deux aucuns ne se révèle corrects.

avatar Doctomac | 

"Après faudra m'expliquer en quoi c'est à cheval sur le luxe... L'Apple Watch n'a rien de luxueux, "

Quand Apple dévoilera le prix du modèle Edition, tu comprendras.

avatar debione | 

A moins que l'on tape dans les modèles unitaires, peint à la main qui vont se balader au-delà des 10'000€, une montre à 1-5000€ c'est du premium, le luxe c'est à coup de 10'000.- Bien que cela évidement dépend des revenus... Pour un Laotien, une swatch à 100.- c'est du luxe...

Et quand bien même, les modèles qu'ils espèrent vendre ne sont pas ceux-là, mais bien les modèles présentés... Du coup, c'est bien de l'entrée de gamme niveau prix qui est visé, et l'Apple Watch dans son sens premier c'est un truc d'entré de gamme, pas dans les bracelets connecté ou on serait plutôt en haut, mais face à l'horlogerie, puisque c'est bien à cela que fait référence l'auteur

avatar Doctomac | 

Je crois que tu exagères un peu. Certaines Rolex se négocient autour de 5000 dollars et je pense qu'une montre Rolex est considérée comme un objet de luxe. À tel point que si tu n'en as pas une à 40 ans c'est que tu as raté ta vie lol.

http://forums.watchuseek.com/f23/rolex-worth-its-weight-gold-568254.html

L'Apple Watch Edition, une authentique or 18 carat, devrait se négocier autour de 5000 dollars voir un peu mois ou un peu plus, on verra.

avatar debione | 

Non, non, vraiment je n'exagère pas. Une Rolex à 5000.- c'est fait pour les branleurs, pour montrer que l'on a les moyens, que l'on a réussi. Seulement voilà dans le monde de l'horlogerie, la Rolex à 5000.- c'est tout juste si c'est considéré comme de l'entrée de gamme dans le luxe.
Le luxe dans l'horlogerie, c'est comme le luxe dans les bijoux ou dans la mode... Un manteau de luxe ça se compte pas en centaines, mais en milliers €....

avatar xx-os | 

Excuse moi, mais les seuls Rolex les plus prisées et les plus modes sont entre 5000 et 10000 €... les Submariner et les Daytona... Et tu pourras dire ce que tu veux, ce n'est pas considéré comme de l'entrée de gamme de luxe... Tout collectionneur se doit d'en avoir une ou deux, mais n'aura jamais de complexe à les porter...
Quand tu pars en vacance et que tu as une jolie collection, pour faire de la plongée ou trainer dans le sable, en général, tu ne prends pas ta collection, mais tu en prend une petite, suisse souvent même une swatch, bien que ta collection valent des 10zaine ou des centaine de milliers d'euros...
Dans cet ordre d'idée, je ne vois pas le souci de porter dans certaines configuration une Apple Watch... en tout cas, moi, ça ne me dérangerait pas... Et j'en ai quelques unes de valeur... (de la Panerai à la Breguet...)

avatar joneskind | 

@debione :

On va dire qu'à 350 balles la montre, l'AppleWatch fait partie du luxe de la classe moyenne. Faudrait que tu regardes de plus près la définition du mot luxe. On est bien plus proche d'une valeur relative que d'une valeur absolue. On est dans le luxe quand on va au delà de ses propres besoins.

Pour ce qui est de l'horlogerie, là encore tu chipotes. Il n'est pas question de comparer au sens littéral la montre mécanique au bracelet intelligent comme on comparerait l'horloge du beffroi au Mac Pro, mais bien de comparer l'espace et la fonction.

Les deux se portent au poignet, les deux donnent l'heure, les deux représentent un certain budget - abordable pour certains, luxueux pour d'autres, les deux sont des objets représentatifs de la personnalité du porteur.

Donc quoi que tu dises pour tourner autour du pot, ils entrent bel et bien en concurrence sur un marché, une fonction, une image et un espace communs.

Si t'as un budget limité, que t'es à poil et que tu dois choisir entre une tenue fonctionnelle et une tenue de soirée, tu prends pas la tenue de soirée.

avatar marenostrum | 

luxe veut dire en latin excès. une montre en or, peu importe le prix, c'est du luxe.

avatar John Maynard Keynes | 

@ marenostrum

C'est un peu plus compliqué que cela ;-)

avatar chezyom | 

Complétement raison !!!! Et c'est pas parce qu'il y aura un modèle en or que ça changera la donne !

avatar bugman | 

@debione :
Je partage ton point de vue.

avatar Bruno de Malaisie | 

Excellent article. T. Cook a des qualités humaines que S. Jobs n'avait pas. Et vice versa.
Apple n'en finit pas d'inventer notre futur.

avatar Bruno de Malaisie | 

Une excellente manière de signifier aux gens qu'Apple, ce n'est pas si cher que cela;)

avatar malcolmZ07 | 

belle article ! merci macg

avatar davideec | 

La nouvelle expression: "mettre la main à la pâte (à modeler)"
:)

avatar MacRôt | 

Le vrai rapport avec l'horlogerie, c'est que ça se porte au poignet.
Car il n'y a pas de place au poignet pour une montre classique, fut elle de luxe, plus une montre connectée...

Donc si on décidé qu'une montre connectée a suffisamment d'avantages pratiques pour être portée au poignet, il va falloir se poser la question de la montre (qu'on la voie en tant qu'objets d'horlogerie ou pour certains, de luxe).
Pour ma part, l'Apple Watch me semble encore trop dépendante de l'iPhone pour mériter de déloger une montre qui, bien loin d'être un objet de luxe au sens que vous lui donnez, est pourtant très esthétique (copie de musée d'une montre du XVIII à mécanique banalement actuelle) et à valeur de cadeau (plus important que le luxe à mes yeux, mais chacun ses valeurs, je ne remets pas les vôtres en cause).
Mais je ne doute absolument pas que dans quelques générations, nos iPhones nous sembleront encombrants, et que nos montres pourront rendre de signalés services. À ce moment, il faudra bien choisir en horlogerie, luxe d'une part, et montre connectée d'autre part.
Apple à bien dû comprendre que ce remplacement ne se ferait pas sans tenter de proposer une alternative un peu luxe au vrai luxe.

Un peu luxe, car les vraies montres de luxe sont faites pour durer. Une montre connectée perdra son intérêt 3 ans plus tard... Alors, le boîtier 18 carats!!!

avatar debione | 

Je connais passablement de personne qui portent déjà 2 montres... (en vivant dans un pays horloger, c'est vraiment pas rare).
Les gens ayant des montres de luxes ne les laisseront pas tomber pour un truc à quelques centaines de dollars... Je vois mal un gars dire: "Tiens je vais laisser ma Vacheron Constantin, je vais plutôt aller signer ce contrat avec mon bracelet connecté".
Ils auront les deux, pour beaucoup porteront les deux.

Il ne faut pas sous-estimer le look, peu d'entreprise feront confiance pour des hautes responsabilité au geek moyen habillé décontracté avec sa montre connectée... Par contre le type qui arrive en costard, avec une belle montre mécanique, part avec une longueur d'avance, même si capacités sont largement inférieures il partira avec un avantage.

avatar joneskind | 

@debione :

Les mecs capable de se payer 12 chevaux et un carrosse plaqué Or ce sont dit la même chose en voyant la bagnole de Ford.

"Je vais abandonner ce sommet de l'industrie carrossière à mille ans de salaire de péon pour cette vulgaire boite en fer sans âme et incapable de brouter"

T'as vu où ça nous a mené. Suisse ou pas.

avatar majipoor | 

C'est ça que beaucoup ne comprennent pas lorsque l'on parle des menaces encourues pour l'industrie horlogère Suisse: il ne s'agit pas de concurrencer des montres à complications à 50000CHF, mais de concurrencer la place prise au poignet.

Et quand on voit que dès la première version, Apple sort une montre en or massif, on comprends que leur stratégie n'a rien à voir avec la stratégie habituelle: c'est un autre marché qu'ils abordent avec l'Apple Watch.

avatar joneskind | 

@majipoor :

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avatar pommecroquee | 

Plus je la vois, plus je l'apprécie cette Apple Watch. J'espère qu'elle se vendra, au moins pour récompenser le travail des équipes de T. Cook ainsi que lui même.

avatar Nordlaser | 

"mieux gérer leur santé, commander leur téléviseur"

Ces deux points vont très biens ensemble.

avatar joneskind | 

@Nordlaser :

Si ils utilisent leur AW pour éteindre leur TV oui ^_^

avatar FreeDa | 

Et bien à titre perso, Cook est peut être un bon patron, mais ce n'est pas un bon patron qui m'a fait aimé Apple, c'est un bon visionnaire. Du coup Apple, avec un bon patron, devient une simple société, surtout dirigée à présent par un bon designer... C'est bien ce qui fait qu'apple est plus pauvre ces derniers temps... N'importe quel bon patron à la place de Cook ferait l'affaire.

Apple est redevenu ce qu'elle était avant qu'elle n'appelle Jobs au secours avant les années 2000. On sait ce que ca a donné...

avatar majipoor | 

"Apple est redevenu ce qu'elle était avant qu'elle n'appelle Jobs au secours avant les années 2000. On sait ce que ca a donné...

Tu n'as pas du vivre personnellement l'époque en question, sinon tu verrais que ça n'a rien à voir.

avatar John Maynard Keynes | 

@majipoor

Tu n'as pas du vivre personnellement l'époque en question, sinon tu verrais que ça n'a rien à voir.

Ce n'es pas improbable quand on peut produire des analyses inepte sur ce qu'il se passe aujourd'hui on est capable dans produire du même ordre sur le passé.

avatar John Maynard Keynes | 

@FreeDa

M'est avis que le niveau de ta légitimité pour proférer ce que tu avances est de l'ordre de la température rectale d'un cadavre d'ours sur la banquise.

avatar kayabis | 

@John Maynard Keynes :
Après les moules et les lapins, l'ours polaire. Mais tu nous l'a déjà sorti celle-ci! (Un peu de renouvellement?) Je remarque que tu as un rapport particulier avec les animaux...

avatar finaleSportivo | 

@John Maynard Keynes :
tu fais pitié à sniper les autres, en plus t'es vannes sont pourries.

avatar John Maynard Keynes | 

@finaleSportivo

A chacun ses source d'apitoiement :-)

avatar Bigdidou | 

@finaleSportivo :
Ben j'ai bien aimé l'ours sur la banquise, pour une fois.
Mon côté rectal, certainement.

avatar rikki finefleur | 

jmk
Le jour ou tu n’essayeras pas d'insulter ou de rabaisser les gens en permanence sur ce forum préviens nous !!
Les maladies cela se soignent..

avatar John Maynard Keynes | 

@rikki finefleur

Ce qui est insultant c'est de se permettre de tenir de tel propos sur Cook, ce que tu appels rabaisser n'est que remettre à sa juste place ce qui n'est en rien infamant.

La critique demande un minium d'effort pour être légitime et nous en sommes loin avec les propos du type de celui auquel je réagissait.

Toujours surpris par cette propension à considérer que la liberté d'expression consiste non pas à avoir le droit de s'exprimer, mais à considérer qu'il ne peut y avoir aucune conséquence au fait de s'exprimer.

Quand tu produis un propos la moindre des choses c'est de l'assumer et d'assumer les réactions qu'il peut produire.

Pour toi on a le droit de dire strictement n'importe quoi sur les entreprises, l'économie, les stratégies et les dirigeants, mais absolument pas celui de pointer la vacuité insultante de ses attaques du doigt ?

Décidément fort étrange :-(

avatar FreeDa | 

@John Maynard Keynes :
Cela me fait beaucoup rire les gens qui parlent de légitimité lorsque tout ce qu'il savent faire, c'est d'être agressif.

Tes propos t'élèvent toute légitimité.

Ta hargne à défendre Apple sans aucune objectivité me faitt penser que tu cherches à défendre un cas désespéré. Ce type de pensé fait qu'Apple n'avancera pas, et continuera à s'enfoncer dans l'auto-complaisance, et ne saura pas retrouver sa qualité d'antan.

Tu es un bien triste personnage, et ton agressivité n'a d'égale que ta suffisance.

avatar John Maynard Keynes | 

@FreeDa

Vois ce que tu veux ou tu peux dans mes propos :-)

Si tu considères comme agressif le fait de pointer du doigt des propos idiots et prétentieux, grand bien te fasses.

Si tu considères que l'on peut dire ce qu'on veut sans en assumer les conséquence, tant pis pour toi.

Si tu aimes te complaire dans la schématisation stérile et les caricature aveuglante, continus à te complaire.

Si tu préféré te nourrir de tes humeurs que réfléchir en prenant de la hauteur et du recul, c'est toi qui y perd

...

L'agressivité et la suffisance réside pour moi dans la morgue qu'affichent certains en portant des jugements à l'emporte pièce sur des personnes ayant des carrière remarquables ou des entreprises d'exception dont elles sont incapable de comprendre le début du commencement des enjeux. du fonctionnement ou des stratégie. Là est l'arrogance, le manque d'humilité ... et une superbe accumulation de bais cognitifs ;-)

Ce type de pensé fait qu'Apple n'avancera pas, et continuera à s'enfoncer dans l'auto-complaisance, et ne saura pas retrouver sa qualité d'antan.

Tu sais même la nostalgie n'est plus ce qu'elle était.

Quant à l'enfoncement d'Apple dans l'auto-compléscence ont l'évoque depuis prés de 30 ans.

avatar Orus | 

Du blabla indigeste et de l'autosatisfaction digne d'un politicien.
Et vous les croyez encore ? Que ce monde est naïf.

avatar John Maynard Keynes | 

@Orus

Que ce monde est naïf

Alors que toi tu des un être illuminé baignant dans la conscience profonde

avatar RBC | 

Orus : c'est dur d'être un haters ?
Toujours là à râler ? J'espère que ça vous fait du bien ? En tout cas vos proches doivent souffrir...

avatar John Maynard Keynes | 

@RBC

Il ne râle pas il est simplement dans une posture où il se doit de faire feu de tout bois, avec la mauvaise foi la plus outrée et une absence total d'une once d'objectivité.

Le degré zéro de la provocation en fait ;-)

avatar Michaeel | 

"Comme un film peut être éjecté de l'affiche en cas de flop, Tim Cook jouera une partie de son destin lors du lancement du premier produit de son ère chez Apple."

A mon avis il ne joue pas grand chose là-dessus. Le risque est plus gros sur une TV par exemple, car si Apple sort une TV et échoue, on les comparera aux acteurs du marché existant de la TV qui réussissent. Sur les montres, personne n'a réussi, et eux vont y arriver. Dans quelles proportions, c'est plutôt ça la question. Même si l'Apple Watch ne se vendra pas autant que les iPhone, le trait du succès sera facile à grossir et celui de l'échec sera facile à minimiser.

avatar John Maynard Keynes | 

@Michaël.

A mon avis il ne joue pas grand chose là-dessus.

Comme tu dis, c'est ton avis et on se demande bien sur quoi il repose.

Je crois pas que grand monde ne le partage cet avis, Cook joue indubitablement très gros sur ce lancement : son statu de successeur légitime à S. Jobs.

Apple n'a raté aucun lancement majeur depuis le retour de Jobs, c'est la magic touch d'Apple qui fait une part conséquent de la relative confiance des investisseurs en Apple. Il y a un gros doute du marché sur cet aspect qui comme Saint Thomas attend de voir pour croire.

Cook et Apple jouent très gros sur la Watch, ce n'est pas pour rien qu'ils y ont mis les moyens et le sérieux que nul autre avant n'avaient mis sur un tel produit.

avatar Vanton | 

Hum... Raté aucun lancement faut pas pousser ! Le Cube a fait un beau bide, l'Apple TV, qui était un nouveau segment comme l'Apple watch, aussi. Le Mac mini, dans une moindre mesure, et le désintérêt d'Apple aidant, n'a jamais connu des ventes exceptionnelles non plus.

avatar John Maynard Keynes | 

@Vanton

Raté aucun lancement faut pas pousser !

Je en parlais que des lancement stratégiques : Imac, iPod, iPhone, iPad ...

Le reste n'a que peu d'importance stratégique.

Le Cube : Soyons sérieux Apple ne jouait pas une seconde son potentiel de croissance sur ça.
L'Apple TV : De même et les résultats dépasse largement les espoirs pour ce hobby.

Si tu ne vois pas en quoi la Watch est d'une tout autre nature stratégique que le Cube ou l'Apple TV c'est qu'il y a un pb.

Quant au Mini il a jouait son petit rôle ni plus, ni moins

avatar debione | 

Le reste n'a que peut d'importance stratégique parce que cela a échoué...
Si l'Apple Tv avait été une stratégie gagnante dès le départ (notamment au niveau des contenu), on aurait aujourd'hui une Apple TV avec un écran. Mais cela peut encore arriver.
De même le cube redéfinissait la notion de "tour", bien avant le dernier Mac Pro. Le flop fut grand, donc aucune capacité a capitaliser dessus. Donc ils ont laisser tomber le concept.

Ca n'en faisait à l'époque pas moins des produits potentiellement stratégique pour Apple, il n'ont pas pris, donc ils ne sont pas devenu stratégique... Il en serait arrivé de même si l'ipod avait été un flop, tu nous dirais que ce n'était pas un produit stratégique (car la construction autour de ce modèle n'aurait pas pu avoir lieu). Si ça avait été le cas pour l'iPhone, on dirait aujourd'hui que c'était juste un passe temps qu'Apple avait, tu penses Apple dans la téléphonie ce n'est pas stratégique.

Si il y a une chose qui différencie Apple des autres marques c'est bien une stratégie complète, à tous les niveaux... Ils ne sortent pas un produits pour voir, comme le ferait Samsung, chaque produit est inséré et prend une place précise dans l'éco-système. De fait l'Apple Tv, le cube font partie de cette stratégie et sont/était pour Apple des produits stratégiques (imagine si Apple avait pu faire signer toutes les majors dans le cinema pour l'offre de son Apple Tv... Je suis pas sur qu'aujourd'hui, le rendement numéro 1 serait la téléphonie...

avatar John Maynard Keynes | 

@debione

Le reste n'a que peut d'importance stratégique parce que cela a échoué...

Si tu veux le croire, que puis-je faire ...

Si il y a une chose qui différencie Apple des autres marques c'est bien une stratégie complète, à tous les niveaux...

Et en quoi est-ce antinomique avec le fait de différentier les lancements de produit ouvrants de nouveaux marché sur lesquels Apple joue son avenir et son potentiel de croissance, des lancements de nouvelles itération de produit existant ?

Quant à l'Apple TV, nul n'attendait d'elle ce qu'on attend aujourd'hui de la Watch ... tu projetés juste tes fantasmes sur cette Apple TV et nullement les réalité de ce qu'elle pesée objectivement à son lancement.

Toujours surpris d'avoir à défendre ici des évidences largement partagée ailleurs.

PS : Le coup du "ce n'est pas stratégique c'est su à postériorité pour qualifier les échecs" je l'avais anticipé en écrivant mais je m'étais dit qu'on oserait pas le produire sauf à s'accrocher au besoin d'avoir raison contre toute logique. Mais en fait ...

avatar Vanton | 

S'il persistait des doutes, vous les avez plus que confirmés Mr. Cook...

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