Témoignages : pourquoi j'adore Apple

Florian Innocente |

« J'adore Apple » c'était le sujet de notre dernier appel à témoignages, en contrepoint de celui proposant à ceux qu'Apple agace d'expliquer pour quelles raisons. Dans les quelques 60 réponses laissées dans le forum ouvert pour l'occasion, les lecteurs expliquent les raisons de cet attachement qui remontent pour certains aux tout premiers Apple II. Des utilisateurs rejoints entre temps par des déçus de Windows.

L'informatique pour tous

Pour quelles raisons adore-t-on Apple ? En général, et c'est presque un lieu commun que de le dire, parce qu'elle a su rendre l'informatique moins effrayante, grâce à un travail à la fois sur son matériel et sur son logiciel. « J'aime cette volonté de vouloir faire disparaître l'outil autant que possible — et le résultat : des appareils affinés — pour laisser place à ce qui compte : ce que l'on veut faire avec cet outil […] j'apprécie de travailler avec un ordinateur pas plus encombrant que nécessaire, d'utiliser un smartphone d'un encombrement modéré et relativement discret », écrit patrick86

Barbababar cite l'exemple de GarageBand : « C'est une application simple, accueillante et conviviale, mais qui a un potentiel monstre au point que l'on peut lorgner un moment sur Logic ou Pro Tools avant de constater que l'on a déjà suffisamment de fonctions pour avoir un bon rendu basique. Et cette application est fournie dans tous les Macs ! » Notre lecteur n'hésite pas à parler « d'œuvres d'art » en parlant des logiciels et des efforts consentis pour amener une cohérence entre eux. « C'est d'ailleurs la raison des polémiques démesurées au moindre défaut. Apple fait des appareils tellement bons qu'ils se sont placés une barre très haute pour eux même ce qui fait que le moindre bug, le moindre défaut dans la conception nous perturbent. Ça va faire un an que j'ai mon iPad, tous les jours je le regarde sous tous les angles appréciant son design, je m'extasie devant les effets de flou d'iOS7 et je me dis "Quel bon sang de miracle d'avoir atteint un truc pareil" ».

Time Machine a été cité à quelques reprises comme exemple d'un système - de sauvegarde dans le cas présent - qu'Apple a débarrassé de toute sa complexité pour le rendre utilisable sans effort par tout un chacun. « Côté iOS, c'est toute la plateforme qui peut être citée en exemple, à tel point qu'elle a entraîné de la "copie" à grande échelle un peu partout, y compris par ces grands visionnaires qui l'avaient déclarée mort-née », estime jbendayan.

« J'adore le fait de pouvoir piloter iTunes depuis l'Apple Remote sur l'iPhone, pour envoyer la musique en AirPlay sur mon DAC Pioneer… C'est cette symbiose entre les deux OS et aussi le matériel, que j'adore avec Apple », explique jujuv71.

Simbouesse décèle dans la manière dont Apple fait évoluer technologiquement ses produits un autre avantage pour le client. Plutôt qu'une course effrénée vers l'adoption des dernières tendances, Apple soupèserait davantage ses choix. « À La différence de leurs concurrents qui se pressent pour inclure une technologie ou un matériel ultra récent dans leurs appareils, sans vraiment avoir pris le temps de comprendre comment cela pourrait aider le consommateur dans sa vie de tous les jours, Apple prépare soigneusement son terrain avant de lancer une nouveauté. » Exemple concret, si la NFC n'est jamais entrée dans les produits iOS c'est qu'elle est dépourvue de cette valeur ajoutée « J'ai l'impression qu'à la question : "Et si on mettait tel ou tel truc nouveau dans l'iPhone", ils se posent une autre question : "Pourquoi ? Qu'est-ce que cela apporterait VRAIMENT à nos clients ?" et si la réponse est seulement "Parce que c'est mieux" alors c'est "NON". » Le bénéfice, poursuit Simbouesse, c'est que les matériels d'Apple sont « inégalables dans leur synergie et utilisation » même s'ils ne sont pas forcément toujours au sommet de l'art en matière de composants.

Cette attraction pour Apple est aussi attribuée à des critères esthétiques. « Pourquoi j'aime Apple ? Parce que c'est beau, simplement. Quand on passe comme moi l'essentiel de sa journée sur un écran et en manipulant des outils comme le MacBook Air et l'iPhone, je pense que l'on a besoin d'avoir quelque chose de beau sous les yeux, autant pour le matériel que le logiciel », écrit Sion qui a été sur Mac, puis sur PC et est revenu chez Apple.

Tant qu'Apple reste à ce niveau de qualité sur ses produits, qu'elle ne descend pas en gamme, jujuv71 conserve sa fidélité à la marque : « J'ai toujours aimé Apple pour la finition de ses produits, la qualité irréprochable de la conception, qu'elle soit électronique ou bien mécanique (boitier…). Et c'est ce qui me fait vraiment acheter Apple : les produits sont beaux et solides. Ils dégagent une certaine classe avec ce trait de sobriété qui fait qu'ils s'intègrent parfaitement dans le décor d'une maison ou d'un appartement. Ils ne font pas tache ! Pour moi, ce sont des objets d'art. J'achète déjà un produit avec les yeux et si ni la finition ni la qualité ne sont là, je me dis que le reste à l'intérieur, c'est du même topo . »

Prison dorée

Cette symbiose entre le matériel et le logiciel est critiquée chez beaucoup en cela qu'elle contribue à créer un environnement décrit comme fermé. Ce qui est perçu comme un défaut par certains est souligné comme une qualité par ces témoins, comme Bruno de Malaisie. « Ce que j'aime chez Apple ? Leur système FERMÉ parce que tout fonctionne parfaitement, sans avoir à mettre les mains dans le cambouis… Et aussi l'intégration via iCloud. Bien entendu, c'est cher, mais j'ai la chance de vivre dans le pays où les produits Apple sont les moins chers. »

« Apple a toujours su faire les bons choix en adaptant le logiciel et le matériel l'un à l'autre, écrit Sion. Bien sûr, pour atteindre cette simplicité Apple fait certains choix qu'elle impose parfois à ses utilisateurs ». Cela a toutefois une contrepartie - une forme de dépendance - mais qui pour l'heure ne gêne pas encore trop Sly54. « De façon pragmatique, la force de l'habitude : je suis habitué à mon OS, j'ai payé mes applications et changer de crémerie me demanderait du temps et me couterait de l'argent. Donc pour l'instant, je reste encore dans le monde pommé… Mais je suis beaucoup plus critique envers Apple que je ne pouvais l'être il y a 5 ans et également moins confiant dans la société ».

Prix élevés, mais prestations aussi

ArchiArchibald s'est lancé dans une longue explication de ce qu'Apple offre de supérieur, allant du logiciel au matériel en passant par les services. « Apple, comme une évidence 1/ d'abord, parce qu'elle suit son chemin envers et contre tout, quitte à s'aliéner des clients potentiels. Par exemple, n'avait-elle pas choisi d'éliminer le lecteur de disquettes avant tous les autres ? L'histoire lui a donné raison. Ceux qui critiquent la suppression du lecteur optique sont de purs conservateurs qui ne voient qu'aujourd'hui quand, lors d'un achat d'ordinateur, il faut voir le lendemain. » Il cite aussi le sort de Flash sur iPhone réglé rapidement par Steve Jobs.

Apple Store Grand Central Station

Pour notre lecteur, cette « fermeture » souvent décriée est au contraire l'assurance d'un environnement mieux maîtrisé au bénéfice de l'utilisateur « Ce que certains appellent "fermeture" n'est en fait que l'intégration, tant recherchée par Apple. Oui, cela implique certaines contraintes. Mais la simplicité, l'expérience utilisateur et le design ne valent-ils pas quelques sacrifices ? Comme un appartement bien meublé et décoré, un OS propre se doit d'être lavé des fonctions superflues, inutiles à 90% des utilisateurs. Pour satisfaire les grincheux, Apple doit-elle, au risque de se trahir, proposer une version "enrichie" de son application Réglages destinée aux utilisateurs avancés ? »

Hufton Crow

Il poursuit sur les Apple Store et le SAV qu'il décrit comme « Toujours accueillants, proposant une prise en charge optimale de l'utilisateur déboussolé par un dysfonctionnement de son appareil. […] Je suis régulièrement client de marques de luxe et/ou haut de gamme, et je puis vous dire que Mont Blanc et ses stylos à 3000€, que Dolce Gabana et ses pulls à 1000€, que Kenzo et Boss avec leurs chemises à 200€, n'arrivent pourtant pas à la cheville d'Apple en matière de SAV, ni même d'ailleurs en qualité de fabrication, si tant est que l'on puisse comparer ces différents secteurs. Quand certains râlent sur la qualité des accessoires, les Apple Store vous les changeront sans rechigner : en obtiendrez-vous autant ailleurs ? » Et de conclure par un sursaut à l'évocation d'une qualité égale entre iOS et Android : « Mais bon sang, qu'ont-ils dans les yeux ? Sous Galaxy S4, la réactivité est lente, le design fait affreusement bas de gamme, l'ensemble donne une affreuse impression de fouillis absolue… Sans même parler de l'inquiétante domination de Google ! (non, Apple ne vit pas de la vente des donnés de ses utilisateurs, ceux qui prétendent le contraire n'ont rien compris). »

Investissement pérenne

Autre qualité plusieurs fois répétée, les matériels tiennent dans le temps, ils passent de main en main au fil des renouvellements et, au besoin, se revendent bien. « Les produits Apple ont souvent une longévité remarquable. On double facilement la durée de vie de 3 ans qui était celle de l'amortissement d'un PC. Avant de passer sur Mac mini, j'ai eu pendant 13 longues années un Mac Pro qui me rendait encore service il y a peu (et je le garde au cas où). Du coup, le Mac s'en sort très bien en terme de comparaison de prix », constate Claude Pelletier.

« Je n'ai jamais eu de Mac ou d'iPhone en panne, je les ai toujours revendus à bon prix en changeant ma machine, zéro déchet pour moi », apprécie Maldavée.

Les matériels Apple peuvent durer dans le temps, mais la marque n'hésite pas à prendre régulièrement de grands virages technologiques. Pour jbendayan, ces brusques changements de voie contribuent à l'intérêt de cette marque : « J'aime beaucoup de choses chez Apple, notamment sa façon de s'inscrire en rupture pour "créer" des marchés de masse au bon moment (même s'il y a eu quelques gros ratages) ».

Une opinion partagée par Debione : « Être prêt à tout moment de tout foutre à la poubelle (y compris notre expérience acquise) parce que de nouvelles donnes technologiques apparaissent. J'aime cela, car cela me ressemble, un jour balancer au loin les 50% de ce que l'on a pour faire de la place à de nouvelles choses, car si on ne jette pas il n'y a pas de place pour de nouveaux acquis… Le propre de la jeunesse est une soif, une capacité et une volonté de changement, le propre de la vieillesse est de vouloir faire comme on a toujours fait... J'espère qu'Apple restera toujours jeune (moi aussi), et que demain ils m'obligent à nouveau à m'adapter, à rester jeune. »

Le mot de la fin pour SMDL avec "Apple" comme "Âme".

Fidèle aux conceptions bouddhistes de son créateur, Apple ne considère pas ses produits comme étant séparables, individualisables. On ne doit pas s'attacher à son iPhone, mais à L'IPhone, et plus largement Apple qui imprègne tous ses produits de son unicité. Sa politique SAV de remplacement est difficilement transposable tant l'attachement aux objets personnels est universel, atavique. Cette dématérialisation du rapport que l'on entretient naturellement avec eux est d'ailleurs troublante quand on pense aux affects que charrie la Pomme. L'entreprise impose son anima et assure sa propre métempsycose (transvasement d'une âme dans un autre corps, ndr) dans sa chaîne de produits mobiles. Il y a peu de place alors pour le cadeau. On n'échange pas, on ne jette pas un présent. Ici, c'est l'âme de l'iPhone ou de l'iPad qui se transmettent dorénavant par les ondes et iCloud. Les nuages dans le ciel, quasiment une représentation religieuse. C'est un exemple qui montre une nouvelle fois combien l'entité Apple est un objet extraordinaire d'étude, tant ses codes sont la projection des préoccupations d'un homme, et de la relation inextricable qu'il a entretenue avec les objets nés de cette projection. Pour qui s'est intéressé à Steve Jobs, sa vie bien sûr, mais également ses obsessions matérielles et métaphysiques, il est clair qu'Apple, quels que soient le nombre et la qualité de ses collaborateurs et employés, est Steve Jobs. Et peu importe qu'il n'ait pas inventé les technologies ou qu'il ait eu la chance de rencontrer Wozniak puis les autres : ce qui a créé Apple, c'est la conflagration de ces obsessions avec la technologie et ses acteurs. Se promener avec un micro-ordinateur multimédia radio baladeur connecté et communiquant, équipé de vidéophonie, d'une télévision, d'un accès à la Bibliothèque Universelle, à l'Encyclopédie, à un atlas que nul géographe n'aurait pensé possible, à des planétariums auxquels les plus grands astronomes du XXe siècle n'auraient osé rêver, et de pléthore d'outils, de calculateurs, de jeux, de didacticiels, d'écoles virtuelles et j'en passe tant il faudrait mille pages, se promener donc avec cet objet dans la poche est inouï. On peut critiquer, argumenter comme Baudrillard et d'autres, le prix métaphysique d'une telle révolution. Mais ceux qui sont juste blasés n'entendent pas grand-chose à ce que représente cet aboutissement technologique, et l'histoire des sciences qui ont permis sa réalisation. Apple est un laboratoire de produits holistique(s). Globaux, mentaux, esthétechniques. Espérons qu'elle le demeure encore un certain nombre d'années. Ce type d'entreprise est rare.

L'intégralité des réponses est à retrouver dans ce forum. Certains des contributeurs ont également laissé leurs griefs à l'égard d'Apple dans celui qui abordait la question sous l'angle opposé : Appel à témoins Apple m'agace ! dont nous avions fait la synthèse.

Photo de couverture par DominÖ CC BY-SA

Tags
avatar nova313 | 

Sympa la voiture

avatar Lord78 | 

Énorme la voiture

avatar @MathieuChabod | 

[quelque-chose] la voiture

avatar Adrienhb | 

De par mon travail et les choix de mon épouse, j'utilise tous les jours un pc et régulièrement un nexus. Et à chaque fois je me dis que Microsoft, Google et bien d'autres boîtes ont encore tant à apprendre pour proposer une expérience utilisateur qui va chercher le bon dans les tous petits détails, qui soit accessible sans avoir une doctorat en geekerie.
Pour autant, je me retrouve bien dans la remarque de Sly54. Depuis l'arrêt de Rosetta (lâchez-vous je ne suis qu'un vieux conservateur aigri ;), il y a des petites décisions d'Apple qui m'agacent... parfois très vieilles comme la politique de change ou plus récentes comme le fait de devoir synchroniser ses agendas et ses contacts via le cloud. Je ne suis pas prêt de quitter mon Snow Leopard, et encore moins de changer de crèmerie, mais pour autant il manque le petit plus qui m'avait fait vibrer quand j'ai commencé à faire en sorte que mon système 7.6 (oublions le 7.5.3) soit parfaitement adapté à mes attentes.

avatar contactezmatt | 

Adrienhb, tu peux synchroniser tes agendas et tes contacts via d'autres services, si tu le souhaites. Par exemple, j'ai configuré mon MacMini en serveur CalDav et CardDav pour synchroniser mes agendas et contacts entre tous mes appareils. Et même s'il n'est pas allumé en permanence, cela fonctionne très bien et les synchros se font dès qu'il a démarré.

avatar SwissMade | 

Je déteste Apple quand elle récupère Nelson Mandela..

avatar Elrifiano | 

Je n'ai pas pris le temps de régair sur le forum mais tous les posts cités par la rédaction révèlent mon attachement à la pomme et quand à SMDL, il a compris où se situait la petite magie Apple si inexplicable par leurs nombreux concurrents.

Typiquemment LA chose que Samusng ne réussira jamais à copier même avec 100 milliards de marketing.

avatar sinbad21 | 

Je connais très mal iOS, j'ai choisi android mais j'ai quand même essayé de tapoter une demi-heure par ci par là à la Fnac sur un iPad, et franchement je trouve ce système trop rudimentaire et pas du tout pratique par rapport à android. La simplicité je veux bien, mais s'il faut s'amputer d'un bras pour que ce soit plus simple, je préfère mes deux bras. Par exemple, j'ai cherché en vain sur l'appstore un gestionnaire de fichiers comme il en existe des dizaines sous android, et utilisables même si l'appareil n'est pas rooté. Eh bien il n'y a pas. Deuxième exemple, si on a un document ou une image que l'on veut consulter, comment on choisit l'application pour l'ouvrir sous iOS ? Pas trouvé. Enfin, l'absence de touche retour comme sur android, là c'est ce deuxième bras qui me manque auquel je faisais allusion. Sur android elle sert tout le temps, cette touche, là il n'y a pas. Et pour passer d'une appli à l'autre, si j'ai bien compris le seul moyen c'est d'appuyer sur la touche au bas de l'écran, et de tapoter l'icône de l'appli où l'on veut retourner, comme si c'était la première fois. Et pour quitter une appli, ben non on ne peut pas. Franchement je ne comprends pas que des gens habitués à l'ordinateur puissent supporter ce dépouillement, car là ce n'est plus de la simplicité, c'est des carences.

avatar Simbouesse | 

@sinbad21 :
Il y a un bouton "retour" dans chaque application, et depuis iOS7, il suffit de balayer l'écran de gauche à droite pour faire un pas en arrière...

De plus, les fichiers sont gérés par les applications elles-mêmes (photos dans Photos, vidéos dans Vidéos, les pdf dans iBook, les doc Office dans les appli dédiées ou les cloud, etc.)

C'est simplement une autre manière de fonctionner et il ne faut pas chercher à retrouver tes méthodes Android sur iOS ;-)

avatar sinbad21 | 

Si le bouton retour est intégré à une application, je suppose qu'il ne permet pas de retourner à l'application précédente. Je prends un exemple. Sous android j'ai un lecteur de flux rss qui s'appelle gReader. Je peux consulter dedans le début d' article, si je veux lire tout l'article j'ai une icône qui me permet de consulter l'article dans le navigateur. En appuyant dessus je me retrouve dans le navigateur, avec l'article en question. Une fois que j'ai lu l'article dans le navigateur, j'appuie sur la touche retour d'android (pas celle du navigateur, qui est d'ailleurs grisée) et je me retrouve automatiquement dans gReader, là où je l'avais laissé. C'est possible parce que le bouton retour n'est pas intégré aux applications justement, il est transverse. C'est tellement ingénieux que je regrette qu'une telle fonction n'existe pas sur Mac. En terme de manipulations c'est une économie de gestes incroyable.

avatar demenla971 | 

@sinbad21

On voit que tu connais très mal IOS certes le système n'est pas parfait mais il est subtilement pensé, goodreader, gestuel à 4 ou 3 doigts, bref achètes toi un Ipad essaies le pleinement pendant 10 jours et retournes le. Là tu pourras te faire une idée d'IOS, il n'y a que des buggs de jeunesse qui me les brise sinon pour le reste c'est cool!

avatar patrick86 | 

"je trouve ce système trop rudimentaire et pas du tout pratique par rapport à android."

J'ai la sensation inverse quand j'essais d'utiliser la tablette de mon frère. Une Acer sous Android.

"Par exemple, j'ai cherché en vain sur l'appstore un gestionnaire de fichiers"

Il y en a. Ils ne permettent pas d'accéder à toute l'arborescence des fichiers contenus dans l'iPad, mais c'est pas grave, on en a pas besoin.
Le principe d'iOS est que chaque application donne directement accès et référence les fichiers qu'elle gère.

"si on a un document ou une image que l'on veut consulter, comment on choisit l'application pour l'ouvrir sous iOS ?"

Si c'est dans une pièce jointe d'email par exemple : bouton "partager", tu trouveras la liste des apps pouvant ouvrir ton fichier.

" l'absence de touche retour comme sur android"

Le bouton "retour" serait-il aux utilisateurs d'Android, ce que le menu "démarrer" ou l'affichage du bureau sont aux utilisateurs de Windows ? Un repère viscéralement VITAL, dont l'absence provoque la perdition de l'utilisateur dans un trou noir ?

Sur iOS, il y a un bouton retour quand il y en a besoin.

"Et pour passer d'une appli à l'autre, si j'ai bien compris le seul moyen c'est d'appuyer sur la touche au bas de l'écran, et de tapoter l'icône de l'appli où l'on veut retourner, comme si c'était la première fois."

Non.
DOUBLE click sur le bouton "home" pour accéder à la gestion des apps ouvertes (l'équivalent du cmd + tab ou Mission Control d'OS X).

"Et pour quitter une appli, ben non on ne peut pas."

Si.
Sous iOS 6 et précédent : appui maintenu sur une des icônes, jusqu'à apparition du bouton rond rouge.
Sous iOS 7 : faire glisser l'aperçu de l'app vers le haut (on peu même quitter 3 apps en même temps).

Puisqu'on parle de ça, je n'ai toujours pas trouver comment quitter une app sous Android 2.x.

"Franchement je ne comprends pas que des gens habitués à l'ordinateur puissent supporter ce dépouillement, car là ce n'est plus de la simplicité, c'est des carences."

Le PC est compliqué, obscure et fait peur.
iPad est simple, convivial et accueillant.

avatar SilverCore | 

"Puisqu'on parle de ça, je n'ai toujours pas trouver comment quitter une app sous Android 2.x."

T'es sérieux la ? Android 2.X est une version obsolète depuis des lustres ... Compare avec Android 4.3 ou 4.4, la c'est comme comparé iOS 3 a iOS 7 ...

avatar patrick86 | 

"T'es sérieux la ? Android 2.X est une version obsolète depuis des lustres"

Sauf qu'elle est encore présente sur de NOMBREUX appareils, pas si vieux que ça, ne pouvant pas être mis à jour.
Et ce n'est pas tant une comparaison qu'une question.

avatar yoa | 

C'est de la bonne grosse mauvaise foi.

Sous Android comme sous iOS il n'y a jamais vraiment eu besoin de "tuer" une application. Enfin, si tu veux "tuer" une application sous Android 2.x, comme sous 4.x, il suffit d'appuyer sur le bouton retour jusqu'à quitter l'application.

Après, je rejoins sinbad21 pour dire que iOS est fonctionnellement loin d'arrière Android. Il suffit de voir la limitation du partage, l'impossibilité de choisir les applications par défaut, la difficulté d'utiliser son terminal comme on le souhaite, le mutitâche moins abouti, ...

Même d'un point de vue ergonomique, je ne suis même plus sur que iOS (dans sa version 7) domine Android 4.4. Quand on voit que le bouton Home d'iOS peut servir à près de 10 fonctionnalités différentes, je me demande ou est passé la simplicité... Sur Android, il y'a trois bouton mais ils ne servent qu'à une chose !

Après reste OS X qui lui est un très bon système d'exploitation. Au antipode d'iOS pour moi....

avatar patrick86 | 

"C'est de la bonne grosse mauvaise foi."

Non.

"Sous Android comme sous iOS il n'y a jamais vraiment eu besoin de "tuer" une application."

On a pas le droit de vouloir QUITTER une application.
D'autant plus que iOS 7 permet l'actualisation en arrière plan. On a donc le droit de vouloir qu'une app s'actualise en arrière plan par moment, et qu'elle ne puisse plus le faire à d'autres.

De la même manière que sur mon Mac, je quitte une app dont je ne me sert pas pour le moment, quand je veux être sur qu'elle ne "consomme plus de calcul".

Merci du tuyau pour Android. Mais ça ne fonctionne pas sur un Galaxy Teos. Peut-être la faute à Samsung…

Quand je vois la tablette de mon frère, j'ai vraiment pas le sentiment qu'Android soit plus "fonctionnel".
Ça sert à rien d'avoir 100 fonctions si 50 son mal réalisées. Il vaut mieux en avoir 80 BIEN réalisées.

Acer y est peut-être aussi pour quelque chose, mais entre les incohérences dans certaines fonctions, voire des éléments inutiles, les latences (quand c'est pas des plantages), etc. non, ce produit est moins ergonomique qu'un iPad.

avatar Jacti | 

Si sur IOS le bouton Home sert à 10 fonctionnalités et que sur Android on a 3 boutons qui ne servent qu'à une seule chose, ça veut dire que sur IOS on a 7 fonctionnalités en plus ! Vive IOS !!

avatar sinbad21 | 

C'est bien ce que je craignais, il y a des ersatz de gestionnaire de fichiers qui ne permettent même pas de savoir où sont les fichiers. Simplement, on peut avoir la liste de ses photos, ou de ses vidéos ou de ses documents, c'est ça ? Et les fichiers qui ne sont ni des documents texte, ni des photos, ni des vidéos, ni de la musique, on fait comment pour les voir ? Par exemple un fichier avec une extension .gpx, si on le cherche on le trouve comment ? Comment savoir où il est physiquement stocké pour pouvoir le transférer sur l'ordinateur ? Ça me gêne énormément. Et en dehors des pièces jointes dans mail, on fait comment pour choisir l'application avec laquelle on veut ouvrir un document ? Dans android on peut avoir plusieurs navigateurs, par exemple Firefox, Chrome ou Opera. Si on demande à ouvrir un lien html, le système demande avec quel navigateur on veut l'ouvrir, et on peut répondre "une seule fois" ou "toujours" quand on fait son choix. Si l'on choisit toujours, le système ne redemandera plus, mais si on veut qu'il redemande on va dans les paramètres applications, et on enlève le lien entre l'application et le type de documents. C'est très souple, aussi souple que sur l'ordi où on peut faire "ouvrir avec" d'un clic droit, on n'est pas dépaysé par rapport au Mac.

avatar patrick86 | 

"Simplement, on peut avoir la liste de ses photos, ou de ses vidéos ou de ses documents, c'est ça ?"

Oui

"Et les fichiers qui ne sont ni des documents texte, ni des photos, ni des vidéos, ni de la musique, on fait comment pour les voir ?"

Bah pour beaucoup on a pas besoin de les voire, puisque ce sont des fichiers utilisés par les apps, mais obscurs à l'utilisateur.

"Par exemple un fichier avec une extension .gpx, si on le cherche on le trouve comment ? Comment savoir où il est physiquement stocké pour pouvoir le transférer sur l'ordinateur ?"

Il est généré par quoi ton fichier .gpx ?
Plans te permet de partager un position géographique.

"Et en dehors des pièces jointes dans mail, on fait comment pour choisir l'application avec laquelle on veut ouvrir un document ?"

Pareil, même méthode.
Ou alors tu ouvres simplement l'app qui gère ce document.

"Dans android on peut avoir plusieurs navigateurs"

Sur iOS aussi, mais Safari reste celui par défaut.

avatar sinbad21 | 

Bon alors on va voir comment je pourrais m'en sortir sous iOS avec mon fichier .gpx. Mon fichier .gpx il est généré par une application qui s'appelle memory map, un logiciel de cartographie qui exploite les cartes IGN. Mon fichier .gpx contient un parcours que j'ai fait, et que je voudrais visualiser en grand sur mon ordi, parce que sur un écran de 4,2 pouces ce n'est même pas la peine d'y penser. Sans compter que l'application sur mon ordi me permet de faire des manipulations très utiles sur ce fichier, comme scinder le parcours en plusieurs parties par exemple.

Donc je veux transférer mon fichier .gpx sur mon Mac. Je connecte mon téléphone à on Mac par le wifi et avec un logiciel comme WiFi File Transfer, je peux explorer tous les fichiers sur mon téléphone, exactement comme je le ferais sur un disque dur ou une clé usb. Je trouve le fichier qui m'intéresse, et le transfère sur mon Mac. C'est tout, après je peux l'ouvrir sur mon Mac dans l'application que j'utilise pour visualiser les cartes et les trajets.

Sur iOS je ferais comment ?

avatar patrick86 | 

"Sur iOS je ferais comment ?"

Ça dépend de comment l'application pour iOS gérerait ce fichier.
La description dit que les fichiers .gpx sont gérés. Faudrait tester pour en savoir plus.

avatar sinbad21 | 

C'est curieux qu'on ne puisse pas répondre à la question sans tester. On a l'impression que la réponse dépend de l'application. Du coup je ne vois pas où est la simplicité. On a l'impression que chaque application est un univers à part, avec ses propres règles. Il va falloir apprendre comment l'application gère ses fichiers, ce qu'elle permet d'exporter vers le Mac ou pas. Je trouve ça compliqué.

Sur Mac comme sur Android c'est quand même beaucoup plus simple : quand on crée un fichier, on en fait ce qu'on veut ensuite. On le déplace, on le copie, on l'ouvre avec n'importe quelle application qui sait gérer le type de fichier, sans avoir à dépendre du bon vouloir de l'éditeur du logiciel qui a généré le fichier.

avatar Jerome Jasoneid | 

L'important chez Apple c'est l'expérience utilisateur. Je suis utilisateur Mac depuis bientôt 15 ans et j'ai pourtant utilisé Androïd (en pensant la même chose que toi) pendant des années avant de passer sur iOS. Je ne voudrai plus revenir en arrière. Même avec KittKatt, Androïd est un système mal pensé et mal intégré. C'est lourd et fastidieux.

Utilise iOS et laisse tout activer (synchronisation via iCloud). Tu verras, tu n'auras plus besoin de gérer tes fichiers ;) A la fin d'une grosse journée de boulot en déplacement où on a eut des réunions lourdes, des dizaines de docs dans des app différentes... tout est déjà synchronisé avant même que je n'ai ouvert ma machine (je gagne facilement une heure par jour... et donc quasiment un jour toutes les deux semaines et en tant qu'indépendant, ça compte). Google ne crée pas encore cette symbiose (peut être avec les Chrome Book, mais les Chrome Book ne sont pas assez puissants pour moi). iOS ne prend vraiment son sens qu'avec OSX. Au-delà du design et du blabla sur l'esthétisme, le vrai génie d'Apple pour moi c'est ça. Et c'est pour ça que je trouve sincèrement qu'iOS est plus simple qu'Androïd. Après chacun son usage.

avatar patrick86 | 

@sinbad21 :

Chaque application n'est pas un univers à part, sauf si le développeur a décidé de faire se qu'il voulais.
Mais s'il suit les grandes liges d'iOS — ce qui l'empêche pas de developer son app suivant son imagination —, son app communiquera avec le reste du système et les autres apps, de la même manière que les autres.

Quand les données sont stockées aux endroits prévus par Apple, toutes les apps qui peuvent les ouvrir y ont accès.

"On le déplace, on le copie"

Le but est précisément de réduire autant que possible la nécessité de faire ça.

avatar sinbad21 | 

Pendant ce temps aux Etats-unis on lance le CS Education Week, avec Obama himself qui appelle à ne pas se contenter de jouer sur son téléphone ou sa tablette : ‘Don’t just play on your phone — program it’.

http://venturebeat.com/2013/12/08/president-obama-kicks-off-cs-education...

Avec Apple c'est mal barré, quand même l'arborescence des fichiers est cachée. Comment vouloir que les gens se mettent à la programmation après ça, deviennent créatifs ? Le système de fichiers c'est quand même la base de l'informatique. Bientôt les gens ne sauront même plus ce qu'est un fichier, ils ne connaîtront plus que les applications. Apple est en train de réduire les utilisateurs de smartphones et tablettes à de simples consommateurs, aussi passifs et indolents qu'ils le sont devant une télé. Je veux transférer mes données de ma tablette à mon ordinateur, je lance iTunes sur l'ordi et tout se synchronise automatiquement. Je n'ai même plus besoin de comprendre comment ça marche. Ce qui a fait la singularité de l'ordinateur par rapport à la télé, sa vraie plus-value, c'est qu'il obligeait les gens à réfléchir, à comprendre la logique d'un système informatique. Apple a décidé d'épargner à l'utilisateur tout effort de compréhension. Du moment qu'ils savent utiliser leur carte bleue tout va bien. C'est du nivellement par le bas. Flippant je trouve.

Pages

CONNEXION UTILISATEUR