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ARM

Google fourbirait ses ARM pour ses data centers 16/12/2013 | 16:30 | Stéphane Moussie | 18 commentaires

Intel est-elle sur le point de perdre un de ses plus gros clients à cause d'ARM ? Selon Bloomberg, Google envisage de concevoir des processeurs maison basés sur des designs ARM. Ceux-ci seraient destinés à ses immenses data centers qui doivent faire fonctionner tous ses services.

Data center de Council Bluffs dans l'Iowa - Google a mis en ligne en 2012 un site consacré à ses centres de données

En dessinant elle-même ses propres puces, la firme de Mountain View pourrait mieux gérer les interactions entre le matériel et le logiciel, a indiqué une personne au courant de l'affaire. Des puces personnalisées, c'est précisément ce que fait Apple avec ses processeurs Ax qui ne se retrouvent pas dans des data center — ils sont notamment équipés de serveurs HP aux dernières nouvelles —, mais dans ses terminaux iOS. Le sur-mesure a l'avantage d'offrir une excellente optimisation, un élément crucial dans les appareils mobiles... et dans les data centers qui sont des gouffres énergétiques.

La source de Bloomberg a précisé que la décision n'était pas encore arrêtée et que la situation pouvait changer. Une porte-parole de Google a déclaré que l'entreprise s'attachait à créer _« la meilleure infrastructure mondiale »_  du point de vue logiciel et matériel, mais elle a refusé de commenter la rumeur sur la création de puces ARM personnalisées.

Si Google venait à équiper ses data centers de puces ARM, ce serait un coup dur pour Intel, qui fournit actuellement son matériel. Mountain View est en effet son cinquième plus gros client et...

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Le marché aux puces d'Apple 01/08/2013 | 15:17 | Christophe Laporte | 43 commentaires

Si dans ses discours officiels, Tim Cook n’hésite pas à répéter que l’enjeu majeur pour Apple est de marier le matériel, le logiciel et les services (ce dernier point prenant de plus en plus d’importance), sa mainmise grandissante sur le hardware au fil des années devient impressionnante.

Il y a quelques années, Steve Jobs affirmait qu’il était temps pour Apple d’entrer dans le « chip business ». Cela a commencé avec le système sur puce (SoC) A4 sorti en 2010, et qui a trouvé place dans le premier iPad, l’iPhone 4, l’iPod touch de quatrième génération et l’Apple TV de deuxième génération.

Plus les choses avancent, plus Apple fait preuve d’ambition dans ce domaine. Si sa première puce était grandement inspirée des travaux de Samsung, la firme de Cupertino a progressivement pris son indépendance.

Depuis, Apple n’a cessé d’étonner en enchaînant les acquisitions et les prouesses technologiques. La dernière en date concerne le SoC A6 apparu avec le dernier iPad. Les spécialistes qui ont disséqué cette puce ont eu la surprise de s’apercevoir que la conception des circuits électroniques complexes avait été réalisée en partie manuellement. Un travail titanesque assez unique, qui a permis à Apple d’optimiser au mieux « sa dernière création ». L’immense majorité des fabricants confient cette tâche à un programme informatique qui permet de faire cela automatiquement (lire : L'Apple A6, une puce dessinée « à la main »).

Profusion de rumeurs sur les projets d’Apple

Depuis plusieurs mois, les rumeurs se bousculent concernant les projets d’Apple en matière de semi-...

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Otellini revient sur les loupés d'Intel avec l'iPhone et les mobiles 17/05/2013 | 15:05 | Florian Innocente | 11 commentaires

Paul Otellini a évoqué quelques souvenirs relatifs à Apple et plus généralement à la manière dont Intel a manqué le coche de l'explosion de la téléphonie mobile. Le fondeur avait mieux que quiconque perçu l'évolution du marché vers des ordinateurs portables plutôt que les machines de bureau, mais il n'a pas su réagir aussi vite pour les smartphones et tablettes.

Dans un entretien accordé à The Atlantic, le désormais ex-PDG d'Intel, raconte que peu de temps après avoir emporté le marché du Mac il a répondu négativement à la proposition d'équiper en processeurs ce qui deviendrait l'iPhone.

« On a fini par le perdre [ce contrat] ou à le laisser passer, selon la manière dont vous considérez les choses. Et le monde aurait été bien différent si nous l'avions eu ».

Là où le patron de Cingular Wireless/AT&T - tout premier opérateur pour l'iPhone - a parié sur Steve Jobs les yeux fermés, sans même savoir très précisément à quoi ressemblerait le futur téléphone, Intel a calculé et en outre mal calculé (lire aussi Wired raconte la création de l'iPhone & Qualcomm et AT&T : anecdotes sur le Newton et l'iPhone).

« Ce dont il faut se rappeler c'est qu'on était avant le lancement de l'iPhone et personne ne savait ce qui allait se passer avec l'iPhone… Il y avait une puce qui les intéressait [Apple, ndlr] et qu'ils étaient disposés à payer un certain prix, mais pas un centime de plus et ce prix...

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Intel : les conditions ne sont pas réunies pour faire de l'ARM 18/04/2013 | 16:07 | Florian Innocente | 3 commentaires

Intel n'a pas l'intention de fabriquer des puces ARM pour un fabricant de PC ou de mobiles qui a choisi une architecture autre que l'x86.

Cette question posée lors de l'annonce des résultats d'Intel, fait notamment écho à de lancinantes rumeurs (déjà en 2011 puis en 2012) d'un rapprochement entre Apple pour fabriquer des processeurs Ax. Pour l'un c'est un moyen de faire tourner ses usines, pour l'autre de varier ses partenaires.

Paul Otellini s'exprimait en tant que PDG sur le départ, il quittera Intel le mois prochain. Rien ne dit que son successeur partagera la même opinion, même si elle a une certaine logique. Pour Otellini, trois critères s'opposent à cette perspective : il s'agit d'en tirer un revenu financier significatif ; il est hors de question d'apporter son soutien à une puce concurrente (alors que le fondeur s'est laissé distancer par les design ARM sur les mobiles) et enfin, à tout prendre, Intel préfère développer un « partenariat stratégique ». C'est-à-dire aller plus loin que la simple exécution d'un contrat de fabrication.

Otellini a toutefois averti que de gros clients allaient être annoncés dans le cadre de cette activité de simple fabrication de puces, mais sans en dire plus sur leur profil. Il faut aussi rappeler qu'Intel a déjà fabriqué par le passé des processeurs ARM avec les StrongARM achetés à DEC, transformés en XScale puis revendus.

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Mac : Apple envisagerait de quitter Intel 05/11/2012 | 22:35 | Nicolas Furno | 146 commentaires

Selon Bloomberg, Apple envisagerait de remplacer les processeurs Intel de ses Mac par des puces conçues en interne. Profitant de l'expérience gagnée sur les terminaux iOS, le constructeur préparerait des processeurs dérivés des puces mobiles des iPhone et iPad, mais suffisamment puissants pour un ordinateur.

À dire vrai, l'information n'est pas vraiment nouvelle (d'ailleurs, début octobre, les mêmes journalistes de Bloomberg avait déjà eu vent de discussions internes à Apple sur ce sujet) . Depuis qu'Apple a abandonné les processeurs PowerPC au profit des puces Intel, fin 2005, on a régulièrement prêté au constructeur des désirs d'aller voir ailleurs. Si le nom d'AMD a beaucoup tourné les premières années (lire : AMD aurait été envisagé pour le MacBook Air), cette hypothèse n'est aujourd'hui plus crédible, alors que le fondeur s'enfonce dans la crise et semble toujours plus incapable de s'en sortir.

À l'inverse, Apple conçoit maintenant ses propres puces ARM pour ses terminaux, et le résultat est plutôt impressionnant. L'Apple A6 qui équipe les iPhone 5 et l'iPad avec écran Retina atteint des performances impressionnantes pour un terminal mobile, et parfois meilleures que celles d'un ordinateur traditionnel. La conclusion logique est que les Mac finissent par adopter cette architecture, même si, comme le rappelle le site, cela ne surviendrait pas avant quelques années. Les sources du site posent même une hypothèse : 2017, soit dans 4 ou 5 ans...

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Apple veut concevoir ses propres puces ARM 04/10/2012 | 07:00 | Anthony Nelzin | 36 commentaires

L'Apple A6 est le premier SoC d'un appareil iOS entièrement conçu par Apple : cette puce originale a été créée pour être à la fois très économique et très puissante, ce que n'aurait permis un modèle standard issu du catalogue d'un fournisseur. Apple compte sans surprise poursuivre dans cette voie : elle cherche aujourd'hui ni plus ni moins que son futur directeur du département en charge de la création de SoC, ces puces réunissant processeur, carte graphique et mémoire..

Certains n'hésitent pas à ressusciter la rumeur selon laquelle Apple pourrait abandonner les processeurs Intel, en se rapportant à un article de Businessweek indiquant que ce changement aurait été « débattu » en interne. S'il est possible voire certain qu'Apple fait plus qu'envisager cette hypothèse à long terme, elle est irréaliste à court terme : les puces ARM ne sont pas encore assez puissantes pour ne serait-ce que le MacBook Air. D'ici quelques années néanmoins, la question ne se posera plus, d'autant que la compatibilité avec Windows pourra être maintenue, Windows 8 étant compatible avec la plateforme ARM.

Même si l'offre d'emploi ne mentionne pas spécifiquement les applications mobiles, elle indique clairement que l'équipe processeur d'Apple est « petite ». Alors qu'il faudra plus de 30 ingénieurs dans une aile du quartier-général de Cupertino pour préparer la prochaine transition majeure de la plateforme Macintosh. Bref, il n'y aura sans doute pas de MacBook...

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Intel va se remettre à l'ARM 07/06/2012 | 11:25 | Stéphane Moussie | 17 commentaires

Intel est connu pour ces puces à architecture x86 qui équipent l'immense majorité des ordinateurs de bureau, portables et serveurs — le fondeur a d'ailleurs été attaqué à plusieurs reprises pour abus de position dominante dans ce secteur. Au contraire, c'est l'architecture ARM qui s'est imposée dans les terminaux mobiles ces dernières années, devenant la principale concurrente pour celles d'Intel, qui veut aussi sa part du gâteau dans la mobilité.

CNET a repéré hier qu'Intel allait fabriquer une puce contenant un processeur ARM. Ce qui peut paraître surprenant au premier abord ne l'est pas, Intel restant un fondeur, il répond simplement aux attentes de ses clients. C'est l'entreprise Netronome qui a passé commande d'une puce contenant un processeur ARM11MP. Cette puce est destinée à faire entre autres du deep packet inspection (inspection de paquets en profondeur), de l'analyse de flux et du traitement de contenu. La fabrication de cette puce par Intel démarrera en 2013.

La fabrication de puce ARM n'est pas une première pour Intel qui détient une licence lui permettant de réaliser cette opération. De 2002 à 2006, Intel produisait des processeurs faible consommation XScale qui utilisaient l'implémentation ARMv5. Marvell a acheté cette activité en juin 2006.

De premiers prototypes de puces ARM 64-bits 02/05/2012 | 18:10 | Anthony Nelzin | 17 commentaires

skitchedApplied Micro a fait la démonstration d'un premier prototype fonctionnel d'une puce ARM 64-bits, le X-Gene. C'est la première implémentation de l'architecture ARMv8, qui est elle-même la première architecture ARM prenant en charge l'adressage 64-bits.

Le SoC X-Gene n'utilise néanmoins pas de cœur processeur ARM : Applied Micro dispose d'une licence complète de fabricant ARM, et a développé son propre cœur compatible avec le jeu d'instructions ARMv8. Le fabricant a ainsi pu réaliser un système-sur-puce hautement spécialisé : le X-Gene, qui intègrera plusieurs cœurs et l'Ethernet, est destiné aux serveurs. C'est d'ailleurs une démonstration de l'exécution d'un serveur web Apache 64-bits qui a servi de support à la présentation de cette puce, qui consomme peu tout en étant suffisamment puissante, et que l'on devrait retrouver dans les serveurs web ou cloud.

N'attendez néanmoins pas une puce 64-bits dans votre téléphone : l'architecture ARMv8 n'en est qu'à ses balbutiements, et ne devrait pas être finalisée avant la prochaine génération de puces ARM. La famille de processeurs de cette année, connue sous le nom de Cortex A15 (l'Apple A5/X est basé sur l'architecture Cortex A9), prend en charge le 32-bits uniquement.

Windows On ARM : entre deux chaises 23/02/2012 | 18:16 | Arnauld de la Grandière | 74 commentaires


Après des mois de suspense, Microsoft a enfin levé le voile sur le degré de compatibilité de Windows dans sa version ARM, une question qui laissait nombre d'observateurs dubitatifs. Et la réponse est pour le moins surprenante…

Microsoft a provoqué un petit séisme lorsqu'elle a annoncé que Windows 8 serait proposé dans une version compatible avec les processeurs ARM. A vrai dire ça n'est pas la première fois que Windows sort du pré carré de l'assembleur x86 : Windows NT a été proposé entre autres sur plateformes Alpha, MIPS, PowerPC, et déjà en son temps sur ARM, et Windows CE sur MIPS et ARM. Toutefois c'est la première fois que la version "standard" de Windows s'aventure en dehors des sentiers battus du x86.

L'annonce a soulevé nombre de questions, à plus forte raison lorsque Microsoft a annoncé par la suite que la version ARM de Windows disposerait également, comme sur x86, du mode "classique" en plus de Metro, avec les bonnes vieilles fenêtres telles qu'on les connaît encore actuellement.

Voilà qui a donné naissance aux plus folles spéculations : comment Microsoft comptait-elle accomplir un pareil tour de force? S'il était parfaitement concevable que des applications soient distribuées en "fat binary" (contenant les codes compilés tant pour x86 que pour ARM, comme ce fut le cas un temps sur Mac lors du passage des processeurs 68k au PowerPC, puis du PowerPC au x86), du moins dans leur version pour Metro, l'architecture ARM laissait beaucoup moins de latitudes pour faire tourner les applications Windows en mode "classique" dans des contraintes matérielles autrement plus limitées.

Langages et tours de Babel

Reprenons ici quelques bases : un logiciel est un code binaire qui s'appuie sur deux langages, celui du processeur (l'assembleur), et celui du système d'exploitation (les Application Programming Interface, ou...

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Windows 8 sur ARM ne sera pas une version au rabais 10/02/2012 | 06:38 | Nicolas Furno | 37 commentaires

On sait depuis les premières présentations du nouveau système de Microsoft que Windows 8 sera compatible avec les processeurs ARM utilisés essentiellement dans les terminaux mobiles. Ce que l'on ne savait pas en revanche, c'est si Windows 8 ARM était identique à Windows 8 x86 ou s'il devait se contenter de quelques fonctions de base.

Dans un long article de son blog "Building Windows 8", Steven Sinofsky entend remettre les points sur les "i" et clore le débat une bonne fois pour toutes. Windows 8 sera identique qu'il tourne sur une tablette dotée d'une puce ARM ou sur un ordinateur équipé d'un processeur Intel. L'interface Métro sera évidemment de la partie — après tout elle a été conçue pour le tactile —, mais on pourra également accéder au bureau traditionnel de Windows et lancer certaines applications comme l'explorateur de fichiers ou Office. Microsoft espère même sortir Windows 8 sur les deux architectures en même temps.

La vidéo de démonstration lève également partiellement le voile sur Office 15, la prochaine mise à jour majeure de la suite bureautique de Microsoft. L'interface évolue considérablement et s'inspire largement de la sobriété de Metro. Le bandeau plein d'icônes a disparu dans ces premières versions au profit de menus extrêmement sobres composés uniquement de texte. On n'en sait guère plus pour le moment, mais l'éditeur précise bien que cette nouvelle version a été adaptée aux contextes de l'écran tactile et du combo clavier/souris.

Office 15

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