Android : à qui profite le libre ?

Arnaud de la Grandière |
Après avoir lancé le Nexus One, le Nexus S et le Galaxy Nexus en partenariat avec HTC et Samsung, puis avoir fait l'acquisition de Motorola, Google lance sa tablette Nexus 7 (fabriquée par Asus), et va même jusqu'à prendre elle-même en charge la fabrication du Nexus Q.



Ainsi donc, Google s'investit dans le matériel. À en croire les propos d'Eric Schmidt rapportés par The Verge, les ambitions de Google en la matière ne datent pas de la veille : bien que la société de Mountain View ne se perçoive toujours pas comme une entreprise du matériel, Schmidt explique que Larry Page et Sergei Brin ont « toujours voulu faire du matériel d'une façon ou d'une autre ».

De son côté, Microsoft adopte le même petit jeu de la concurrence avec ses propres clients en lançant la gamme de Surface, quoi qu'elle fabrique des souris depuis 1982, comme l'a fort commodément rappelé Steve Ballmer lors de la présentation de sa tablette (pour aussi pertinente que soit l'allusion).



Des vocations inopinées qui semblent bien fortuitement emboîter le pas au modèle d'Apple et ses marges pharaoniques (la firme de Cupertino s'arroge à elle seule 80% des bénéfices de toute l'industrie mobile…) John Motz, le rédacteur en chef de Crazy Apple Rumors, ironise : à bien y réfléchir et à en croire les professions de foi des nouveaux entrants, c'est Apple qui se serait mise au matériel sur le tard…

L'appât des marges n'est cependant pas la raison qui a poussé Google à lancer la gamme Nexus en 2010. Car si le caractère libre et gratuit d'Android lui aura assuré l'adoption des fabricants, il s'avère parfois bien encombrant.

Une brève histoire d'OS

Replaçons les choses dans leur contexte, suite au bouleversement du marché des smartphones qu'aura été l'iPhone en 2007 : alors que les concurrents de l'époque intègrent dans leur majorité un clavier physique comme seul périphérique d'entrée (ou au mieux un stylet sur un écran résistif mono-point) et qu'ils sont dotés d'une interface utilisateur d'un autre âge, Apple a donné un vilain coup de vieux à tout ce qui se faisait jusque-là. Le paysage en aura été bouleversé quelques années plus tard : il faut vraiment le vouloir pour trouver un modèle de ce genre aujourd'hui, tous, ou presque, ont été remplacés par des écrans tactiles.

Encore fallait-il se mettre à niveau sur le logiciel, et on n'improvise pas un système d'exploitation du jour au lendemain, tant pour l'aspect technique qu'en matière d'interface utilisateur. Même s'aider de Linux en guise de patron plutôt que de réinventer la roue n'y suffit pas : les plus grands, de Nokia à Intel, s'y sont eux-mêmes cassés les dents. Les fabricants plus modestes, n'ayant à leur actif que des expériences anecdotiques en la matière, ne pouvaient se battre à armes égales.

À défaut de pouvoir assurer leur pleine et entière autonomie, les fabricants ne pouvaient guère se replier que sur une solution de tierce partie. Avant que Google ne se lance, seule Microsoft proposait une licence d'exploitation pour un système mobile digne d'intérêt. Mais la perspective n'avait rien pour enchanter les constructeurs : l'expérience du PC, qui n'avait réellement profité qu'à Microsoft en lui inféodant les fabricants, avait entraîné une guerre des prix sans merci, à défaut de pouvoir mieux se différencier comme le Mac l'a fait.

Android a donc fait figure de véritable messie : libre et gratuit, le système garantissait l'entière autonomie des fabricants, qui pouvaient non seulement personnaliser l'apparence de l'OS à leur guise, mais également le paramétrer comme bon leur semblait. Ils pouvaient donc poursuivre en toute quiétude certaines pratiques, comme l'installation de facto d'applications avec leurs divers partenaires, les opérateurs téléphoniques en tête.

Il ne faut pas faire la naïve erreur de voir dans l'ouverture du code d'Android une pure abnégation de la part de Google (la firme sait fort à propos faire preuve de discernement sur la question : on attend toujours le code de son outil de recherche, gardé si jalousement qu'elle ne l'a pas même protégé d'un brevet afin de s'en garantir l'exclusivité et la confidentialité). L'open-source d'Android aura donc été le sésame de Google sur ce marché, et aura mis à mal l'offre de Microsoft, bien en peine de pouvoir répondre à de pareils arguments, du moins dans un premier temps, avant qu'elle ne mette au point sa martingale des royalties.

Quand l'ouverture n'a pas que du bon

Mais chaque médaille a son revers : si le caractère ouvert d'Android lui a assuré un certain succès auprès des fabricants, il aura également dépossédé Google de sa mainmise sur son propre système d'exploitation.

Le seul levier d'influence que Google conserve sur son OS et qui lui donne quelque latitude d'imposer ses directives tient à l'intégration des divers services en ligne de la société. Si nombre de fabricants s'en accommodent sans broncher, d'autres en revanche s'en passent fort bien : Amazon et Barnes & Noble ont tiré tout le profit d'Android sans rendre le moindre compte à Google et en l'amputant de ses services en ligne. Samsung avec son nouveau Galaxy SIII place consciencieusement aussi ses propres pions.

Sachant que le modèle économique de Google pour Android consiste précisément à se payer de retour en affichages publicitaires à travers ses services, elle aura de fait travaillé gratuitement pour le bénéfice de plateformes concurrentes nées de son propre labeur ! Alors que de son côté, Apple exige de percevoir 30 % de tout revenu généré à partir d'iOS, parfois même au-delà du raisonnable, le contraste est plus que saisissant.

Même dans le cas des fabricants qui suivent scrupuleusement la doxa de Google, l'ouverture d'Android s'avère encombrante à plus d'un titre. Chaque fabricant qui colle sur Android sa propre interface doit adapter son travail à chaque nouvelle mise à jour pour chaque appareil, un investissement "inutile" puisqu'il n'apporte aucune vente directe pour les anciens modèles (bien qu'il permette de fidéliser les utilisateurs et d'inspirer leur confiance). L'ouverture d'Android est donc, pour partie au moins, responsable de la fameuse "fragmentation", qui voit aujourd'hui Ice Cream Sandwich se hisser à 7 % du parc installé, huit mois après sa mise sur le marché et alors même que Google a présenté la révision majeure suivante. Une situation ubuesque qui causerait à n'en pas douter un véritable ouragan médiatique si le cas s'était produit pour iOS.



On met beaucoup en avant la capacité de "rooter" Android et d'installer la version de son choix, quitte même à la personnaliser jusque dans son code source, en omettant bien commodément que le commun des mortels n'a que faire d'une telle capacité, pour autant d'ailleurs que la notion même de mise à jour système soit le moins du monde évocatrice pour eux. S'il faut faire un bilan en se demandant à qui profite le libre, il semble indubitable que c'est aux fabricants et opérateurs au tout premier chef.

L'iPhone, comme une épine dans le pied

Les opérateurs eux-mêmes ont vu l'ouverture d'Android comme une bénédiction : si l'iPhone leur a donné une importance inédite jusque là, et s'il a généré nombre d'abonnements pour eux, il a également contribué à les reléguer au rang de simple gardiens de tuyaux : Apple n'a eu de cesse que de désintermédier leur chasse gardée, alors que les opérateurs s'étaient ingéniés à facturer artificiellement les données par catégories (VoIP, SMS, visioconférence, télévision…).

Alors qu'autrefois les divers jeux, sonneries et applications devaient passer par des appels surfacturés, ou via des portails dont les opérateurs restaient les cerbères, Apple s'est directement passée de cette collaboration encombrante. Au fil des versions d'iOS (par ailleurs installées sans qu'ils n'en puissent mais), les opérateurs ont vu la voilure de leur influence se réduire : iMessage, FaceTime, et d'autres encore, n'auront fait que mettre à mal leur modèle. Outrage de tous les outrages, Apple s'est obstinée à refuser de laisser les opérateurs "personnaliser" les iPhone et d'y installer leurs propres applications bloquées.



Android présente à ce titre bien des intérêts non négligeables, puisque les opérateurs y retrouvent toutes les prérogatives qui furent autrefois les leurs. L'épisode de Carrier IQ a amplement démontré qu'ils ne reculaient devant rien pour monétiser leurs propres clients jusqu'à la dernière goutte (lire Carrier IQ au service des opérateurs). Et il suffit qu'un service livré avec Android entre en concurrence avec ceux proposés par l'opérateur pour qu'il se voie purement et simplement oblitéré, comme ce fut le cas par exemple de Google Wallet, en collision frontale avec le système Isis de Verizon. Nulle surprise donc à ce que de nombreux bruits de couloirs soulignent de manière répétée que les opérateurs mettent l'accent commercial sur Android plutôt que sur l'iPhone.

Une situation qui a d'ailleurs été amplement illustrée par la suprématie de l'iPad, exempté de l'influence commerciale des opérateurs : les tablettes Android sont demeurées confidentielles alors que les smartphones eux connaissaient un bien meilleur succès.

Nexus pour sortir de l'impasse

Face à ces problématiques, Google a eu fort à faire pour redresser la barre. Prise entre deux feux, la société n'avait guère de latitudes pour échapper à cette amicale pression. Elle a choisi de recourir à ceux-là mêmes qui ont été les grands oubliés de l'affaire : les utilisateurs.

Car c'est en proposant sa propre gamme de smartphones que Google entendait donner l'exemple et mettre à mal les pratiques contestables tant des fabricants que des opérateurs, par le biais de la pression concurrentielle et de la simple prise de conscience des utilisateurs finaux quant aux exigences qu'ils sont en droit d'avoir.

Ainsi, la gamme Nexus serait la seule garantie imparable de toujours bénéficier au plus tôt des toutes dernières mises à jour d'Android. Seul hic, si les fabricants peuvent traîner des pieds pour diffuser leurs propres mises à jour d'Android, c'est également le cas des opérateurs (par lesquels passent ces mises à jour OTA). Il fallait donc faire l'impasse, et Google a donc fait le choix de proposer ses téléphones en vente directe sans passer par les subventions des opérateurs.

La pratique est vertueuse à plus d'un titre, puisque les utilisateurs n'ont aucun compte à rendre aux opérateurs en pareils cas, et sont libres de faire ce que bon leur semble de leur propre matériel. Las, les habitudes ont la peau dure, et Google l'a découvert à ses dépens : pour le meilleur et pour le pire, les opérateurs font la pluie et le beau temps sur la téléphonie. Alors que les consommateurs n'ont jamais eu pour habitude de faire subventionner leurs ordinateurs par les opérateurs ADSL, ils ont plus de mal à concevoir de payer le prix fort pour leur téléphone (quitte d'ailleurs à ce que la facture globale soit au final plus salée…). De la même manière que l'iPhone a pu mesurer l'influence des opérateurs en guise de "conseillers clientèle" au profit d'Android, Google a subi les conséquences de son boycott.

Les Nexus se sont donc écoulés de manière assez confidentielle, jusqu'à ce que Google se rende à l'évidence et permette aux opérateurs de prendre en charge tant la vente que le financement des Galaxy Nexus.

L'intenable partenariat

Google a eu beau jeu de promettre des accords tournants avec chacun de ses partenaires pour fabriquer les Nexus, à ce jour seules HTC, Samsung et Asus ont eu droit à l'insigne honneur.

Google a poursuivi ses investissements dans le matériel, jusqu'au rachat à grands frais de Motorola. On a beaucoup mis en avant l'intérêt stratégique de son épais catalogue de brevets, cependant celui-ci n'est manifestement pas la seule valeur que Google prête à sa nouvelle filiale, puisqu'elle aurait pu conserver ce catalogue en fermant purement et simplement l'activité matérielle de Motorola. Or il n'en est rien, et Google martèle à qui veut l'entendre qu'elle ne compte pas lui prêter le moindre favoritisme comparativement aux autres constructeurs, et néanmoins amis.



Il faut cependant relativiser quelque peu l'innocuité de cette alliance : Motorola prend l'eau de toutes parts, et Google ne la maintiendra pas à flot pour la seule beauté du geste. De la même manière que les grands industriels ne s'improvisent pas à fonds perdus magnats d'une presse moribonde par pur amour de sa pluralité, mais bien pour bénéficier de l'indéniable influence qui va de pair, en dépit de leurs dénégations éhontées (et vite contredites par les faits).

Et la grogne se fait entendre d'autant plus volontiers du côté des constructeurs que leur situation va en se dégradant : seule Samsung semble parvenir à tirer son épingle du jeu, et il y a fort à parier qu'on observe à l'avenir une période de concentration dans l'industrie. D'autant que pour la première fois, Google se met à fabriquer elle-même son matériel avec le Nexus Q. Certes, l'initiative peut sembler d'autant plus anodine pour les fabricants de smartphones qu'il ne s'agit là que d'un périphérique plus complémentaire que concurrent de leur offre, mais on peut aisément y voir un galop d'essai pour la société.

Sachant que Microsoft elle-même prend moins de pincettes pour concurrencer ses propres partenaires, l'avenir semble délicat pour les entreprises qui dépendent des deux éditeurs.

Sur le même sujet :
- Nexus Q : Google à la recherche d'un fil rouge

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avatar RickDeckard | 
"C'est bien, tu remets juste en cause comment toute la propriété intellectuelle et les industries artistiques fonctionnent." @Johnny B. Good Le sujet est largement débattu à l'Assemblée Nationale, donc je ne vois pas ce qu'il y a de surprenant. Le propriété intellectuelle n'a quasiment pas évolué depuis Beaumarchais, reposant principalement sur le concept de rareté, sur le support physique non ou difficilement reproductible. La technologie et surtout les usages, eux, ont très fortement évolués, surtout les 15 dernières années. Il ne me semble donc pas déplacé de vouloir une remise à plat du concept même de PI pour s'adapter aux nouveaux médias en privilégiant par exemple l'interopérabilité. Pendant DADVSI (et dans une moindre mesure HADOPI), le question était ouverte, autant sur le plan logiciel qu'artistique. Si tu avais suivi ces débats, tu aurais été très surpris par certains amendements proposés et même votés à l'époque: licence globale, exception d'interopérabilité, exception de décompilation. Le gouvernement a fait annulé certains amendements en seconde lecture, malgré le vote des députés. On en conclura ce qu'on voudra.
avatar Frodon | 
@RickDeckard Il y a déjà une exception dans le droit français pour l'interoperabilité, autorisantla retro ingénierie si nécessaire si et seulement si c'est dans un but d'interoperabilité et uniquement dans ce but: [quote] Extrait de l'article L122-6-1 du code de la propriété intellectuelle: IV. [b]La reproduction du code du logiciel ou la traduction de la forme de ce code n'est pas soumise à l'autorisation de l'auteur lorsque la reproduction ou la traduction au sens du 1° ou du 2° de l'article L. 122-6 est indispensable pour obtenir les informations nécessaires à l'interopérabilité d'un logiciel[/b] créé de façon indépendante avec d'autres logiciels, [b]sous réserve que soient réunies les conditions suivantes[/b] : 1° Ces actes sont accomplis par la personne ayant le droit d'utiliser un exemplaire du logiciel ou pour son compte par une personne habilitée à cette fin ; 2° Les informations nécessaires à l'interopérabilité n'ont pas déjà été rendues facilement et rapidement accessibles aux personnes mentionnées au 1° ci-dessus ; 3° Et ces actes sont limités aux parties du logiciel d'origine nécessaires à cette interopérabilité. Les informations ainsi obtenues ne peuvent être : 1° Ni utilisées à des fins autres que la réalisation de l'interopérabilité du logiciel créé de façon indépendante ; 2° Ni communiquées à des tiers sauf si cela est nécessaire à l'interopérabilité du logiciel créé de façon indépendante ; 3° Ni utilisées pour la mise au point, la production ou la commercialisation d'un logiciel dont l'expression est substantiellement similaire ou pour tout autre acte portant atteinte au droit d'auteur. V. Le présent article ne saurait être interprété comme permettant de porter atteinte à l'exploitation normale du logiciel ou de causer un préjudice injustifié aux intérêts légitimes de l'auteur. [/quote] [quote] Extrait de l'article L. 331-7 du code de la propriété intellectuelle : Tout éditeur de logiciel, tout fabricant de système technique et tout exploitant de service peut, en cas de refus d'accès aux informations essentielles à l'interopérabilité, demander à l'Autorité de régulation des mesures techniques de garantir l'interopérabilité des systèmes et des services existants, dans le respect des droits des parties, et d'obtenir du titulaire des droits sur la mesure technique les informations essentielles à cette interopérabilité. [/quote] Y compris dans le cas des DRMs dans le cadre de DADVSI: [quote] Extrait de l'article 13 du DADVSI : [b]Les mesures techniques (Note de Frodon: C'est à dire les protections type DRM) ne doivent pas avoir pour effet d'empêcher la mise en œuvre effective de l'interopérabilité[/b], dans le respect du droit d'auteur. [b]Les fournisseurs de mesures techniques donnent l'accès aux informations essentielles à l'interopérabilité[/b] dans les conditions définies aux articles L. 331-6 et L. 331-7. [/quote] Par contre en effet, l'idée de licence globale n'a pas été retenue.
avatar RickDeckard | 
@Frodon Oui, je pensais surtout à la licence globale pendant DADVSI (voté puis annulé). L'exception de décompilation/interopérabilité, qui avait été très critiqué par Apple, avait été fortement amoindri par le Sénat: si soumis aux DRM, le droit se transformait en éventuelle possibilité sur demande interdite au particulier. Depuis, l'exception a été rétablit par le Conseil d'Etat. Ce que je voulais surtout souligner, c'est que, contrairement à ce que laisse supposer Johnny B. Good, ce n'est pas aberrant en 2012 de vouloir dépoussiérer la propriété intellectuelle vu le décalage avec les usages et la technologie d'aujourd'hui, le sujet étant régulièrement abordé à l'AN ou au Parlement Européen (ACTA dernièrement, brevet logiciel en 2003/2005).
avatar Johnny B. Good | 
Heureusement que la licence globale n'est pas passée ! Je ne vois pas pour quelle raison tout le monde pourrait se servir dans le répertoire de n'importe qui, avec ensuite une rémunération floue, organisée par on ne sait quelle administration, sur on ne sait quelle base, et prélevée on ne sait ni sur qui ni comment. Le système actuel est parfaitement adapté aux technologies actuelles, et justement déjà fort détaché des notions de support physique. Changer pour changer, non merci.
avatar Frodon | 
Je suis également contre la licence globale, ce concept me parait, pour être parfaitement franc, tout simplement stupide.
avatar LaurentR | 
Article très intéressant. Merci.
avatar fosterj | 
Euh j ai pas tout compris ... donc en Bref ?
avatar stravinsky | 
"Sachant que Microsoft elle-même prend moins de pincettes pour concurrencer ses propres partenaires, l'avenir semble délicat pour les entreprises qui dépendent des deux éditeurs." En bref, Apple est un modèle de vertu. Les autres, c'est le diable. Sur un site publicitaire Apple, ça vous étonne ?
avatar Arnaud de la Grandière | 
paire d'as pour Stravinsky en trois phrases seulement : http://yourlogicalfallacyis.com/strawman http://yourlogicalfallacyis.com/ad-hominem T'as vraiment rien de mieux en stock?
avatar Kounkountchek | 
Et rien sur les utilisateurs ? On parles des OS, des fabricants, des opérateurs... et pas des utilisateurs! Ce sont peut être eux les gagnants? Ceux utilisant Android... et tous les autres.
avatar madaniso | 
Je comprends rien au graphique. Nokia vendait 60% des smartphones en 2007 ou 60% des téléphones tout confondu ? Android n'a pas 60% du marché ? Pourquoi on a l'impression qu'apple vend 75% des téléphones actuels alors ?
avatar Timekeeper | 
"(par ailleurs installées sans qu'ils n'en puissent mais)" Ça se dit ? Je suppose, mais ça veut dire quoi ?
avatar Mithrandir | 
@stravinsky Le fait que Google soit devenu le concurrent ses ses propres partenaires, qu'ils ne peuvent pas rester neutres avec Motorola sauf à accepter que Motorola coule, et que ce soit un vrai problème pour les fabricants de téléphones sous Android, est signalé partout. Il n'y a que les fanboys Android absolus (comme toi sans doute) pour refuser de le voir.
avatar Mithrandir | 
@Kounkountchek Les utilisateurs qui ont acheté un téléphone très cher et qui peuvent toujours courir pour avoir une mise à jour de leur système te remercieront. Ceux qui ont des téléphones qui ne sont pas ou plus compatibles des applications qu'ils ont acheté aussi.
avatar thefolken | 
@madaniso : 'Je comprends rien au graphique. Nokia vendait 60% des smartphones en 2007 ou 60% des téléphones tout confondu ? Android n'a pas 60% du marché ? Pourquoi on a l'impression qu'apple vend 75% des téléphones actuels alors ?' Il montre les PROFITS pas les ventes. Apple fait du volume, et la plus grosse marge, CQFD. Les autres font soit du volume soit de la marge, jamais les deux.
avatar Mathias10 | 
@stravinsky Contrairement à toi je n'ai pas perçu le moindre éloge d'Apple...
avatar iCaramba | 
"Avant que Google ne se lance, seule Microsoft proposait une licence d'exploitation pour un système mobile digne d'intérêt" Là j'ai pisser dans mon froc…
avatar thefolken | 
@iCaramba : prouve que c'est faux alors.
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ Timekeeper: http://fr.wiktionary.org/wiki/n’en_pouvoir_mais
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ madaniso : un indice est astucieusement dissimulé dans l'intitulé du graphique : "profit shares of eight mobile vendors" (part des bénéfices de huit fabricants mobiles).
avatar iCaramba | 
@Kounkountchek : 'et pas des utilisateurs! Ce sont peut être eux les gagnants?' --'
avatar iCaramba | 
@madaniso : sur le graphique c'est la part des bénéfices sur le secteur mobile… Et puis 60% de pdm c'est en france…au niv mondiale c'est 50% je crois…
avatar iCaramba | 
@thefolken : et bien si je me trompe pas androïd est sorti en 2008 , donc on parle de windows mobile (et non pas windows phone) avant 2008 ; or ma mère utilise toujours un Samsung player addict qui date justement de 2008 et ben franchement elle en a marre , petit exemple : les SMS , au lieu de fonctionner par conversation avec une personne ça marche par conversation à chaque nouveau mess ! Donc oui windows mobile était pourri , par contre windows phone faut voir…
avatar Kounkountchek | 
@Mithrandir J'ai pas dit que les utilisateurs Android étaient tous aux anges. Cela dit les utilisateur iOS ou WP non plus, que je sache. Par contre je répond à la question "Android: à qui profite le libre?" D'après moi les utilisateurs en profite: - Ceux d'Android car ils ont un système libre, qui se developpe vite -Ceux utilisant un autre système, car la concurrence a du bon. Donc ils ont le choix, donc ils en profite. Point. Tu peux baisser les armes et cajoler ton iPhone.
avatar iCaramba | 
@nonoche : ton lien fait planter l'applis macge quand j'essaye de le voir sur safari…
avatar superjoueur | 
Google a réussi a faire de l'argent avec iOS, c'est ça le plus fort. Quand vous cliquez sur une publicité adMob, Google prend sa part du gâteau.
avatar iCaramba | 
@Kounkountchek : 'J'ai pas dit que les utilisateurs Android étaient tous aux anges. Cela dit les utilisateur iOS ou WP non plus, que je sache.' moi si… ;) (iOS)
avatar nogui | 
@stravinsky "En bref, Apple est un modèle de vertu. Les autres, c'est le diable. Sur un site publicitaire Apple, ça vous étonne ?" T'as pris sur toi la ... Non ? C'est moins vomitif que d'habitude ... C'est bien .. Aller maintenant un petit effort et agrémentes tes conclusions avec quelques arguments , fais nous profiter te ton objectivité , par rapport aux fanboy .. Non ce n'est pas ironique .. Alleeeeeer Sinon à quoi bon te donner du mal à venir ici ... Mais non "tu n'es pas un animal" .. :-)
avatar Steeve J. | 
@superjoueur : C'est même pire que ça ! Pour l'instant Google gagne plus d'argent avec IOS qu'avec Android.
avatar Jiminy Panoz | 
@iCaramba "Avant que Google ne se lance, seule Microsoft proposait une licence d'exploitation pour un système mobile digne d'intérêt" Là j'ai pisser dans mon froc…" Pour avoir subi Windows Mobile 6, je te comprends… M'enfin d'un autre côté, c'est vrai qu'à côté, accessible aux fabricants de smartphones, y'avait pas grand chose donc ce n'est pas forcément faux, même si hautement ironique par accident… Me souviens d'ailleurs que HTC mettait déjà des surcouches à Windows Mobile… avec parfois des bugs ahurissants (genre téléphone qui s'éteint au bout de 2 heures si interface Windows Mobile en rouge… ce bug était assez rare, mais les utilisateurs qui l'avaient n'ont jamais trouvé de solution… ^^' )
avatar Hari-seldon | 
@superjoueur : bon ne cliquer pas sur les pubs et le modele google s effondrera. Et ils le savent et c est pour ca qu ils commence a changer de politique et a faire du matos. Les gens ralent d avoir trop de pubs partout mais vont encore aller cliquer sur des bandeaux pub sans interet? C est du masochisme. Moi je suis dans une demarche de boycott des pubs en general. En fait c est une question de principe perso. Un choix de vie en somme. Pas envie de consommer du vent.
avatar Manueel | 
@Timekeeper "(par ailleurs installées sans qu'ils n'en puissent mais)" Ça se dit ? Je suppose, mais ça veut dire quoi ? Ca s'appelle de l'écriture, de la vraie, avec une musicalité, de la matière c'est du même genre que "autant que faire ce peut" phrase que j'aurai pu écrire... avant que cela deviennent un tic de journalistes frigides. ps : @stravinsky : tu es un imbécile
avatar Marc Duchesne | 
Les pub de Google ne donnent pas les résultats escomptés chez pas mal de ses clients. Google on presque tout misé sue cette pub non efficace. Du côté des auditeurs, qui porte attention à celles-ci de toute façon. La seule compagnie qui fait du net chez Google présentement c'est Cro$oft... Et qui a le modèle le plus viable d'après vous...
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ Manueel : ouais, enfin avec les 3 fautes ça fait moyen crédible comme amateur de belles lettres ;¬)
avatar Scs38 | 
Pour répondre à la question : à la surconsommation et aux pirates !
avatar Steeve J. | 
@Scs38 : Et à Microsoft !!!
avatar Manueel | 
@nonoche " ouais, enfin avec les 3 fautes ça fait moyen crédible comme amateur de belles lettres ;¬)" Bahh, tu sais les "belles lettres" sont souvent insipides, bien léchées mais stériles, d'une vacuité désespérante. La phrase doit s'incarner dans un souffle, une respiration, être "*plein*" d'une matière, avec ses aspérités et ses rugosités. Même quand elle paraît facile, elle se doit de comporter derrière sa fausse évidence, un espace de "*travail*" Le "plein", c'est la femelle engrossée d'un monstre qui l'habite. Le "travail", c'est la mise au monde par celui qui écrit & par celui qui lit d'un mystère du monde. Bon... toutes ces fadaises écrites, pour sur, "autant que faire ce peut, les fautes doivent être éliminées, sauf bien sur, celles qui portent en elles le monstre qui légitime l'écriture.
avatar josselinrsa | 
Il y aura concentration dans le secteur, c'est clair. Ce qui me taraude c'est l'avenir de Samsung, dans la mesure où HTC a grimpé en flèche au lancement d'Android et chute lamentablement aujourd'hui... Je crains que le monde des constructeurs Android n'évolue sur fond de chaises musicales où le régnant n'a finalement d'arguments qu'en la "coolitude" de ces appareils mais n'est pas à l'abri d'un changement de mode...
avatar josselinrsa | 
@hari-seldon : plutôt d'accord avec toi, d'ailleurs j'installe des bloqueurs sur chaque ordi que je prépare. Le web sans la pub c'est enfin un monde lisible !
avatar iBaby | 
@Manueel Pascal Quignard sortez de ce corps ! :)
avatar Yyyes | 
@Timekeeper : idem... Pas compris la phrase :p Sinon, merci Macg pour cet article de fond !
avatar Manueel | 
@iBaby :-)
avatar hirtrey | 
Je ne vois pas trop l'intérêt de cette article même si celui ci est très bien écrit.
avatar Wolf | 
@Kounkountchek : Mais à quoi peut bien servir un système "libre" à l'utilisateur Lambda ?
avatar nicolas | 
@hirtrey : si ça remet les choses en place. Même si sur MacG, on est assez au fait de ces nuances. Sur le Journal du Geek, ça leur ferait du bien.
avatar Manueel | 
@hirtrey "Je ne vois pas trop l'intérêt de cette article" Je trouve ta question hirtrey excellente :-) Et je veux bien tenter d'y répondre... bien que je m'inquiète - de l'intérêt qu'y trouveront les lecteurs Si j'y répondais : je tenterais de répondre à la question : Qu'est-ce qui fait qu'un article a (ou non) de l'intérêt, qu'est-ce qui fait que cet article a (ou non) de l'intérêt. En arrière fond se trouve la théorie de "ce qui donne de la valeur à une information" La question que tu poses hirtrey est riche et complexe et... couteuse à répondre Mais as-tu vraiment posé une question hirtrey ?
avatar Mithrandir | 
@Kounkountchek Parle en aux utilisateurs du Galaxy Note qui ont du attendre que Samsung daigne faire la mise à jour en ICS, et qui se sont retrouvés avec un téléphone bourré de bugs majeurs une fois la mise à jour tant attendue faite.
avatar lmouillart | 
wolf [21/07/2012 19:27] via MacG Mobile @Kounkountchek : Mais à quoi peut bien servir un système "libre" à l'utilisateur Lambda ? A ce que celui ci ne soit pas pieds et poing liées avec un constructeur ou éditeur ? Que ce même utilisateur soit libre de profiter de son produit plus longtemps que ce que l'éditeur/constructeur propose ? Faire ce qu'il souhaite avec son produit acheté plutôt que ce que le constructeur souhaite qu'il fasse ? Bref un système libre apporte une garantie de liberté.
avatar Steeve J. | 
@lmouillart : Donc selon tes critères Android n'est pas libre ?
avatar lmouillart | 
@Steeve J. Android en parti (manque les pilotes), les implémentations propriétaire des constructeurs non. En gros comme OS X: Darwin est libre, OS X non.

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