iAd : la nouvelle culture pub

Arnaud de la Grandière |
Avec iAd, Apple a repris en main la publicité sur sa plateforme iOS (ex iPhone OS). Si Steve Jobs déclare qu'il ne s'agit que d'aider les développeurs à gagner plus d'argent sur les applications gratuites et bon marché, plusieurs motivations se cachent en réalité derrière cette initiative :

- Pour Apple, il est hors de question de ne pas toucher un pourcentage de toute forme de revenus sur la plateforme qu'elle a elle-même mise au point. Ce principe s'est illustré dès la genèse de l'iPhone, alors qu'elle touchait 30 % sur les abonnements auprès des opérateurs téléphoniques. Nul ne peut faire d'argent sur iOS sans qu'Apple ait droit à sa quote-part. La publicité, jusqu'ici, échappait à cette règle (lire Pourquoi Apple se lance dans la pub mobile).

- Apple garde jalousement son pré carré et compte bien limiter tout moyen de dégrader l'expérience utilisateur. Les publicités peuvent devenir un agent d'appauvrissement qualitatif, comme on a pu le voir sur le net : fenêtres invasives, spywares, couleurs flashy qui clignotent, slogans et images racoleuses, sont autant d'éléments qui peuvent transformer un quartier luxueux où il fait bon vivre en zone industrielle de bas étage. Et il faut bien dire que la publicité sur iOS n'était jusqu'ici pas à la hauteur des critères qualitatifs d'Apple.

- La collecte des données personnelles, un domaine où Google excelle, peut également donner de précieuses informations sur les pratiques de consommation et sur la démographie des utilisateurs d'iOS, jusqu'à leur localisation géographique. Depuis le rachat d'AdMob par Google, ces éléments pouvaient même être mis à profit pour améliorer Android. Une situation parfaitement intolérable pour la firme de Cupertino.

Partant de ces trois principes de base, qui ont poussé Apple à sortir de son cœur de métier pour proposer un nouveau service sur lequel elle n'a pas la moindre once d'expérience, Steve Jobs en a profité pour faire un coup à plusieurs bandes.

iOS, un emplacement publicitaire de luxe pour annonceurs VIP

La première chose qu'Apple a faite, c'est une sélection des annonceurs par le tarif, à l'inverse de ce qu'elle a fait pour les développeurs. En proposant une tarification élevée, Apple s'est assurée que ses publicités auraient un certain standing, avec des marques reconnues voire prestigieuses (lire iAd : Apple va facturer plein pot les premières pubs).

Pour convaincre les annonceurs de sacrifier à de tels tarifs, Apple s'est appuyée sur un atout de taille : à ce jour, elle seule a mis sur pied une plateforme sur laquelle les utilisateurs ne rechignent pas à payer. Après des années de gratuité à tout crin sur Internet, c'est bien cette raison qui fait que nombreuses sont les sociétés à s'être jetées sur l'App Store… éditeurs du monde de la presse en première ligne. Mieux encore, une importante quantité des comptes enregistrés sur iTunes est associée à un numéro de carte bleue (150 millions aujourd'hui). Sans compter l'excellente image de marque d'Apple et de l'iPhone. Enfin, la totale maîtrise technologique de sa plateforme ouvre des possibilités jusque là impensables. Apple a saupoudré le tout d'une juteuse promesse d'un milliard d'affichages par jour. Voilà de quoi convaincre les plus réfractaires à payer un peu plus pour cette cible de qualité.

Restait à convaincre les partenaires de sauter le pas et d'essuyer les plâtres plutôt que de faire de l'attentisme : pour ceux là il aura suffi de faire miroiter leur présentation dans les formes par un VRP de luxe : Steve Jobs en personne, qui a égrené la liste des quelques dix-sept sociétés signataires durant une cinquantaine de secondes au cours de son keynote de la WWDC (lire : Vous achetez une iAd ? Steve Jobs fait votre promo !).

Des publicités différentes

La sélection des annonceurs a permis d'éviter de galvauder l'image d'iOS, ce qui a toujours été une des premières préoccupations d'Apple : voilà bien longtemps que les iPhone auraient pu être intégralement subventionnés par les opérateurs téléphoniques, mais Apple a tenu à conserver un prix d'entrée plus élevé que la concurrence, afin de conserver dans l'esprit du consommateur un positionnement de qualité, à l'image d'ailleurs de ce qu'elle fait avec le Mac. À choisir, la firme de Cupertino préfère faire plus de bénéfices par unité que de vendre plus d'unités, ce qui lui a permis de dépasser les revenus de ses concurrents, aussi bien dans le monde de la micro-informatique que de la téléphonie, tout en ne bénéficiant que d'une part de marché moins importante.

Cependant, pour parfaitement remplir ses objectifs, il ne fallait pas s'arrêter là. Pour que la mayonnaise prenne, il fallait redonner à la publicité en ligne ses lettres de noblesse, à l'aide de quelques règles d'or. La première d'entre elle : ne jamais, sous quelque prétexte que ce soit, faire regretter à un utilisateur d'avoir jeté un œil à une publicité.

Cette règle, trop vite oubliée ailleurs, est une pratique saine qui évite de scier la branche sur laquelle on est assis, et évite de rendre toute publicité complètement caduque et inopérante, à plus forte raison lorsqu'elle requiert la participation active de son spectateur pour se dévoiler. Ainsi, finies les publicités qui vous font quitter votre application pour lancer Safari ou l'App Store, alors que les versions actuellement utilisées d'iOS (et qui continueront à l'être) ne permettent aucune forme de multitâche. À l'inverse des autres régies publicitaires sur iPhone, Apple est d'ailleurs la seule à bénéficier des moyens techniques permettant de faire des achats, sur l'iTunes Store ou sur l'App Store, au sein même d'une publicité sans jamais quitter une application (lire iAd aura son programme VIP).

Une fois ce principe fondamental posé, il faut aller au delà. Après s'être assuré que la publicité n'était pas une punition en tant que telle, il reste à donner envie aux utilisateurs de la regarder. Steve Jobs n'a jamais parlé d'iAd sans insister sur "l'émotion et l'interactivité" - pour reprendre ses termes - qui y seront liées. Les publivores le savent bien, les publicités peuvent être amusantes, surprenantes, déroutantes, voire exaltantes, et c'est souvent comme ça que le public les préfère. Cependant, en fonction de l'air du temps, les annonceurs sont plus ou moins disposés à prendre des risques dans leur communication, et c'est d'autant plus vrai en période de crise dont la publicité est souvent la première victime…

Apple compte bien avoir des publicités plus travaillées et plus réfléchies sur iOS, iAd doit être un label de qualité où la publicité en elle-même devient sa propre finalité. Cette catégorie de publicité ne concerne d'ailleurs qu'une partie restreinte d'annonceurs potentiels, puisqu'il est question avant tout d'image de marque. Il s'agit d'affirmer les valeurs de la marque ou d'un produit, en espérant que le public qui adhérera à ces valeurs, parfois segmentantes, soutiendra la marque en achetant ses produits.

Ce qui explique par exemple que McDonald's puisse prendre fait et cause pour les homosexuels dans sa dernière campagne : il ne s'agit plus seulement de vendre de quelconques hamburgers, mais de promouvoir une façon de concevoir les choses. Apple est particulièrement bien placée pour mettre en avant cette façon de communiquer, elle qui y a presque toujours eu recours (lire Macintosh : 25 ans de pub). C'est d'ailleurs son seul brio en matière de communication qui lui donne un tant soit peu de légitimité sur ce nouveau marché.

Voilà pour le fond, reste la forme : Apple dispose de toute la panoplie technologique d'iOS pour la mettre à disposition des annonceurs : caméra, accéléromètre, gyroscope, boussole, multitouch, microphone, GPS… toutes les capacités de ses appareils peuvent être mises à profit pour un contenu riche et interactif dans iAd. Et s'il est question d'exploiter HTML5 pour la réalisation de ces publicités, Apple peut même se payer le luxe de mettre au point des fonctionnalités qui lui seront propres. C'est d'ailleurs Apple elle-même qui réalise les premières iAds, histoire de placer la barre qualitative à la hauteur de ses attentes, d'ici à ce qu'elle fournisse un SDK à l'avenir (un SDK d'Apple pour créer du contenu en HTML5, voilà qui devrait, au delà de la publicité sur iOS, faire couler beaucoup d'encre…).

D'autre part, Apple peut également mettre à profit les mots-clés qui ont abouti au téléchargement d'une application donnée, et l'historique de chaque utilisateur, pour mieux cibler les publicités affichées. Un autre élément sur lequel les autres régies ne peuvent s'aligner. Enfin, pour mieux signaler à l'utilisateur final que la publicité répondra à tous ces critères, et pour parachever le label qualitatif de sa régie publicitaire, un logo iAd sera présent sur tous les encarts.

Certes, nul n'a eu besoin d'Apple jusqu'ici pour proposer des publicités interactives, innovantes, et travaillées. Toutes les bannières actuellement affichées ne vous feront pas pour autant sortir de votre application en cours. Mais Apple est la seule à pouvoir offrir une garantie avec son label, pour peu qu'elle se tienne à ses engagements. Elle y a du moins tout intérêt : à l'inverse des autres régies publicitaires, les premiers clients d'Apple sont les utilisateurs finaux, et à choisir, c'est à eux qu'ira sa loyauté en dernier recours.

Quant aux développeurs, ils bénéficieront de 60 % des revenus générés par iAd, ce qui représente 36 millions de dollars sur les 60 qu'Apple a déjà signés pour le courant de l'année 2010. Steve Jobs n'a pas caché sa satisfaction : selon les chiffres d'IDC sur le marché US (lire Pub sur mobile : les jeux ne sont pas faits), iAd a d'ores et déjà enregistré pour le second semestre 2010 un chiffre d'affaires 3 fois supérieur à celui de Quattro Wireless sur l'intégralité de 2009, et 48 % du chiffre global du marché américain sur le second semestre 2010 en se basant sur les dernières prévisions de JP Morgan, quoi que ce chiffre reste encore modeste face aux diverses projections réalisées sur iAd (lire iAd : un coup à 2,5 milliards de dollars ?).



Le choc des cultures

Lors de la première présentation d'iAd, Steve Jobs s'est plu à dire qu'Apple avait fait un travail de designer sur la publicité. On en mesure ici toute la portée.

Avec de tels atouts, Apple peut être tranquille : les développeurs, les annonceurs et les utilisateurs finaux devraient préférer iAd aux autres régies publicitaires sans trop de difficulté. D'autant qu'à l'inverse de ces dernières, Apple a plus d'intérêt à mieux servir ses utilisateurs finaux que ses annonceurs : là où Google sera plus disposée à tout dévoiler de ses utilisateurs à ses annonceurs, Apple fera tout pour maintenir le niveau de qualité de sa plateforme, l'objectif étant de vendre plus d'appareils, et non plus de données personnelles.

Ce gage de qualité, s'il peut être plus contraignant pour les annonceurs et les développeurs qui ne calculent qu'à court terme, s'avère plus avantageux pour ceux qui voient plus loin que le bout de leur nez. C'est d'ailleurs le talon d'Achille d'Android : Google ne gagne strictement rien sur les ventes d'appareils équipés de son système d'exploitation. Elle n'y gagne que par sa mainmise sur les données personnelles. Son intérêt n'est donc pas là où se trouve celui d'Apple, et ce dernier, du point de vue de l'utilisateur, ne peut être que fondamentalement plus vertueux : c'est bien ce qui a inspiré confiance aux utilisateurs d'iPod pour acheter leur musique sur iTunes.

Cependant, Apple a malgré tout cru devoir évincer AdMob, la régie publicitaire consacrée aux mobiles, récemment rachetée par Google, de manière assez cavalière en créant une clause qui lui est toute dévolue dans l'accord de licence d'iOS 4 (lire Accord de licence iOS : la valse des clauses). Ce qui n'a d'ailleurs pas manqué de faire réagir la régie en question (lire Accord de licence iOS : AdMob déchante). Et dire qu'AdMob a failli être rachetée par Apple…

Si l'on peut y voire une simple mesquinerie d'Apple dans une guerre désormais à couteaux tirés avec Google, les enjeux sont en réalité bien plus stratégiques : il est pour Apple hors de question qu'Android puisse bénéficier des moindres éléments que Google pourrait tirer de l'iPhone, en dehors de ce qu'Apple a consenti à lui abandonner jusqu'ici (recherche sur le web, cartographie, vidéo en ligne). C'est notamment cette théorie que soulève Eliot Van Buskirk dans un article publié sur Wired, et qui semble largement partagée. John Gruber souligne toutefois qu'Apple n'interdit aucunement à AdMob de travailler sur iOS, mais uniquement d'exploiter les données personnelles. AdMob pourrait même s'en satisfaire s'il était question pour elle de proposer des publicités dont la seule finalité serait l'image de marque des annonceurs, mais là n'est pas son choix.

Les méthodes d'Apple n'ont cependant pas manqué d'en faire sourciller plus d'un, à tel point que les autorités américaines seraient actuellement en train de se pencher sur la question, du moins d'après le Financial Times (lire Ouverture d'une enquête sur iAd). Mais dans un autre article publié hier, le même Financial Times indique qu'Apple ne risque en réalité pas grand chose sur ce plan. Selon les lois américaines, Apple est libre d'exercer le contrôle le plus féroce sur sa plateforme, à partir du moment où elle ne bénéficie pas d'une position dominante. Sachant qu'Apple n'est "que" numéro deux du marché des smartphones aux USA derrière Research in Motion, elle est donc de facto à l'abri. Nul ne semble d'ailleurs s'émouvoir du fait que seule Google peut présenter des publicités sur son moteur de recherche, autrement plus prédominant sur ce marché qu'Apple ne l'est dans la téléphonie.

D'autant qu'Apple aura fort à faire avec ce nouveau marché. Elle a tout à apprendre, et il lui faudra faire face à un écueil de taille : elle s'adresse à un marché mondial. Si certaines des sociétés qui ont signé un contrat publicitaire avec iAd sont effectivement d'envergure internationale (Nissan, Citi, Unilever, Chanel, GE, Disney), c'est loin d'être le cas de toutes (AT&T, Liberty Mutual, State Farm Insurance, Geico, Campbell's, Sears, JCPenney, Target, Best Buy, DirecTV, TBS).

Si Apple veut atteindre ses objectifs stratégiques avec iAd, il lui faudra donc s'adapter à chacun des marchés sur lesquels iOS est présent, y compris au niveau des pratiques commerciales et culturelles, ces dernières étant de la plus haute importance (et de la plus grande diversité géographique) pour la publicité. Une sacrée gageure quant on sait qu'il n'existait jusqu'ici qu'une seule régie publicitaire mondiale : Google.

avatar Brewenn | 
Et puis l'analyse de nonoche est personnelle, qui peut elle aussi être influencée selon son implication professionnelle et ses lectures sur tout ce qui a été publié sur le sujet.
avatar Arnaud de la Grandière | 
Oui, ou alors tu peux m'accorder le minimum de crédit de la bonne foi au moins jusqu'à ce que je donne des éléments prouvant le contraire. Sinon, c'est quoi ton excuse à toi ?
avatar Brewenn | 
Il n'y a pas lieu d'excuses, chacun ayant son analyse et son interprétation !
avatar Arnaud de la Grandière | 
oui, voilà, on va dire ça comme ça… ce qu'il y a de bien c'est qu'on pourra vérifier à terme lequel de nous deux a raison… rendez-vous d'ici quelque mois pour faire les comptes
avatar Brewenn | 
Y'a pas de comptes a faire ou alors t'a rien compris à moins qu'au contraire tu ai bien compris : servir la "soupe" que la grande majorité du lectorat de macG souhaite avaler.
avatar Arnaud de la Grandière | 
Voilà donc résumons-nous : - j'avance des arguments pour soutenir mon propos (l'intérêt d'Apple est celui de ses clients), alors que tu te contentes de faire une prophétie basée sur ta seule "intuition". - j'ai publié des articles raisonnables et équilibrés, tantôt allant dans le sens d'Apple, tantôt pas. On cherche encore tes commentaires faisant les louanges d'Apple… et c'est toi qui te permets de mettre en doute ma bonne foi, de manière insultante qui plus est? Ben mon cochon, tu ne manques pas de culot toi… que ça t'amuse de troller, ça te regarde, mais je te prie de ne pas le faire à mes frais. Ma probité et mon honneur ne sont pas des jouets.
avatar toniof | 
@Brewenn, J'arrive pas trop à savoir si tu plaisantes ou si t'as les fils qui se touchent !? L'analyse n'est pas personnelle mais poussée, argumentée puis basée sur une observation des faits, des stratégies des différents protagonistes et elle nous propose une analyse de ces paramètres et ce que ça implique de manière logique (la notion de logique n'a rien à voir avec l'interprétation personnelle). Le misanthrope à qqch de constructif à nous proposer au lieu de baver ?
avatar JayTouCon | 
toniof, relis l'article, c'est une analyse biaisée. elle est argumentée certes mais repose sur des présupposés puisque par hypothése iad n'existe pas encore et fais les louanges de la pomme toutes les 3 lignes pour mieux descendre google. ca ne veut pas dire que l'article ne contiennent pas des éléments pertinents (surtout sur google) mais ils ne sont jamais neutres. quant à ADLG en lui même, comme d'hab il monte sur ses grands chevaux de bois. 'ma probité et mon honneur ne sont pas des jouets' (lol?). je me rappelle d'un article du meme (h)auteur qui se permettait de tacler un journaliste du Wall Street Journal. Franchement...tu bosses pour qui ? pour ? el Pais, le Monde, le guardian, etc. mazette mais ca va les chevilles ??? tu veux pas éditer directement tes articles sur du marbre ?
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ Jaytoucon : navré, mais je ne prends pas ce type d'accusations gratuites à la légère. Je trouve ça juste honteux de remettre en question mon honnêteté, alors même qu'aucun élément dans ma conduite ne permet de le faire, tout ça pour servir d'amusement. Et soit dit en passant, on peut avoir le sens de l'honneur sans pour autant pêter plus haut que son cul. Si si, essaye, tu verras.
avatar JayTouCon | 
rien qu'avec ta réponse : le 'si,si, essaye tu verras'... tu viens de prouver le contraire
avatar Arnaud de la Grandière | 
Non, c'est toi.
avatar Arnaud de la Grandière | 
juste, quand même : on a le droit de ne pas être d'accord, mais verser dans l'attaque personnelle comme seul argumentaire, c'est très léger, et pas joli-joli… enfin, chacun ses méthodes, hein…
avatar Brewenn | 
@nonoche Ce n'est pas ton honnêteté qui est remise en cause. Tu écris un article qui laisse supposer que le schéma publicitaire façon iAd c'est déjà gagné auprès des utilisateurs, des développeurs, des publicitaires et que Apple soigne ses utilisateurs finaux, ce n'est qu'une analyse. Personnellement je pense que les utilisateurs finaux, Apple les considère comme une simple Carte bancaire tout comme ses concurrents, mais le discour marketing il est justement fait pour que le client n'en prenne pas trop conscience. Apple n'est qu'une multinationale dont l'intérêt premier est celui des actionnaires, au même titre que Microsoft et de Google et de beaucoup d'autres, si celui-ci est en concordance avec celui des "clients" tant mieux puisque ce sont eux qui enrichissent les premiers. Par contre ce que je remet en cause c'est ta réaction n'admettant pas une autre vision. On a parfois l'impression que vous menez un combat sur ce site, enfin c'est idem pour la plupart des sites consacrés à une seule marque.
avatar Arnaud de la Grandière | 
"Ce n'est pas ton honnêteté qui est remise en cause." Je suis désolé, mais quand tu sous-entends que mon article est orienté dans le but de servir d'autres intérêts que celui des lecteurs, si, tu mets mon honnêteté en cause. "Tu écris un article qui laisse supposer que le schéma publicitaire façon iAd c'est déjà gagné auprès des utilisateurs, des développeurs, des publicitaires et que Apple soigne ses utilisateurs finaux, ce n'est qu'une analyse." Je précise pourtant bien que tout ceci est en admettant qu'Apple tienne ses engagements. J'ajoute également qu'il est dans son propre intérêt financier de le faire. "Personnellement je pense que les utilisateurs finaux, Apple les considère comme une simple Carte bancaire tout comme ses concurrents, mais le discour marketing il est justement fait pour que le client n'en prenne pas trop conscience." Ca j'ai bien compris, mais encore faudrait-il que tu appuies cette idée du moindre élément factuel. Et quand bien même ce serait le cas que ça ne changerait rien à la situation. Je te donne un indice : la marge que fait Apple sur la vente de l'iPhone lui rapporte bien plus d'argent que les ventes d'applications, sans parler de la publicité (je rappelle qu'Apple ne touche que 40% des revenus publicitaires)… si la publicité devient trop envahissante, elle y perdra beaucoup plus, mathématiquement. Nombre d'éléments démontrent qu'Apple en a bien conscience : plus de sortie de l'application en cours lors de l'activation d'une pub, une case de fermeture apparente à tout instant… ta théorie ne tient pas.
avatar Arnaud de la Grandière | 
"Apple n'est qu'une multinationale dont l'intérêt premier est celui des actionnaires, au même titre que Microsoft et de Google et de beaucoup d'autres, si celui-ci est en concordance avec celui des "clients" tant mieux puisque ce sont eux qui enrichissent les premiers." Non, puisque les actionnaires d'Apple ne touchent aucun dividende. Ils ne peuvent gagner de l'argent qu'en vendant leurs actions avec plus-value. D'autre part, Steve Jobs a toujours fait part du peu de cas qu'il faisait du cours de l'action Apple (qu'il baisse ou qu'il monte). Après t'es libre de ne pas le croire, mais il y a un moment donné il faut quand même baser sa réflexion sur des éléments concrets (méfie-toi, c'est comme ça que partent les théories conspirationnistes…) "Par contre ce que je remet en cause c'est ta réaction n'admettant pas une autre vision." Je crois que tu n'as pas compris : je suis prêt à admettre une autre "vision", pas une "vue de l'esprit". Apporte des éléments concrets pour soutenir ton point de vue, ou sinon ça pèse autant que [url="http://www.blogeek.ch/index.php?2007/03/10/1666-hotline-apple-j-ai-un-gps-dans-mon-alimentation"]ce genre de "visions"[/url]
avatar Brewenn | 
Quels sont les intérêts (ou souhaits) des lecteurs d'un site consacré à "l'essentiel du Mac" ?
avatar Arnaud de la Grandière | 
D'ailleurs on peut aussi regarder les éléments concrets par rapport à la théorie des actionnaires : une société n'obtient de l'argent grâce à ses actions que lorsqu'elle en émet. Une fois qu'une action a été émise, l'évolution de sa valeur ne change strictement rien au capital de la société émettrice. Une société n'ouvre son capital que lorsqu'elle a besoin d'investissements. J'aimerais que tu m'expliques, selon ta théorie, où est l'intérêt d'Apple à brosser l'actionnaire dans le sens du poil, sachant que par ailleurs elle dispose de 40 milliards de dollars d'économies?…
avatar Arnaud de la Grandière | 
"Quels sont les intérêts (ou souhaits) des lecteurs d'un site consacré à "l'essentiel du Mac" ?" Judicieuse question : à toi de me le dire, après tout, tu en fais partie, non?…
avatar macoupc | 
Bravo pour cet article, bien écrit, bien documenté, pointu et pourtant compréhensible. On en ressort instruit et ça fait plaisir ! A propos de la pub sur MacGé, vous pensez à faire une version payante sans aucune pub ? C'est plus le web comme on en rêvait car vous n'auriez jamais existé sans le modèle que vous utilisez actuellement. Mais quand ça clignote partout c'est saoulant à la fin et payer pour des articles de qualité, pas de problème.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
La pub, c'est la gangrène de notre société. Chaque jours, nous sommes confronté à plus de mille message publicitaire. Si iAd n'est pas désactivable, je renonce définitivement à l'iPhone.
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ cubb74 : la gangrène en question permet d'avoir accès à des services gratuits, ou moins chers. Le ticket de métro serait hors de portée des budgets les plus modestes sans la pub. Après, si tu as les moyens de te payer les services plus chers mais sans pub, c'est tant mieux pour toi, mais ça n'est pas le cas de tout le monde. Quant à iAd, ça ne changera rien à l'état de la publicité dans les applications gratuites, tel que c'est le cas aujourd'hui. Pour ne pas voir ces publicités, c'est très simple, il suffit de ne pas utiliser les applications en question.
avatar JayTouCon | 
c'est cadeau : http://www.lesnumeriques.com/peut-on-avoir-avis-apple-news-14360.html
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ jaytoucon : dois-je en déduire que tu déplores un manque d'esprit critique vis-à-vis d'Apple en ces lieux ? En ce cas, permet-moi de te renvoyer aux premières lignes de l'article, qui remet en question les intentions affichées d'Apple pour entrer sur le marché de la publicité. Je peux également te renvoyer à d'autres articles où je remets en question les arguments d'Apple, comme par exemple [url="https://www.macg.co/unes/voir/127931/apple-adobe-petits-massacres-entre-amis"]ici[/url] ou encore [url="https://www.macg.co/unes/voir/127811/html-le-mythe-universaliste"]ici[/url]. Voilà qui met à mal l'argument du fanatisme aveugle. Je trouve d'ailleurs amusant que tu donnes un lien vers un article qui déplore le fait que les débats autour d'Apple tournent trop vite à l'invective alors même que tu t'es rendu coupable d'attaques personnelles à mon endroit (ce que je n'ai pas fait…) Je te le répète : la critique est bienvenue, à partir du moment où elle est argumentée, tant qu'à faire courtoisement, et non pas gratuite et hostile. Malgré mes demandes répétées, j'attends toujours, te concernant…
avatar JayTouCon | 
la critique N'est PAS bienvenue ici sur tes papiers ou ceux d'innocente. dès lors qu'il y en a, vous tombez dans la grandiloquence 'ma probité, mon honneur' etc,. et pourquoi pas 'c'est la liberté de la presse qu'on assassine' tant qu'on y est ? vous vous permettez d'allumer les users qui ne sont pas d'accord avec vous d'une façon a-hu-rri-ss-an-te. que ce soit Mac4ever, Macbidouille, (ou même anthony nelzin et cricri the door ici) les réactions des administrateurs, rédacteurs sont mesurées (c'est leur rôle). dans votre cas à vous 2, c'est la surenchère avec toujours le même système de réponse : l'attaque puis la pose victimaire (ce sont des attaques personnelles) qui dédouane ainsi de tout argument. bien connu du côté de chez la pomme. ce papier est biaisé parcequ'il repose sur 1 postulat de départ qui transpire tout l'article. Est ce que cela veut dire qu'il est malhonnéte pour autant ? NON bien sur ! et la réponse de Brewen est en ce sens. Rerelis toi, (je crois que tu l'as fait puisqu'il me semble qu'une phrase à été remanié ce weekend ou tu indiquais que la pomme cherchait avant tout à vendre des iphones ce qui était en contradiction avec l'article). tu réponds a brewenn que la pomme ne touche que 40%. des revenus! que 40% ??? tu vis dans quelle vie pour trouver QUE 40% bof, ben msieudam c'est pas enorme. c'est le même genre d'argument que j'entends avec l'its. bof, mouais c'est un plus, etc...c'est juste pour vendre des ipod ce n'est même pas le débat pour savoir si c'est mal la pub etc. mais ton papier indique 3 raisons pour lesquelles la pomme 'sort de son métier'. : tout juste si c'est pas contrainte et forcée pour nous sauver contre le méchant google (cf page 1) ou nous sauver des pubs intrusives, un comble tu demandes à un user sur quels arguments il peut se fonder, sur quoi bases tu les tiens puisque iad n'existe pas??? sur les déclarations de volontés de S.J ?? le malentendu vient de là. on pensait y trouver une analyse critik.
avatar Arnaud de la Grandière | 
"la critique N'est PAS bienvenue ici sur tes papiers ou ceux d'innocente. dès lors qu'il y en a, vous tombez dans la grandiloquence 'ma probité, mon honneur' etc,. et pourquoi pas 'c'est la liberté de la presse qu'on assassine' tant qu'on y est ?" Je suis navré, mais je n'accepte pas qu'on m'accuse de truquer, comme seul argument qui permettrait de valider une autre hypothèse. On peut ne pas être d'accord, on peut expliquer pourquoi, mais on ne peut pas dire "c'est faux parce que l'auteur ment". C'est une proposition auto-réalisatrice, et insultante. Tu prends peut être ce genre d'accusations à la légère, permet moi de le prendre différemment. "vous vous permettez d'allumer les users qui ne sont pas d'accord avec vous d'une façon a-hu-rri-ss-an-te." Allumer?… J'allume où, moi? J'allume comment? J'accuse quelqu'un d'être malhonnête? J'accuse quelqu'un de pêter plus haut que son cul?… T'as lu les animaux malades de la peste ?… J'argumente, et je t'enjoins à en faire autant, pour changer. "que ce soit Mac4ever, Macbidouille, (ou même anthony nelzin et cricri the door ici) les réactions des administrateurs, rédacteurs sont mesurées (c'est leur rôle). dans votre cas à vous 2, c'est la surenchère avec toujours le même système de réponse : l'attaque puis la pose victimaire (ce sont des attaques personnelles) qui dédouane ainsi de tout argument. bien connu du côté de chez la pomme." Le meilleur moyen de couper court à ce type d'arguments, ça serait peut-être de ne pas verser dans l'attaque personnelle, par exemple… je ne demande pas mieux… Quant à un système pervers "chez la pomme" qui induirait ce type de réactions… allons…

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