Un seul câble pour connecter une myriade d’appareils : c’est la promesse tenue depuis des années par les docks Thunderbolt. Maintenant que le Thunderbolt 5 commence à être un peu plus répandu dans les machines professionnelles, Ugreen propose une station d’accueil compatible qui se veut très complète.
Le Maxidok 17-en-1 représente le nec plus ultra du fabricant chinois, avec une connectique abondante, mais aussi un emplacement pour un SSD. Une telle profusion a un prix : le dock est annoncé à 459 €, même s’il est constamment en promotion autour de 400 € en réalité. Est-ce la solution ultime pour étendre les capacités d’un Mac ? Réponse dans notre test.

Bien présent sur et sous le bureau, mais discret à l’usage
Le Maxidok 17-en-1 arrive dans une très grosse boîte qui laisse craindre un produit massif. Heureusement, l’emballage contient beaucoup de vide et la station elle-même n’occupe qu’une petite partie du carton. Elle reste toutefois assez imposante, puisqu’elle fait 13,3 x 13,3 x 5,4 cm, ce qui est un peu plus grand qu’un Mac mini M4 (12,7 x 12,7 x 5 cm). Elle ne passe donc pas totalement inaperçue sur un bureau.
Elle se remarque aussi par ses choix esthétiques discutables. Le boîtier est bicolore : il y a une partie (la plus visible) en plastique gris foncé imitant le métal et une autre en métal couleur cuivre. Cette dernière s’accorde assez mal avec les Mac. C’est un aspect secondaire, mais d’autres docks se marient mieux avec les appareils Apple. De même, on se serait bien passé du grand logo Ugreen sur le dessus et de l’inscription « Thunderbolt » sur le côté.

En plus du boîtier sur le bureau, il faut un peu de place au sol pour le bloc d’alimentation, massif lui aussi (16,5 x 7 x 3,3 cm). Ce gros appendice n’est pas une surprise pour une station aussi fournie, mais c’est à garder en tête si vous prêtez attention à l’organisation des câbles et autres blocs sous votre bureau.
Ce bloc de 240 W dispose d’un câble fixe de 120 cm à relier au dock et d’une prise secteur au format trèfle. Ugreen fournit pas moins de trois câbles d’alimentation : type E (France et grande partie de l’Europe), type B (Amérique du Nord) et type G (Royaume-Uni et Irlande). On n’en demandait pas tant pour un produit sédentaire. Ugreen s’est juste simplifié sa logistique en mettant tout dans le carton.

Dans celui-ci, on trouve aussi un câble Thunderbolt 5 de 90 cm, un petit tournevis pour la trappe du SSD et un pad thermique. Bref, tout le nécessaire pour tirer parti du dock. Enfin, il n’y a pas de barrette de stockage fournie, mais c’est une décision logique d’un point de vue tarifaire, spécialement en pleine crise de la mémoire.
En façade, un bouton d’alimentation permet d’éteindre ou rallumer la station. Même sans ordinateur branché, elle continue à recharger les appareils connectés. Le voyant est vert quand la station est allumée sans ordinateur, bleu lorsqu’un Mac est relié en Thunderbolt. La LED est discrète, mais ne peut pas être désactivée.
Pour éviter la surchauffe, Ugreen ne tente pas le diable et emploie du refroidissement actif. Lorsque le Maxidok est connecté à un Mac, son ventilateur démarre, même sans SSD installé. Dans une pièce parfaitement silencieuse, on entend un petit peu son souffle en y prêtant attention, mais on finit vite par l’oublier. À titre de comparaison, le ventilateur de la station UltraCharge MagSafe 25 W de Belkin, chargé de refroidir un seul terminal, est beaucoup plus bruyant ! Et il suffit qu’il y ait un peu de bruit ou de musique dans la pièce pour que le souffle du dock Thunderbolt passe complètement inaperçu. Dès que l’ordinateur est débranché, le ventilateur s’arrête instantanément, même si la station continue à charger d’autres appareils.

En fonctionnement, la station est donc discrète, nonobstant l’espace pris sur le bureau. Le ventilateur et la LED ne gêneront que si on la place dans une chambre et qu’on la laisse allumée la nuit avec un ordinateur branché.
J’ai rencontré un petit souci au début : des faux contacts sur la prise d’alimentation provoquaient parfois des extinctions lorsque je bougeais la station ou que je trifouillais les câbles arrière. J’ai d’abord cru à un câble défectueux, mais il s’agissait en fait d’un problème tout bête : la prise n’était pas enfoncée à fond. C’est un peu piégeux, car il faut forcer légèrement et la station peut être alimentée (de manière capricieuse) même mal branchée. Une fois la prise correctement insérée, plus aucun problème.
Une connectique foisonnante
Passons à la connectique, l’aspect le plus important. Premier bon point : les principales caractéristiques de chaque port sont indiquées directement sur le boîtier. Cela évite de devoir consulter la notice, ou pire, de tout tester au hasard.











