J. Sculley revient sur le succès de l'iPhone

Vincent Absous |
Dans l'histoire d'Apple, John Sculley reste pour beaucoup comme celui qui a mis Steve Jobs sur la touche. L'ancien P.D.G. d'Apple est revenu pour TechRadar sur le succès de l'iPhone.


sculley


Pour M. Sculley, qui ne manque pas d'applaudir au goût du design prononcé chez Apple, "le génie de [Steve] Jobs tient dans son habileté à utiliser la technologie pour créer des produits qui vont définir de nouveaux standards culturels". En son temps, explique-t-il, le Mac a défini les contours de ce qu'on peut appeler une technologie personnelle. Aujourd'hui, l'iPhone dessine une "technologie intime" vue comme la convergence des communications, du contenu et du lieu". Pour John Sculley, aucune autre société du secteur n'est à même d'accorder une aussi grande importance au design qu'Apple (quand bien même il regrette d'ailleurs l'absence de clavier physique sur l'iPhone).

Au-delà de l'iPhone, c'est l'App Store qu'il applaudit encore. Un App Store "plus important que tout le reste". Un App Store que tout le monde imite désormais, rappelle-t-il.

Évidemment, l'entretien a porté aussi sur le Newton, celui qu'on désigne comme l'ancêtre de l'iPhone. Pour M. Sculley, l'idée était bonne, mais "nous n'avions pas alors le talent unique de Steve Jobs pour créer un objet capable de changer la culture d'une société". Et d'ajouter que le Newton est arrivé quinze ans trop tôt.

avatar oomu | 
bref, on est mieux sans Sculley, vendeur de lessive, d'eau sucré ou de biduiles qui font bip, quelle différence ? un vendeur est un vendeur hein ? non.
avatar laprune | 
Moi j'préfère mulder... Bon je >>>
avatar v1nce | 
c'est lui les skulls ?? ->
avatar manu1707 | 
'allais le faire laprune XD
avatar ericdlg | 
Un vendeur est un vendeur, certes. Mais un type qui sait faire une analyse aussi fine alors qu'il devrait y trouver ombrage : chapeau !
avatar Shralldam | 
S'il avait pu se rendre compte du flair de Steve Jobs à l'époque, ça lui aurait évité de l'évincer... Sculley bête, ce John ! Désolé, fallait pas me lancer sur les jeux de mots foireux :P
avatar thierry93 | 
Bonjour Oui je trouve que pour une personne qui a eu des problèmes relationnelles avec Dieu, il continue a l'admirer et malheureusement a confirmer que Jobs est bien au minimum dans 20% de la valeur d'Apple. Je suis d accord avec lui et admire Jobs sur sa façon de pouvoir changer la société en sachant comment et quand produire un produit technologique mais s accompagnant d'une vue societale et/ou commerciale (l'AppStore me semble en réalité le coup de genie d'Apple dans le concept de l'iphone.).
avatar eTeks | 
Mouaif ! Ces propos pourraient avoir de la valeur si au passage il reconnaissait qu'il a commis une énorme bêtise en virant Steve Jobs. Mais avouer ses erreurs ne semble pas être donné à tout le monde...
avatar Dr_cube | 
Ce n'était pas forcément une erreur de virer Steve Jobs. Steve Jobs l'a dit lui même dans son discours à Standford.. C'est grâce à cela qu'il a pu créer MacOSX et Pixar. Ce qui est sûr, c'est que le monde serait différent si Steve Jobs n'avait pas été viré. Mais on ne sait pas si ça aurait été mieux. Que Steve Jobs soit chez Apple, chez NeXT ou chez Pixar, un génie reste un génie.
avatar studdywax | 
"le monde serait différent" Dr_cube ne pousse pas quand meme...
avatar thierry61 | 
En même temps, le fait que le père Jobs ait été invité à parfaire ailleurs que chez Apple ses talents de manager et d'entrepreneur, c'est peut être ce qui pouvait arriver de mieux, à la fois au dit Jobs et à Apple. Bon d'accord, pendant que le petit Steve complétait son CV chez Next, "on" s'est tapé une période de transition (Spindler / Amelio) qui avait failli être fatale. A coté d'Amelio, Sculley était un patron hyper sexy. Je ne pense pas qu'il ait fait un faute en virant SJ : l'un des deux étaient de trop (et puis si je me rappelle bien, Sculley ne l'avait pas viré de gaieté de coeur :-) ) . Quant à l'expérience Newton, elle était peut être prématurée; mais elle a certainement donné à Apple un "background" bien utile pour attaquer les marché des ultra-mobiles actuels. A l'époque, Apple avait poussé vachement loin la réflexion sur l'intégration du Newton avec les SI d'entreprise.
avatar v1nce | 
un génie, un génie.... Ah mon gout, il a une vision bien à lui et n'a pas peur de l'imposer. Mais de là a dire que c'est un génie..... ya de la marge... Pour moi, je dis bien pour moi, un génie est un gars qui réalise ce qu'il invente, crée ou conceptualise.. bref qui est 'autonome' dans son travail Jobs, lui, a l'idée de base (et encore faudrait comparer avec le produit fini), mais ce sont les petites mains derrière qui s'occupent du travail. Un exemple, le design, Jobs doit donner genre 3 indications vaguent et c'est l'équipe de designers qui a du génie et du pain sur la planche ! Vous emballez pas, je ne critique pas Jobs, j'expose ma vision de ce bonhomme... c'est tout
avatar Dr_cube | 
@ studdywax : Sans Toy's Story, le premier film d'animation en 3D, le monde serait différent. Sans NeXT, Tim Berners Lee n'aurait pas inventé le Web de la même manière. Deux exemples (il y en a des tas d'autres) qui font que le monde serait vraiment différent si Steve Jobs n'avait pas quitté Apple.
avatar Mickjagger | 
Ouais enfin on peut considérer Sculley comme un nul, mais à l'époque la part de marché du Mac est montée très haut, on flirtait souvent avec les 10-15%. C'était un type assez sensible au design également et comparés aux PC de l'époque, les Macs et l'identité visuelle d'Apple avaient une classe indéniable donc il est loin d'avoir trahi les idéaux de Jobs. D'ailleurs on loue le design Apple actuel, mais finalement Apple est revenu à un langage formel plus classique (il suffit de comparer les iMacs translucides aux iMacs actuels, beaucoup plus sages). J'ai l'impression qu'on est dans une période un peu similaire à celle des PowerBook 100 et du Mac Classic, c'est à dire des détails toujours plus subtils et quelques innovations dans la conception, mais quelque chose de finalement très intemporel et simple avec des matériaux de qualité. Peut-être qu'Apple doit songer à injecter un grain de folie comme à l'époque des iMacs multicolores... sinon Apple va redevenir "plan-plan" au niveau informatique. Pourquoi pas avec l'hypothetique hybride mac-tablette-iphone.
avatar lafonjm | 
Heu, faut-il vous rapeller que c'est un certain Steve Jobs qui est aller le chercher en lui demander s'il voulait toujours continuer a vendre de la limonade ou venir chez Apple ?
avatar Dr_cube | 
v1nce : Je dis que c'est un génie pour simplifier et aller plus vite.. Evidemment qu'il n'est pas tout seul. Mais on est dans un monde où ce n'est plus vraiment possible d'inventer de grandes choses tout seul dans son garage. Il faut travailler en équipe, et les génies existent toujours. Certes, Steve Jobs n'est pas un génie au sens qu'il n'a pas résolu les mystères de l'univers, ou qu'il ne sait pas calculer de tête la racine treizième d'un nombre à 16 chiffres. Mais il est incontestablement un visionnaire, et un génie de la communication (son fameux champ de distorsion). Le fait que son seul retour chez Apple ait redonné vie à l'entreprise prouve bien qu'il a su comprendre dans quelle direction il fallait aller. Il a été visionnaire. De même, il avait compris avant tout le monde qu'un jour tout un chacun aurait un ordinateur sur son bureau, ce qui n'était pas évident dans les années 70.
avatar v1nce | 
@Dr_cube la, on est d'accord
avatar DrFatalis | 
"En son temps, explique-t-il, le Mac " Je n'aime pas cette phrase. En son temps, la mac.... implique que le mac est dépassé...
avatar Mickjagger | 
Dr cube: le génie dans l'histoire ça serait pas tout simplement les clients qui restent fidèles malgré toutes les transitions plus ou moins douloureuses qu'on leur impose et autres choix rhédibitoires?! Sans ceux-là et ceux qui ont claqué leur tirelire pour acheter les premiers iPod, on en serait où?!
avatar Un Vrai Con | 
Oui en peut dire en son temps, car aujourd'hui le Mac n'est qu'un PC avec un OS dont 90% de la technologie est issue du monde libre, ou d'entreprises rachetées à coup de millions de $. Une entreprise dont le succès n'est basée que sur le charisme du CEO, tant qu'il est la, cela fonctionne mais l'après Jobs... pour Apple cela probablement le retour a 1 ou 2 % de PDM, autant dire aux oubliettes. Car il n'y a qu'un Jobs pour faire acheter tous les 12/18 mois le même produit re-customisé, avec deux ou trois babioles annoncées comme des avancées technologiques, mais qui existent depuis plus de 20 sous Unix.
avatar greensource | 
@Un Vrai Con Tu penses vraiment que c'est Steve Jobs lui même qui fait vendre des millions de Macs? Très franchement je ne pense pas, combien de clients Apple connaisse vraiment le nom du patron? A part les fans, qui en proportions sont de moins en moins nombreux, je pense pas que les autres s'intéresse à ses Keynotes. Et pour ce qui est du pseudo changement tout les 18 mois c'est malheureux mais la société de consommation actuelle tourne sur ce principe.
avatar Moonwalker | 
Je déteste ce type (Sculley), encore plus que Balmer ; il a détruit Apple, l'a vidée de son âme pour en faire un IBM-like. Pour lui, construire et vendre des ordinateurs c'était comme fabriquer du PQ. Il n'a rien apporté, au contraire, il a détruit. On n'en aurait même pas voulu chez Microsoft. Sans Steve Jobs, Apple pourra survivre et prospérer à condition de ne jamais plus se donner à ce genre d'individu.
avatar NeXT | 
Il faut tout de même se rendre à l'évidence. En virant SJ, Sculley condamnait Apple en se privant de l'un de ses cerveaux sinon de son âme. Comment éprouver une compassion pour un homme qui préside une entreprise et vire celui qui l'a fait venir et qui n'est autre que l'un des deux créateurs de cette même entreprise ! C'est Juda Sculley ! Aujourd'hui il devrait regretter publiquement son erreur de discernement de l'époque. C'était une faute lourde, qui nous a cependant permis de connaitre Next et son fabuleux système qui a abouti à ce que l'on sait.
avatar leblanco | 
Le fondateur qui se fait virer par les actionnaires, malheureusement ca arrive souvent. Cf ATARI au début des années 80... Je pense également que le fait de quitter Apple a été bénéfique pour Jobs, mais avec des "si", on peut refaire l'histoire dans tous les sens. Concernant PIXAR, je tiens à préciser que c'est LUCAS qui a crée PIXAR, JOBS n'a fait que racheter la boîte dans laquelle LUCAS ne croyait plus. Jobs est de toute façonsun patron super charismatique (méconnu en France certes, il fait tout de même la une de plusieurs journaux aux US, et ce de manière régulière), et qui maitrise parfaitement le marketing. Mais pas un génie de l'informatique dans le sens où le sont les inventeurs de la souris, du Web, ou de la réalité virtuelle...
avatar Mac1978__old | 
Quand on lit le bouquin de Sculley "De Pepsi à Apple", ainsi que la bibliographie non pilotée de S. Jobs, on se rend compte de 2-3 choses : 1. Le conseil d'administration d'Apple a viré Jobs à l'époque en raison de son incapacité à collaborer avec Sculley qu'il était allé chercher lui-même. 2. Jobs à l'époque était un entrepreneur génial qui n'avait aucun sens du management d'une boîte devenue en quelques années une multinationale 3. Il n'y a aucun doute que l'électrochoc d'avoir été viré de sa propre entreprise a permis à Jobs d'apprendre des choses qu'il n'aurait pas apprises autrement. Notamment à écouter un peu plus qu'il ne le faisait, même si aujourd'hui encore cela ne semble pas être son point fort. 4. Même S. Wozniak co-fondateur avec Jobs de Apple a voté pour le licenciement de ce dernier. À l'époque, en dehors de Jobs, il n'y avait malheureusement aucun autre visionnaire chez Apple (surtout que Woz se remettait difficilement de son accident d'avion), et Sculley reconnaît que dans le domaine informatique il n'en était pas un. Il a ainsi refusé à Michael Dell de vendre des Mac compatibles et plus généralement de vendre Mac OS sous licence.

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