Sonnet lance son lecteur SxS PRO X Thunderbolt 3

Florian Innocente |

Sonnet complète sa gamme de périphériques Thunderbolt 3/USB 4 par un lecteur de cartes SxS PRO X (des supports de stockage flash pour les vidéastes ou photographes professionnels).

Son SxS PRO X Thunderbolt 3 Single-Slot Card Reader (ouf) est compatible avec la dernière génération de cartes SxS Pro X de Sony (plus adaptées au transfert de contenus 4K) mais il demeure utilisable avec les versions précédentes. On peut également lui faire lire des cartes SD, SDHC, SDXC au moyen d'un adaptateur (qu'on trouve à moins de 60 €).

Le lecteur est assez compact (105 x 72 x 19,5 mm) et son boitier a été conçu pour être trimballé partout. Au dos, l'unique prise peut être utilisée avec un clip de retenue afin d'éviter un débranchement accidentel.

Ce lecteur avait été annoncé fin février, il est en voie d'être disponible en France à 318 € H.T.


avatar coink | 

Un pro qui peut m’expliquer l’intérêt d’un format propriétaire de ce type, qui semble être un ssd pcie3 dans une cartouche?

Parce que 800€ les 64GB et 10000€ les 256GB c’est quand même pas donné.

avatar 406 | 

aucune idée mais ça me rappelle des cartes d'enregistrement video d'une marque de camera video (vendu bien plus cher) qui, en fait, était une autre marque rebadgée MAIS dans le contrat, il était stipulé que si le support crashait, la récupération des videos était pris en charge (gratuitement si je ne dis pas de bêtise…)

avatar pocketalex | 

@coink

Je ne sais pas ou tu as trouvé ces prix, pour moi une SRS Pro X de 256Go c'est 1500$ (ce qui est déja pas donné)

Le prix, c'est une question de fiabilité (absolu dans l'audiovisuel) et de performances

Les SSD du commerce sont divers et variés et tous ne sont pas capable de maintenir leurs performances dans le temps, et parfois pas très longtemps pour les modèles entrée de gamme

J'avais étudié la question pour mon NAS, et je me suis vite rendu compte que l'immense majorité des SSD du commerce ne convient absolument pas

Toujours pour la même histoire, les formidables performances affichées ne tiennent que si l'on lit et écrit par petites touches. En flux continu on sature le cache et les performances deviennent pire que celles d'un vieux HDD de 1990

Un SSD pour NAS, c'est 700€ le 2To (vs 190€ pour un SSD grand public)

quasiment 4x le prix...

les cartes SRS c'est de l'ultra, ultra fiabilité. Et des performances de 1er ordre, et de l'endurance de 1er ordre. Et ça, ça coute un bras.

Après, faut pas non plus oublier que c'est pour des caméras de cinéma ou de grosses prod audiovisuel, et ces projets là on de gros, très gros budgets

L'un va pas sans l'autre...

avatar coink | 

sur un site anglais, mais je vois également des 256Go a 1500€ tu as raison.

Je bosse sur des infra serveur datacenter, on touche les SSD gamme pro SAS 12Gb/s autour de 500€ le 1To aujourd'hui, d'ou ma remarque sur ces cartes 12x plus chères

avatar pocketalex | 

@coink

je précise : je ne suis pas un grand expert du domaine, c'est juste les prix que tu as indiqué qui me paraissaient très, très élevé. Je sais que le matos pro peut couter un bras, mais là c'était l'épaule et la moitié du torse avec 😬, du coup je suis allé voir plusieurs prix sur plusieurs sites

avatar YetOneOtherGit | 

@coink

"Un pro qui peut m’expliquer l’intérêt d’un format propriétaire de ce type"

En production un rien ambitieuse on est toujours prêts à payer cher la prime de “l’assurance” les conséquences d’une défaillance d’une ressource peuvent se chiffrer rapidement à des tarifs astronomiques.

Payer une garantie de “tranquillité” n’est jamais un pb.

Un exemple type c’est le matériel en spare : il n’est là qu’en cas de défaillance, il n’est en général pas utilisé, il coûte ... mais en cas de pb il peut faire faire de très grandes économies.

avatar coink | 

payer une prime à la certification matérielle et a l'assurance de bon fonctionnement est naturel en milieu pro. Mais du x12 par rapport a d'autres pro ca fait quand même beaucoup.
Je comprends mieux pourquoi j'arrive a déloger facilement les société de transmission SATELLITE avec des offres Fibre Optiques :D

avatar YetOneOtherGit | 

@coink

"Mais du x12 par rapport a d'autres pro ca fait quand même beaucoup. "

Quand tu as idée des coûts d’une journée de tournage ça relativise rapidement la valeur absolue de certains coûts.

Même si on passe par de la location en général un objectif peut coûter plus de 50k€ pour te donner une idée des tarifs et on en à pas qu’un seul.

Un tournage même relativement simple c’est des sommes incroyables monopolisées chaque jour et les assurances ne prennent en charge qu’un nombre assez limité d’impondérables.

avatar coink | 

@YetOneOtherGit

Le x12 est une comparaison avec du matériel pro. le downtime en informatique à aussi un coût qui peut s’élever en millions ;-) (alors quand le DC brûle ... lol)

avatar YetOneOtherGit | 

@coink

"Je comprends mieux pourquoi j'arrive a déloger facilement les société de transmission SATELLITE avec des offres Fibre Optiques :D"

Surprenant quand même les deux services n’ayant pas les mêmes usages, il y a quelque chose qui m’échappe dans ton propos.

Tu peux expliciter ?

avatar coink | 

@YetOneOtherGit

Disons que certaines retransmissions sportives à base de cheval qui courent étaient diffusées en satellite à la régie à un coût prohibitif avec des perfs discutables.

avatar YetOneOtherGit | 

@coink

“Disons que certaines retransmissions sportives à base de cheval qui courent étaient diffusées en satellite à la régie à un coût prohibitif avec des perfs discutables.”

Ok je vois, je connais surtout l’usage du satelitaire quand il n’ y aucune alternative 😉

avatar gouvy | 

@YetOneOtherGit

Je travaille dans le même domaine que @coink mais sur les courses moteurs. Et on garde le satellite en cas de backup. De plus la fibre permet de faire de la remote production alors que le satellite ne permet que l’envoi de quelques feeds.

@coink Tu travaille dans quel société (si pas indiscret)? On a peut être été sur le même site pour un événement...

avatar YetOneOtherGit | 

@gouvy

"Je travaille dans le même domaine que @coink mais sur les courses moteurs."

La retransmission live est vraiment quelques chose qui m’est étranger niveau opérationnel.😉

avatar iftwst | 

Rien ne vaut un SyQuest ou un Iomega ZIP. Rien !

avatar pocketalex | 

@ iftwst

tu ne voulais pas plutot dire "un Syquest ou un Iomega ZIP ça ne vaut rien! Rien!" ???

🤣

avatar Vince-mac | 

Moi qui suis un pro et qui ai utilisé ce format souvent sur des émissions comme « les marseillais » ou « les Ch’tis » je peux répondre pour l’intérêt :

- elles sont rapides et contiennent suffisamment d’espace, ce qui est essentiel dans la chaîne de fabrication. Lorsqu’elles ont été mise en place, je pense qu’elles offraient plus de place que les cartes SD et surtout une plus grande vitesse d’écriture continue, sachant que les codecs du temps de l’EX3, avec laquelle j’ai utilisé ce format pour la première fois (sur « les Ch’tis a Mykonos »), n’étaient pas aussi performant que ceux d’aujourd’hui. Par consequent, pour stocker des données broadcast, il fallait une belle quantité de place. Et aussi une vitesse suffisante du support. Et on peut pas aussi se permettre de changer de support toutes les 15 minutes. Avec ce type de média, 64Go permettait de stocker environ 132 minutes en XdCam HD422 50i.

- sans vouloir m’avancer trop car je ne sais pas vraiment comment elles sont faites précisément à l’intérieur, elles intègrent des protections suffisantes pour être sûr de ne pas perdre de données en cours d’écriture. Je me souviens pas du nombre de fois qu’une batterie faiblarde coupe soudainement en plein milieu d’une séquence importante. Si le fichier non finalisé n’est pas écrit comme il faut jusqu’au moment de la coupure, tout le rush (le clip) est perdu. Ça c’est un problème qui ne peut pas arriver. Et avec ces cartes ça n’arrivait jamais : au redémarrage, une petite operation de finalisation avait lieu et hop on était reparti en rec. Pour avoir assisté à des sauvetages de cartes SxS dont on craignait qu’elles soient effacées en totalité ou partiellement, elles sont robustes.

- C’est un avantage que j’ajoute perso : elles ne sont pas trop petite. Moi les cartes sd, et les cartes xqd aussi, m’inquiètent car elles sont petites et faciles à perdre (sans parler du format microSD des GoPro !). J’ai passé tout un tournage de Mariés au Premier Regard à craindre pour mes cartes XQD (une partie de cette émission a été faite avec une Sony FS7, qui utilise ce format). Sur des tournages broadcast on a besoin de fiabilité et de facteurs de forme industriels, aptes à être manipulés pas toujours avec délicatesse, sans risquer de perdre des données.
Autre exemple, en télé nous tournons beaucoup avec des Pro disc. Ce n’est rien d’autre qu’un Blu-ray a l’intérieur. Mais il est dans une chemise protectrice complètement close lorsqu’il n’est pas dans son lecteur : ainsi tout ce qu’il y a dessus est protégé des rudesses d’un tournage. Car un tournage n’est pas toujours une partie de plaisir croyez moi, et ce qu’on fait subir aux supports malgré nous nécessite de la robustesse.

avatar raoolito | 

@Vince-mac

en vous lisant je me rappelle que les « cartes SD » representent en fait une graaaaande famille t que c’etait une des raisons mise en avant par Apple pour enlever ce port des macs: en gros l’evolution des formats rendaient rapidement un lecteur moins interessant qu’une solution branchée sur usb/thunderbolt qu’on pouvait changer.

merci pour votre temoignage :)

avatar Vince-mac | 

@raoolito

Je vous en prie. Votre commentaire me permet d’ajouter justement cette chose : le format SxS est un format Sony pour des cameras Sony : au moins les specs sont contrôlées par le fabricant, et on risque pas d’avoir du matos de merde (d’où qu’il vienne) qui vienne stopper l’écriture (ou la lecture au cours du backup) en plein milieu du taf :) Sony ne risque pas d’avoir un appel de prod qui lui dit « c’est de la merde voire caméra elle arrive pas à écrire sur la carte que j’ai ».
Ce qui est important dans mon industrie, dans toutes au final, c’est que la chaîne de fabrication fonctionne sans anicroche, alors qu’elle est elle même faites de bouts différents : au tournage, c’est parfois une autre société que celle qui finance qui fait la fabrication. C’est rarement la chaîne qui emploie directement le technicien (j’ai travaillé pour des sociétés du groupe TF1 et M6 mais pas pour les chaîne directement). Pareil au montage, c’est souvent une société encore différente qui sous traité le montage. Si tout cela n’est pas tenu par de la fiabilité sur les supports que nous nous échangeons, c’est très vite la merde.
Je me suis fait pourrir (à tord) pour du son sur MAPR, parce que quelqu’un avait fait une bourde après moi dans la chaîne de fabrication... Imaginez si les formats sont pas standards, avec des specs aléatoires, non prises en charge ou trop lentes ou pas fiable... le temps c’est de l’argent comme on dit. Dans notre secteur on a du matos qui coûte cher mais qui nous permet d’aller vite et de tenir nos budgets. Et de faire une seule fois ce qu’on ne peut pas faire deux ^^ imaginez qu’on ai à recommencer la finale de Top Chef que nous avons tourné l’année dernière, parce que les supports se sont effacés dans le transport !

avatar raoolito | 

@Vince-mac

Exactement, c’est un monde ( le tournage) ou on ne peut deplacer l’equipe qu’une fois
Aucun droit a l’erreur

avatar coink | 

Concernant l'écriture en continu et la non pertes de données en cas d'arrêt inopiné de la caméra, je mettrais plutôt ca sur le dos du contrôleur, du format de fichier et du mode d'écriture.
Pour le coup c'est la partie embarquée dans la caméra.
Enfin c'est un tout et ca se paye OK

avatar KimoMac | 

@Vince-mac

Utiliser du tel matériel pour faire de la merde décérébrante comme les Chtis a Mykonos, c’est tellement désespérant

avatar marenostrum | 

c'est du matériel de merde. ça va ensemble. pour faire un chef-d'oeuvre un crayon suffit.

avatar Vince-mac | 

@KimoMac

C’est pas de ma faute si les gens regardent ^^ moi on me paye pour les fabriquer, si les gens regardent autre chose, on me paiera pour fabriquer autre chose ;)

Par ailleurs j’ai rencontré des gens totalement passionnants et extraordinaires (au sens propre du terme) sur ces tournages là, je ne parle pas des participants, mais des équipes. C’est assez difficile à expliquer la « vie en accéléré » qu’on expérimente sur un tournage, je sais par contre que les retours sont l’occasion de pleurs et de blues, qui indiquent bien qu’il s’y passe des trucs forts.
Ceci n’apparaissant pas évidemment ni dans l’émission, ni même dans les mots de marketing sociaux autour du tournage. C’est quelque chose qui n’appartient qu’à l’équipe... mais je vous assure que c’est assez dingue. Il y a peu de jobs je pense ou les synergies personnelles sont si intenses et même nécessaires.
J’ai fait une émission récemment où elle n’existait pas du tout, j’ai eu l’impression de vivre l’enfer sur Terre.

avatar Iounmoutef | 

Dans un genre moins onéreux, avec un enregistreur 4K genre Atomos Shogun 7, on peut utiliser, à ses risques et périls, à peu près n’importe quel SSD (voir… disque dur !) dans les « caddies » fournis vides. Mais alors il ne faut pas venir pleurer si on perd des données.

Un SSD « maison » de 2 To, sécurisé et capable, en théorie, de récupérer tout type d’incident de tournage coûte environ 600 euros — contre environ 200 (au jour d’aujourd’hui) pour un Samsung, un Crucial ou un Sandisk de même capacité : il ne s’agit pas seulement d’estamper le client, la sécurité a un coût.

Au passage, totalement d'accord avec Vince-Mac : lorsque sur un reportage au fin fond de nulle part, dans la chaleur et la poussière, on est amené à changer le support d'enregistrement, la petite taille des cartes SD est une source d'inquiétude. Il faut vraiment les ranger avec beaucoup de précautions pour ne pas les endommager ou les perdre.

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