iFixit démonte un Macintosh 128K

Nicolas Furno |

Chacun fête les trente ans du Macintosh à sa manière. iFixit en organisant ce qu’il fait de mieux : un démontage en règle d’un Macintosh 128K, le tout premier modèle sorti en 1984. L’occasion de constater les énormes progrès réalisés en trente ans, mais aussi que certaines choses n’ont pas changé chez Apple…

Ouvrir le premier Macintosh était relativement simple, même si Apple voulait déjà empêcher au maximum ses clients de toucher aux composants internes. Sur le Macintosh 128K, ce sont ainsi déjà des vis Torx qui sont utilisées et il y en a même une cachée derrière une trappe. Malgré cela, une fois les vis retirées, la coque se retire complètement et on peut accéder à l’ensemble des composants.

Cette coque en plastique un peu jaune présentait une particularité bien connue : on pouvait y trouver, au fond, les signatures de tous les créateurs de la machine. Steve Jobs et son équipe voulaient faire du Macintosh une œuvre d’art et la signer comme il se doit. Encore un point qui n’a pas changé : le soin apporté par Apple à des détails que la majorité ne peut pas voir…

Le démontage montre aussi à quel point l’informatique a évolué en 30 ans, même si les bases restent les mêmes. Tous les composants étaient placés sur une seule carte mère, y compris le maigre stockage. Le processeur — un Motorola qui tournait à 8 MHz — est encadré en rouge sur la photo. En jaune, on a les 16 puces de mémoire vive, pour un total de 128 Ko de mémoire. En vert, les deux puces de stockage pour un total de 64 Ko seulement qui servaient à la fois au système (16 Ko), à l’affichage (22 Ko) et le reste (90 Ko) servait à toutes les autres applications.

Pour installer un logiciel à l’époque, il ne fallait pas compter sur l’App Store. Tout se faisait avec des disquettes qui pouvaient stocker 400 Ko de données et qui permettaient de charger des programmes sur la mémoire vive en interne. On comprend facilement pourquoi les 128 Ko de mémoire vive de la première version ont vite été trop limités : neuf mois après la sortie du premier Macintosh, Apple commercialisait un deuxième modèle avec 512 Ko…

Pour la forme, le site a également attribué son habituelle note de réparabilité au Macintosh 128K : il obtient 7/10.


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avatar kévin06150 | 

Il n'y a pas de note sur 10 dommage car il aurait eu un bon score!!!

avatar CBi | 

"Coque en plastique un peu jaune": il me semble que c'est qu'elle a jauni. Dans mon souvenir (pas tout à fait contemporain car le premier mac que j'ai approché ça devait être en 1988), la coque était moins jaune que ce qui paraît sur les photos.

avatar misc | 

C'était du blanc cassé légèrement creme en effet, plus que du jaune :)

avatar melaure | 

Je vais éviter de faire ça au mien ;)

avatar franfran94800 | 

Et la note?!

avatar Dan DT | 

Par contre ou retrouver ce qu'il y avait sur les disquettes et comment le remettre ?

Une idée ?

avatar sisl12 | 

@Dan DT :
Tu trouve sur le site de apple toutes les versions "classic" en téléchargement libre ;-)

avatar jeremiecroupotin | 

7 sur 10.

Suffit d'aller voir....

avatar J-C | 

Bonjour,

Il n'aura échappé à personne la troublante ressemblance (surtout le haut avec la "poignée") avec notre Minitel premier modèle !
Steve Jobs s'était en effet intéressé à cette machine, et en avait acheté à Paris plusieurs exemplaires...

avatar amnesic | 

Ca c'est surtout Gérard Théry, le père du Minitel, qui délire avec ça.
Je ne crois pas que Jef Raskin ait attendu le minitel pour designer le Canon Cat model en 1979
http://en.wikipedia.org/wiki/Jef_Raskin

avatar Jippi | 

Le clavier et la souris... Une vraie caricature à la Wallace et Gromit ;)

avatar JLG47 | 

@Jippi

Mac128 existait en premier.

avatar ET80 | 

Vous le conseillez a l'achat? ;)

avatar Hoppy | 

Trop classe les signatures, une vrai oeuvre d'art!!

avatar Tox | 

Sur l'Amiga 1000, on trouve également les signatures des concepteurs, ainsi que la patte du chien de Jay Miner ;)

avatar Anthanagor | 

Les signatures ! :3

avatar FredStrasbourg | 

Les signatures sont aussi présentes dans mon Macintosh Plus. Ca m'a fait bizarre la première fois que je les ai vues.

avatar ddrmysti | 

Ca serai amusant qu'ils fassent la même chose à l'intérieur des imac, mais il y aurait tellement de basher pour hurler au fanboyisme et à la secte que ça pourrirait encore plus les commentaires que ça l'est déjà.

avatar oomu | 

leçon d'amis artistes : ne jamais écouter les haineux et faire ce qui est fun. Le haineux haïra, c'est une constante de l'univers, donc autant faire ce qui est fun.

avatar ddrmysti | 

Ouai, mais je doute quand même qu'apple reface ce genre de chose aujourd'hui, ne serai ce que parce que il y a probablement beauuuucoup plus de monde qui bosse à l'élaboration de leurs produits ^^.

avatar Trollolol | 

Rien que les patronymes des dizaines ou centaines de milliers de chinois des lignes d'assemblages ça ferait mauvaise pub. 99.9% de noms chinois pour -0.1% du reste du monde et puis faut de la surface pour tout écrire.

avatar melaure | 

Ne pas non plus écouter le fanboy, car son absence de QI est une bénédiction pour ce genre d'entreprise … et ses conseils mielleux ne valent pas mieux que les discours de Steve Ballmer !

avatar RBC | 

C'est lui le premier ! L'ancêtre de tous les ordinateurs personnels d'aujourd'hui.

avatar oomu | 

hola ho, mon oric atmos était personnel, TRES personnel, à MOI, le mien, mon précieux !
Bon.. le mac a changé ce que devait être un ordinateur personnel, avec sa souris de base et son interface graphique peaufinée pour être utilisable par tous.

avatar Hialmar | 

Il confond avec l'Apple I.

Le premier ordinateur personnel qu'on n'avait pas a monter sois-même :
http://en.wikipedia.org/wiki/Apple_I

avatar sisl12 | 

La tu confonds la gamme Apple (la première avec le Apple I, II, II+....) Et la gamme Macintosh dont il est ici question.
Et le Apple n'était pas a monter soi même oui et non il n'y avait qu'un kit (carte assemblée comprenant des composants électroniques dont environ 21 circuits intégrés)

Ahh souvenirs souvenirs.....

avatar pmloikju (non vérifié) | 

Les haters diront que la ram est soudé est que c'est de l'obcelesence programmée !

avatar JLG47 | 

Je n'ai fait il y a 28 ans avec un 512 pour changer la carte mère foudroyée.
Un jeu de enfant.
Note de maintenance : 10

avatar JLG47 | 

La couleur d'origine est bien jaune. Le gris est arrivé avec les SE.

avatar JLG47 | 

Disquette 400k
Cela paraît aujourd'hui dérisoire, mais à l'époque suffisant pour contenir le système, une où plusieurs applications et les fichiers de travail.
Cette frugalité n'empêchait pas d'avoir l'ordinateur le plus agréable à utiliser et le plus fonctionnel de l'époque.
Il était livré avec un logiciel de dessin, un tableur, un traitement de texte et une base de données.
Mais il était aussi chère pour l'époque que l'actuel Mac Pro de base.

avatar Un Vrai Type | 

Certans jeux étaient avec "système intégré" pour tenir sur une disquette.
Mais il fallait redémarer sur la disquette pour jouer...

Sinon, oui, la couleur est passée du vaguement jaune au gris qui jaunis dans le temps...

avatar JLG47 | 

Il était possible d'augmenter la mémoire vive en emplissent les puces sur celles soudées (delà!). Ne me demandez pas comment cela fonctionnait.

avatar denmakesmusic | 

J'aime bien le lien "lire la suite" qui systématiquement ne fait que finir une phrase coupée en deux...

avatar Nesus | 

La possibilité de réparer devrait être de zéro. Impossible de trouver les pièces aujourd'hui.

avatar Emile Schwarz | 

>même si Apple voulait déjà empêcher au maximum ses clients de toucher aux composants internes
Et le Mac II ?
LC, SI, etc. qui n'ont qu'une vis cruciforme ?

Et les documents DIY (Do Iy Yourself: fais le toi-même) ?

Comme disait George Brassens "quand on es…"

avatar BeePotato | 

@ Emile Schwarz : « Et le Mac II ? LC, SI, etc. qui n'ont qu'une vis cruciforme ? Et les documents DIY (Do Iy Yourself: fais le toi-même) ? »

Exactement.
Si les premiers Mac n'étaient pas faciles à ouvrir, ce n'était pas du tout en raison d'une soi-disant éternelle volonté d'Apple d'interdir l'accès à l'intérieur de ses machines, mais pour une simple et bonne raison : le tube cathodique se trouvant à l'intérieur, avec des éléments dangereux pour le bricoleur improvisé.
Comme tu l'as rappelé, les machines n'intégrant pas d'écran offraient un accès aisé à leurs entrailles (et avant ça et en parallèle des premier Mac, les Apple II s'ouvraient également sans problème).

avatar BeePotato | 

Quelques passages un peu bizarres dans l'article :

« Tous les composants étaient placés sur une seule carte mère, y compris le maigre stockage. […] En vert, les deux puces de stockage pour un total de 64 Ko seulement qui servaient à la fois au système (16 Ko), à l’affichage (22 Ko) et le reste (90 Ko) servait à toutes les autres applications. »

Les « puces de stockage » en question, c'était la ROM. Alors certes, ça stocke des informations, mais de manière permanente, alors que l'article donne l'impression de considérer ça comme un espace interne de stockage comparable à ce qu'offre un ordinateur avec disque dur intégré.
La ROM contenait une partie du système d'exploitation (permettant ainsi d'accélérer l'accès et de libérer de l'espace en RAM et sur les disquettes, par rapport à l'approche stockant tout le système sur disquette) et n'offrait aucunement un espace de stockage accessible à l'utilisateur ou aux applications, contrairement à ce qu'on pourrait comprendre à la lecture de ce passage de l'article.

« Pour installer un logiciel à l’époque, il ne fallait pas compter sur l’App Store. »

On n'installait pas les logiciels, à l'époque (forcément, puisqu'il n'y avait pas de stockage interne). Ils étaient fournis sur leur disquette et on les utilisait, point.
Éventuellement on les copiait sur une autre disquette (ne serait-ce que pour en avoir une sauvegarde), mais ça s'arrêtait là.
C'était une utilisation simple et intuitive, où on n'avait pas encore à subir cette horreur anti-ergonomique de « l'installation » qui fait on ne sait pas trop quoi en collant on ne sait trop quels fichiers on ne sait trop où, et qui fait qu'on n'est jamais sûr d'arriver à se débarrasser totalement par la suite du logiciel installé.

Cette approche s'est heureusement maintenue sur Mac pendant un moment même à partir du moment où toutes les machines étaient fournies avec un disque dur interne. Mais la mode de l'installite aiguë, venue du monde Windows, a fini par toucher notre plateforme aussi.
Heureusement que Mac OS X a fortement contribué à nous en débarrasser autant que possible.

avatar jbmg | 

le tube cathodique, j'en ai cassé un en démontant un Mac Plus ....
Ça a fait pfffft !

Et changer la pile, facile mais indispensable.

avatar Neurotron | 

P... les fautes… 64 ko, 16 ko, 22 ko. Et pas 64 Ko.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Système_international_d'unités

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