Les extensions Chrome devront passer par le Store du navigateur

Mickaël Bazoge |

Google serre la vis aux extensions Chrome. Ces petits bouts de programme peuvent être téléchargés depuis n'importe où sur internet, ce qui n'est pas sans poser de sérieux problèmes de sécurité et d'utilisation du navigateur web. Le moteur de recherche revoit donc sa copie et va petit à petit pousser les utilisateurs et les développeurs d'extensions à passer sur le Chrome Web Store, où les internautes pourront faire un choix éclairé en s'appuyant sur la description du concepteur de l'extension et les commentaires des autres utilisateurs.

Depuis hier, les nouvelles extensions ne peuvent plus faire appel à l'API d'installation de Chrome et redirigent vers le Web Store du navigateur. À compter du 12 septembre, ce sera aussi le cas de toutes les extensions sorties précédemment. Enfin, avec Chrome 71 qui sortira début décembre, l'API en question sera mise au rebut : seules les extensions distribuées sur le Chrome Web Store seront compatibles avec le butineur.

Tout cela évoque le changement important imposé par Apple pour les extensions de Safari : à compter du mois de décembre, les développeurs ne pourront plus soumettre de nouvelles extensions (ou des mises à jour) dans la galerie des extensions Safari. Dans macOS Mojave, les extensions « historiques » disponibles sur les sites des développeurs ne pourront plus fonctionner dans le navigateur d'Apple.

Le message d'erreur qui s'affiche dans Safari avec une extension historique.

À terme, c'et à dire dans une future version de macOS, ces extensions web ne fonctionneront plus du tout. Safari ne fait pas une croix sur cette fonctionnalité, simplement les développeurs devront les distribuer sur le Mac App Store, ce qui implique de concevoir une application au complet (lire : Fin échelonnée des extensions historiques de Safari, qui s'éloigne des autres navigateurs).

Si Google va pousser les développeurs à passer par le Chrome Web Store, la structure même des extensions pour Chrome ne change pas, elle se base toujours sur des technologies web (HTML, Javascript et CSS). Chez Mozilla, pas de changement au programme pour les extensions de Firefox.

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avatar nova313 | 

Mais Google ne devait pas arrêter la distribution des apps chrome sur Windows, Mac et Linux d’ici quelques mois ?

En codant une app pour Chrome, j’ai vu un bandeau dans la doc disant que le support va être abandonné.

avatar Soner | 

A cause de ces extensions et parce que certaines ne seront jamais sur le Mac App Store je viens d’entamer un switch sur Firefox. Le navigateur en lui même est bon, même très bon, mais perdre la synchro avec Safari sur iPhone ça fait c... et je n’ai pas envie d’utiliser Firefox sur iPhone.

avatar stefhan | 

@Soner

Quel genre d’extension utilisez-vous ?

avatar Soner | 

@stefhan

Gestion de mon Syno.
Debridage de lien via Real Debrid.
No more iTunes.

Yen a d’autres mais je pense qu’elles seront sur le store comme par exemple Dashlane, ou un bloqueur de pub.

avatar Vostorn | 

Lilo (lilo.org), qui vous permet de reverser le bénéfice de vos recherches à l'ONG de votre choix (parmi une liste), dispose d'une app iOS qui se synchronise avec chromium.

Au passage, Lilo efface vos traces en anonymisant chacune de vos requêtes.

avatar C1rc3@0rc | 

@Soner

Tu peux considerer qu'a terme le principe d'extension va simplement disparaitre des navigateurs. C'est beaucoup trop dangereux et impossible a securiser.
A la limite on va avoir des systeme comme ce que tente d'imposer Apple, soit des modules integrés a l'application, ecrit en Swift, controlés par Apple, qui apportent une sorte de service au navigateur. Ce n'est plus des extensions, mais bien une interface entre l'application et le navigateur.

avatar Serdinant | 

Quand je pense qu’à l’époque on disait que Apple était un système fermé. Petit à petit tout le monde fait pareil.

avatar byte_order | 

Pas tout le monde.
Fort heureusement, il reste pleins de navigateurs open source.

Y'a guère que sur iOS qu'on ne peut pas utiliser autre chose que le moteur de Safari, et donc qu'on ne peut pas contourner les barrières. Sur les autres plateformes, vous pouvez utiliser Firefox (avec son vrai moteur à lui, hein, pas celui de Google), sur Android, Windows, Linux, macOS. Même sur Haiku y'a plusieurs navigateurs web dispos...

avatar R5555 | 

« Ces petits bouts de programme peuvent être téléchargés depuis n'importe où sur internet, ce qui n'est pas sans poser de sérieux problèmes de sécurité et d'utilisation du navigateur web. »

Ce n'est peut-être pas la vision de l'auteur, mais est-il réellement considéré en 2018 que télécharger librement une application (ou un addon) est un « sérieux problèmes de sécurité ».

Quand je pense que Palladium faisait flipper il y a 15 ans, aujourd'hui il serait accueilli a bras ouverts !

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