Comment réussir sur l'App Store ?

Nicolas Furno |
L'App Store est un magasin étonnant. Nouveauté dans le paysage informatique, il est à la fois copié par tous les concurrents d'Apple et régulièrement critiqué sur son manque de transparence ou la difficulté de vendre des applications à un prix élevé. Peu à peu, les développeurs apprennent à composer avec les limites du magasin unique d'Apple : entre versions Lite et baisses de prix, ils expérimentent et en tirent des leçons. Et doivent faire face à un "nouveau phénomène" : le piratage.


Vendre moins cher pour vendre plus ?



AppCubby est une petite structure de développement pour iPhone et iPod touch qui avait déjà fait parler d'elle à plusieurs reprises en exposant avec détail leurs difficultés à vendre sur l'App Store (lire : App Store : le blues du développeur et Mais c'est de la m... ?).


appcubby


Pour maintenir leurs ventes à un bon niveau, les développeurs avaient lancé une expérience : vendre toutes leurs applications à 79 centimes et demander aux acheteurs satisfaits de donner une somme d'argent indispensable à la poursuite du développement. L'expérience n'ayant pas été suffisamment concluante, elle a été arrêtée et, comme promis, tous les détails sont donnés sur le blog par David Barnard.

La baisse de prix et surtout la publicité que l'expérience a apportée — la majeure partie des sites en ayant parlé — a en effet entraîné une hausse exceptionnelle des ventes, comme le graphique le montre bien. Même si les ventes sont vite retombées, elles sont restées bien supérieures en volume à la situation avant l'expérience. Le problème vient, bien sûr, des revenus qui, eux, ont stagné en moyenne, mais risquaient de baisser si l'expérience se poursuivait. En théorie, les donations devaient équilibrer le manque à gagner lié à la baisse de prix. Or pendant la semaine de l'expérience, les développeurs n'ont gagné par ce biais que 75 dollars. Pas de quoi, en tout cas, compenser la baisse des revenus qui allait survenir avec le temps.


Ventes AppCubby


La question que s'est alors posée David Barnard est celle de la suite à donner à son expérience. Fallait-il baisser les prix au risque de ne pas être rentable et de revendre les applications en quelques semaines ? Développer des applications très grand public, voire totalement inutiles (on pense ici aux fameuses fart machines) qui marcheront peut-être ? Tout abandonner et retrouver un travail salarié ?

Comme il le rappelle judicieusement, le marché de l'App Store pouvait sembler infini, mais il ne l'est évidemment pas. Surtout quand on développe des applications de niche, le marché sature et il arrive un moment où la majeure partie des acheteurs potentiels connaissent une application et soit l'ont acheté, soit ne l'achèteront pas.

Très peu d'applications se vendent en grande quantité et la majorité d'entre elles rapportent peu à leurs développeurs. À l'heure actuelle, on estime que l'application en tête des classements sur l'App Store américain se vend à raison de plus de 10 000 copies quotidiennes. Ce volume énorme décroît cependant très vite : 1500 ventes pour la quinzième place, 500 pour la cinquantième place et une centaine pour la place 300. Certes, plus Apple vend d'iPhone ou iPod touch, plus le marché s'élargit, mais cela ne suffira pas à permettre à tous les développeurs de vendre tous 10 000 copies par jour. D'autant que le nombre d'applications vendues croît également tous les jours et le cap des 20 000 a été franchi cette semaine.

Des versions Lite faute de démo ?



Depuis l'extraordinaire succès d'iShoot [1.1.3 – US – 2,39 € – 15 Mo] grâce à une version lite (lire : iShoot : joli succès de l'App Store), ces versions allégées, mais gratuites d'applications se sont multipliées, avec quelques autres réussites à la clé. touchArcade évoque ainsi le cas de Fastlane Street Racing [1.2 – US – 3,99 € – 20 Mo] qui a connu un beau succès sur l'App Store américain grâce à une version Lite [1.0 – US – Gratuit] pourtant très dépouillée (une course et une voiture).


Fastlane Street Racing


Apple l'a encore rappelé récemment, elle ne souhaite pas permettre les applications en démonstration, mais encourage par contre les versions "Lite". Ces versions gratuites remplissent aujourd'hui en partie le Top 100 gratuit et permettent, sans doute, de pallier le manque d'informations disponibles pour les acheteurs. Pour autant, est-ce la meilleure solution pour tous les types d'applications ? Et surtout, ne risque-t-on pas, alors, un encombrement encore plus problématique pour un App Store déjà plutôt opaque ? Apple devrait, peut-être, réfléchir à un système où versions complète et Lite seraient disponibles sur une même page…

En tout cas, c'est la voie choisie par David Barnard d'AppCubby. Ses applications seront toutes vendues à 7,99 € et des versions gratuites seront à chaque fois disponibles pour permettre à ses clients potentiels d'acheter en toute connaissance de cause. La première, Health Cubby Lite [1.0 – US – Gratuit] est d'ailleurs déjà en ligne : il s'agit d'une version complète sur le plan des fonctionnalités, mais limitée à dix enregistrements. Ces applications répondant à un besoin de niche, il vaut mieux, se concentrer sur la qualité et non la quantité et compter sur le soutien de quelques clients fidèles.

Le prix plancher n'est pas un prix raisonnable



Baisser les prix permet, effectivement, de vendre plus et l'exemple de Veiled Games n'en est qu'un parmi d'autres. Leur dernier jeu, Up There [1.1 – US – 1,59 €] a rencontré le succès grâce à son entrée en première page de l'App Store américain, un élément qui, phénomène désormais bien connu, permet de booster les ventes de manière exceptionnelle. Peu après la recommandation par les équipes d'Apple (A sur le graphique), les développeurs baissent le prix de leur jeu pour le prix plancher, 79 centimes (B) ce qui accentue encore le phénomène. Up There entre alors dans le Top 25, mais cela ne dure pas et comme prévu, les ventes chutent très rapidement.


Up There - ventes


Sur le graphique, le C indique le moment où les éditeurs sont revenus au prix initial (1,59 €). Ce choix, disent-ils, n'a pas été facile : les ventes baissaient et ont alors baissé encore plus rapidement. Néanmoins, ils ne regrettent pas ce choix, car il leur a permis de stabiliser leurs revenus.

La leçon à tirer de cet exemple est très bien résumée par David Frampton sur le blog de Majic Jungle Software à l'origine, notamment, de Chopper [1.1.1 – US – 3,99 €]. "Si le rang de votre application baisse, augmentez le prix ; si le rang augmente, baissez le prix" ("If the rank drops, increase price, if it sores, decrease price. Yeah, it’s backwards."). Ce principe peut paraître contradictoire, mais ne l'est en fait qu'en apparence.

Tout d'abord, David Frampton rappelle que 79 centimes n'est pas un prix satisfaisant à long terme et une fausse bonne idée. Au début, ce prix peut paraître en effet intéressant avec des ventes qui augmentent fortement, mais très vite, le soufflé retombe et au bout de quelques semaines/mois, seules quelques copies seront vendues par jour. À 79 centimes (moins la vingtaine de centimes récupérée par Apple), ces ventes ne rapporteront rien. Et que faire alors ? Une baisse de prix est, bien sûr, impossible, à moins de donner son application, mais l'objectif de tout développeur est quand même de gagner sa vie. Même si, dans le cas d'applications très spécifiques, un passage en gratuité peut permettre d'obtenir des avis positifs et ainsi la "lancer".


99 cent store


L'autre défaut des 79 centimes est que ce prix rend l'application accessible à tout le monde, y compris ceux qui achètent au hasard et qui mettront un avis très négatif sans véritable raison. Ainsi, il semble que moins l'application est chère, plus elle reçoit des commentaires négatifs. Bien sûr, ça n'est pas une règle infaillible et les contre-exemples sont nombreux, mais il est indéniable que les applications à moindre prix permettent les achats impulsifs d'applications supprimées quelques minutes après l'achat et descendues par une note minimale. La dernière version du système qui incite à noter les applications à leur suppression contribue à cela : qui achèterait une application à huit euros pour la supprimer et la noter négativement au bout d'une minute ?

D'où la leçon générale proposée par David Frampton : si une application approche du Top 100, il ne faut pas hésiter à la brader pour lui permettre une ascension aussi rapide qu'efficace. Mais dès qu'elle commence à baisser, il faut remonter le prix pour conserver des revenus viables. Une fois sortie des classements, vous aurez affaire à un marché "normal" et pourrez alors chercher le prix d'équilibre.

Les clients de l'App Store sont-ils radins ?



Pour en savoir un peu plus sur les applications qui réussissent, nous avons regardé les cent meilleures applications payantes des App Store américain et français. Le relevé a été effectué le 11 février 2009 et les prix en euros ont été traduits en dollars selon la table d'équivalence utilisée par Apple et donnée dans le second graphique (ci-dessous).

Cette étude révèle tout d'abord un prix moyen pas si bas que l'on aurait pu penser, puisqu'il tourne autour de 3 dollars (2,73 $ pour l'App Store américain, 3,28 $ pour la version française). Si l'on ne considère que les dix premières applications, il est néanmoins plus bas, à 1,99 $ précisément. Pourtant, les applications les moins chères ne se concentrent pas en haut du tableau, mais semblent, au contraire, être réparties équitablement comme le présente ce graphique. Les applications les moins chères se répartissent de manière plutôt équilibrée. Même si la courbe des relations entre le rang et les prix indique une augmentation du prix moyen au fur et à mesure que l'on s'éloigne du haut du tableau, la pente est très faible et la courbe se stabilise rapidement autour de 2,99 $.


Statistiques App Store - Rapport

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Si l'on regarde la répartition par prix des cent applications concernées ici, on se rend néanmoins compte de la place prépondérante de celles à 99 centimes. À elles seules, elles représentent environ 40 % de la série, tandis que les applications à 9,99 $ ou plus ne comptent que pour 2 ou 5 % selon les pays. Dans le détail, on peut noter des pics sur certaines valeurs (1,99 $, 2,99 $ et surtout 4,99 $) tandis que d'autres sont très faiblement représentées (6,99 $ tout particulièrement, mais aussi 3,99 $).


Statistiques App Store - Répartition

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L'App Store américain est le plus intéressant à étudier puisque l'on estime couramment qu'il représente environ 70 % du total des ventes de l'App Store. La version française est assez proche de l'américaine, même si quelques applications coûteuses tirent la moyenne vers le haut tandis que les écarts sont, en général, plus importants qu'outre-Atlantique. C'est bien la preuve que l'on peut réussir, même en vendant son application à 15,99 euros (Antidote Mobile).

Terminons, d'ailleurs, sur une note plus positive. Certes, l'App Store n'est pas sans défauts, des défauts que nous avons à plusieurs reprises évoqués dans nos colonnes. Mais, comme le rappelle David Frampton, l'App Store est également une extraordinaire opportunité pour tous les développeurs de gagner de l'argent. Le nombre de clients potentiels ayant beaucoup augmenté depuis son ouverture estivale, l'App Store permet de gagner sa vie correctement même si on est tout en bas des classements. Chopper n'est, par exemple, qu'aux environs du 300e rang aux États-Unis, ce qui permet à son auteur de gagner 500 $ (environ 390 €) par jour en moyenne. Ça n'est, en effet, pas ridicule...

Le piratage, bientôt le nouveau problème des développeurs ?



Malheureusement pour les développeurs, il semble qu'un nouveau problème pourrait venir s'ajouter à tous ceux évoqués précédemment : le piratage des applications. Avec Crackulous en effet, le piratage est devenu très simple une fois son appareil jailbreaké. Les DRM des applications sont supprimés d'un tapotement et si l'on ignore combien de personnes utilisent cette solution, il ne fait aucun doute qu'elle va connaître un grand succès à l'avenir.


Crackulous


iPhone Savior rapporte déjà un exemple impressionnant : le jeu Rocky Artue [1.0 – US – 2,39 €] a été proposé dans l'App Store récemment, après neuf mois de développement et plus de 25 000 $ (environ 19 300 €) dépensés. À peine deux jours après le lancement, le jeu a été piraté. Depuis, la version piratée a été téléchargée plus de 2000 fois d'après Pinch Media, une société d'analyse de l'App Store, soit dix fois plus que la version payante. Les éditeurs ont donc perdu plus de 6000 $ (environ 4700 €), et Apple 1800 $ (1400 €) au passage.

Le piratage a toujours existé en informatique, mais ce qui est frappant, ici, c'est la rapidité avec laquelle le jeu a été disponible en version piratée, ainsi que la facilité d'installation. La différence entre la version piratée et payante est également énorme, là où, toujours d'après Pinch Media, le rapport est plutôt de cinq pour un.


Rocky Artue


À ce jour, Apple ne s'est pas vraiment exprimée sur le sujet, ce qui est compréhensible tant cela lui ferait une mauvaise publicité. Néanmoins, les développeurs attendent des réponses concrètes. Le problème, en effet, est que les applications du magasin sont toutes protégées exactement de la même façon, grâce aux DRM maisons d'Apple (FairPlay). Dès lors, pirater une application permet de pirater l'ensemble des applications.

Faute de réponse officielle, certains développeurs essaient de prendre les choses en main, et imaginent des mesures pour se protéger des pirates. Le plus simple serait de détecter si une application est ouverte sur un appareil jailbreaké, et le cas échéant de refuser de fonctionner. Néanmoins, cette mesure serait à la fois peu efficace (les pirates auraient tôt fait de la contourner) et très contraignante pour ceux qui jailbreakent et achètent leurs applications.

Une autre piste serait de construire des applications capables de détecter si la copie est légale ou piratée. Dans ce dernier cas, un message avertirait l'utilisateur et lui demanderait d'acheter une copie. Cette idée, toute simple, a été expérimentée par Panic sur Candybar, avec apparemment de très bons résultats puisque jusqu'à 10 % des versions pirates avaient été finalement rachetées légalement.

Bien sûr, comme le signale Marco Ament, les éditeurs pourraient aussi tout simplement ignorer les applications piratées puisque, d'une part, elles ne représentent pas la majeure partie des cas, et d'autre part que ceux qui jailbreakent n'auraient sans doute pas acheté l'application de toute manière. Reste à savoir si, effectivement, le piratage n'est que l'affaire d'une minorité. Mais pour cela, on manque encore de chiffres.

En attendant, si vous avez déjà piraté ou si vous envisagez de le faire, n'oubliez pas que ces applications représentent le gagne-pain d'une bonne partie des développeurs, et que le prix demandé est toujours modeste.
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avatar Thierry61 | 
Interessant. En quelque sorte, l'App store amène à réinventer le marketing. Quant au piratage, le fait qu'il existe sur cette plate-forme apporte un sacré démenti à ceux qui ne voyaient dans le piratage qu'une conséquence de la politique de tarification soit-disante prohibitive des éditeurs. Pirater un soft à 2 Euros et quelques.. lol... comment expliquer cela ? le gout du pillage ou de la collectionite ? une forme de TOC ? Pas assez d'argent de poche à la fin du mois ?
avatar DJ_FoX_MaC_ClouD | 
Le piratage sur iphone a une cible vraiment très minime. Du fait de sa mini complexité : il faut être jailbreaké.. Puis après la plupart des gens jailbreak pour avoir des fonctions supplementaires et pas pour le piratage. Quant au piratage d'application, les applications que j'aime je les achete. J'ai commencer avec Fieldrunners que j'avais recuperer puis par la suite je l'ai acheté, c'est comme une version lite mais sans inconvenient !
avatar rei_vilo | 
J'ai lu un livre fort intéressant sur ce sujet "[url=http://www.amazon.fr/Art-Pricing-Hidden-Profits-Business/dp/1400080932/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=english-books&qid=1234810222&sr=8-1]The Art Of Pricing: How To Find The Hidden Profits To Grow Your Business[/url]" (L'art du prix : comment trouver des gains cachés pour développer son activité) par Rafi Mohammed. Rafi Mohammed est un consultant en stratégie de prix et son site donne des [url=http://www.pricingforprofit.com/pricing-explained/]éclairages fort intéressants (en anglais)[/url]. A recommander à tout développer d'application iPhone / iPod touch !
avatar Dr_cube | 
Très bon article, mais un peu long pour moi ^^. Mais c'est très intéressant quand même.
avatar xavier25 | 
Bien sur qu'ici on pirate pas, on achète même les logiciels Mac. Mais macgé n'est pas le monde, et je peux vous dire qu'il y a quantité de forums qui proposent se genre d'infos et de liens pour télécharger illégalement... Apple ferait bien de les faire fermer avant tout. Le jailbreak j'ai toujours dis que ce serait le ver dans la pomme : ça part d'une bonne volonté mais du coup, ça aboutirait au piratage. Là où au début c'était bénéfique aux devs (je pense à tap tap dans sa première version), c'est désormais leur pire ennemis (qui a dit appulous ?). Donc moi personnellement j'achète mes apps car je navigue dans le même monde que les dev, et que j'apprecie de payer de bons logiciels mais c'est pas le cas des jeunes ados qui se servent sans sourciller...
avatar Anonyme (non vérifié) | 
C'est quoi le jeu en photo sur la page d'accueil (effet miroir) ?
avatar FabriceG | 
Je me souviens être passé sur un blog spécialisé "iPhone", on pouvait y voir une vingtaine de commentaires, dont un très saisissant qui disait avec des mots très crus que ceux qui achetaient leurs apps [pour iphone] étaient vraiment des crétins. Cas isolé ? Je ne sais pas, mais ce qui est sûr, c'est qu'il n'y avait pas un seul commentaire pour le dénoncer, le consensus était (est?) général. Alors le jailbreak, ça sert à mettre la vidéo, les mms… oui peut-être, mais ça sert surtout à y mettre des applis crackées : pour s'en convaincre, il suffit de faire une petite recherche genre "iphone torrent", et de regarder les nombres de fois que ces applis crackées ont été téléchargées… édifiant ! Alors arrêtons l'hypocrisie…
avatar oomu | 
quelle hypocrisie ? - Sinon oui, il est toujours cool de dire qu'on pirate, qu'on est malin et qu'on crache sur les gens honnêtes. et un jour on tombe sur un salopard qui fait pareil envers nous, et là on pleure. Bref, c'est normal et c'est de l'âge des ados de se la jouer, d'être plus malin que le système et de s'en vanter. un matin on se réveille et on réalise qu'on est le vieux raillé par les gamins. C'est un bon signe ! - DRM , franchement, je n'y crois pas, mais pour les applications, fairplay offre un niveau suffisant de complication pour garder les gens (et donc MOI) dans le rang. En réalité, et uniquement dans le cas des applications iphone (uniquement dans ce cas!!!), fairplay ne me dérange pas. En effet, je peux réinstaller sur plusieurs ipod ou iphone une application que j'ai payé. Le drm ne me punit pas. Moi cela me va.
avatar PO_ | 
Perso, mon iPhone n'est pas Jailbreaké. je l'ai acheté le 8 Décembre. J'en suis à 150 € d'achat sur le Store, dont 130 € d'applications. La plus chère est Antidote. Je ne l'utilise pas souvent, mais elle m'a déjà servi. Ce qui fait le charme de l'iPhone, via l' App Store, c'est qu'on trouve pas mal de petites "couillonades" bien marrantes, souvent gratos, quelquefois à 0,79€. Pour pirater une application à 0,79€, ou même à 1,59 - 2,39, faut vraiment être le dernier des peignes-culs. Put ... un paquet de clope, ça coûte 5,60€, et j'en grille en moyenne 1 par jour, alors faut pas charrier. Par contre, il est vrai qu'il est vraiment très appréciable d'avoir des versions Lite. Ce devrait vraiment être une généralité. On peut vraiment essayer en vraie grandeur, si un jeu nous plait. Selon moi, c'est limite plus répréhensible de pirater de telles applications que Photoshop pour des utilisations ponctuelles. Je vais pas jouer les saints, j'ai pas toujours payé tous les sharewares que j'ai utilisé, mais il y a quand même une différence entre un programme à 50 € et une application iPhone à 0,79€
avatar benoit311080 | 
Je réagis en tant que développeur. Ma première application beShop a été validée par apple et est dispo sur l'appstore depuis 5 jours. Je comptabilise 40 achats. Ce n'est pas énorme mais je suis pourtant dans le top 20 dans ma catégorie sur l'itunes store belge. Enfin, je suis déjà très fier d'être sur l'appstore, concernant le nombre de ventes, je ne suis pas déçu en sachant le nombre d'applis dispo sur l'appstore.
avatar MarcoAix | 
Que la force soit avec toi, Benoît !
avatar faramazpat | 
Malheureusement il y a de plus en plus de switcher sur Mac et encore plus sur Iphone, ça n'apporte pas que des avantages, les habitudes de pirater sur PC continu sur Mac quand ils ont switché, je connais quelqu'un qui vient de passer sur Mac et il a déja un IWork 2009 craqué!! Par contre le coup des versions Lite est pas mal, ça permet de tester une appli avant de l'acheter, ça m'a donner envie plusieurs fois d'acheter des appli cheres à la base...
avatar BS0D | 
les voir se plaindre du manque de ventes, ça m'énerve moi. les développeurs professionnels ne peuvent en toute raison pas se baser sur l'app store pour faire le plus gros de leurs ventes. le mec qui vend même 20 apps par jour, il se fait 15.80€... y'a pas de quoi se plaindre. le professionnel se doit de développer des apps fonctionnelles et utiles, et sur l'iPhone ou le touch, y'a pas grand chose à faire, c'est pas comme sur mac. Alors autant taper là où y'a du potentiel de vente je trouve, c"est à dire viser l'app store comme un "complément des ventes", tout simplement. quant au piratage, ça se fait depuis le début du développement informatique et mac n'y echappera jamais, pas même l'app store: moi meme j'ai étudié le reverse engineering, et les programmes que j'avais acheté je m'amusais à les modifier sous windaube (rajouter / enlever des menus, changer le nom du programme etc...). Y'a plein de moyens d'y palier, mais y'aura toujours une part de perte à cause de gens qui veulent pas casquer pour un truc dont ils ont besoin. faut s'y faire!
avatar Stalmicmac | 
J'ai passé pendant très longtemps (vis-à-vis) de mes camarades de classe qui étaient équipés de PC et qui pirataient tous leur jeux... alors que moi, j'économisai un max pour pouvoir aller chez PommeA (un des plus fantastique magasin de fanatiques Mac à Lausanne, qui n'existe plus... hélas!!!) et m'acheter des jeux pour mon Mac! J'ai "pratiquement" toujours terminé mes jeux! Que certains tentent de pirater des Adobe CS Master... je peux encore comprendre... quoique... mais allez pirater un soft à 2 balles! là... c'est vraiment n'importe quoi... surtout que le "petit" développeur, mettra certainement moins de verrous qu'une société comme Adobe ou Microsoft. Mais comme l'a dis BSOD... il y aura toujours des gens qui ne veulent pas payer ce qu'ils utilisent!!
avatar pat3 | 
Faudra un jour se dire que tout le monde ne peut pas investir dans les logiciels pour son ordi. J'ai autour de moi pas mal de gens qui ont acheté un mac par mon entremise, via le refurb qu'ils ne connaissaient pas ou via des remises éducation (qu'ils ne connaissaient pas non plus). Souvent, c'est des économies pour arriver à acheter la machine qui fait rêver. Après, y a plus de sous pour les logiciels. Petit à petit, des besoins se font sentir, et même à 79 euros, la nouvelle version de la suite iLife, c'est toujours 79 euros de trop pour le porte monnaie. L'avènement et le succès des bundles montrent la voie: 50 euros pour dix logiciels, même s'il y en a cinq, voire trois qui te servent vraiment, ben tu achètes; c'est toujours mieux que 70 euros l'un, ou tu dois faire des choix draconiens. Pour les logiciels sur l'iPhone, il faut aussi avoir en tête que la plupart correspondent à du loisir; on teste, on s'amuse, et on n'utilise pas de façon cruciale pour son boulot ou autres. Du coup, le prix plancher est super intéressant pour tester, au prix de deux logiciels pour un café; après, on vire de l'iPhone/Touch mais on garde sur iTunes, en en plus, on a des mises à jour gratuites fréquentes. Mais que les développeurs ne se trompent pas: les applis sérieuses, qui servent pour le boulot, elles sont sur le mac. Les applis d'appoint, de confort, ou ludiques, ok, elles sont sur l'iPhone-iPod Touch. Et au-delà de 4,99 euros, elles apparaissent vraiment chères. Il suffit aux développeurs de fixer un prix d'appel puis d'augmenter jusqu'au prix d'équilibre. Si l'appli sert vraiment, non problème; mais souvent, quelque soit son intérêt, elle est superflue. C'est aussi ça l'industrie du logiciel: beaucoup, beaucoup de choses dont on n'a pas besoin, et, j'oubliais, beaucoup de choses payantes mais pas finies, dont on te fait aussi payer les améliorations de base. Moi je suis pour l'instauration d'une garantie de 2 ans de mises à jour gratuites minimum par logiciel acheté.
avatar kubernan | 
Article très intéressant !! Le problème n'est pas tant le piratage (c'est disons le devenir de tout logiciel) mais le modèle même de l'app store et sa visibilité. Il va certainement évolué.
avatar pat3 | 
(je poursuis) On entend toujours les plaintes d'un côté, mais pas toujours celles de l'autre: quand tu achètes un logiciel qui promet monts et merveilles et qu'ensuite il te plante en plein usage important, t'es juste chez toi comme un con avec ton logiciel, tes photos sont perdues, ton mémoire bouffé, tes graphismes à la poubelle, ou autre chose du genre (je ne parle même pas des systèmes d'exploitation - c'est pour ça que je suis sur mac, hein, vous aussi, non?); il n'y a personne pour rembourser ta sueur et tu peux t'accrocher pour aller te plaindre au développeur. Ça n'aide pas vraiment à la confiance, non? Surtout quand le prix du logiciel te permettrait d'acheter un disque dur supplémentaire, ou un lot de DVD vierges, etc. Quand ton disque dur bugue, tu peux te le faire rembourser (dans la période de garantie); quand tes DVD vierges buguent, tu peux aussi te les faire rembourser. Mais quand ton logiciel bugue? Tu peux attendre et prendre ton mal en patience, t'entendre dire que ton ordi est mal configuré, ou encore te voir proposer une mise à jour payante pour résoudre le problème. Tant qu'il n'y aura pas non plus d'éthique partagée dans le monde des développeurs et vendeurs de logiciels, je ne vois pas comment on pourrait exiger une éthique chez les acheteurs. Un bon truc contre le piratage serait de garantir au moins deux ans de mises à jour gratuites, y compris lors des évolutions des OS. Il y a des éditeurs qui indiquent et respectent des mises à jour à vie, non? Boivent-ils tous le bouillon financièrement? L'industrie de la vente par internet n'a explosé qu'à partir du moment où elle a offert un certain nombre de garanties. Il faut juste que les développeurs fassent de même, et vous verrez.
avatar lartus | 
Très bon article. Voilà ce que je déduis de tout ce que j'ai pu lire : - Faire une appli qui vaut 1,99 (ni plus, ni moins) - Partir sur un prix de base de 1,99 € (ou adapter en fonction de la valeur d'usage) - Mettre l'appli en solde pour atteindre une masse critique - Faire varier le prix en fonction de la demande (comme un cours de bourse) - Mettre parfois l'appli en solde (pour la relancer ou la faire passer dans le TOP x) - Mettre un cierge à Steve Jobs Pour le piratage, il y a quelques problèmes : - La valeur d'usage est souvent décorrélée de la valeur intrinsèque (travail) - La valeur d'usage est souvent décorrélée du prix psychologique (prix trop bas) - La force des habitudes (qui pirate un oeuf pirate un boeuf) - Le monde est pourri...
avatar bigham | 
Le souci sur l'iPhone est, si j'ai bien suivi ce qui se raconte ailleurs, que ce n'est pas un piratage d'une application par ci par là. Mais que dès qu'on a trouvé comment pirater une application, on peut pirater tout le catalogue de l'AppStore.
avatar Vivid | 
moi ce qui me dépasse c'est bien l'utilité de ce type de gadget !
avatar BeePotato | 
@ BS0D : « moi meme j'ai étudié le reverse engineering, et les programmes que j'avais acheté je m'amusais à les modifier sous windaube (rajouter / enlever des menus, changer le nom du programme etc...) » Sauf que tout ça, ça n'a rien à voir avec du piratage ! Il n'y a rien de répréhensible à faire ce genre de modifications. Du coup, ça me paraît bizarre d'utiliser ça comme argument pour expliquer que plus ou moins tout le monde pirate… Et au fait, au passage : ce genre de modif est (et a toujours été) encore plus facile à faire sur Mac, alors ne t'en prive pas ! :)
avatar BeePotato | 
@ pat3 : « Faudra un jour se dire que tout le monde ne peut pas investir dans les logiciels pour son ordi. » En effet, et c'est un point qui peut expliquer une partie du piratage constaté sur ordi. Mais ici, on parle du piratage sur iPhone/iPod Touch : cet argument ne tient plus. Quelqu'un qui a réussi à trouver de l'argent pour s'offir, en plus d'un ordi, quelque chose d'aussi superflu qu'un iPhone ou un iPod Touch ne peut pas décemment venir se présenter comme ayant des difficultés financières qui l'empêcheraient d'acheter des logiciels à 1 ou 2 euros !
avatar Wochouu | 
BeePotato + 1 Le piratage est compréhensible sur ordinateur mais pas sur iPhone / iPod Touch. Par contre, pour mettre les points sur les i, le fait d'acheter un logiciel nous donne le droit de l'utiliser mais pas de le modifier... C'est donc bien répréhensible, mais je ne qualifierais en effet pas cette pratique de "piratage". Sinon, article très intéressant, merci.
avatar Powerdom | 
tres bon article que je viens de lire sur la news letter sur mon iphone. je possede un iphone depuis un an, c'est mon premier téléphone portable à bientot 50 piges. mon experience mac remonte a bientot 20 ans, et je n'ai jamais eu de pc... Je change de mac tous les ans ou presque et j'achete toujours mes softs. je n'ai jamais acheté une seule application sur l'appstore. j'ai toujours trouvé dans le gratuit l'équivalent ou presque de l'appli payante. A noter toutefois que je ne télécharge aucun jeu.
avatar Wallon_pas_con | 
A propos du piratage, que ce soit des softs ou de la musique, ceux qui n'ont pas de budget (salaire de merde, loyers faramineux, addictions à l'alcool, au tabac, au gsm, aux drogues,...) pour s'acheter du "numérique" vont pas se priver. Celui qui est fortuné se doit d'aider les autres soit en leur donnant un peu de son salaire soit en acceptant de payer ses "numérique". Quant tous les hommes et femmes seront égaux devant le salaire, il n'y aura plus de problème de piraterie. Pour info, je gagne 750 euros par mois par choix (mi-temps); je me suis saigné pour acheter un imac en décembre mais oui, je suis un vilain pirate sans addiction qui de toute façon n'a pas un rond de plus pour se payer des téléchargements légaux.

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