La semaine dernière, Google a eu une bien mauvaise idée : ajouter de l’IA générative à Google Earth pour permettre de modifier des vues satellites ou encore d’imaginer le passé. Le concept, facilitant la création de contenus trompeurs, a évidemment suscité une levée de boucliers. L’entreprise a rétropédalé et désactivé son outil en moins de 24 heures.

Plus précisément, un nouveau bouton permettait de décrire les modifications désirées sur une vue en cours. Google y voyait un outil éducatif, permettant d’imaginer Pompéi avant l’éruption du Vésuve, ou donnant simplement de quoi s’amuser en prenant l’exemple d’un campus Google cyberpunk. Elle y voyait également un outil pratique pour les promoteurs immobiliers souhaitant prévisualiser un projet.
Google Earth ressuscite le passé avec l’IA, au risque de réécrire l’histoire
Cependant, plusieurs médias se sont rendus compte que l'outil pouvait surtout créer de fausses images satellites alarmantes, rasant par exemple des quartiers complets, ajoutant des centrales nucléaires en Iran ou permettant d'ajouter une statue géante de Donald Trump devant la Maison Blanche. Face à la gronde, Google a annoncé avoir retiré son outil dans un post sur les réseaux sociaux et dans une déclaration à l'AFP :
Nous avons constaté que des professionnels de l'information géospatiale utilisaient cette fonctionnalité à diverses fins utiles. Cependant, nous avons également vu des personnes partager des captures d'écran d'images générées qui semblent enfreindre nos règles.
De nombreuses protestations avaient émané de groupes spécialisés et d’analystes reconnus. Certains ont estimé que la mise à jour risquait d’éroder la confiance du public dans les images satellites, compliquant le travail des chercheurs et des journalistes. D’autres y ont vu un formidable outil de désinformation, capable de générer de faux cratères de bombes en Russie ou de créer de prétendues positions militaires. Pas de quoi effrayer Google, qui a déclaré retirer la fonctionnalité « le temps de mettre en place des garde-fous plus robustes »













