Meta envisagerait de devenir un acteur du cloud. Selon Bloomberg, l'entreprise de Mark Zuckerberg planche sur une infrastructure de cloud lui permettant de vendre l'accès à sa puissance de calcul et aux modèles d'IA. De quoi venir titiller quelques acteurs bien implantés comme Amazon Web Services, Microsoft Azure ou encore Google Cloud.

Meta s'est lancée à corps perdu dans la course à l'IA, planchant sur des puces maison et investissant rapidement dans une infrastructure massive. L'idée serait de vendre le surplus de puissance à des clients tiers, ce qui pourrait se traduire par deux pistes. La première serait de faire payer l'accès à divers modèles d'IA hébergés sur ses serveurs. La seconde viserait à vendre l’accès à une capacité de calcul « brute », louant ainsi des GPU pouvant par exemple être utilisés par des concurrents pour entraîner des modèles. Bloomberg précise que ces projets en sont encore au stade du développement et que la stratégie pourrait évoluer.
Mark Zuckerberg, fier de son gros datacenter pour l’IA
Une telle manœuvre devrait mettre un peu de beurre dans les épinards de Meta, qui a dépensé des milliards de dollars pour ses technologies. L'entreprise cherche à accoucher d'une « superintelligence » IA et a signé de gros chèques pour recruter à travers toute la Silicon Valley, débauchant notamment plusieurs chefs de chez Apple. Dans cette offensive plus large autour de l’IA et des nouveaux appareils, Meta a même réussi à mettre la main sur Alan Dye, responsable en chef des interfaces de Cupertino.
Meta s'est déjà montrée ouverte à une telle stratégie. En mai dernier, Mark Zuckerberg avait déclaré que l'option était « tout à fait envisageable » lors d'une conférence téléphonique avec les actionnaires. Il avait déclaré recevoir « presque chaque semaine » des sollicitations d'entreprises extérieures demandant accès à un service d'API ou de louer de la puissance de calcul. Mark Zuckerberg avait ajouté que ces demandes lui donnaient confiance dans ses investissements dans les centres de données.
Reste à voir si Meta arrivera à s'imposer sur un créneau déjà bien rempli. La stratégie pourrait également prendre du plomb dans l'aile si la bulle IA venait à éclater : les centres de données spécialisés dans l’IA coûtent une fortune à construire et à exploiter, consomment énormément d’énergie et leur rentabilité dépend largement de la demande pour les charges de calcul liées à l’IA.













