Chaque grande révolution technologique offre à l’humanité un nouveau super-pouvoir. Le Mac a démocratisé l'informatique, le web a ouvert l'accès au savoir, et le smartphone a glissé cette puissance dans nos poches. Tony Fadell, qui a été aux premières loges de ces basculements avec l'iPod, l'iPhone puis Nest, pose aujourd'hui son regard sur l'intelligence artificielle. Et son constat est sans appel : nous n'avons encore rien vu.
La voix de Tony Fadell porte. À l'occasion d'une longue tribune publiée dans le cadre de la série "Alt View" de CNET, l'ancien cadre de Cupertino livre une analyse implacable. Une prise de parole d'autant plus scrutée que l'ingénieur ne ménage pas son ancienne maison : ces derniers mois, il a taillé un costard en règle au Vision Pro, n'a pas caché tout le mal qu'il pensait des promesses d'Apple Intelligence, et s'est même positionné en candidat à moitié déclaré à la succession de Tim Cook. Mais derrière les piques, la réflexion reste intéressante. À l'heure actuelle, nous percevons l'IA comme un simple outil. Or, la véritable rupture n'intervient pas quand la machine se contente de répondre, elle survient lorsqu'elle commence à comprendre.
Tony Fadell rhabille Apple pour l'hiver (et lorgne sur le trône ?)













